mercredi 25 mai 2011

Dégradations en série...

Pendant que le monde entier a les yeux braqués sur le nuage islandais en se demandant si les avions vont pouvoir décoller, la vie des affaires se poursuit. Les agences de notation continuent de dégrader les notes des intervenants économiques rendant leur accès aux marchés toujours plus cher. Ainsi on apprend qu'un nouveau pays est "dans les petits papiers" des représentants des Vampires : la Belgique. Comme le révèle ce papier publié sur le site belge 7 sur 7, l'agence de notation Fitch vient d'abaisser la note sur la dette souveraine des Belges. On leur reproche leur absence de gouvernement, ce qui paraît incroyable quand on sait que ce pays n'a jamais aussi bien fonctionné depuis un an. Mais les Vampires ne sont pas des adeptes de la "cogestion" ou de "l'autogestion". Il est un autre pays qui doit commencer à se sentir visé : l'Italie. Comme le révèle cette dépêche de l'agence de presse Reuters, c'est l'agence de notation Standard and Poor's qui décide de dégrader la note italienne. On reproche aux Italiens une croissance trop faible et de ne pas faire les efforts nécessaires pour l'améliorer. Bref, on leur demande des "réformes structurelles majeures". En langage vampirien décodé, cela signifie gel des salaires, licenciements de fonctionnaires, privatisations, ... et autres joyeusetés du même genre. On comprend pourquoi Silvio Berlusconi préfère faire du bunga bunga plutôt que de s'engager sur un tel chemin. Il en est un qui s'est engagé sur la route de l'austérité. C'est le Premier ministre britannique David Cameron. Le peuple anglais souffre mais cela ne sert pas à grand chose apparemment. On apprend dans cet article publié dans la Tribune que l'agence Moody's envisage d'abaisser la note de 14 banques britanniques dont la Royal Bank of Scotland. "L'agence Moody's se prépare donc à évaluer 'l'acceptabilité du point de vue politique d'un nouveau soutien du contribuable au système bancaire' et l'aptitude du gouvernement de Grande Bretagne à 'prendre à son compte de nouveaux engagements en cas d'urgence'". Au moins vous savez... Les agences se demandent donc si nous sommes toujours d'accord pour payer et si les gouvernements sont toujours d'accord pour que nos enfants payent... Quant aux pays (et aux populations) déjà pris dans la "nasse de ces prédateurs", les chiffres indiquent qu'ils sont en train de battre tous les records. Le Portugal emprunte désormais à 10 ans au taux de 9,76%. L'Irlande fait même mieux : le taux à 10 ans est de 10,93%. Plus les peuples acceptent de la souffrance, plus les banquiers se font de l'argent. Et que dire des Grecs qui sont au sommet de la prédation... Ils empruntent à 10 ans au taux de 16,82% comme l'évoque cette dépêche AFP. Vous avez dit taux Cofinoga ? Pas étonnant que tout le business se fasse désormais au noir. Bref, un monde qui tourne ainsi totalement à l'envers ne peut malheureusement aller bien loin. Ce blog en est la preuve. Malheureusement...

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