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lundi 12 septembre 2011

Et chez nous...?

Alors que notre sous-ministre tente par tous les moyens de nous rassurer quant à la solidité de nos institutions financières (voir par ailleurs), il ne s'est guère exprimé sur une bien mauvaise nouvelle concernant la France. Ainsi, comme le note cette dépêche AFP reprise par l'Express, les CDS pour la France atteignent des niveaux historiques. "Le prix des Credit Default Swaps ont atteint lundi un nouveau plus haut historique sur la France et sur l'Italie, reflétant les inquiétudes des investisseurs quant aux difficultés à résorber la crise de la dette en zone euro. Les CDS sur la France étaient à 180 points de base, ce qui signifie qu'il faut débourser 180.000 dollars par an pour assurer 10 millions de dollars de dette d'Etat française à 5 ans"... Cool n'est-ce pas Monsieur Besson ? Heureusement que notre expert préféré Olivier Delamarche a quant à lui, donné son avis, histoire de nous éclairer dans toute cette propagande gouvernementale des plus nauséabondes. Pour lui, Besson est un incompétent qui ferait mieux d'arrêter ses déclarations pompeuses qui ne servent plus à rien. Bref, il nous incite à vite aller chercher son argent dans sa banque préférée avant son effondrement irrémédiable. Pour notre part c'est fait. Et pour vous...?

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mardi 30 août 2011

La crise pour les ânes...

Bien que nous essayons d'être le plus synthétique possible quand nous publions un post, certains lecteurs nouvellement initiés à ce qui est en train de se jouer devant nos yeux ont bien des difficultés à assimiler les termes de dettes, obligations, bons du trésor, crédits, actifs toxiques, cds, banque centrale,... C'est pourquoi, pour eux, nous avons déniché ce papier publié par le site le Grand Soir. Un petit conte spécialement réservé pour tous ceux qui n'y comprennent rien. Et comme nous ne sommes pas à un cadeau près, nous vous offrons aussi ce petit chef d'oeuvre de dessin animé où tout est expliqué avec humour... Si après cela, vous vous dites encore dans l'ignorance, c'est à désespérer de tout...


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mardi 16 août 2011

Une troisième guerre mondiale financière...

Les armes sont de sortie ! En route vers la troisième guerre mondiale... C'est en tout cas ce que nous révèle la dernière "livraison" de Max Keiser. D'après lui le monde connait en ce moment une guerre financière menée par les institutions de Wall Street contre les gouvernements du monde. Elles ont déjà profité de la dégradation de la note américaine (voir par ailleurs). Elles s'attaquent maintenant à la Zone euro avec en point de mire : la France ! D'après lui, les banques françaises (la Société Générale, la BNP ou le Crédit Agricole) sont pleines de dérivés toxiques vendus par les banques d'investissement anglo-saxonnes. Ces dernières le savent et ont commencé leurs attaques en règle. Aujourd'hui, les trois banques françaises sont en situation de faillite virtuelle. Elles sont complètement insolvables et ne pourront jamais rembourser leurs dettes. Et les Vampires vont continuer de leur sucer toutes leurs richesses tant que ces dernières peuvent cracher. Devinez qui sera chargé de les remettre à flots ? Nous les contribuables bien évidemment ! Bienvenue dans un monde où règne les "armes de destruction monétaire massive" maniées par des terroristes financiers. On comprend donc mieux notre omniprésident qui souhaite tout faire pour mutualiser les pertes sur tous les pays de la Zone euro (sachant qu'à la toute fin c'est l'Allemagne qui devra payer...). On comprend mieux aussi Angela Merkel qui s'y oppose farouchement... Pour notre part, ce que nous trouvons complètement dingue, c'est qu'on obtient plus d'informations sur la France en écoutant un Américain qui parle sur une télé russe qu'en regardant notre propre télévision qui multiplie la désinformation... Pauvre France...!

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mardi 9 août 2011

A qui le tour...?

Souvenez-vous du testament politique laissé quelques temps avant sa mort par François Mitterrand. Ce dernier nous mettait en garde contre la guerre économique menée par les Etats-Unis. Quinze ans après nous y sommes ! Certes ces derniers viennent de perdre leur notation AAA, dégradés qu'ils sont par l'agence de notation Standard and Poor's. Mais nous pouvons être certains qu'ils ne sont pas les derniers à tomber de leur piédestal. Les prochains sur la liste : nous la France. Pendant que nous sommes fort occupés de nous remettre d'une année riche en rebondissement sur les plages ou aux bords des piscines (pour ceux qui le peuvent...), les traders anglo-saxons ont décidé de faire la peau à la France. La raison : il ne faudrait quand même pas que notre pays accueille tous les capitaux du monde parce qu'il apparaît encore le plus sûr pour les investisseurs internationaux. Du coup, on assiste à un vrai taillage en règle de la part des médias yankees. Ainsi, comme le relève le site Bloomberg, "la France est désormais un pays vulnérable". Pour les économistes interrogés dans ce papier, la France ne mérite plus non plus sa note maximale. Pourquoi ? D'une part elle ne peut pas imprimer sa monnaie et d'autre part, elle n'est pas dans une situation meilleure que celle de l'Espagne ou de l'Italie... Tenez le vous pour dit ! Le site CNBC ne dit pas autre chose en affirmant que le plan de sauvetage à destination des économies espagnoles et italiennes (le fait que la BCE rachète les bons du trésor de ces deux pays) va entraîner la perte du AAA pour la France et l'Allemagne (même si seule la France est mentionnée dans le titre de l'article). D'après le spécialiste interrogé, les banques européennes sont nettement plus fragiles que les banques américaines car la BCE ne peut pas les recapitaliser comme peut le faire la Fed aux USA. Autant dire que nous voyons déjà le scénario se dessiner. Les traders anglo-saxons vont parier sur un effondrement des banques françaises (impliqués qu'elles sont dans la faillite grecque) en visant en premier lieu la Société Générale (actuellement la banque la plus fragile en France). Pour la sauver, l'état sera obligé de la recapitaliser mais comme il n'a plus d'argent, il sera obligé d'emprunter. Son ratio alors ne lui permettra plus de conserver son triple A. Imparable malgré les bonnes paroles de Messieurs Sarkozy, Baroin et des journalistes qui relayent la voix de leurs Maîtres. Et que dire de cet article publié par le Financial Times qui affirme que finalement c'est l'Europe (et plus particulièrement la France) qui va le plus souffrir de la dégradation de la note américaine. D'après le papier, la France est déjà à 85% de taux d'endettement alors qu'il n'est pas pris en compte sa participation dans le futur Fond Européen de Stabilité Financière (FESF). Une chose est cependant certaine : les CDS atteignent des niveaux records concernant un défaut de la France. Comme le souligne cette dépêche Reuters reprise par le Figaro, l'assurance pour couvrir un emprunt français coûte de plus en plus cher pour les investisseurs. "La France a glissé près du territoire AA+, alors les risques qui pèsent sur son AAA augmentent à mesure que la tension grandit". Sans parler du site Zerohedge qui donne à ses lecteurs le manuel du parfait spéculateur à l'encontre des dettes européennes... Bref, ils se sont tous donnés le mot pour faire tomber la France et ce n'est pas les présentateurs du JT de TF1 et son ton lénifiant ou de France Info qui pourront y changer quoi que ce soit. Décidément cette crise ne nous lasse pas ! Elle permet de nous exclamer une fois encore en "rigolant" ou en "gueulant" ah ah ah...


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mercredi 3 août 2011

Sauve qui peut...

Sauve qui peut à l'Union Européenne. Alors que les bourses dévissent pour la neuvième journée d'affilée, le président de la Commission européenne a cru bon de sortir de son silence pour établir un communiqué destiné rassurer les marchés financiers. Comme de bien entendu et tel que c'est désormais la règle à Bruxelles, il n'a été rédigé qu'en anglais comme le montre le site officiel. Et pourtant il mérite que l'on s'y attarde quelques minutes. Décryptage... Si on lit entre les lignes, José Manuel Barroso nous apprend non seulement que l'Italie commence à avoir besoin d'un plan de sauvetage mais aussi qu'il existe un doute sur la bonne exécution du plan précédent relatif à la Grèce et à l'euro (celui là même qui n'a que dix jours d'ancienneté et qui fut annoncé "en grandes pompes" par notre "omniprésident sauveur du monde" et son laquais Fillon). Autant dire que nous voilà rassurés. D'ailleurs Berlusconi a refusé de parler cet après-midi pour "ne pas effrayer les marchés" comme le note ce papier publié du Monde. Quant à l'homme-lige des Etats-Unis, il ne cache même plus son énervement devant la mauvaise volonté des gouvernements de la Zone euro à payer pour la Grèce et ses banques. "La Zone euro doit résoudre la crise de la dette souveraine avec les moyens adaptés à la gravité de la situation". Ah bon la situation est grave ? Il faut dire que les CDS de l'Italie, de l'Espagne et de la France sont en hausse parabolique mais c'est complètement injustifié d'après l'ancien maoïste recyclé en zélée marionnette bancaire. Et prière de le croire sur parole. Avec ces artistes aux commandes de l'Europe, ce sera assurément bientôt le bouquet final. Le "kloug" européen va nous dévoiler sa vraie nature...


Le Père Noël est une ordure-Le gateau par stoinstoin
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mercredi 20 juillet 2011

Cocorico...

Haut la main ! A écouter notre "Harry Potter" de Bercy, les banques françaises sont sûres. Au point d'avoir réussi haut la main les tests de stress organisés à travers la Zone euro la semaine dernière. François Baroin ne boude donc pas son plaisir en ayant déclaré "le système bancaire français, et c'est une confirmation est solide. Il faut y voir le fruit d'une gestion rigoureuse des risques de la part des banques françaises et cela vient aussi confirmer la solidité du modèle des banques universelles largement diversifiées". Cocorico amis investisseurs ! Vous ne craignez rien puisqu'on vous le dit... Sauf que cet optimisme est loin d'être partagé par tout le monde à l'image de ce papier publié par le Wall Street Journal. Après les banques espagnoles et italiennes, ce sont les banques françaises qui sont le plus exposées à un défaut de paiement de la part de l'un des PIIGS. "It's four largest banks - BNP Paribas, Crédit Agricole, groupe BPCE et Société Générale - were holding a total of nearly 300 billion euros or about 425 billion dollars, in loans and other debt issued to institutions and individuals in Portugal, Ireland, Italy, Greece and Spain, the countries that are among Europe's most troubled". Autant dire que si la situation ne s'améliore pas dans l'un de ces cinq pays, la résistance louée par notre ministre sera balayée comme un fétu de paille. Et pour enfoncer le clou, les tests menés ne tiennent pas compte de tous les actifs exprimés hors bilan du type CDS... En d'autres termes, l'exposition des banques françaises est nettement plus importante sur les prêts accordés dans ces pays que sur le montant des dettes souveraines détenues. On comprend mieux pourquoi Sarkozy fait tout pour mutualiser les pertes éventuelles sur l'ensemble des banques européennes. Comme dans la chanson, plus on est de fous...


Les banques françaises résisteraient à la crise par BFMTV
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mardi 12 juillet 2011

Demain l'esclavage généralisé...

On a l'habitude de suivre sur ce blog ce que pense le journaliste Pierre Jovanovic. Considéré par la blogosphère comme avoir été le premier à se préoccuper de la crise mondiale et de l'effondrement du système, ce dernier a frappé un grand coup lors de la sortie de son dernier livre consacré à la Reine des Vampires, celle qui a inventé les fameux dérivés de crédit pour le compte de la banque américaine JP Morgan, la dénommée Blythe Masters. A l'instar des récents évènements ayant marqué la finance mondiale, force est de constater qu'une fois encore ses prédictions flirtent avec la réalité. Pour s'en convaincre, il suffit de l'écouter. Il était l'invité dernièrement du très libéral Claude Reichman sur sa chaîne de télévision personnelle. Pour lui, il n'y a pas plusieurs alternatives. Soit les peuples accepteront d'être mis en esclavage par les banquiers internationaux, soit ils se révolteront. Autant dire que la révolution est proche et que des têtes seront bientôt exhibées sur des piques comme du temps de Louis XVI. Mais ne comptez pas sur nos médias mainstream pour nous informer de la gravité de la situation. Leur seul et unique objectif est de nous laisser continuer à ronfler. Dès fois que la colère nous prenne plus tôt...

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En attendant l'explosion finale...

Vous avez aimé les subprimes ? Vous allez adorer les CDS ! La grande prêtresse de la banque américaine JP Morgan, Blythe Masters a décidément fait les choses en grand lorsqu'elle a inventé les Credit Default Swaps, ces contrats d'assurances permettant de se couvrir en cas de perte sur l'actif de référence. Alors que la période est pour le moins agitée pour tous les spéculateurs de la terre, le montant de la valorisation des CDS n'a jamais atteint de tels sommets. Et il continue de progresser tel un cancer qui se développe dans tous les rouages de la finance internationale comme le rapporte le Comptroller of the Currency. On y apprend donc que les CDS sont encore en très forte augmentation au premier trimestre 2011 par rapport à leur valorisation au dernier trimestre 2010. 113% d'augmentation, un chiffre en total décalage avec la réalité économique. Autant dire que la spéculation continue de plus belle sur des marchés dont on nous jurait qu'ils seraient encadrés pour ne plus jamais connaitre les affres de l'année 2008 et l'effondrement de la banque Lehman Brothers. Comme le révèle ce papier publié par le site Agoravox, on apprend donc que quatre banques américaines seulement se partagent 243.991 milliards de dollars de produits dérivés. Chiffre à mettre en parallèle avec les 65.000 milliards de dollars du PIB de la planète. "Pire encore, ils ont encore augmenté de 12.810 milliards de dollars au premier trimestre 2011". En résumé, le montant de la bulle spéculative sur les dérivés de crédit correspond désormais à l'équivalent de quatre ans de PIB mondial. Il n'est donc pas besoin de préciser que nous serons tous dans la m... quand celle-ci explosera. Tenons-nous le pour dit...


La crise du crédit / Pourquoi notre futur est... par non-merci
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mercredi 1 juin 2011

Sur un champs de ruines...

En voilà encore un qui nous transmet son "optimisme" béant sur notre avenir. Il s'agit de Niall Ferguson. Qui est-il ? Comme nous le révèle Wikipedia, il s'agit d'un historien britannique aux thèses les plus controversées. Proche des néo-conservateurs, il s'est mis en vedette en affirmant que la victoire de l'Allemagne lors de la Première guerre mondiale aurait permis une Europe pacifique, prospère, démocratique et dépourvue d'idéologies extrêmes du style nazisme ou communisme. Pour nous qui habitons en Lorraine, entendre cela a de quoi nous rendre fous mais il est toujours intéressant de connaître toutes les opinions. Et ce Monsieur en a de bien tranchées. Il nous prédit notamment une guerre civile en Europe. Une guerre entre les immigrés musulmans et les populations de souche. Un remake de la bataille de Poitiers en quelque sorte. Pour lui c'est irrémédiable tant la situation économique en Europe est catastrophique. Comme nous en fait part ce papier de Business Insider, la Zone euro est devenue une machine à broyer les gouvernements. En ce sens, il rejoint l'avis d'Olivier Delamarche. Chacun tente de faire ce qu'il peut dans son coin sans tenir compte de l'intérêt général. Au point que désormais quitter la Zone euro devient une idée crédible. Or les enjeux sont beaucoup plus importants que ne le pensent les politiciens. Bref, nous assistons en vérité à un effondrement de la volonté politique. Sauf pour tabasser de simples manifestants pacifiques qui veulent plus de démocratie... Il n'empêche que la situation économique catastrophique dépasse de loin la Zone euro. C'est désormais 21 pays à travers le monde qui risquent de faire faillite dans les prochains mois comme nous l'indique le classement tout en couleurs du même site Business Insider. Basé sur la valeur des CDS (le montant de l'assurance à payer pour pouvoir garantir une dette), ce classement fait apparaître à la première place et sans surprise la Grèce. Mais il est riche de plein d'enseignements géopolitiques quand on regarde de plus près certains des autres pays en danger : le Vénézuela, l'Argentine, l'Ukraine, le Liban, la Turquie, Israël et même la Russie... Bref du beau monde qui ne s'en laissera pas conter le jour où ils ne pourront plus payer. Ce jour là, soyons en sûrs, la bataille de Poitiers pourra recommencer...

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mercredi 27 avril 2011

75% de la dette grecque sera effacée...

La Grèce ne remboursera jamais ses dettes. On le sait. On en parle dans les milieux informés mais chut il ne faut pas trop l'ébruiter pour ne pas apeurer l'épargnant moyen. En tout cas, d'après Olivier Delamarche, on va tout droit vers la restructuration d'autant que les taux d'intérêts demandés pour les emprunts grecs sont désormais de près de 20% sur les dettes à court terme. Pourtant les marchés actions continuent d'ignorer cette "rumeur" alors que tout porte à croire que c'est 75% de la dette grecque qui ne sera pas remboursée. De quoi donner des sueurs froides à toutes nos banques présentes en Grèce. Mais le marché à l'air de s'en foutre complètement. Comme si cela n'allait pas affecter les résultats des entreprises financières. Leur seul moteur reste la planche à billets qui sera ressortie par la Fed sous un nom ou sous un autre dans les meilleurs délais... De quoi nous rapprocher toujours plus vite de l'hyperinflation à la Weimar...


Olivier Delamarche - 26 avril 2011 - BFM... par BusinessBourse
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jeudi 24 mars 2011

Une femme en or...

On en a déjà parlé sur ce blog : l'ombre de Blythe Masters plane plus que jamais au dessus de l'économie (voir par ailleurs). En 1994, elle a inventé le CDS (Credit Default Swap). Elle a réussi à créer la "permutation de l'impayé" selon le journaliste Pierre Jovanovic. Il était en début de semaine sur Radio Courtoisie pour expliquer son dernier livre consacré justement à la "folie Blythe". Le monde est désormais enchaîné à ses produits financiers. Tous les prêts ont été revendus dans des véhicules d'investissement pour fonds de pension afin de redistribuer le risque sur plein de petits porteurs. Or cette idée a ruiné le monde : un peu comme une cordée d'alpinistes, dès qu'il y en a un qui tombe, tout le monde tombe. Nous vous invitons à l'écouter attentivement afin de tout comprendre sur ce qui nous arrive et sur ce qui va nous arriver demain... tout à l'heure... En attendant la révolution programmée...


L'origine de la crise financière 1/5 (2011.03.20) par gaul0is

L'origine de la crise financière 2/5 (2011.03.20) par gaul0is

L'origine de la crise financière 3/5 (2011.03.20) par gaul0is

L'origine de la crise financière 4/5 (2011.03.20) par gaul0is

L'origine de la crise financière 5/5 (2011.03.20) par gaul0is
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samedi 12 mars 2011

La femme la plus puissante du monde...

Voici celle qui est la cause de tous nos maux. Elle est mathématicienne et travaille à la JP Morgan. Son nom : Blythe Masters. On en avait déjà parlé sur ce blog en septembre dernier quand on s'interrogeait sur les difficultés de sa banque (voir par ailleurs). Aujourd'hui, elle est le sujet du dernier livre du journaliste Pierre Jovanovic. Comme il nous l'indique, il s'agit très certainement de la femme la plus puissante du monde. Il faut dire qu'elle a trouvé la recette miracle pour transformer du papier en or et rendre les banquiers complètement fous. C'est cette femme qui a déclenché la crise économique mondiale en inventant les CDS qui ont ruiné les banques. N'oublions pas que le quotidien The Guardian l'a consacré comme étant la femme qui a inventé "les armes financières de destruction massive". Un vrai titre de gloire au pays de l'ulta-libéralisme alors que sous d'autres cieux, cela aurait été la pendaison. N'est-ce pas Saddam ? Deux poids, deux mesures...


Pierre Jovanovic sur Blythe Masters et la crise... par webtele-libre

Pierre Jovanovic sur Blythe Masters et la crise... par webtele-libre
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mercredi 2 mars 2011

Au bord du gouffre...

Quand AIG refait parler d'elle ! La compagnie d'assurances américaine est de nouveau au bord du gouffre ou presque. Après avoir englouti des centaines de milliards de dollars du contribuable depuis 2008 pour éviter sa faillite, AIG pourrait connaître de nouveaux tourments. C'est un papier de Zerohedge qui nous interpelle quant à la survie de la compagnie. Fortement engagée sur le marché des dérivés de crédit (les fameux CDS !), elle risque de prendre de plein fouet les défauts sur les dettes municipales prévus par la célèbre journaliste Merdith Whitney (voir par ailleurs). Les assurances-crédit possédées par AIG représentent quand même presque 47 milliards de dollars. Les contribuables américains peuvent de nouveau se faire des cheveux blancs. Qui va rembourser sinon eux ? Sauf que les révoltes vécues dans le monde arabe risquent de faire tâche d'huile y compris aux Etats-Unis...

AIG_US_2011-02-25T13_22_01_EARNING
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dimanche 16 janvier 2011

Jeu de massacre pour SDF...

Malgré les bonnes paroles prodiguées à dose homéopathique par les médias, la situation des Etats-Unis continue à se détériorer. Une véritable descente aux enfers. Comme nous le révèle l'économiste Gilles Bonafi sur son blog, le dernier rapport sur la situation des crédits immobiliers aux USA ne laissent rien augurer de bon pour les mois qui viennent. Ce rapport concerne 33,3 millions de prêts immobiliers (non commerciaux) totalisant 5.907 milliards de dollars. Il nous éclaire en particulier sur les saisies immobilières et, contrairement à ce qu'on martèle quotidiennement, la situation économique s'aggrave de jour en jour, dans une Amérique qui sombre dans le chaos. "Les procédures de saisies immobilières ont ainsi progressé de 4,5% depuis le début de l'année 2010, passant de 1.149.461 à 1.201.622 (page 9/65 du rapport) et les saisies effectives ont explosé, avec 57,5% d'augmentation par rapport à 2009 (pages 42/65 et 45/65 du rapport). Le cap des 13.000 procédures de saisies par jour a été franchi ! Plus grave encore, les catégories les moins risquées de ces prêts (prime) sont sévèrement touchées avec 67,7% d'augmentation par rapport à 2009 (page 45/65 du rapport). Heureusement que la crise est terminée !" Avec de tels chiffres, on comprend mieux pourquoi les autorités américaines font en sorte de pouvoir augmenter le plafond de leur dette. Il faut savoir qu'une grande partie du marché des CDS (d'un montant de plus de 217.000 milliards de dollars) est adossée aux crédits immobiliers. Or les CDS sont des contrats d'assurance cotés sur le marché et hors bilan. Ce sont en fait des actifs fantômes adossés à des dettes et surtout à l'assurance contre le non remboursement de ces dernières. Du coup, en cas de défaillance de l'un des acteurs, tous ces produits doivent apparaître sur les comptes des établissements financiers. De plus l'augmentation de toutes ces saisies a entraîné une hausse massive du nombre de SDF (dans l'état de New York, le nombre de SDF est passé de 36.073 en janvier 2009 à 37.100 en janvier 2011 dont 14.915 enfants). "Des milliers d'oubliés de la crise vivent désormais sous terre, dans des conditions de vie abominables, fuyant les rues qui deviennent de plus en plus dangereuses car le nombre de meurtres de SDF ne cesse d'augmenter aux USA". Patience, nous sommes en train d'assister à la chute de l'empire américain et à la fin de notre système économique. Nous sommes prêts à parier que les Apaches et les Comanches doivent bien rigoler en voyant ces "Pieds tendres" se mettre à vivre dans des tipis...


66 minutes: Violence urbaine.
envoyé par simba_yacoub. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
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lundi 10 janvier 2011

Florence est plumée...

Alors que les banques continuent de spéculer avec leurs produits dérivés, les Italiens viennent de dire basta. Comme nous en informe cette dépêche de l'AFP reprise par le site d'informations France 24, les agents du fisc italien ont saisi 22 millions d'euros auprès de six banques italiennes et étrangères dans le cadre d'une enquête pour fraude sur des produits financiers dérivés souscrits par la région Toscane, la ville de Florence et trois autres municipalités limitrophes. "Selon la police financière, il s'agissait de véritables opérations spéculatives. Non seulement les banques mises en cause ont engrangé des profits illicites, mais elles ont caché à leurs clients les risques présentés par les produits financiers dérivés émis dans le cadre de ces opérations soulignent les agents du fisc". Il faut dire que ces "placements" ont coûté la bagatelle de 123 millions d'euros aux contribuables toscans. Parmi les banksters ayant vendu ces m..., la filiale irlandaise de Merrill Lynch, la filiale londonienne de la Deutsche Bank, UBS Investment Bank of London, Natixis, Dexia-Crediop et la Banca Monte dei Paschi di Siena. Toujours plus ou moins les mêmes. Il n'empêche que si Natixis et Dexia se trouvent mêlés à cette galère judiciaire italienne, il y a fort à parier que les bilans comptables de nos municipalités, départements et régions doivent rengorger de produits tout aussi douteux. A qui les contribuables peuvent adresser leurs remerciements ?

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Mafia bancaire...

Le système bancaire mondial est de plus en plus souvent représenté sous la forme d'une pieuvre qui veut tout contrôler. Fantasme me direz-vous ? Pas si sur à en croire ce long papier publié dans le New York Times. On y apprend notamment qu'une élite bancaire secrète contrôle l'intégralité du marché des produits dérivés. Tous les mois, le mercredi, neuf membres d'une société de l'élite de Wall Street se rencontrent dans Midtown Manhattan (le quartier des affaires de New York). Ils partagent un même objectif : protéger les intérêts des grandes banques qui agissent sur le vaste marché des produits dérivés, l'un des plus profitables - et controversé - de la finance. Ils on aussi en commun des secrets, le compte-rendu de leurs réunions de même que leurs identités, strictement confidentiels. "C'est ainsi que Louise Story débute son article dans le New York Times dont elle est une journaliste financière vedette. Au terme d'une enquête fouillée, elle met en évidence, détails et noms à l'appui, les mécanismes utilisés par les mégabanques qui dominent le marché des produits dérivés. Dans le but d'empêcher que de nouveaux entrants élargissent leur club très restreint et afin que continue à régner sur ce marché une totale opacité, garante de leurs immenses profits". Cela ressemble furieusement à une mafia dirait-on. Quels en sont les membres ? Toujours les mêmes : Goldman Sachs (évidemment !), Morgan Stanley, JP Morgan Chase, UBS, Deutsche Bank, Barclays, Crédit Suisse, Citigroup et Bank of America. "Au fil de son enquête, Louise Story raconte comment les mégabanques firent par la suite obstacle aux velléités d'autres intervenants d'entrer sur le marché des chambres de compensation, avec également comme souci d'empêcher l'avènement d'une quelconque cotation électronique des produits dérivés, qui apporterait de la transparence et risquait de court-circuiter les banques". Maintenant on sait que le monde n'est plus dirigé démocratiquement mais financièrement. Si toutes ces banques ont prospéré, elle le doivent avant tout à la loi sur les dérégulations des instruments financiers qui a permis de rendre légale ce qui auparavant était une escroquerie. Et quand parfois elles font des choses illégales (comme le "foreclosure gate" par exemple), elles s'en foutent puisqu'elles sont trop grosses pour aller en prison...

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jeudi 23 décembre 2010

Fuyez les dettes françaises...

Amis investisseurs qui avez des liquidités, ce conseil est fait pour vous. Comme le souligne ce papier publié par le site Moneyweek, les CDS (Credit Default Swaps) liés à l'endettement de la France sont au plus haut. De quoi donner des crises d'urticaire à Christine Lagarde et consorts. "Selon CMA, société indépendante qui fournit aux marchés les cours de 1.500 CDS (assurance contre le défaut de crédit), les CDS français ont atteint lundi 20 décembre 106,6 points soit leur plus haut niveau historique ! En comparaison, les CDS thaïlandais se négocient à... 96 points". Bref, pour les investisseurs, La France est désormais réputée moins fiable quant au remboursement de ses dettes que la Thaïlande. De plus, sa note correspondante ne devrait plus être AAA mais Baa1 soit sept crans plus bas. Dans la suite logique de ce qui se passe en Picardie... En clair, chaque fois que l'on voudra s'assurer contre le non remboursement de 10 millions d'euros par la France sur une période de dix ans, il en coûtera pour les investisseurs la somme de 106.600 euros de prime annuelle. De quoi faire réfléchir au moment de placer son argent. Autant préciser qu'il convient de se méfier désormais de la valorisation des assurances-vie placées en général en obligations d'état. Remarquez l'omerta médiatique qui règne sur ce genre d'informations en cette période de fêtes : il ne faut surtout pas paniquer le consommateur. Mais à jouer à ce petit jeu, la fève de l'Epiphanie risque de nous rester en travers de la gorge...

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mercredi 15 décembre 2010

Association de malfaiteurs...

Deux ans après avoir pleuré misère auprès de leur gouvernement respectif, les banques continuent de prendre le commun des mortels pour des gogos qui viendront se soustraire à leur cupidité. Comme le souligne cet article du New York Times repris dans une dépêche AFP, les grandes banques qui dominent le marché très opaque et lucratif des produits dérivés tiennent des réunions secrètes une fois par mois pour maintenir leur suprématie. "Ces banquiers forment une commission puissante qui permet de superviser les dérivés, des instruments qui, notamment dans les secteurs de l'assurance ou du pétrole, aident à se prémunir de risques, explique le quotidien. En théorie, 'ce groupe existe pour préserver l'intégrité de ce marché de milliers de milliards de dollars, mais en pratique il défend également la domination des grandes banques'". Certes, les dérivés sont des produits d'assurance. Mais sont-ils indispensables ? Certainement non ! En tout cas, ils sont détournés de leur usage par la titrisation spéculative (en dehors de toute cotation officielle et de tout contrôle) qu'en font les agents des marchés financiers. Il en résulte une gigantesque pyramide à la Ponzi d'un montant total équivalent à plusieurs fois le PIB mondial. Une vraie bombe atomique financière. Le tout soutenu par des hommes politiques qui viennent des plus grandes banques mondiales. En résumé, le monde financier avec tous ses dérivés, tous ses subprimes, tous ses hedge-fund, tous ses Madoff,... a gangrené notre société à un point tel qu'elle se meurt comme un cancéreux en phase terminale...

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dimanche 12 décembre 2010

L'heure de vérité approche...

En route pour la crise systémique. C'est en substance la conclusion de ce papier publié par le blog de l'économiste Gilles Bonafi. Il met en avant une information quasiment passée inaperçue par les médias en général (sauf par ce blog) relative à la faillite de la société Ambac Financial (voir par ailleurs). D'après lui, la faillite de cette entreprise est précurseur d'une catastrophe économique sans précédent à venir. Pourquoi ? Ambac est un réhausseur de crédit, au coeur même de la titrisation. Elle permet de transformer des dettes (ou des créances) en titres financiers (des actifs) dans une gigantesque pyramide à la Ponzi. Elle apporte une garantie de paiement en cas de faillite de l'émetteur de ces titres. Or, la faillite d'Ambac Financial montre que c'est tout le système financier qui est en train de s'effondrer sous nos yeux sans qu'aucun état puisse intervenir pour assumer ces pertes du fait de l'énormité des sommes en jeu. "Par exemple, Ambac garantirait pour 700 milliards de dollars de ces instruments de dettes (les fameux CDS), qu'il faut comparer aux 400 milliards de dollars de Lehman Brothers, dont la faillite, le 15 septembre 2008, a donné le coup d'envoi de la crise actuelle". Il faut savoir que l'essentiel des produits dérivés sont des CDS (Credit Default Swap) et totalisent le montant astronomique de 223.376 milliards de dollars soit près de quatre fois le PIB mondial. Ce sont des contrats d'assurance cotés sur les marchés mais présents hors bilan (ils n'apparaissent pas dans les livres de compte de la société et sont donc des actifs fantômes). En plaçant ces produits hors bilan, les banques évitent de constituer des réserves garantissant ces polices d'assurance. L'essentiel des ces produits dérivés sont adossés à des dettes et surtout à l'assurance contre le non remboursement de ces dernières. Du coup, en cas de défaillance de l'un des acteurs, les montants hors bilan doivent réintégrer les comptes des banques. De plus, les CDS sont adossés le plus souvent à des crédits immobiliers. Or avec près de 13.000 saisies immobilières quotidiennes, c'est autant d'argent qui vient gréver les comptes des établissements financiers. En résumé, un CDS n'est rien d'autre qu'une dette qu'on a transformé en produit financier donc en argent. Un véritable tour de magie. Le plus grave est que cette montagne d'actifs toxiques est concentrée dans les comptes de quatre banques : JP Morgan, Bank of America, Goldman Sachs et Citigroup. Par exemple, la JP Morgan détient à elle seule 75.253 milliards de dollars de produits dérivés soit plus d'une fois le PIB mondial. Autant préciser que si elle fait faillite c'est l'équivalent de toute la richesse produite par le monde entier pendant plus d'un an qui part en fumée. Les conséquences de cette gabegie sont colossales et le pire est à venir : explosion de l'extrême pauvreté, disparition des retraites et de la sécurité sociale. Les pertes financières à venir seront astronomiques et elles finiront par ruiner les Etats car tous les organismes financiers de la planète sont interdépendants entre eux. D'après l'auteur, la seule et unique solution repose sur une monnaie mondiale : les DTS. C'est quoi les DTS ? Les Droits de Tirage Spéciaux sont un panier de monnaie comprenant le dollar, la livre sterling, le yen et l'euro. Le G20 pourrait imposer ce panier en lieu et place du seul dollar. Du coup, on avance un pas de géant vers un Gouvernement Mondial (le Nouvel Ordre Mondial dont on parle tant). La seule question est de savoir si ce pouvoir sera démocratique ou oligarchique (appartenant à la haute finance). Il n'en demeure pas moins que la situation est pour le moins périlleuse. Les Etats-Unis ont adopté depuis des années une économie de guerre. "Obama a d'ailleurs présenté pour l'année fiscale 2011, un budget de la défense de 768 milliards de dollars à comparer aux 512 milliards de l'année 2009. Une hausse de 50%". Bref, cette crise systémique qui s'annonce est doublée d'une crise civilisationnelle qui remet en cause le fondement même de la démocratie du monde occidental. Le travail, notre lien social fondamental est ainsi en cours de destruction. Du coup, il convient de se souvenir de ce que prédisait Nietzsche : "la démocratisation de l'Europe tendra donc à produire un type d'hommes préparés le plus subtilement du monde à l'esclavage, mais dans des cas isolés et exceptionnels, le type de l'homme fort ne pourra que devenir plus fort, plus prospère et plus riche qu'il ne l'a jamais été..." ou plus exactement un gouvernement mondial dictatorial.
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mercredi 10 novembre 2010

Quand les banksters se tirent entre eux...

La bagarre finale est lancée entre toutes les banques de la planète. Alors que de plus en plus de monde parle ouvertement de krach à venir, il convient pour chacun des établissements financiers de faire le point de leurs "munitions" et ne pas s'embarrasser de positions indéfendables. Du coup, ce sont les CDS qui sont désormais attaqués devant les tribunaux. Rappelez-vous les CDS : selon Wikipedia, il s'agit de contrats de protection financière entre acheteurs et vendeurs. L'acheteur d'une protection verse une prime au vendeur qui promet de compenser les pertes éventuelles de l'actif objet du contrat. C'est en quelque sorte une espèce d'assurance pour placements financiers. Malheureusement, beaucoup d'établissements ont perdu des sommes importantes lors des derniers soubresauts de la bourse. Du coup, les titulaires de ces CDS veulent faire jouer la garantie. Mais en face, on ne le voit pas de la même façon et on ne souhaite pas payer. C'est tout le litige qui oppose la banque Goldman Sachs à la banque Natixis comme nous le révèle cet article publié dans Bloomberg. En résumé, l'une avait vendu à l'autre des CDS pour un montant de 530 millions de dollars. Au moment de venir en garantie de cette somme, la Natixis a refusé sous prétexte que Goldman Sachs n'avait pas respecté le contrat. Elle souhaitait venir en assistance à concurrence de 194 millions de dollars. Eternel débat entre l'assuré et l'assureur qui ne sont jamais d'accord. Sauf que pour ces monstres, c'est avec notre argent qu'ils jouent. Il paraît qu'un accord confidentiel est intervenu entre les deux entités. Mais cette information est symptomatique du grossissement de la bulle de la titrisation... et de sa potentielle dangerosité...

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