A l'image de cette hôtesse de la Spanair, il ne fait pas bon travailler dans le secteur du transport aérien en pleine récession économique. En effet, les classes moyennes, acculées par les augmentations d'impôts et le chômage de masse sévissant partout dans le monde occidental n'ont plus le coeur (ni les moyens...!) de voyager. Du coup, les mauvaises nouvelles se succèdent. Après la faillite retentissante de la compagnie American Airlines en novembre dernier (voir par ailleurs), c'est au tour de sa maison-mère de morfler. Comme nous l'apprend cette dépêche Reuters reprise par le site Easy Bourse, c'est un méga plan social de 13.000 personnes qui va être activé. Soit quasiment 20% des effectifs... Autant de gens qui vont avoir du mal à boucler les fins de mois dorénavant. De plus, comme si cela ne suffisait pas, la compagnie a décidé de "mettre un terme au régime de retraite de ses salariés". Il faut dire que le fond la garantissant est en manque de dix milliards de dollars... C'est désormais 130.000 personnes supplémentaires qui peuvent remercier ces enfoirés de banquiers... De ce côté de l'Atlantique, cela ne va guère mieux. La compagnie espagnole low cost Spanair a décroché définitivement le téléphone la semaine dernière comme nous l'enseigne cette dépêche AFP. La soudaineté de la mise en faillite fut telle que plusieurs dizaines de milliers de touristes furent plantés aux quatre coins de l'Europe. 2.400 personnes supplémentaires pourraient rejoindre les bureaux des ANPE espagnoles. Dans un pays qui compte déjà 20% de chômeurs... Montant de l'ardoise : 300 millions d'euros. A mettre au débit des Vampires... En attendant le prochain krach...
Affichage des articles dont le libellé est espagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est espagne. Afficher tous les articles
jeudi 2 février 2012
Krach programmé...
Libellés :
aéronautisme,
american airlines,
aviations,
banques,
compagnies,
crise,
économie,
espagne,
faillites,
finances,
licenciements,
plan social,
récession,
retraites,
span air,
usa
mardi 17 janvier 2012
Chatouilleux...
On le savait colérique, imbu de lui même, traître et manipulateur. On apprend aussi qu'il est chatouilleux, notre "omniprésident en mal de reconquête". Notamment quand on lui parle de choses qui fâchent. C'est ce qui s'est passé hier alors que Nicolas Sarkozy était en Espagne pour recevoir la Toison d'or, une distinction honorifique de ce pays. S'en suivit une conférence de presse où immanquablement les journalistes questionnèrent notre président sur la perte du fameux triple A. Mal en a pris au représentant de l'agence Reuters comme nous l'enseigne le verbatim trouvé sur le blog Elysée côté jardin hébergé par le Monde. Il s'est fait pourrir vraisemblablement comme jamais. Le pire c'est que cette façon de faire était tout à fait intentionnelle d'autant que Sarkozy répondit plus ou moins à la même question juste après... Une fois encore, on appréciera comment le premier d'entre nous hisse haut le raffinement et la courtoisie à la française...
Agence de notation : le triple tacle de Sarkozy à un journaliste Vidéo LCIWAT sélectionnée dans Actualité
Sarkozy face à la perte du triple A par LePostfr
Libellés :
2012,
aaa,
conférence,
élections présidentielles,
espagne,
journalistes,
madrid,
pertes,
politique,
presse,
reuters,
sarkozy,
toison d'or,
visites
jeudi 8 décembre 2011
Rationnement...

A quoi voit-on la "profondeur" d'une récession touchant un pays ? On ne le sait pas vraiment mais on a un sérieux indice quand il commence à être question de rationner le papier de toilette. Souvenez-vous : déjà aux Etats-Unis, les écoles ont prévenu les parents que dorénavant le PQ serait à acheter par eux comme une fourniture scolaire normale (voir par ailleurs). Aujourd'hui, c'est en Espagne (plus particulièrement en Catalogne... pourtant la région la plus riche du pays...!) où les autorités ont décidé d'imposer une consommation maximale dans les écoles publiques. Comme nous l'enseigne cet article publié par le Telegraph de Londres, chaque élève a dorénavant le droit à 25 mètres par mois. Sachant qu'un rouleau est composé de 152 coupons de 10 cm de longueur, à combien de rouleaux aura le droit le petit Espagnol en un mois ? Vous avez une heure...
La vi trepidante du papier toilette lotus par yugodu57
Libellés :
austérité,
barcelone,
budget,
crise,
deficit,
dépenses publiques,
dettes,
écoles,
économie,
enseignement,
espagne,
étranger,
faits divers,
finances,
papier de toilette,
rationnement,
récession
vendredi 18 novembre 2011
La santé se meurt...

Alors que les Espagnols sont appelés aux urnes ce week end (voir par ailleurs), les plans d'austérité mis en place par le gouvernement Zapatero pour redonner confiance aux marchés sont en train d'étrangler des pans complets de l'économie. C'est particulièrement vrai pour celui de la santé en Catalogne. Au point que les professionnels et les patients ont organisé d'importantes manifestations pour dénoncer les coupes sombres dans les budgets hospitaliers. C'est une dépêche AFP reprise par le site TV5 qui nous révèle l'ampleur de la catastrophe à Barcelone. Les autorités de la région ont diminué de 10% les crédits alloués à la médecine publique, histoire de rétablir les comptes. S'en suivit la fermeture d'hôpitaux, la suppression de lits et la réduction d'activités des dispensaires. D'ailleurs toutes les opérations non urgentes sont suspendues sine die... Sans date précise (c'est vous dire...!). Toute ressemblance avec ce qui va arriver en France n'est pas... que coïncidence mais bien la sinistre vérité. Adieu à la santé pour tous...
jeudi 17 novembre 2011
L'Espagne au fond du trou...

Alors que le "fascisme financier" commence à étendre ses tentacules à travers toute l'Europe, l'Espagne est le prochain pays qui "jettera" son gouvernement aux orties. En effet, dimanche sera jour d'élections dans la péninsule ibérique. Il s'agit d'élire une nouvelle assemblée suite à la "démission" du gouvernement Zapatero (qui ne se représentera pas...!). D'ailleurs, selon les sondages, le parti socialiste (le parti du Premier ministre sortant...) est d'ores et déjà considéré comme le grand battu de ce scrutin comme le stipule ce papier publié par France Soir. Il faut dire que les Espagnols n'en peuvent plus du programme d'austérité qui leur a mis la tête sous l'eau il y a plusieurs mois. Au programme : chômage galopant, croissance atone, ménages et entreprises surendettés, fragilité des banques,... Le bilan est loin d'être mirifique. La crise issue de l'explosion de la bulle immobilière s'est renforcée dans tout le pays comme nous le révèle cet article publié par la Tribune. "Sept ans après l'accession au pouvoir des socialistes, le taux de chômage a doublé à 21,52% et la croissance fin 2011 ne devrait pas dépasser 0,8% selon les analystes. On est loin de l'objectif du gouvernement (1,3%) et de ce qu'attend Bruxelles pour la Zone euro (1,5%). 'Sur le plan économique, l'Espagne est probablement l'un des pays qui a le plus changé en très peu de temps' note Carlos Sebastian, professeur à l'université Complutense de Madrid. 'Entre 2007 et 2009, nous sommes passés d'un excédent budgétaire de 2% du PIB à un déficit de 11%'". La question est donc maintenant de savoir qui pour remplacer Zapatero ? Alors que les sondages donnent vainqueur le Parti Populaire de Mariano Rajoy, on peut aisément se demander si au final les Espagnols n'opteront pas pour un gouvernement d'unité nationale. Ils pourraient ainsi désigner le dénommé Joaquim Almunia comme Premier ministre. En effet, il a tout à fait le profil recherché en ce moment par nos Maîtres comme l'indique Wikipedia. Financier, fédéraliste et proche des Etats-Unis... Le seul programme électoral qui vaille en ces temps douloureux...
Libellés :
austérité,
crise,
députés,
dettes,
économie,
effondrement,
élections législatives,
espagne,
étranger,
finances,
immobilier,
oligarchie,
premier ministre,
rajoy,
récession,
zapatero
vendredi 4 novembre 2011
Stupide comme un Américain...

Alors que le sommet du G20 (G vain...!) va se clôturer dans quelques heures sans aucune avancée en matière de réglementation financière (comme tous les autres rassemblements qui ont eu lieu depuis 2008...!), les médias du monde entier continuent d'avoir les yeux braqués sur Cannes et son palais des Festivals. A l'image de la célèbre chaîne d'informations américaine CNN. Qui n'a pas manqué de se décrédibiliser en une seule image comme le rapporte cet papier publié par le site belge 7 sur 7. "CNN situe Cannes... en Espagne". On savait les yankees imbus d'eux-mêmes et plein de mépris pour tout ce qui n'est pas américain mais cette brève vient à nouveau nous confirmer que l'Empire se comporte déjà en terrain conquis. Ne sommes nous pas en train de devenir un pays satellite des Etats-Unis ? De plus, l'inculture géographique est répandue partout à travers le pays. Chez les enfants comme s'en souvient ce post publié par le blog des ados Suchablog et chez les adultes comme le montre cette édifiante vidéo. Mais n'est-ce pas là le juste retour des choses pour un pays qui se veut être le "Maître du monde" et faire qu'un avec le continent européen ?
Libellés :
cannes,
cnn,
espagne,
étranger,
g20,
informations,
journalistes,
société,
sommet international,
télévision,
usa
mardi 1 novembre 2011
Alice virée...

Virée pour avoir dit la vérité ! Telle est la mésaventure que vient de vivre Alice. Qui donc avez vous dit ? Alice... ou plus exactement Vanessa Hessler, l'égérie du groupe téléphonique espagnol Telefonica. Comme nous le révèle ce papier publié par le Figaro, ce mannequin vient d'être licencié par la multinationale pour avoir osé dire qu'elle avait entretenu une liaison passionnée pendant plus de quatre ans avec l'un des fils du colonel Kadhafi. "Pour l'incarnation d'Alice, la famille Kadhafi n'était pas du tout conforme à l'image que les médias occidentaux ont donné d'elle. Ce sont des gens très simples comme vous et moi. Nous, la France et la Grande Bretagne, avons financé les rebelles. Or les gens ne savent pas ce qu'ils font. Le peuple libyen n'était pas particulièrement pauvre ou fanatique. Il ne faut pas croire tout ce que l'on entend". Peuple libyen ! Appréciez la démocratie préparée par nos soins ! Dans laquelle personne n'a le droit d'avoir une opinion différente de la bien pensance générale... Quant à la multinationale Telefonica, elle était nettement moins moraliste quand le Guide était reçu en grande pompe par la France, l'Italie ou l'Espagne. Les rats quittent le navire...
Libellés :
alice,
démocratie,
espagne,
étranger,
fascisme,
hessler,
internet,
kadhafi,
libertés,
libye,
licenciements,
multinationales,
publicité,
telefonica,
téléphonie,
vérité
mardi 25 octobre 2011
Changement de pâture...

"Changement de pâture réjouit le baudet" nous enseigne le dicton populaire. Pas de doute : les Espagnols appliquent à merveille cet adage. C'est en substance ce que nous révèle cet article publié par le site My Europ en affirmant que la jeunesse espagnole est en train d'émigrer en masse pour fuir les difficultés économiques du pays. "Pays d'accueil pendant les années fastes, l'Espagne perd désormais des habitants. Le pays attire moins les étrangers, qui peinent à occuper un emploi, et de jeunes diplômés partent tenter leur chance en Allemagne, en France ou en Grande-Bretagne, où ils espèrent trouver de meilleurs conditions de travail". Ainsi, dans dix ans, l'Espagne comptera vingt millions d'habitants de moins qu'en France pour une superficie quasiment identique. Bref, la "machine à déraciner" poursuit ses basses oeuvres. On se croirait revenu à la fin de l'ère Franco quand les Espagnols avaient émigré en masse pour trouver du travail. Même les "sans papier" ne veulent plus rester dans ce pays, c'est vous dire que la situation est grave. Comment nous autres peuples d'Europe n'avons pas vu que la politique ultra-libérale à la sauce anglo-saxonne menée depuis des décennies par l'Union Européenne nous amenait directement soit à l'exil, soit à la ruine ? Les historiens auront sans doute la réponse... En attendant l'herbe va continuer d'être plus verte chez le voisin... Pendant encore longtemps...
Espagne : l'exil de la génération perdue par matbeeno
Libellés :
chomage,
crise,
démographie,
économie,
émigration,
espagne,
étranger,
immigration,
libéralisme,
licenciements,
mondialisation,
populations,
récession,
union européenne,
vieillissement
jeudi 6 octobre 2011
Encartées...(MAJ)

Toujours dans le domaine des entreprises ayant une politique sociale des plus "étranges", nous avons le regret de vous présenter cette coopérative agricole espagnole. Force est de constater que les dirigeants de cette boite ont une "haute" idée de la femme. La preuve : les salariées voulant se rendre aux toilettes pendant les heures de service sont obligées de porter cette pancarte rouge sur laquelle est inscrite le mot "Aseo" comme nous l'a révélé cet article publié par le Nouvel Obs. Du coup, les femmes afin d'éviter les moqueries se résignent à ne plus boire une goutte d'eau pendant les quinze heures que durent leurs journées de travail. Pour couronner le tout, celles qui ont eu l'audace de se plaindre de leurs conditions "esclavagistes" (un salaire brut de 5,70 euros de l'heure...quand même...!) ont été immédiatement licenciées... Pour celles qui y sont encore, nous leur adressons notre soutien en leur disant que les autorités espagnoles ont ouvert une enquête... Heureusement...
Espagne : Humiliation au travail par khalem2012
Libellés :
agriculture,
coopérative,
enquête,
esclavage,
espagne,
étranger,
fruits,
licenciements,
murcie,
salaires,
salariés,
société,
syndicats,
travail,
ugt
jeudi 22 septembre 2011
Sortez les bougies...

Il fallait s'y attendre ! Quand on ne peut plus payer ses factures, les fournisseurs cessent de livrer. On l'a vu en Grèce où des laboratoires pharmaceutiques refusent de livrer des médicaments dans les hôpitaux (voir par ailleurs). Mais c'est aussi le cas en Espagne. Alors que le pays croule sous des dettes immobilières insurmontables à rembourser, la ville d'Albacete doit faire face à une nouvelle épreuve : la coupure de courant. Comme le révèle cet article publié par le site belge 7 sur 7, le fournisseur d'électricité Iberdrola a décidé de ne plus approvisionner différents équipements municipaux en raison d'impayés sur les factures. "L'électricité a été coupée mardi dans une piscine où de nombreux nageurs se trouvaient dans les bassins, dans une bibliothèque et dans un gymnase". Bref, vous l'avez compris ! Quand le grand moment de l'effondrement généralisé arrivera, ne comptez pas sur les multinationales privées pour faire du "social". Elles se foutent bien de l'intérêt général. Seul celui des actionnaires compte. En d'autres termes, pensez d'ores et déjà à vous équiper en bougies... Quelque chose nous dit qu'on devrait prochainement en avoir besoin...
Libellés :
albacete,
crise,
économie,
effondrement,
électricité,
énergie,
espagne,
étranger,
factures,
faillites,
finances,
fournisseurs,
iberdrola,
immobilier,
livraisons,
paiements,
récession
vendredi 16 septembre 2011
Hissez-haut...

Pierre Corneille a écrit dans le Cid cette phrase que tout le monde connaît : "nous partîmes 500 et par un prompt renfort, nous nous vîmes 3.000 en arrivant au port". On ne sait pas encore combien ils seront quand ils arriveront à destination mais ils auront au moins composé une chanson pour se donner du courage dans l'adversité. C'est qui ils ? Les Indignés espagnols... On les avait laissé au coeur de l'été faire leur valises pour une grande marche de la démocratie à destination de Bruxelles. Lieu emblématique des institutions européennes responsables de tous nos maux. Quelques semaines plus tard, c'est un papier publié par le site Europe 1 qui nous donne de leurs nouvelles. "L'objectif de ces Espagnols qui marchent 30 à 40 kilomètres par jour, entre Madrid et Bruxelles est de convertir leurs voisins français au mouvement des Indignés". Cela tombe bien : ils arrivent à Paris. Malheureusement leur nombre est bien loin des prévisions de Corneille. Tout au mieux quelques dizaines de marcheurs ont effectué ce périple. Mais petit à petit des comités de soutien français voient le jour à travers tout le pays. Ce qui peut être l'amorce d'un mouvement national. C'est tout le bien qu'on leur souhaite. Hissez-haut indignado...!
jeudi 1 septembre 2011
Calcio et liga... même combat...

La débâcle financière sévit de partout ! Y compris dans des secteurs économiques plus "originaux"... Le football par exemple ! Il est vrai que les gens ayant perdu leur job n'ont plus le coeur, ni les moyens de supporter leur équipe favorite. De quoi donner des sueurs froides à tous les directeurs financiers de clubs. Pour certains, il est déjà trop tard à l'image des clubs de Strasbourg et de Grenoble mis en faillite en France (voir par ailleurs), pour d'autres c'est en instance comme ce qui se passe en Espagne (voir par ailleurs), pour la majorité c'est pour bientôt... A l'image des dernières nouvelles venant d'Italie. Comme on le sait, le football est devenu l'opium du peuple dans ce pays. Or, les "danseuses" du calcio ont imité leurs alter ego espagnols. Ils ont voté la grève comme nous en informe cet article publié par So Foot. Mamamia é perqué ? C'est quoi la raison ? Aucune ou presque. Nous ne sommes pas certains que ces attitudes de "maîtresses entretenues" plaisent très longtemps à ce qui reste comme public venant aux stades. D'ailleurs, les slogans hostiles foisonnent partout à travers la "botte" dont les plus emblématiques sont : "Pour faire la grève, il faudrait d'abord travailler" ou encore "Arrêtons de supporter des couillons avec des millions"... Pour couronner le tout, les amis de Papounet s'en sont mêlés en trouvant que les footballeurs italiens ne payaient pas assez d'impôts comme le note cette dépêche Reuters reprise par les Echos. "Roberto Calderolli, membre de haut rang de la Ligue du Nord, souhaite que les sportifs professionnels participent eux aussi, et doublement, à l'effort de rigueur". Voilà qui ne va pas arranger leurs affaires. Ni les nôtres : la grève nous empêche de regarder "leur Estelle Denis" locale, la plantureuse Marika. Bref, nous sommes en train d'assister aux premiers craquements d'une bulle toujours plus énorme. Et ce n'est pas des Qataris, des Indiens, des Chinois, des mafiosi et autres fortunés du monde qui pourront y changer quoi que ce soit... Entre se nourrir ou aller au stade, le choix du "supporter-client" est prévisible...
Marika Fruscio : chroniqueuse football Italie par ParlonsTV
vendredi 19 août 2011
L'habit ne fait pas le moine...

Vous connaissez très certainement cette marque espagnole de vêtements féminins ? Appartenant à la multinationale Inditex (un des leaders mondiaux de la confection textile), cette dernière s'est fait connaître du grand public par sa stratégie industrielle. Sa solution gagnante : la rapidité, la réactivité et la flexibilité ! A savoir pouvoir renouveler son assortiment deux fois par mois quand ses concurrents ont des délais bien plus longs (...) à force de délocaliser leurs productions à l'autre bout du monde ! Mais ne nous y méprenons pas ! Ce n'est pas parce qu'elle produit plus localement que d'autres que cette boite est plus vertueuse pour autant. Bien au contraire à en croire cette dépêche Reuters reprise par l'Expansion. Ainsi, on y apprend donc que la filiale brésilienne de Zara est tout simplement accusée de travail forcé. En France on dit même esclavage. "La marque espagnole de vêtements Zara est accusée d'employer des travailleurs dans des conditions proches de celles de l'esclavage dans l'état de Sao Paulo et fait l'objet d'une enquête. A Americana, 52 Boliviens qui travaillaient au noir dans des conditions insalubres ont été trouvés". Evidemment et comme toujours, la société mère s'est défaussée sur la direction de sa filiale brésilienne qui faisait appel à des sous-traitants locaux. C'est fou comme ces multinationales ne savent jamais ce qui se passe dans leurs établissements secondaires et laissent faire les choses tant qu'elles ne sont "prises la main dans le sac". Pour notre part, nous ne pouvons qu'encourager nos lectrices de se passer désormais d'aller faire leurs achats dans cette enseigne. Histoire de montrer à ces esclavagistes des temps nouveaux que maintenant et plus que jamais, l'habit ne fait plus le moine...
Libellés :
boycott,
brésil,
consommation,
délocalisations,
économie,
esclavage,
espagne,
inditex,
magasins,
mondialisation,
société,
sous traitance,
textile,
vetements,
zara
jeudi 18 août 2011
Bataille rangée...

Alors que le pape Benoit XVI vient d'arriver à Madrid pour passer ces prochains jours avec la jeunesse catholique du monde dans le cadre des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ), on espère sincèrement pour lui que sa soirée sera moins agitée que celle de hier. En effet, on a assisté à une véritable bataille rangée entre jeunes catholiques et indignés espagnols avec la police au milieu, chargée qu'elle était de distribuer des coups de matraque pour tout le monde. La raison de ces heurts est d'ordre économique selon ce papier publié par l'Expansion. Il faut préciser que le coût de ces agapes fait sérieusement tousser de l'autre côté des Pyrénées alors que le pays est en proie à l'une des pires crises économiques de son histoire. Du coup, comme le stipule cet article publié par le quotidien France Soir, le langage était très fleuri du côté de la place Puerta del Sol. Bien loin de ce qu'on a l'habitude d'entendre dans nos églises. On a donc entendu des "Pédérastes, attention aux enfants" ou des "Votre pape est un nazi" répondant à des "Alleluia". Jusqu'à que tout ce petit monde, bien échauffé par le climat et l'alcool, s'en donne à coeur joie. Bilan : 11 blessés et 7 arrestations. Les voies du Seigneur sont décidément impénétrables...
Protesters clash with Spanish police par reuters
Libellés :
benoit XVI,
catholicisme,
dépenses publiques,
espagne,
étranger,
indignés,
insultes,
jmj,
madrid,
manifestation,
papes,
police,
religion,
violence
vendredi 12 août 2011
Au boulot les danseuses...

C'est quoi ces sportifs ? Où est passé votre amour du sport ? Oh pardon... Nous avons oublié que le football n'est plus un sport. C'est devenu un business ! C'est d'ailleurs un de ses représentants qui a été le premier à s'en offusquer comme nous l'évoquions il y a 48 heures seulement (voir par ailleurs). Malheureusement c'est le seul... Pour tous les autres footballeurs d'Espagne, il n'est absolument pas question de prendre sa part dans la crise économique qui frappe de plein fouet le pays. Ils ont des contrats et comptent bien qu'ils soient appliqués. Faute de quoi, ils feront comme notre piètre équipe de France l'année dernière : la grève. C'est un papier publié dans le Figaro qui nous a interpellé. Comment une histoire de dettes (encore...!) est en train de mettre tout le football espagnol par terre. Tous les clubs se sont endettés pour acquérir des stars ou des pseudo-stars. Mais la crise économique a ravagé le pays (difficile d'aller au stade quand on est chômeurs ! Il faut dire que le match a été remplacé par le spectacle... et les prix ont doublé). Du coup, ils n'ont plus assez de ressources pour rembourser. Qui en fait les frais ? Evidemment les joueurs (surtout les plus moyens) qui réclament même "que les dettes présentes et futures soient épongées". Il faudra peut -être expliquer à ces Messieurs que c'est trop tard. Cela fait bien longtemps que les dettes présentes ont été rejoindre des véhicules d'investissement commercialisés par des banques espagnoles. Il faut donc passer à la caisse... ou faire comme notre nouvel ami Javi...
Casillas : "nous devons être... par Europe1fr
jeudi 11 août 2011
Les maraîchers n'ont plus la pêche...

Ce n'est pas peu de le dire tant ils se rendent compte qu'ils bossent dorénavant pour des "prunes". Alors évidemment la colère monte et les manifestations de celle-ci se font toujours plus nombreuses. Distribution gratuite de fruits, occupation des péages, contrôles des camions,... Les syndicats précisent même que sans plan de sauvetage, c'est toute la filière qui risque de disparaître comme le souligne cette dépêche AFP. Il faut préciser que la plupart des producteurs locaux vendent désormais leurs fruits en dessous de leur prix de revient. La raison ? La concurrence... espagnole notamment. Ils souhaitent donc que notre omniprésident s'occupe d'eux comme il l'avait promis. "Il a dit qu'il fallait privilégier les produits européens et pour lesquels il y a traçabilité. C'est très bien mais ce n'est qu'un discours !". Psst Messieurs les maraîchers... Sachez que même si il le voulait, Nicolas Sarkozy ne peut rien faire pour vous. C'est l'Union Européenne qui décide ce qui est bien pour vous. Or cette dernière a érigé la libre circulation des personnes et des biens dans l'espace européen comme principe intangible. Les Espagnols produisent des fruits à un coût largement inférieur au vôtre car ils embauchent de la main d'oeuvre bon marché venant des ex-pays de l'Est : c'est normal c'est l'Europe. La grande distribution préfère acheter des fruits espagnols plutôt que les vôtres pour augmenter ses marges : c'est normal c'est l'Europe. Alors Messieurs les maraîchers si réellement vous voulez vous refaire la cerise, plus que jamais il est grand temps de vous rapprocher de l'UPR. Le seul parti qui préconise une sortie organisée de l'Union Européenne sur la base de l'article 50 du traité de Lisbonne. A moins que vous préfériez continuer d'être pris pour des poires...
La Mondialisation assassine les paysans par DJAMELITO-UPR
Libellés :
agriculture,
asselineau,
baisse des prix,
commission européenne,
crise,
économie,
espagne,
fruits,
libéralisme,
mondialisation,
omc,
politique,
salaires,
sarkozy,
union européenne,
upr
mercredi 10 août 2011
Marre de ce football...

Alors que le football n'est plus qu'une sombre histoire de gros sous donnés à des bênets en short, il y a parfois des joueurs qui sortent de l'ordinaire pour leur prise de position. Laissez-nous vous présenter le dénommé Javi Poves. Ce joueur espagnol du Sporting de Gijon vient très certainement de nous gratifier d'une première. Comme nous l'enseigne cet article publié par le Monde, il a rompu son contrat de façon unilatérale. La raison ? Laissons-lui l'exprimer. "Plus tu connais le football, plus tu te rends compte que tout n'est qu'argent, que c'est pourri et que tu perds tes illusions". Incroyable prise de conscience d'un homme privilégié. Il poursuit même son réquisitoire en affirmant que "le football professionnel n'est que corruption. C'est du capitalisme et le capitalisme, c'est la mort. Je ne veux pas faire partie d'un système où les gens gagnent de l'argent grâce à la mort d'autres gens, en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie". Hasta sempre la revolucion compadre... Et pour te remercier, un petit hommage pour toi et les supporters du club...
Libellés :
argent liquide,
capitalisme,
corruption,
démission,
esclavage,
espagne,
étranger,
finances,
football,
gijon,
libéralisme,
mondialisation,
monnaies,
poves,
sports
mardi 9 août 2011
Contagion...(MAJ)

Alors que l'Angleterre s'enflamme depuis trois jours, il semble bien que l'été commence à être chaud aussi ailleurs en Europe. C'est le cas notamment à Stockholm (plus exactement dans sa banlieue). Comme le confirme cette dépêche AFP reprise par le Figaro, des jeunes désoeuvrés s'en sont pris aux forces de l'ordre et ont occasionné des dégâts. "Lorsque des policiers sont arrivés sur place, les jeunes leur ont jeté des pierres. Plus tard, ils s'en son également pris aux vitres du commissariat de police local, et à un magasin d'Etat vendant de l'alcool et des voitures". A n'en pas douter "casser du flic" représente une tendance estivale puisque cet "amusement" s'est aussi déroulé en Espagne. Dans la célèbre station balnéaire de Lloret-de-Mar comme nous le révèle cet article publié par le Midi Libre. A la sortie des boites de nuit, un attroupement s'est organisé dans l'artère la plus touristique de la ville. La police voulant disperser tous ces jeunes eut comme réaction une bagarre rangée avec jets de bouteilles sur leurs casques. Mais ne doit-on pas s'attendre à ce type de mésaventure dans une ville qui fait tout pour imiter la tradition américaine du "Spring break" comme le rappelle Wikipedia ? Pour notre part, nous répondons par l'affirmative...
20 touristes arrêtés sur la Costa Brava après... par euronews-fr
Libellés :
défense,
émeutes,
espagne,
étranger,
faits divers,
lloret de mar,
manifestation,
police,
sécurité,
spring break,
suède,
violence
mercredi 3 août 2011
Sauve qui peut...

Sauve qui peut à l'Union Européenne. Alors que les bourses dévissent pour la neuvième journée d'affilée, le président de la Commission européenne a cru bon de sortir de son silence pour établir un communiqué destiné rassurer les marchés financiers. Comme de bien entendu et tel que c'est désormais la règle à Bruxelles, il n'a été rédigé qu'en anglais comme le montre le site officiel. Et pourtant il mérite que l'on s'y attarde quelques minutes. Décryptage... Si on lit entre les lignes, José Manuel Barroso nous apprend non seulement que l'Italie commence à avoir besoin d'un plan de sauvetage mais aussi qu'il existe un doute sur la bonne exécution du plan précédent relatif à la Grèce et à l'euro (celui là même qui n'a que dix jours d'ancienneté et qui fut annoncé "en grandes pompes" par notre "omniprésident sauveur du monde" et son laquais Fillon). Autant dire que nous voilà rassurés. D'ailleurs Berlusconi a refusé de parler cet après-midi pour "ne pas effrayer les marchés" comme le note ce papier publié du Monde. Quant à l'homme-lige des Etats-Unis, il ne cache même plus son énervement devant la mauvaise volonté des gouvernements de la Zone euro à payer pour la Grèce et ses banques. "La Zone euro doit résoudre la crise de la dette souveraine avec les moyens adaptés à la gravité de la situation". Ah bon la situation est grave ? Il faut dire que les CDS de l'Italie, de l'Espagne et de la France sont en hausse parabolique mais c'est complètement injustifié d'après l'ancien maoïste recyclé en zélée marionnette bancaire. Et prière de le croire sur parole. Avec ces artistes aux commandes de l'Europe, ce sera assurément bientôt le bouquet final. Le "kloug" européen va nous dévoiler sa vraie nature...
Le Père Noël est une ordure-Le gateau par stoinstoin
Libellés :
banques,
barroso,
berlusconi,
cds,
commission européenne,
crise,
deficit,
dettes,
économie,
espagne,
finances,
grèce,
italie,
plan de soutien,
récession,
spéculations,
zone euro
Yes we cut...

Peut-être que certains d'entre vous vont partir en vacances dans la région de Barcelone. Ah la Catalogne, une bien belle région à la pointe du modernisme et du savoir-faire espagnol. Surtout le jour... La nuit en revanche, c'est une autre histoire. Evitez d'avoir recours aux urgences car vous ne trouverez aucune ambulance pour vous y conduire. Comme le note ce papier publié par le Monde, cela s'appelle la cure d'austérité. "Les touristes arrivant lundi 1er août à l'aéroport de Barcelone ont été accueillis par un avertissement peu rassurant. 'Ne tombe pas malade, il n'y a pas d'ambulances' leur disaient en plusieurs langues les affichettes distribuées par une cinquantaine de professionnels de la santé réunis pour dénoncer les sévères coupes budgétaires ordonnées par le gouvernement régional catalan. 'Yes we cut' ajoutaient certains ambulanciers dans un hommage ironique au célèbre slogan de Barack Obama". En d'autres termes, nous ne pouvons que vous conseiller de prendre une assurance Europ Assistance avant votre départ... Toujours en Espagne mais à l'échelle du pays, le gouvernement Zapatero n'arrive plus a juguler ces "masses" de chômeurs issus de l'effondrement du marché immobilier. Les jeunes sont près de 40% à ne pas savoir quoi faire si ce n'est à s'indigner. La situation sociale est explosive. Mais le ministre du travail vient d'avoir une "idée de génie" : payer les jeunes 400 euros par mois afin qu'ils retournent dans les écoles et dans les universités pour suivre une formation comme nous l'enseigne cet article publié par le site ABC. Il espère en convaincre 600.000. En résumé, les Espagnols n'ont plus d'argent pour faire tourner leurs hôpitaux mais encore assez pour payer des jeunes à étudier afin de leur permettre d'avoir un travail que personne n'est capable de leur donner... Du total délire...
Inscription à :
Articles (Atom)

