La "main invisible" du marché a encore frappé et il faut reconnaître que cela commence à nous lasser. Si vous êtes un lecteur assidu de ce blog, vous vous souvenez certainement de cet énième sandale financier américain touchant le courtier MF Global (voir par ailleurs). Il faut bien avouer que cette retentissante faillite (la huitième plus importante de l'histoire du pays...!) commence à sentir une "drôle" d'odeur où se mêlent délits d'initiés, corruption, menaces, meurtres,... On se croirait revenu au moment de la guerre des gangs des années 30. C'est le célèbre journaliste britannique bien connu par nos lecteurs, Max Keiser, qui vient de lancer une bombe en dénonçant l'étrange deal entre deux des plus gros Vampires de Wall Street sur le dos des petits épargnants. C'est quoi au juste cette histoire ? En tant que courtier, MF Global oeuvrait autant pour ses clients que pour son propre compte. Malheureusement, ses paris risqués et le retournement de tendance ont eu raison de ses fonds propres l'entraînant dans la faillite. Après avoir estimé la perte à 600 millions de dollars, il apparaît aujourd'hui qu'elle est plus du double. Où est donc passé cet argent supplémentaire ? Dans les comptes de la banque JP Morgan tout simplement... Jamie Dimon, l'emblématique patron de la non moins célèbre Blythe Masters est monté au créneau et a "mis un flingue" sur la tempe de John Corzine pour récupérer son argent. En d'autres termes, MF Global a spolié ses propres clients pour pouvoir rembourser son principal créancier qui le menaçait physiquement. C'est en substance ce que nous révèle aussi cet article publié par le site CBS News... De plus, le journaliste jette un autre pavé dans la mare en indiquant que si ces petits arrangements entre amis ont pu être possibles, la faute en revient à la City qui permet ce genre de montages financiers. Pire que cela, il affirme que Londres est devenu le coeur de la dette internationale. D'ailleurs si les Britanniques se sont volontairement désolidarisés de l'Union Européenne lors du dernier sommet de Bruxelles, c'est justement pour préserver ce petit "pré carré"... Au moins on sait maintenant que le marché a une main bien identifiable. Composée de ces banques mastodontes ("too big to fail"...!) qu'on appelle pompeusement investisseurs institutionnels. Leur particularité : elles ne misent que si elles sont certaines de gagner. Quant aux pertes, elles sont à la charge des autres. Des petits épargnants dans un premier temps puis des contribuables en suivant...
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jeudi 22 décembre 2011
jeudi 1 décembre 2011
Menaces bancaires...

Les grandes banques américaines vont de plus en plus mal. D'ailleurs, elles sont dorénavant dans le viseur. A la fois des agences de notation tel que le relève cette dépêche AFP... mais aussi dans celui du groupe bien connu des Anonymous. Ce dernier s'est positionné pour une opération "Robin des Bois". Comme le stipule cet article publié par le Nouvel Obs, le groupe d'internautes, associé aux célèbres hackers du TeaMp0isoN promettent de substituer les cartes de crédit des banques pour les remettre au 99% (le nom donné aux indignés américains...). A en croire le groupe, la menace est à prendre au sérieux. "Nous allons prendre ce qui nous revient. Les banques ont jeté les gens dans la rue. Lorsque les pauvres volent, on parle de violence, mais quand les banques nous volent, cela s'appelle des affaires". Dans leur ligne de mire : la plupart des Vampires de Wall Street dont les célèbres JP Morgan, Bank of America et Citibank... A force d'avoir institutionnalisé le mépris pour les plus démunis, il ne faudra plus s'étonner de ce type d'actions...
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lundi 7 novembre 2011
A l'assaut des banques...

Pendant que certains ont choisi le calme pour faire c... les banques (voir par ailleurs), d'autres ont décidé de montrer à tous ces Vampires que le peuple ne se laissera pas faire. C'est toujours aux Etats-Unis que cela se passe... où aussi incroyable que cela puisse paraître, la profession de banquier est vouée aux gémonies. Ainsi, admirez ce reportage photos réalisé par le site Business Insider nous montrant comment la foule en colère s'en est prise au siège de la banque Goldman Sachs à New York. Il y a un autre Vampire qui ferait bien de se méfier : Jamie Dimon, l'emblématique patron de la banque JP Morgan. En effet, en déplacement à Seattle, les manifestants de cette ville ont pris d'assaut son hôtel pour tenter de le faire sortir et de "l'arrêter de façon citoyenne" comme nous le révèle ce papier toujours publié dans le Business Insider. Mais les pires affrontements eurent lieu en Californie. A Oakland précisément... Là-bas comme partout ailleurs, les manifestants ont organisé un campement du type "Occupy Wall Street" agrémenté de manifestations quotidiennes contre le système (le tout en images se trouve ici...!). Mais la bonne humeur s'est vite transformée en colère. Les protestataires s'en sont pris aux banques. Ils ont d'ailleurs détruit plusieurs agences comme le montre ce reportage photo publié par le San Francisco Chronicle. Mais la police américaine (avec le sens de la mesure qui la caractérise...!) a décidé de faire place nette comme nous le prouve cete autre série de photos tirée du Oakland Tribune. Bref, vous l'avez compris ! Les Etats-Unis semblent être rentrés dans un mouvement de contestation de grande ampleur. Les gens en ont marre de tous ces nantis qui les toisent sournoisement. Et ils le font savoir violemment... N'en déplaise à tous ceux qui pensent que les gens sont désormais prêts à accepter tous les sacrifices. N'est-ce pas Monsieur Fillon ? Parions que ce qui se passe outre-Atlantique va très vite devenir réalité ici en France...
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mardi 4 octobre 2011
I comme indignés...

Les indignés gagnent du terrain. Partout à travers le monde. Notamment aux Etats-Unis. Alors que ceux-ci ont reçu le soutien des pilotes de ligne et des travailleurs de la ville de New York (voir par ailleurs), les indignés américains n'en finissent plus de faire parler d'eux. Surtout depuis que la police a procédé à des centaines d'arrestations le week end dernier comme le souligne cet article publié par le site Ouest France. "Samedi, 700 protestataires ont été arrêtés et menottés par les forces de l'ordre, sur le pont de Brooklyn, après avoir été aspergés de gaz lacrymogène. Ce qui a braqué tous les médias sur le mouvement et déclenché un élan de sympathie sur internet". Un élan d'autant plus fort que les policiers américains, fidèles à leurs méthodes fascisantes, ont même réussi à arrêter une fillette de sept ans après l'avoir menottée. Autant dire que cette interpellation musclée, qui eut lieu sous l'oeil d'une caméra filmant toute la scène a provoqué un tollé sur la toile. Un tollé d'autant plus violent que même d'anciens Marines ont décidé de rejoindre le mouvement. A l'image du dénommé Ward Reilly qui nous fait part de son sentiment sur sa page Facebook. "Je vais là-bas ce soir dans ma tenue bleue. Pour l'instant, 15 de mes collègues Marines m'y rejoindront aussi en uniforme. Je veux adresser le message suivant à Wall Street et au Congrès: je n'ai pas combattu pour Wall Street. Je me suis battu pour l'Amérique. Maintenant c'est au tour du Congrès. Mon véritable espoir est cependant, que nous vétérans, puissions agir en première ligne de défense entre la police et les manifestants. S'ils veulent choper des manifestants et les matraquer, ils devront d'abord passer au travers du putain de Premier Corps des Marines... Nous avons tous prêté serment de respecter, de protéger et défendre la constitution de ce pays. C'est ce que nous allons faire. Venez nous rejoindre". Si ça ce n'est pas un appel à la résistance, ce n'est à plus rien y comprendre. En attendant, il semble bien que Ward Reilly ait été entendu au delà de ses espérances, à en croire le nombre de sites américains ayant repris ses propos comme par exemple ce papier publié par le site in5d. De plus, les protestations gagnent du terrain à travers tout le continent comme le montre cet article publié par le Vancouver Sun. Bref, vous l'avez compris : la cocotte-minute est sous pression de l'autre côté de l'Atlantique. Même Barack Obama est gêné aux entournures par la réaction policière à en croire cet article publié par le site belge le Soir. En effet, comment soutenir les manifestations pacifiques et non violentes présentes dans les pays arabes tout en matraquant allègrement sa population sur son propre sol ? Il faudrait peut-être conseiller le président Obama à s'intéresser de plus près au financement de la police new-yorkaise. N'a t-elle pas reçu plusieurs millions de dollars de la banque JP Morgan pour ses oeuvres comme en témoigne le site même de la banque. Il nous revient donc en mémoire cette vision de Napoléon qui semblait s'y connaître "un petit peu" en matière de stratégie. "Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit...". A transmettre à tous les Obama, Sarkozy et autres dirigeants ayant fait allégeance à la finance mondiale, à la mondialisation et à l'ultra-libéralisme...
Raw Video: NYPD Warns Bridge Protesters par associatedpress
Les Indignés américains gagnent du terrain par euronews-fr
Eric Zemmour : "I comme Indignés" par rtl-fr
dimanche 28 août 2011
L'or des fous...

Petit retour en arrière pour mieux comprendre la situation présente... Nous avons le plaisir de vous présenter la dénommée Gillian Tett ? C'est qui cette charmante jeune femme ? Selon l'encyclopédie Wikipedia, il s'agit d'une journaliste britannique, rédactrice en chef adjointe et responsable des éditions américaines du Financial Times. Bref, une personne qui sait de quoi elle parle quand elle aborde le sujet de la finance. Elle est à l'honneur suite à la parution de son dernier livre "L'or des fous". Un petit chef d'oeuvre qui permet aux novices que nous sommes d'avoir tout compris des outils de la finance. Comme l'indique le résumé de son bouquin, les Vampires se sont vraiment tout permis ou comment ils ont transformé une idée géniale en apocalypse financière. "Comment une équipe de jeunes banquiers de la JP Morgan a révolutionné le monde de la finance en inventant le produit miracle qui annulait le risque d'impayés. Comment la cupidité de leurs concurrents détruira ce rêve, explosera toutes les places financières de la planète, et accouchera de 55.000 milliards de dollars d'impayés". Vu le sujet traité, la publication de ce livre s'est faite dans une certaine confidentialité. Il n'est jamais agréable d'entendre que nous sommes tous ruinés. Du coup, seul le quotidien suisse la Tribune de Genève lui a donné un peu de publicité. En France rien ou presque ! C'est pourquoi nous avons trouvé pour vous une interview donnée par le journaliste Pierre Jovanovic sur les ondes de Radio Courtoisie qui dit tout le bien qu'il pense de l'auteure (en même temps, il est aussi "un peu" l'éditeur de la version française... ceci expliquant cela...!). Mais nous partageons largement sa vision quand il affirme : "Gillian Tett est une visionnaire doublée d'un génie : de toute la presse économique, elle a été la seule, de part et d'autre de l'Atlantique, à identifier le rôle joué par la JP Morgan et Blythe Masters dans le déclenchement de la plus grande crise économique de l'histoire". Si vous aussi vous vous demandez pourquoi votre banquier vous regarde de travers ces derniers mois, nous vous conseillons vraiment la lecture de ce livre. Avant l'explosion finale...
mercredi 10 août 2011
Le tunnel vers le paradis...ou l'enfer...

Alors que le cours de l'or bat quasi quotidiennement des records de cotation, nous avons tenté de savoir jusqu'où cette progression pouvait aller. Si nous nous référons à ce papier publié par la Lettre d'Informations Economiques Stratégiques Internationales (LIESI), vers des sommets inexplorés apparemment. D'après ces spécialistes des questions financières, tout est en place pour que les cours deviennent exponentiels et que leur progression suive une tendance géométrique plutôt qu'arithmétique. Si tel devait être le cas, "cela marquerait la perte totale de confiance dans la monnaie fiduciaire et de ce fait la perte totale de contrôle par les autorités". En d'autres termes, le cours de l'once d'or doit rester dans le tunnel ci-dessus exposé. Si le cours de celui-ci franchit donc les 1.780 dollars l'once, alors on assistera à une débâcle systémique. Et très vite la monnaie ne vaudra plus rien. Ce qui est d'ailleurs corroboré par les prévisions de Jim Sinclair interviewé ce week end lors de la réunion du GATA à Londres. De la même façon, l'or pourrait dépasser les 2.500 dollars l'once d'ici la fin de l'année d'après un spécialiste de la banque JP Morgan révisant à la hausse ses précédentes estimations comme nous l'enseigne cet article publié par le Wall Street Journal. Autant dire que ce n'est pas les déclarations de Ben Bernanke annonçant la poursuite du taux 0 qui va arranger les choses. N'oubliez pas que si vous voulez vous aussi acheter de l'or pour préserver votre patrimoine et que vous souhaitez le payer en liquide, il ne vous reste plus que trois semaines pour le faire. Après le 31 août, cela ne sera plus possible en France...
mardi 9 août 2011
L'or des pauvres...

Alors que l'once d'or vient de battre un nouveau record en cotant à plus de 1.780 dollars comme le note cette dépêche publiée par l'agence de presse Reuters, il devient de plus en plus difficile pour les gueux de pouvoir s'en procurer. Du coup, ils se rabattent sur un autre minerai : le cuivre. On sait que la banque JP Morgan a massivement acheté des quantités phénoménales de ce métal le propulsant à des prix inégalés. C'est sans doute pour cette raison qu'il est désormais recherché comme jamais auparavant. C'est ainsi qu'on apprend dans cet article publié par le site de RMC que deux "cambrioleurs" se sont faits interpeller alors qu'ils démontaient le toit... d'une église. A Saint Quentin dans l'Aisne. Le pire c'est que l'on n'a pas affaire à des professionnels du casse. D'après le commissariat du coin, "ce sont des gens qui n'ont pas le profil habituel des voleurs de métaux puisque ce sont des personnes qui habitent dans de petits villages de l'arrondissement de Saint Quentin qui, jusqu'à présent, n'étaient pas connus pour ce genre de faits, qui n'appartiennent pas aux bandes organisées qu'on peut connaître parfois en matière de trafic de métaux. Leur idée est tout simplement venue du fait qu'ils ont cherché à arrondir leurs fins de mois qui étaient difficiles puisqu'ils sont tous les deux sans profession et qu'ils ont probablement considéré qu'il était facile de récupérer un peu d'argent en vendant ces métaux". Ils ont certainement voulu montrer à leur façon l'incapacité de leur maire à leur trouver un job. Un certain Xavier Bertrand, l'actuel ministre de l'Emploi... Le stigmatiseur en chef de la France d'en bas...
Aisne : des voleurs de cuivre pris sur le fait par BFMTV
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jeudi 4 août 2011
Les pleurnicheurs du 11 Septembre...

On a l'habitude de suivre sur ce blog les analyses de l'excellent économiste Max Keiser. Et le moins que l'on puisse dire est que sa dernière "livraison" va avoir de quoi retourner plus d'un épargnant. D'après lui, les "pleurnicheurs du 11 Septembre" (subtile métaphore pour dénoncer les Vampires de Wall Street tels que les patrons des banques JP Morgan et Goldman Sachs, Jamie Dimon et Lloyd Blankfein) sont en train de réussir la plus grande escroquerie n'ayant jamais eu lieu aux Etats-Unis. Leurs victimes : la classe moyenne. Le journaliste nous explique que la dette américaine n'est qu'un simple moyen pour eux de se faire toujours plus d'argent. Et que ces gens veulent absolument voir la note des dettes souveraines américaines se dégrader. Plus les bons du trésor américains seront spéculatifs, plus ils se feront du pognon. On peut déjà dire qu'ils ont été entendus par l'agence de notation chinoise China Dagong Global Credit. Cette dernière a en effet dégradé la note des emprunts yankee. Il est d'ailleurs "amusant" de constater que les autre agences (d'origine anglo-saxonnes...) n'ont pas eu la même approche. Au point que le site canadien la Presse Affaires se pose ouvertement la question de savoir si les agences de notation ne seraient-elles pas partiales ? D'après Max Keiser, la "bataille" américaine ne se place plus entre Républicains et Démocrates mais entre spéculateurs et épargnants. Les premiers veulent des taux d'intérêts à 0% et des "junk bonds" tandis que les seconds, ne voyant plus leur épargne rémunérer convenablement, se détournent des emprunts d'état pour acheter de l'or ou de l'argent. "Ils ont compris que la cleptocratie et les voyous de Wall Street tiennent les Américains par la gorge et qu'ils vont continuer à serrer jusqu'à mettre 60 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté et détruire cette économie afin de se faire du fric toujours plus rapidement. Ce sont des terroristes financiers". N'oublions pas qu'en France, c'est strictement la même chose. Il suffit de remplacer Républicains et Démocrates par UMP et PS. Les financiers de nos banques veulent aussi se payer les classes moyennes avec la complicité du pouvoir politique. Sinon comment prendre cette brève publiée dans le Figaro qui nous indique qu'une députée UMP des Bouches-du Rhône, la dénommée Valérie Boyer veut encadrer les ventes d'or. Sous des prétextes liés à la sécurité (le seul mot connu des gens de l'UMP...), cette dernière souhaite une meilleure traçabilité des transactions en créant un "registre national des transactions". Fini l'anonymat sur les achats d'or si cette loi passe. Pour notre part, nous pensons que les politiciens vont tout faire pour plaire aux Vampires y compris en confisquant votre or si le besoin s'en fait sentir. N'oubliez pas que cela s'est déjà fait par le passé... Au secours ! Le système est en train de devenir fou. Il faut les arrêter... Vraiment !
la dégradation de la dette US est voulue ( Wall... par talalclosson2
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mardi 12 juillet 2011
Demain l'esclavage généralisé...

On a l'habitude de suivre sur ce blog ce que pense le journaliste Pierre Jovanovic. Considéré par la blogosphère comme avoir été le premier à se préoccuper de la crise mondiale et de l'effondrement du système, ce dernier a frappé un grand coup lors de la sortie de son dernier livre consacré à la Reine des Vampires, celle qui a inventé les fameux dérivés de crédit pour le compte de la banque américaine JP Morgan, la dénommée Blythe Masters. A l'instar des récents évènements ayant marqué la finance mondiale, force est de constater qu'une fois encore ses prédictions flirtent avec la réalité. Pour s'en convaincre, il suffit de l'écouter. Il était l'invité dernièrement du très libéral Claude Reichman sur sa chaîne de télévision personnelle. Pour lui, il n'y a pas plusieurs alternatives. Soit les peuples accepteront d'être mis en esclavage par les banquiers internationaux, soit ils se révolteront. Autant dire que la révolution est proche et que des têtes seront bientôt exhibées sur des piques comme du temps de Louis XVI. Mais ne comptez pas sur nos médias mainstream pour nous informer de la gravité de la situation. Leur seul et unique objectif est de nous laisser continuer à ronfler. Dès fois que la colère nous prenne plus tôt...
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En attendant l'explosion finale...

Vous avez aimé les subprimes ? Vous allez adorer les CDS ! La grande prêtresse de la banque américaine JP Morgan, Blythe Masters a décidément fait les choses en grand lorsqu'elle a inventé les Credit Default Swaps, ces contrats d'assurances permettant de se couvrir en cas de perte sur l'actif de référence. Alors que la période est pour le moins agitée pour tous les spéculateurs de la terre, le montant de la valorisation des CDS n'a jamais atteint de tels sommets. Et il continue de progresser tel un cancer qui se développe dans tous les rouages de la finance internationale comme le rapporte le Comptroller of the Currency. On y apprend donc que les CDS sont encore en très forte augmentation au premier trimestre 2011 par rapport à leur valorisation au dernier trimestre 2010. 113% d'augmentation, un chiffre en total décalage avec la réalité économique. Autant dire que la spéculation continue de plus belle sur des marchés dont on nous jurait qu'ils seraient encadrés pour ne plus jamais connaitre les affres de l'année 2008 et l'effondrement de la banque Lehman Brothers. Comme le révèle ce papier publié par le site Agoravox, on apprend donc que quatre banques américaines seulement se partagent 243.991 milliards de dollars de produits dérivés. Chiffre à mettre en parallèle avec les 65.000 milliards de dollars du PIB de la planète. "Pire encore, ils ont encore augmenté de 12.810 milliards de dollars au premier trimestre 2011". En résumé, le montant de la bulle spéculative sur les dérivés de crédit correspond désormais à l'équivalent de quatre ans de PIB mondial. Il n'est donc pas besoin de préciser que nous serons tous dans la m... quand celle-ci explosera. Tenons-nous le pour dit...
La crise du crédit / Pourquoi notre futur est... par non-merci
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mardi 5 juillet 2011
Le "violon" vide d'Alto...

Cela ressemble de plus en plus à une fuite en avant sans retour possible. Les Etats-Unis sont au bord de la banqueroute et tous les services publics disparaissent comme neige au soleil. Nous avons déjà évoqué dernièrement le cas du Minnesota où plus de 20.000 fonctionnaires ont été priés de rentrer chez eux (voir par ailleurs). D'autres états ne sont pas mieux. A l'image du New Jersey comme nous en informe ce papier publié par Business Insider. Afin de ne pas subir les mêmes conséquences que dans le Minnesota, l'état de la côte est a été obligé de prendre un prêt relais auprès de la banque JP Morgan. Un prêt de plus de deux milliards de dollars au taux de... 9% pour couvrir le montant des factures impayées. Et dire que l'année fiscale commence à peine. Il n'est pas besoin d'être visionnaire pour déjà prévenir que l'année risque d'être bien longue du côté de Trenton. Et que dire de la petite ville d'Alto située au Texas. La municipalité, faute de moyens pour payer sa police, a renvoyé tous ses agents pour les six prochains mois comme nous le révèle cet article publié par le Wall Street Journal. Cette durée peut évidemment être prolongée si les finances municipales ne s'améliorent pas. Autant dire que le "violon" d'Alto n'est pas prêt de se remplir. Mais ne nous alarmons pas si vite, la population locale a déjà prévu de se faire justice elle-même. Du goudron et des plumes pour tous les malfaiteurs du coin...
lundi 4 juillet 2011
Fin de match...définitive...

Encore une incroyable information qui nous vient de l'autre côté de l'Atlantique et qui n'a pas fait une ligne dans nos journaux. Le plus célèbre club de base ball du monde, les Dodgers de Los Angeles vient de déposer son bilan comme nous l'enseigne cette dépêche de l'agence Reuters. La raison : une montagne de dettes que le club n'arrive pas à rembourser. Le club doit de l'argent à tout le monde, y compris à ses propres joueurs comme en atteste cet article publé par le Huffington Post. Pour couronner le tout, le propriétaire du club, le dénommé Frank McCourt est plein divorce et apparemment sa femme n'a pas l'intention de lui faire de cadeaux. Mais rassurons-nous, le club est estimé à 800 millions de dollars et il a déjà trouvé un arrangement avec la banque JP Morgan pour pouvoir continuer à fonctionner "normalement" malgré la mise en Chapitre 11. Déjà la ligue de base ball s'est mise sur le "morceau" pour ramasser la mise... A transmettre à tous ceux qui osent venir nous dire que la crise est derrière nous...
mardi 28 juin 2011
Par ici l'addition...

A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler. De la même façon, à force de jouer avec l'argent, on finit par devoir payer. La banque américaine JP Morgan aurait du s'en souvenir. Cela lui aurait coûté nettement moins cher. Ainsi, on se souvient de la formidable arnaque Magnetar (voir par ailleurs). Dans le viseur de la SEC, la banque a accepté de payer une amende de plus de 153 millions de dollars afin d'éviter les poursuites judiciaires comme nous en fait part cet article publié par la Tribune. Mais l'addition est loin d'être terminée. Il faut y rajouter aussi une somme de 800 millions de dollars réclamés par les caisses d'épargne à la JP Morgan et à la Royal Bank of Scotland comme l'évoque cet article publié par l'Express. Que dire de cette somme, qui apparaît comme dérisoire par rapport aux 19 milliards de dollars demandés par Irving Picard, l'administrateur de la liquidation de Bernard Madoff ? En effet, le liquidateur estime que cette banque a été complice dans cette affaire (voir par ailleurs). Alors que les premières sommes exigées en guise de remboursement frôlaient les six milliards de dollars, Irving Picard en réclame désormais trois fois plus comme nous l'apprend ce papier publié par les Echos. Bref, on le voit bien : la JP Morgan est au centre de toutes spéculations quant à son avenir surtout si les sommes évoquées deviennent demain exigibles. Mais nous croyons en la célèbre Blythe Masters. En oeuvrant chez ce Vampire, elle nous inventera bien une autre "arme de destruction massive" afin de reprendre ce qu'elle aura été obligée de donner...
Conférence Pierre Jovanovic Annecy 19 Mai 2011 -... par gareauxloups
Conférence Pierre Jovanovic Annecy 19 Mai 2011 -... par gareauxloups
Conférence Pierre Jovanovic Annecy 19 Mai 2011 -... par gareauxloups
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Conférence Pierre Jovanovic Annecy 19 Mai 2011 -... par gareauxloups
lundi 20 juin 2011
Un enfer s'annonce...

Rien ne va plus aux Etats-Unis, notamment dans le comté de Jefferson situé en Alabama. Il n'y a plus un dollar dans les caisses. Il a donc fallu prendre des mesures d'urgence pour le moins sévères comme nous le rapporte cet article publié par le Wall Street Journal. On y apprend que 40% des fonctionnaires sont sur le point d'être licenciés, soit plus de 1.000 personnes. Sur les cinq palais de Justice que compte le comté, quatre vont être fermés au public à partir du 27 juin. De la même façon, la police ne répondra plus aux appels non urgents. Quant aux routes, elles ne seront plus entretenues. Il faut dire que le comté de Jefferson avait instauré des taxes supplémentaires notamment sur l'emploi pour faire face à cette crise budgétaire mais celles-ci ont été considérées comme inconstitutionnelles. Du coup, c'est un véritable gouffre qu'il y a dans le budget y compris pour le futur ... Un futur qui s'annonce très mal pour certains banquiers et politiciens qui ont été pris la main dans le sac dans une sombre affaire de corruption concernant les égouts de la ville. D'après le site Wikipedia, alors que le montant des travaux concernant la réfection des installations municipales, devait être de 250 millions de dollars, le montant final de la facture a été de trois milliards, le tout pour le plus grand profit des élus et de la JP Morgan. Bref, on s'oriente vers la plus grosse faillite municipale de l'histoire des Etats-Unis... Mais chut on nous dit que la reprise est là... et que l'on n'a pas affaire à des bandits de grand chemin...
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mardi 24 mai 2011
Un autre Dieu...

Les Américains sont de plus en plus vent debout contre les banques. Et contre tous ceux qui profitent des gigantesques profits de celles-ci aux détriments de la détresse humaine. Du coup, ils le font savoir... C'est ce qui s'est passé lors de la dernière assemblée générale des actionnaires de la banque JP Morgan (celle de la célèbre Blythe Masters) se déroulant à Columbus dans l'Ohio. Comme en témoigne ce papier publié par le Washington Post, les actionnaires de la banque américaine ont été accueillis par une manifestation organisée par des propriétaires saisis et des chômeurs. Ils ont du être escortés par la police locale. Mais l'anecdote la plus savoureuse de la part de ces Vampires nous vient du patron même de la banque. Jamie Dimon a été interpellé par un manifestant lui demandant si le Dieu auquel il croyait était si différent du sien qui prônait la charité et la pitié quand le prêcheur avait la tête sous l'eau. Ce dernier lui répondit : "That's a hard one to answer"... Evidemment qu'il est difficile de répondre à une telle question quand l'un vénère l'argent à s'en crever la panse pendant que tous les autres sont victimes de sa goinfrerie. En attendant des jours meilleurs, les "autres" ont vu huit de leurs membres arrêtés par la police. Qui a dit que la justice américaine était équitable...?
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lundi 16 mai 2011
Arrêté et... viré...
Si certains peuvent se réjouir des malheurs de DSK, pour d'autres, en revanche, ses déboires sont tout sauf surprenants. A commencer par son employeur : le FMI. Il faut dire que l'institution financière avait du déjà intervenir pour étouffer l'affaire Piroska Nagy. Bref, ce n'est pas de ce côté que Strauss-Kahn allait pouvoir trouver du soutien. Pendant qu'il était interrogé par la police new-yorkaise, l'organisme ne lui a pas adressé un mot de réconfort comme en témoigne son communiqué officiel. On peut difficilement faire plus sobre. Mais la vie continue y compris pour le FMI. Alors qu'une réunion sur l'endettement de la Grèce est prévue à Bruxelles en ce début de semaine, c'est le directeur général adjoint du FMI, John Lipsky qui prendra les manettes en remplacement de DSK comme le note ce papier publié par le site CBS News. Or ce John Lipsky n'est autre qu'un ancien banquier de la Salomon Brothers et de la JP Morgan comme le révèle Wikipedia. Un sacré pied de nez envoyé à la face des Grecs. Il en est un autre qui doit regretter de ne pas avoir été écouté en son temps. Il s'agit du journaliste de Libération Jean Quatremer. Sur son blog rédigé à partir de Bruxelles, il écrivait en juillet 2007 "Le seul problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les moeurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise et c'est la curée médiatique. Après Jacques Attali et ses goûts somptuaires qui lui ont coûté la présidence de la BERD, la France ne peut pas se permettre un nouveau scandale". Une vison prophétique très certainement tant le mal au niveau diplomatique va être terrible pour notre pays. Au point que si on a pu envisager que Christine Lagarde puisse succéder à DSK en cas de retour en France de ce dernier comme le révèle cet article de l'Express, il est plus que temps d'oublier...
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mardi 19 avril 2011
Plus personne n'y croit...

Quel est le point commun entre Ben Bernanke, Jamie Dimon et Nouriel Roubini ? Ils envisagent sérieusement un défaut sur le paiement des intérêts de la dette américaine surtout si les Républicains et les Démocrates ne s'entendent pas sur un relèvement de son plafond. Comme le souligne ce papier publié par Business Insider, une telle éventualité entraînerait tout le système par terre. Le plus explicite est d'ailleurs Jamie Dimon, le patron de la banque JP Morgan. Il précise que chaque entreprise dispose de bons du trésor américain, chaque fonds de placement aussi. Le fait de ne pas payer ses dettes entraînera automatiquement la disparition des financements à court terme. Bref un véritable raz-de-marée financier qui coulerait à coup sur le système. Il va même plus loin en affirmant que lorsqu'il pense à un tel scénario, il prie... N'oublions pas que si l'état ne peut plus faire face à ses engagements, c'est l'épargne mondial qui sera affectée. Une petite prière vaut toujours mieux qu'un gros lynchage comme les Etats-Unis aimaient le pratiquer à l'époque... Du goudron et des plumes...
Watch the full episode. See more PBS NewsHour.
mardi 12 avril 2011
Il pleut des millions...

Il est revenu le temps de l'argent facile pour tous ces Vampires. Crise oblige, on avait laissé en janvier dernier, le PDG de la JP Morgan sur une rémunération de 1,3 millions de dollars pour l'année 2009 soit une véritable "disette" pour ce bankster (voir par ailleurs). Mais comme on le sait, la crise est terminée. Bienvenue à la nouvelle cuvée des rémunérations 2010. Comme le souligne cet article publié sur le site CNBC, Jamie Dimon va pouvoir toucher 20,8 millions de dollars. Un million de salaire, cinq millions de bonus et quatorze millions en actions supplémentaires. Une paille.... Il n'en reste pas moins qu'on est loin de son record de 2008 où il avait touché plus de 35 millions de dollars... Et dire qu'il y a à peine deux ans, on nous annonçait la moralisation du capitalisme et la fin des rémunérations scandaleuses. Comment traduit-on couillons en yankee ?
Dimon Gets 51% Pay Raise With First Bonus Since... par Bloomberg
samedi 9 avril 2011
Bernie balance...

Il doit sentir le temps long derrière les barreaux de sa cellule de Butner en Caroline du Nord. Au point de donner des interviews auprès de la presse américaine. Bernard Madoff l'avait déjà fait en février dernier (voir par ailleurs). Il vient de recommencer dans un entretien repris par le Financial Times. Dans ce dernier, il se met "enfin" à table et il balance. Sa première cible : la banque JP Morgan. Il accuse la banque d'avoir eu toutes les informations nécessaires pour pouvoir l'empêcher de frauder. "I am not a banker but I know that 100 billions dollars going in and out of a bank account is something that should alert you to something". Il est vrai que des mouvements sur des centaines de milliards laissent des traces sur les comptes. Mais on sait aussi que les banques américaines ne sont pas spécialement regardantes de l'endroit d'où proviennent les fonds qui transitent par leurs comptes. De plus, Bernie met en cause ses tous premiers clients : Jeffry Picower, Stanley Chais, Norman Levy et Carl Shapiro qui l'ont aidé à "recruter" de nouvelles victimes. Evidemment que ce soit la banque ou les mis en cause, tout le monde se défend d'avoir été au courant d'une quelconque magouille. Ben voyons... N'oublions jamais que ce système soudent les gens tant que cela va bien. Dès les premières difficultés, on se sent bien seul. Bref, en résumé c'est tous pour un, tous pourris...
jeudi 24 mars 2011
Une femme en or...

On en a déjà parlé sur ce blog : l'ombre de Blythe Masters plane plus que jamais au dessus de l'économie (voir par ailleurs). En 1994, elle a inventé le CDS (Credit Default Swap). Elle a réussi à créer la "permutation de l'impayé" selon le journaliste Pierre Jovanovic. Il était en début de semaine sur Radio Courtoisie pour expliquer son dernier livre consacré justement à la "folie Blythe". Le monde est désormais enchaîné à ses produits financiers. Tous les prêts ont été revendus dans des véhicules d'investissement pour fonds de pension afin de redistribuer le risque sur plein de petits porteurs. Or cette idée a ruiné le monde : un peu comme une cordée d'alpinistes, dès qu'il y en a un qui tombe, tout le monde tombe. Nous vous invitons à l'écouter attentivement afin de tout comprendre sur ce qui nous arrive et sur ce qui va nous arriver demain... tout à l'heure... En attendant la révolution programmée...
L'origine de la crise financière 1/5 (2011.03.20) par gaul0is
L'origine de la crise financière 2/5 (2011.03.20) par gaul0is
L'origine de la crise financière 3/5 (2011.03.20) par gaul0is
L'origine de la crise financière 4/5 (2011.03.20) par gaul0is
L'origine de la crise financière 5/5 (2011.03.20) par gaul0is
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