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lundi 14 novembre 2011

Publicité mensongère...

On ne sait pas encore si cette nouvelle va "adoucir" le mécontentement des épargnants floués mais elle va au moins faire réfléchir les banques qui se moquent ouvertement de la g... (et du portefeuille...) de leurs clients. Ainsi, la très célèbre Coutts Bank de Londres (la banque de la reine d'Angleterre herself...!) vient d'être condamnée à payer la modique somme de plus de six millions de livres comme nous en fait part le blog financier du Daily Mail. En effet, la justice londonienne a considéré qu'elle n'avait pas donné les conseils nécessaires et avisés aux épargnants qui se sont retrouvés sur la paille après avoir investi dans un fond AIG, mis en faillite suite à la crise des subprimes. La "banque royale" a ainsi omis de préciser que les investissements réalisés étaient placés sur des véhicules hautement spéculatifs alors que les clients croyaient avoir à faire à un fond de trésorerie identique à un compte courant... L'histoire ne nous dit pas si la reine fait partie des victimes de ces banksters... Et dire qu'ils nous vendent leur banque comme étant devenue l'une des Maîtres dans "l'art du management du risque". On a plutôt l'impression qu'elle ne manage rien du tout si ce n'est l'incompétence et la crédulité de leurs gestionnaires...

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jeudi 3 novembre 2011

Un malentendu à 55 milliards d'euros...

Par ici la sortie ! Telle semble être la retranscription de ce panneau pris à l'intérieur de la banque allemande Hypo Real Estate (HRE). A qui s'adresse ce message ? Très certainement à la direction de cette banque... Il faut dire qu'ils ont fait fort à la HRE. On pensait avoir touché le fond en matière de magouille mais la vie nous apprend que l'on peut toujours faire mieux. En effet, cette institution vient de découvrir une erreur de... 55 milliards d'euros. "Une soustraction à la place d'une addition dans le bilan a entraîné un virement de plus de 55 milliards d'euros en faveur de l'Etat". Mais le plus amusant est le ministre allemand des Finances, le dénommé Wolfgang Schaüble. Pour lui, il s'agit d'un "simple malentendu" comme nous le confirme cette dépêche AFP reprise par le Monde. Un bien étrange malentendu en effet... Peut-être lié au fait que cette banque nationalisée dans l'urgence en 2008 (suite à la crise des subprimes) aurait sous-traité certaines tâches comptables à une société privée... Et dire que ce sont les mêmes qui viennent tancer les Grecs comme si ces derniers étaient les rois des escrocs...

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mardi 11 octobre 2011

Ca flingue à tout va au sein de la Dexia...

L'Histoire est toujours là pour nous resservir le même plat. Et nous refaire les mêmes poches. C'est notamment vrai quand il s'agit de sauver le système bancaire. Prenons l'exemple de la banque Dexia ! Déjà sauvée par les contribuables français à hauteur de trois milliards d'euros en 2008 pour s'être intéressée de trop près aux subprimes, la banque franco-belge vient d'être démantelée comme le souligne cet article publié par l'Expansion. Et l'addition promet d'être salée pour tous les contribuables. Ainsi, les Belges vont devoir payer 400 euros par contribuable pour permettre la nationalisation de Dexia Belgique. En France, c'est nettement plus compliqué. Spécialisée dans le financement des collectivités locales, on sait que la banque est attaquée en justice par un nombre croissant de communes dénonçant leurs prêts toxiques. Personne ne peut donc dire à date de combien seront dépréciés ces actifs. Pour ce qui est du reste des actifs de la Dexia, mis provisoirement dans une "bad bank", les gouvernements belge, luxembourgeois et français ont accepté de garantir ce capital à hauteur de 95 milliards d'euros (dont 36% pour la France soit une somme estimée à 540 euros par habitant). Si les Grecs font faillite, voilà ce qu'il en coûtera à chacun d'entre nous... Mais maintenant que la banque est par terre, les langues se délient. Et chacun y va de son couplet : "ce n'est pas de ma faute à moi mais à l'autre" à l'image de cette farce mise en avant dans ce papier publié par le Monde. Même le protégé de Sarkozy, le dénommé Pierre Mariani pourtant mis à la tête de la banque par ses soins, s'est cru bon de révéler que si la Dexia avait perdu tellement d'argent en si peu de temps, c'était de la faute de Christine Lagarde... Ambiance... Mais ce que nous avons "préféré" est cette brève passée inaperçue dans nos médias mais reprise par le site belge 7 sur 7. Le pote de Sarkozy mécontent s'est, quant à lui fait voter un bonus de 600.000 euros en avril dernier pour... bonne gestion ! Vous avez dit indécence...


Le gouvernement est-il responsable de la... par BFMTV

Dexia: l'histoire se répète (160 milliards de... par JaneBurgermeister
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jeudi 1 septembre 2011

Au coeur de l'Amérique en faillite...

Même si ils font vraiment tout pour rassurer le monde de la finance, les Etats-Unis n'en finissent plus de sombrer dans la dépressions économique. Tous les indicateurs sont au rouge et personne ne sait vraiment quoi faire pour s'en sortir comme en témoigne ce papier publié dans l'Expansion. Du coup, le rêve américain s'est transformé en cauchemar pour une part toujours plus importante de la population. Un exemple ? Le comté de Jefferson en Alabama. Ce reportage photographique publié dans le Parisien nous plonge à l'intérieur de ce marasme. "Avec un endettement de plus de 4 milliards de dollars, lié à une sombre histoire de corruption, le comté de Jefferson et ses 700.000 habitants pourraient bien remporter d'ici quelques semaines le triste record de la plus grande faillite municipale de l'histoire des Etats-Unis". Et si à Birmingham la faillite est toute proche, que dire de ce qui se passe à Las Vegas où la crise immobilière issue des subprimes n'en finit plus de sévir, où les saisies de maisons atteignent toujours des records... Comme le reconnaît la statue de la Liberté, les Etats-Unis sont aujourd'hui moralement, militairement et économiquement en faillite... Fermez le ban...!

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mardi 30 août 2011

La crise pour les ânes...

Bien que nous essayons d'être le plus synthétique possible quand nous publions un post, certains lecteurs nouvellement initiés à ce qui est en train de se jouer devant nos yeux ont bien des difficultés à assimiler les termes de dettes, obligations, bons du trésor, crédits, actifs toxiques, cds, banque centrale,... C'est pourquoi, pour eux, nous avons déniché ce papier publié par le site le Grand Soir. Un petit conte spécialement réservé pour tous ceux qui n'y comprennent rien. Et comme nous ne sommes pas à un cadeau près, nous vous offrons aussi ce petit chef d'oeuvre de dessin animé où tout est expliqué avec humour... Si après cela, vous vous dites encore dans l'ignorance, c'est à désespérer de tout...


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mercredi 20 juillet 2011

Trop forts...

Rien ne va plus au pays des casinos. Alors que le prix de l'once d'or atteint des sommets inégalés, la valeur de la monnaie dollar continue de se déprécier. Cette situation est tout à fait intolérable pour Obama et ses sbires. Leur solution : le Dodd-Frank Act ! Ou plus exactement le Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act selon l'article Wikipedia. C'est quoi ce truc ? Un texte de loi fourre-tout (un peu comme on les connait en France...) censé protéger le consommateur américain contre les dérives des Vampires. Une promesse d'Obama parait-il suite à la crise des subprimes. Parmi toutes les mesures, il y en a une qui apparaît comme significative. Depuis le 15 juillet dernier, les Américains ne peuvent plus acheter d'or ou d'argent en ligne. Enfin pas tous ! Seuls les pauvres sont concernés (faut être con comme un Américain pour croire qu'un pauvre puisse spéculer sur les métaux par internet). Ceux qui gagnent plus de 200.000 dollars peuvent continuer à le faire sous réserve de ne pas tout dépenser et d'avoir la gentillesse de continuer à financer le candidat Obama. Mais pourquoi les Etats-Unis ont pris une telle mesure ? Comme le souligne cet excellent papier publié sur le site Agoravox, c'est très certainement parce que nous arrivons à la fin de la partie. Soit on s'achemine vers une monnaie mondiale et adieu le dollar en tant que valeur refuge (les étrangers ne financeront plus les dettes des Yankees) soit on retourne vers l'étalon-or. Du coup cette mesure prend tout son sens. Souvenez-vous des années 30 et le rapport passionnel entre les élites américaines et l'or (voir par ailleurs). Mais n'oubliez pas que ce qui se passe aux Etats-Unis arrive avec quelques mois de retard sur le continent européen. Bref, préparez-vous à de grandes secousses dans les semaines qui viennent. Profitez bien de vos vacances. Les prochaines risquent d'être dans longtemps... Si vous souhaitez vous informer et que vous parlez anglais, nous vous avons mis en ligne le "20 heures de la contre-information". Celles qui ne sont pas mises en avant dans les médias mainstream. Apparemment la résistance est en place...

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mardi 14 juin 2011

Où sont les coupables...?

Une affaire de criminels... Voilà la conclusion à laquelle arrive l'auteur Jean-François Gayraud dans son nouvel ouvrage "La grande fraude". Comme le révèle le site Wikipedia, ce commissaire-divisionnaire de métier en connaît un rayon sur la mafia et sur la "délinquance en col blanc". Alors que les médias traditionnels sont pour la plupart particulièrement silencieux sur les responsabilités liées à la crise des subprimes, seul ce papier publié par le Monde revient sur les conclusions criminelles de l'auteur. "Tous veulent imposer un aimable récit des causes de la crise au moyen d'explications fatalistes (la théorie des cycles), magiques (une catastrophe) ou lénifiantes (dysfonctionnements des marchés). Pourtant, peu de crises financières dans l'histoire ont comporté une dimension criminelle aussi évidente, une telle masse critique de fraudes". Bref pour ceux qui en doutaient encore, sachez que l'apocalypse financière dans laquelle nous évoluons depuis 2008 n'est pas le fruit d'un hasard mais bien d'une intention volontaire. En cela elle ressemble étrangement à la grande crise des années 80 qui avait vu la faillite des caisses d'épargne américaines. Sachant que les néolibéraux nous déversent depuis Reagan et Thatcher cette propagande inouïe qui n'arrête pas de nous répéter que la main du marché est infaillible et qu'elle régule tous les excès du capitalisme, les gens ont fini par le croire. Jusqu'à se réveiller misérables et à la porte de leur propre maison. Sans que cela n'offense finalement personne : l'oligarchie étant trop impliquée dans toutes ces fraudes massives. "Or cette crise vient d'en haut, les fraudeurs appartenant en majorité aux élites de la société américaine. Loin d'une classique criminalité organisée, nous sommes ici chez des cols blancs, intégrés au système et disposant de tous les outils pour faire disparaître jusqu'à l'idée même de leurs forfaits". Bref, comme le dit l'auteur, un complexe politico-financier s'est imposé par son impunité. Or toute impunité incite puissamment à la récidive. Nous sommes dedans...


Livre: La grande fraude de Jean-François Gayraud par MinuitMoinsUne
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jeudi 21 avril 2011

Harcèlement au quotidien...

A vous chers lecteurs, ce reportage ne vous apprendra certainement rien tant vous êtes au courant sur la façon de pratiquer de nos banques et de nos enseignes nationales de crédit. Mais il démontre bien comment une personne peu avertie peut voir sa vie basculer suite à un crédit à la consommation. En résumé, vous avez un besoin d'argent. Votre banque vous prête une somme. Cette dette est revendue à un cabinet de recouvrement qui va vous pourrir la vie au moindre jour de retard dans le remboursement de l'échéance. Cela ne vous rappelle rien ? Les subprimes étaient fondés sur le même principe. Pourquoi on en arrive jusqu'à cette extrémité ? Parce que ces cabinets sont payés pour vous faire cracher. Humiliation, harcèlement, menaces... tout est bon pour que vous remboursiez peu importe les difficultés dans lesquelles vous vous trouvez. D'ailleurs, les collaborateurs de ce type d'entreprises sont poussés à faire du zèle puisque leurs rémunérations dépendent des sommes recouvrées. Dans le même ordre d'idées, ils sont remerciés si ils sont trop "gentils" avec vous. Aristote disait "l'homme est un loup pour l'homme", l'argent n'a fait que les rendre hyènes...

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vendredi 11 mars 2011

La nullité du FMI...

On a déjà vu sur ce blog les "qualités" de visionnaire du patron du FMI et peut-être futur président de la République française, Dominique Strauss-Kahn (voir par ailleurs). Si cela ne nous a pas échappé, cela n'a pas échappé non plus à Simone Wapler. La journaliste vient de publier un papier sur le site économique La Chronique Agora au titre évocateur : "Pourquoi le FMI est nul et ignore la prochaine crise". D'après elle, quand tout le monde pense la même chose, plus personne ne pense. Le FMI n'a pas vu venir la crise des subprimes. Pour quelle raison ? C'est à cette question qu'essaye de répondre un rapport intitulé : "Evaluation de l'action du FMI au cors de la période qui a précédé la crise financière et économique mondiale - La surveillance du FMI entre 2004-2007". Plusieurs raisons expliquent pourquoi le FMI n'a rien vu résumées en deux mots : incompétence et aveuglement. Bref, le FMI est nul car il pratique la pensée unique. De plus, c'est un grand machin autiste où le franc parler y est puni, où il règne une ambiance détestable. Une espèce d'hydre à la solde des Etats-Unis. Autant dire que pas plus que pour la précédente, le FMI nous avertira de la prochaine crise. On imagine tout à fait l'ambiance. Des postes privilégiés extrêmement bien payés. Pourquoi y renoncer ? En résumé, un panier de crabes où plus personne ne s'occuper de l'intérêt général. Le FMI n'a rien dit sur la crise parce que c'en est un des instigateurs ce qui lui permet d'augmenter sa sphère d'influence. Le but du FMI est de devenir une organisation planétaire non élue aux bottes des lobbys afin de faire émerger le nouvel odre mondial cher à Attali...


FMI - BM-Élite Mondiale-MONDIALISER LA PAUVRETÉ... par TheAnarchy322
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lundi 21 février 2011

Vos pertes ne sont pas les nôtres...

Chacun pour soi ! Telle est désormais la devise à la mode du côté de Wall Street. On a déjà vu sur ce blog que les procédures judiciaires entre Vampires ont commencé aux Etats-Unis (voir par ailleurs). Et l'un des plus entreprenants sur le terrain de la justice est sans aucun doute le groupe d'assurances Allstate. Il a attaqué les banques Bank of America en tant que maison-mère de sa filiale Countrywide et JP Morgan pour lui avoir refourgué des actifs qui se sont révélés pourris à plus de 50% comme nous le prouve les conclusions juridiques reprises dans ce papier publié par Zerohedge. Dans le même ordre d'idées, Allstate veut aussi "s'offrir" la Deutsche Bank et la Citi pour les mêmes raisons comme le révèle cette dépêche de l'agence de presse Reuters. Au pays du western, les duels ont commencé...

Allstate vs JP Morgan 2-16-2011

allstate USA
envoyé par Kawaxbaeng. - Court métrage, documentaire et bande annonce.
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mercredi 2 février 2011

Mimi en est toute marrie...

La pauvre Mimi Mathy n'a pas été avertie par son ange gardien, pas plus que Stéphane Collaro l'a été par ses Cocogirls. Le point commun entre les deux vedettes de la télévision : avoir confié son argent à la banque de gestion privée Transatlantique, filiale du groupe CIC-Crédit Mutuel. Comme nous le révèle cet entrefilet publié dans l'Express, la banque en a fait un tel usage qu'ils ont tout perdu ou presque au point de l'attaquer en justice. Ils estiment avoir été trompés par l'établissement financier. Parions que Mimi saura bien nous jouer quelques "Joséphine" supplémentaires pour se refaire la cerise, mais pour ce qui est de Collaro...


Collaro show
envoyé par colombyne. - Gag, sketch et parodie humouristique en video.
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lundi 31 janvier 2011

Coupables et responsables...

Coupables en 2008, ils seront responsables de la prochaine tempête. Telle est la sentence rendue par la commission d'enquête parlementaire américaine à propos de la crise et de son déclenchement. Comme le note cet article publié par le quotidien les Echos, Alan Greenspan et la banque Goldman Sachs sont les principaux responsables de ce qui s'est passé. Et de ce qui se poursuit toujours. "Bien que ses conclusions soient affaiblies par la publication en annexe d'opinions dissidentes de quatre de ses membres républicains, le rapport n'en représente pas moins un réquisitoire accablant pour les régulateurs américains (Fed, SEC,...) et les principales firmes de Wall Street, l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan étant désigné comme l'un des principaux responsables de 30 années de dérégulation financière sauvage". Tout le monde en prend pour son grade dans ce rapport et pourtant rien n'a changé puisque le Figaro nous annonce que le patron de la Goldman Sachs vient de tripler son salaire alors que les profits de la banque chutent. Quand les actionnaires des banques seront eux aussi caution des dettes sur leurs biens personnels, ils seront comme par magie beaucoup plus regardants...

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dimanche 30 janvier 2011

Une dette abyssale...

Les Etats-Unis sont au plus mal. On le savait. Paul Jorion vient de nous le confirmer. Comme il vient de le publier sur son blog, le célèbre économiste (un des seuls à avoir vu la crise des subprimes) considère la dette publique américaine comme étant ingérable à moyen terme. D'après lui, au train où vont les choses, en 2020, les rentrées fiscales aux Etats-Unis ne représenteront plus qu'un quart des dépenses de l'Etat fédéral. En 2025, les recettes ne permettront plus de couvrir qu'un seul poste budgétaire : le service de la dette soit le versement des intérêts sur la dette publique. "Une telle situation étant ingérable, il faudra bien entendu prendre des mesures drastiques bien avant. Une échéance interviendra d'ailleurs d'ici deux à trois mois : avec un déficit près de 10 fois plus élevé que celui de la France (1.300 milliards de dollars en 2010 contre environ 100 milliards d'euros), la dette publique américaine atteindra le plafond de 14.300 milliards de dollars fixé par le Congrès, en avril ou au plus tard début mai 2011. Les démocrates s'efforceront de faire voter une hausse de ce seuil, les républicains ont promis de s'y opposer. Si un accord ne peut pas être obtenu, les Etats-Unis feront défaut sur leur dette". Rongé par les dettes, le système est en train de s'auto-détruire. Mais nous connaissons bien les Américains. Ils sont en général plein de ressources pour se sortir du pétrin. Ils peuvent réhausser le plafond de leur dette (c'est le monde entier qui "régale" puisqu'il est obligé d'acheter des dollars imprimés gratuitement par la planche à billet américaine). Ils peuvent aussi déclencher des guerres pour relancer l'industrie (ils savent bien faire cela aussi) Quoique Américains n'est pas le bon mot. Il faut différencier le peuple endoctriné par la bannière de l'oncle Sam et les élites qui, au contraire savent très bien où elles veulent aller et ce qu'elles veulent faire : diriger la planète. Si pour y parvenir il faut une troisième guerre mondiale, parions que ce "détail" ne sera pas un obstacle pour elles. Et pour vous ?


Paul Jorion - Le temps qu'il fait, le 28 janvier 2011
envoyé par PaulJorion. - L'actualité du moment en vidéo.
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dimanche 23 janvier 2011

Gâteux...?

Mais que lui est-il donc arrivé ? Un ravage de la maladie d'Alzheimer ? Des remords ? On ne le sait pas, toujours est-il que l'ex-patron de la Fed a fait une déclaration fracassante auprès de la chaîne de télévision Fox News. Comme nous en informe ce papier publié par Zerohedge, Alan Greenspan s'est prononcé pour le retour à l'étalon-or. Incroyable revirement de la part d'un homme qui par sa politique des taux bas et de l'argent facile a été le principal artisan de l'effondrement économique que les Américains connaissent. "Après Robert Zoellick, Warren Buffett, Jim Grant, et plus récemment, le président de la Fed du Kansas Thomas Hoenig, c'est désormais Alan Greenspan qui appelle lui aussi au retour de l'étalon-or... 'il y a un nombre d'entre-nous, moi y compris, qui croient fermement que nous étions très bien durant la période 1870 à 1914 avec un étalon-or international...'". Encore plus étonnant : le vieil homme s'interroge aussi sur la nécessité d'une banque centrale. Rappelons qu'il a été quand même en charge de la Fed (la Banque centrale américaine) pendant vingt ans. Bref, il semble bien que ce vieux monsieur n'ait plus toute sa raison. A moins qu'il n'ait quelques remords d'avoir été le patron de la plus célèbre imprimerie du monde et d'en voir actuellement le résultat catastrophique...

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mercredi 12 janvier 2011

Règlement de comptes...

Les Vampires ont sorti les couteaux de l'autre côté de l'Atlantique. Cela va saigner en justice. Ceux qui se sont faits spoliés n'ont d'autres solutions que de venir réclamer les substantiels bénéfices promis par les spoliateurs. C'est le cas du groupe ACA qui vient d'engager des poursuites à l'encontre de la banque Goldman Sachs comme nous l'apprend cet article publié par le site CNBC. L'objet de son courroux : le fond de gestion Abacus qui a fait perdre au groupe ACA plus de trente millions de dollars. Dans le même esprit, cette dépêche de l'agence de presse Reuters nous apprend que l'assureur Allstate a fait de même à l'encontre du groupe Countrywide. Ce dernier leur avait vendu un investissement de 700 millions de dollars, présenté avec la note maximale AAA alors qu'il était pourri de subprimes impayés. Dans ce cas là aussi, Allstate demande le remboursement total des sommes perdues. Bref, à l'image de ces nouvelles, les avocats de la finance ont de beaux jours devant eux aux Etats-Unis tant on risque d'assister à une multitude de procès en tout genre mettant en scène des Vampires entre-eux. Spectacle garanti...

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lundi 10 janvier 2011

Mafia bancaire...

Le système bancaire mondial est de plus en plus souvent représenté sous la forme d'une pieuvre qui veut tout contrôler. Fantasme me direz-vous ? Pas si sur à en croire ce long papier publié dans le New York Times. On y apprend notamment qu'une élite bancaire secrète contrôle l'intégralité du marché des produits dérivés. Tous les mois, le mercredi, neuf membres d'une société de l'élite de Wall Street se rencontrent dans Midtown Manhattan (le quartier des affaires de New York). Ils partagent un même objectif : protéger les intérêts des grandes banques qui agissent sur le vaste marché des produits dérivés, l'un des plus profitables - et controversé - de la finance. Ils on aussi en commun des secrets, le compte-rendu de leurs réunions de même que leurs identités, strictement confidentiels. "C'est ainsi que Louise Story débute son article dans le New York Times dont elle est une journaliste financière vedette. Au terme d'une enquête fouillée, elle met en évidence, détails et noms à l'appui, les mécanismes utilisés par les mégabanques qui dominent le marché des produits dérivés. Dans le but d'empêcher que de nouveaux entrants élargissent leur club très restreint et afin que continue à régner sur ce marché une totale opacité, garante de leurs immenses profits". Cela ressemble furieusement à une mafia dirait-on. Quels en sont les membres ? Toujours les mêmes : Goldman Sachs (évidemment !), Morgan Stanley, JP Morgan Chase, UBS, Deutsche Bank, Barclays, Crédit Suisse, Citigroup et Bank of America. "Au fil de son enquête, Louise Story raconte comment les mégabanques firent par la suite obstacle aux velléités d'autres intervenants d'entrer sur le marché des chambres de compensation, avec également comme souci d'empêcher l'avènement d'une quelconque cotation électronique des produits dérivés, qui apporterait de la transparence et risquait de court-circuiter les banques". Maintenant on sait que le monde n'est plus dirigé démocratiquement mais financièrement. Si toutes ces banques ont prospéré, elle le doivent avant tout à la loi sur les dérégulations des instruments financiers qui a permis de rendre légale ce qui auparavant était une escroquerie. Et quand parfois elles font des choses illégales (comme le "foreclosure gate" par exemple), elles s'en foutent puisqu'elles sont trop grosses pour aller en prison...

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mardi 16 novembre 2010

Faillite prévisible...

Voilà encore une banque qui ne tient plus ensemble que grâce à la peinture des murs. Et une fois n'est pas coutume : elle est brésilienne. Comme le souligne cette dépêche de l'agence de presse Reuters, la Banco Panamericano a eu besoin d'une recapitalisation urgente pour éviter la faillite. Plus d'un milliard et demi de dollars manquait dans les caisses. Comme d'habitude, il semblerait que la direction de la banque brésilienne ait voulu montrer la mariée plus belle qu'elle ne l'était. "Local media reported this week that directors at the bank allegedly inflated assets and reported fictitious credits to improve its books". Vous ne trouvez as qu'elle a une drôle d'allure la sortie de crise ?

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jeudi 11 novembre 2010

Flashback...

Connaissez-vous Jacques Sapir ? Selon Wikipedia, directeur d'études à l'EHESS et spécialiste de la Russie, c'est un économiste français qui s'est intéressé depuis longtemps aux théories économiques. Alors que le sommet international du G20 chargé de régulariser le capitalisme s'ouvre à Séoul, il nous donne sa grille de lecture de la pire crise économique depuis les années 30. Petit rappel : sa vision de l'économie date de novembre 2008. Il nous parle de la crise financière et de ses répercussions sur l'économie française. Deux ans après, on peut clairement dire que rien n'a changé. Il y a toujours 600.000 milliards de dollars de produits dérivés dont près de la moitié aux USA. Oui mais où ? Les banques officiellement n'en savent rien évidemment ! Aussi, tous les chiffres officiels sur la prétendue solvabilité des banques sont une vaste farce. Et pour cause, puisque la monnaie fiduciaire et la monnaie scripturale sont des moyens d'escroquerie depuis le départ...


Jacques Sapir : dépression subprimes finance ...
envoyé par dlrtv. - L'actualité du moment en vidéo.
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mercredi 10 novembre 2010

Cinq idées qui refusent de mourir...

Deux ans ont passé depuis la (soi-disant) fin de la crise financière mondiale. Il parait que l'économie américaine a réussi à échapper au désastre (pour le moment). Le Dow Jones est aujourd'hui proche de son niveau d'avant-crise. On pourrait croire que tout est redevenu comme avant. Mais les théories qui ont provoqué la catastrophe sont toujours là, tapies dans l'ombre... Souvenez-vous : 2007 connait l'effondrement des marchés subprimes ce qui a permis de voir que les société financières pouvaient être elles-aussi insolvables. Les banques et compagnies d'assurances ont donc été tirées d'affaire par des plans de sauvetage massif orchestrés par les gouvernements (et plus encore par les contribuables des pays concernés qui ont dû payer plus d'impôts pour des services réduits). Trois ans après, les idées libérales qui prédominaient à l'époque ressurgissent comme si rien ne s'était passé comme nous le confirme ce dossier publié par le site Slate. "On a pu observer le même processus de réanimation dans le monde des idées. Les théories, allégations factuelles et autres projets qui semblaient morts et enterrés au lendemain de la crise s'extirpent lentement de la terre fraîchement retournée. Elles ressurgissent prêtes à semer de nouveau la discorde". Ces idées sont donc : la grande modération (idée selon laquelle le monde traverse depuis 25 ans une période de stabilité qui ne finira jamais), l'hypothèse des marchés efficients (idée selon laquelle les prix générés par les marchés financiers représentent la meilleure estimation possible de la valeur d'un investissement), l'équilibre général dynamique (idée selon laquelle l'analyse macroéconomique ne devrait pas tenir compte des réalités observables comme les bulles ou les effondrements de marchés), l'hypothèse du ruissellement (idée selon laquelle les politiques qui profitent aux riches finiront par avantager les plus désavantagés) et la privatisation (idée selon laquelle toute fonction remplie par le gouvernement pourrait être assurée de manière plus efficace par une société privée). Bref ces cinq idées-zombies qui ont causé la débâcle économique il y a trois ans sont toujours d'actualité aujourd'hui. Mais ne dit-on pas aux même causes les mêmes effets ? Plus de deux siècles après Adam Smith (le fondateur du libéralisme), les économistes devraient admettre, avec Socrate, que "l'homme sage est celui qui sait qu'il ne sait rien"...
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lundi 8 novembre 2010

Peut-on faire confiance à nos banques...?

Tout ce que vous vouliez savoir sur votre banque... Tiré du site américain The Big Picture, ce graphique par pays (certes déjà ancien - mars 2009 - et comportant par ailleurs quelques inexactitudes et lacunes, mais peu importe, son intérêt n'en est pas amoindri) prétend renseigner :
  • sur le classement mondial des grandes banques, par ordre de taille.
  • sur les actifs qu'elles gèrent (essentiellement, les crédits accordés à ses clients - bn signifiant billion (ou milliards !) de dollars of course...
  • sur leur capitalisation boursière quand elle existe (dans ce cas, le cercle noir correspond, à que vaut vraiment la banque sur le marché, à ce qu'elle peut offrir en garantie ou en paiement, lui appartenant en propre, notamment pour faire face à l'hypothèse d'une révolte des épargnants)
  • et enfin, sur le pourcentage de leurs pertes en capital, sur le marché, pendant les douze derniers mois.
Que c'est beau une grenade dégoupillée. Et dire que toutes ces boules sont reliées entre elles. De quoi faire un gigantesque bouquet final européen...
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