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jeudi 11 août 2011

Un petit air plutôt que de grands discours...

Alors que les villes anglaises soignent leurs plaies suite aux exactions commises depuis le week end dernier, il convient d'essayer d'aller à la source de ce que peuvent ressentir les jeunes (délinquants ou pas !). Quoi de mieux que le rap pour nous apprendre leur état d'esprit ? Parfois il suffit tout simplement de lire les paroles d'une chanson. Nous vous soumettons donc celles-ci, extraites du clip produit par le groupe NTM : "qu'est-ce qu'on attend ?". "Dorénavant la rue ne pardonne plus. Nous n'avons rien à perdre car nous n'avons jamais rien eu. A votre place je ne dormirais pas tranquille. La bourgeoisie peut trembler, les cailleras sont dans la ville". C'est bizarre : elles nous résonnent comme une drôle de façon dans les oreilles. Comme si elles avaient été écrites cette semaine par un groupe de Liverpool ou de Manchester. Et pourtant, elles datent de déjà... 16 ans. Comme quoi rien n'a vraiment changé. Si vous y prenez goût et vous souhaitez consulter l'intégralité de la prose de Joey Starr et Kool Shen, elle a été reprise par le blog de Gilles Bonafi. Aujourd'hui en Angleterre et bientôt en France...

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mardi 12 juillet 2011

En attendant l'explosion finale...

Vous avez aimé les subprimes ? Vous allez adorer les CDS ! La grande prêtresse de la banque américaine JP Morgan, Blythe Masters a décidément fait les choses en grand lorsqu'elle a inventé les Credit Default Swaps, ces contrats d'assurances permettant de se couvrir en cas de perte sur l'actif de référence. Alors que la période est pour le moins agitée pour tous les spéculateurs de la terre, le montant de la valorisation des CDS n'a jamais atteint de tels sommets. Et il continue de progresser tel un cancer qui se développe dans tous les rouages de la finance internationale comme le rapporte le Comptroller of the Currency. On y apprend donc que les CDS sont encore en très forte augmentation au premier trimestre 2011 par rapport à leur valorisation au dernier trimestre 2010. 113% d'augmentation, un chiffre en total décalage avec la réalité économique. Autant dire que la spéculation continue de plus belle sur des marchés dont on nous jurait qu'ils seraient encadrés pour ne plus jamais connaitre les affres de l'année 2008 et l'effondrement de la banque Lehman Brothers. Comme le révèle ce papier publié par le site Agoravox, on apprend donc que quatre banques américaines seulement se partagent 243.991 milliards de dollars de produits dérivés. Chiffre à mettre en parallèle avec les 65.000 milliards de dollars du PIB de la planète. "Pire encore, ils ont encore augmenté de 12.810 milliards de dollars au premier trimestre 2011". En résumé, le montant de la bulle spéculative sur les dérivés de crédit correspond désormais à l'équivalent de quatre ans de PIB mondial. Il n'est donc pas besoin de préciser que nous serons tous dans la m... quand celle-ci explosera. Tenons-nous le pour dit...


La crise du crédit / Pourquoi notre futur est... par non-merci
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dimanche 12 décembre 2010

L'heure de vérité approche...

En route pour la crise systémique. C'est en substance la conclusion de ce papier publié par le blog de l'économiste Gilles Bonafi. Il met en avant une information quasiment passée inaperçue par les médias en général (sauf par ce blog) relative à la faillite de la société Ambac Financial (voir par ailleurs). D'après lui, la faillite de cette entreprise est précurseur d'une catastrophe économique sans précédent à venir. Pourquoi ? Ambac est un réhausseur de crédit, au coeur même de la titrisation. Elle permet de transformer des dettes (ou des créances) en titres financiers (des actifs) dans une gigantesque pyramide à la Ponzi. Elle apporte une garantie de paiement en cas de faillite de l'émetteur de ces titres. Or, la faillite d'Ambac Financial montre que c'est tout le système financier qui est en train de s'effondrer sous nos yeux sans qu'aucun état puisse intervenir pour assumer ces pertes du fait de l'énormité des sommes en jeu. "Par exemple, Ambac garantirait pour 700 milliards de dollars de ces instruments de dettes (les fameux CDS), qu'il faut comparer aux 400 milliards de dollars de Lehman Brothers, dont la faillite, le 15 septembre 2008, a donné le coup d'envoi de la crise actuelle". Il faut savoir que l'essentiel des produits dérivés sont des CDS (Credit Default Swap) et totalisent le montant astronomique de 223.376 milliards de dollars soit près de quatre fois le PIB mondial. Ce sont des contrats d'assurance cotés sur les marchés mais présents hors bilan (ils n'apparaissent pas dans les livres de compte de la société et sont donc des actifs fantômes). En plaçant ces produits hors bilan, les banques évitent de constituer des réserves garantissant ces polices d'assurance. L'essentiel des ces produits dérivés sont adossés à des dettes et surtout à l'assurance contre le non remboursement de ces dernières. Du coup, en cas de défaillance de l'un des acteurs, les montants hors bilan doivent réintégrer les comptes des banques. De plus, les CDS sont adossés le plus souvent à des crédits immobiliers. Or avec près de 13.000 saisies immobilières quotidiennes, c'est autant d'argent qui vient gréver les comptes des établissements financiers. En résumé, un CDS n'est rien d'autre qu'une dette qu'on a transformé en produit financier donc en argent. Un véritable tour de magie. Le plus grave est que cette montagne d'actifs toxiques est concentrée dans les comptes de quatre banques : JP Morgan, Bank of America, Goldman Sachs et Citigroup. Par exemple, la JP Morgan détient à elle seule 75.253 milliards de dollars de produits dérivés soit plus d'une fois le PIB mondial. Autant préciser que si elle fait faillite c'est l'équivalent de toute la richesse produite par le monde entier pendant plus d'un an qui part en fumée. Les conséquences de cette gabegie sont colossales et le pire est à venir : explosion de l'extrême pauvreté, disparition des retraites et de la sécurité sociale. Les pertes financières à venir seront astronomiques et elles finiront par ruiner les Etats car tous les organismes financiers de la planète sont interdépendants entre eux. D'après l'auteur, la seule et unique solution repose sur une monnaie mondiale : les DTS. C'est quoi les DTS ? Les Droits de Tirage Spéciaux sont un panier de monnaie comprenant le dollar, la livre sterling, le yen et l'euro. Le G20 pourrait imposer ce panier en lieu et place du seul dollar. Du coup, on avance un pas de géant vers un Gouvernement Mondial (le Nouvel Ordre Mondial dont on parle tant). La seule question est de savoir si ce pouvoir sera démocratique ou oligarchique (appartenant à la haute finance). Il n'en demeure pas moins que la situation est pour le moins périlleuse. Les Etats-Unis ont adopté depuis des années une économie de guerre. "Obama a d'ailleurs présenté pour l'année fiscale 2011, un budget de la défense de 768 milliards de dollars à comparer aux 512 milliards de l'année 2009. Une hausse de 50%". Bref, cette crise systémique qui s'annonce est doublée d'une crise civilisationnelle qui remet en cause le fondement même de la démocratie du monde occidental. Le travail, notre lien social fondamental est ainsi en cours de destruction. Du coup, il convient de se souvenir de ce que prédisait Nietzsche : "la démocratisation de l'Europe tendra donc à produire un type d'hommes préparés le plus subtilement du monde à l'esclavage, mais dans des cas isolés et exceptionnels, le type de l'homme fort ne pourra que devenir plus fort, plus prospère et plus riche qu'il ne l'a jamais été..." ou plus exactement un gouvernement mondial dictatorial.
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