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dimanche 18 septembre 2011

A l'école Kerviel...

L'histoire est un éternel recommencement. Et cela commence par devenir lassant... En 2008, le trader Jérôme Kerviel se lâchait dans le "grand casino du trading" et faisait perdre à la Société Générale près de cinq milliards d'euros. En 2011, c'est Kweku Adoboli, la star des desk ! Comme nous l'enseigne cet article publié par le Figaro, ce trader ghanéen vient de dilapider près de 1,5 milliards d'euros appartenant à la banque suisse UBS. Fêtard, amateur de jolies filles et de bling bling, ce golden boy est désormais au trou. Il n'en demeure pas moins que cette affaire représente une tuile pour cette banque qui verrait alors certainement sa note dégradée par les agences de notation comme l'enseigne ce papier publié par le site suisse le Matin. "La banque a précisé que cette affaire risquait de faire plonger dans le rouge ses résultats du troisième trimestre, mais que ses clients ne devraient pas en souffrir directement". Ben voyons... Et indirectement ? Quant à nous, nous ne pouvons que recommander à tous ces Vampires de se méfier dorénavant quand ils recrutent un trader avec la lettre K en initiale. Vues les circonstances, c'est le meilleur moyen de se retrouver dans le caca...

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mercredi 11 mai 2011

Revenus en or massif...

Pendant que les Américains se débattent comme ils le peuvent avec les vicissitudes de la vie, il en est certains pour qui cette période est vraiment bénie des dieux. Il s'agit des banques américaines et notamment la plus Vampire d'entre elles : Goldman Sachs. Comme nous l'enseigne ce papier publié par Zerohedge, la banque bien connue de ce blog affiche une santé insolente en comptabilisant un record de 32 jours consécutifs où ses profits quotidiens ont dépassé les cent millions de dollars. Mais ces bons résultats ne sont pas seulement l'apanage de la Goldman Sachs, c'est aussi le cas pour la Bank of America comme le montre ce graphique toujours publié par Zerohedge. Bref, pour tous ces Vampires, tout est bien dans le meilleur des mondes. Une fois de plus, nous avons la preuve que les milliards de dollars déversés par la planche à billets de Ben Bernanke ne servent en rien l'économie mais seulement les banques qui continuent de jouer au casino comme elles le faisaient en 2008. Décidément l'Histoire ne leur a rien appris. Il en va d'ailleurs toujours ainsi quand une monnaie n'est plus rattachée à un actif tangible et mesurable...

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lundi 10 janvier 2011

Mafia bancaire...

Le système bancaire mondial est de plus en plus souvent représenté sous la forme d'une pieuvre qui veut tout contrôler. Fantasme me direz-vous ? Pas si sur à en croire ce long papier publié dans le New York Times. On y apprend notamment qu'une élite bancaire secrète contrôle l'intégralité du marché des produits dérivés. Tous les mois, le mercredi, neuf membres d'une société de l'élite de Wall Street se rencontrent dans Midtown Manhattan (le quartier des affaires de New York). Ils partagent un même objectif : protéger les intérêts des grandes banques qui agissent sur le vaste marché des produits dérivés, l'un des plus profitables - et controversé - de la finance. Ils on aussi en commun des secrets, le compte-rendu de leurs réunions de même que leurs identités, strictement confidentiels. "C'est ainsi que Louise Story débute son article dans le New York Times dont elle est une journaliste financière vedette. Au terme d'une enquête fouillée, elle met en évidence, détails et noms à l'appui, les mécanismes utilisés par les mégabanques qui dominent le marché des produits dérivés. Dans le but d'empêcher que de nouveaux entrants élargissent leur club très restreint et afin que continue à régner sur ce marché une totale opacité, garante de leurs immenses profits". Cela ressemble furieusement à une mafia dirait-on. Quels en sont les membres ? Toujours les mêmes : Goldman Sachs (évidemment !), Morgan Stanley, JP Morgan Chase, UBS, Deutsche Bank, Barclays, Crédit Suisse, Citigroup et Bank of America. "Au fil de son enquête, Louise Story raconte comment les mégabanques firent par la suite obstacle aux velléités d'autres intervenants d'entrer sur le marché des chambres de compensation, avec également comme souci d'empêcher l'avènement d'une quelconque cotation électronique des produits dérivés, qui apporterait de la transparence et risquait de court-circuiter les banques". Maintenant on sait que le monde n'est plus dirigé démocratiquement mais financièrement. Si toutes ces banques ont prospéré, elle le doivent avant tout à la loi sur les dérégulations des instruments financiers qui a permis de rendre légale ce qui auparavant était une escroquerie. Et quand parfois elles font des choses illégales (comme le "foreclosure gate" par exemple), elles s'en foutent puisqu'elles sont trop grosses pour aller en prison...

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lundi 25 octobre 2010

Algorithmes fous...

Ils n'en sont toujours pas revenus dans la petite start-up LiveDeal. Cette petite société cotée sur le Nasdaq a une micro capitalisation de trois millions de dollars. Mais comme on a déjà pu le voir à de multiples reprises, c'est désormais l'électronique qui fait la loi à Wall Street, plus exactement les HFT (high frequency trading). Comme le souligne ce papier de Zerohedge, les algorithmes se sont emballés sur son cours de bourse pour le faire grimper de 365% en cinq minutes. Ainsi, ce dernier est passé de 4,79 dollars à 22,25 dollars l'action. Un vrai festival ! Le marché est devenu complètement fou. Tous les indices sont déconnectés de l'économie réelle. En résumé : le déluge est pour bientôt...
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mardi 12 octobre 2010

Mêmes eux le disent...

"La bourse est devenu un casino géant. Sauf que le fonctionnement d'un casino est plus transparent et plus facile à comprendre". Tel est le sidérant constat des professionnels de la finance prononcé à l'ouverture du rendez-vous annuel des opérateurs de marché, le WFE (World Federation of Exchange) comme nous le rapporte cet article publié par le Monde. Allô Monsieur le Président Sarkozy ? On en est où de la régulation pour que plus jamais le monde ne connaisse cette sombre période de septembre 2008 ? D'autant que l'électronisation des échanges, la libéralisation des marchés et l'accélération intense des transactions n'a fait que renforcer cet état de fait. Autant dire que cela peut recommencer demain de la même façon. D'ailleurs Jean-Pierre Jouyet, le patron de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers), résume à lui seul la situation : "nous sommes assis sur un volcan financier. On n'arrivera pas à résoudre les dysfonctionnements du marché sans s'attaquer à la directive MIF, elle est au coeur de tout". C'est quoi la directive MIF ? Comme de bien entendu il s'agit d'une directive européenne, voulant dire Marché des Instruments Financiers. En 2007, cette règle a été mise en place afin d'ouvrir à la concurrence, les marchés boursiers. Les opérateurs historiques comme Euronext à Paris ou le London Stock Exchange à Londres se sont vus concurrencer par des plate-formes alternatives. Leur nombre a permis d'émietter le marché. De plus, sont apparus les "dark pools", des plate-formes permettant de faire passer de gros ordres de Bourse en dehors de la surveillance des régulateurs. Désormais même les traders le concède : la Bourse est un casino qui parasite l'économie réelle. Tout le monde est d'accord sur ce constat. Mais la faiblesse du pouvoir privilégie le statu-quo. Quelle époque lamentable...!

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mardi 5 octobre 2010

Une affaire de robots...

La bourse augmente. On pourrait se dire tant mieux, sauf que rien ne permet de justifier cette hausse. Alors d'où vient-elle ? Quelle en est la cause ? C'est à toutes ces questions que tente de répondre Olivier Demeulenaere sur son blog Regards sur l'économie. Une hausse de 7,72% : le Dow Jones vient de réaliser son meilleur mois de septembre depuis... 1939 ! De mauvais augure ? Il est en tout cas permis de se le demander tant les bonnes nouvelles économiques se font rare...et que les investisseurs fuient le marché action depuis 21 semaines. En fait, tout vient des robots, les fameux high frequency trading (HFT) (voir par ailleurs). "Aux Etats-Unis, les deux tiers des opérations boursières seraient réalisées en dehors de toute intervention humaine". Fonctionnant en vase clos, la bourse n'a plus aucune connexion avec les performances de l'économie réelle. Vous avez dit casino...?


High frequency trading - Arrêt sur images
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jeudi 16 septembre 2010

Traders à haute fréquence...

On en a déjà parlé sur ce blog mais vu l'ampleur que prend ce type de joujou, il convient de faire un peu mieux connaissance avec le HFR (High Frequency Trading). C'est quoi le HFR ? C'est du trading électronique à haute fréquence. En d'autres termes, il s'agit de logiciels réalisant des ordres de bourse en lieu et place des courtiers humains. Leur unité de mesure est celui de la microseconde (millionième de seconde). Ces financiers très particuliers dominent l'actualité des spécialistes des dérivés pour la 31ème réunion de Bürgenstock qui rassemble les bourses du monde entier et les autorités de surveillance. Comme nous le fait remarquer ce papier du quotidien suisse Le Temps, ce n'est plus l'homme mais la machine qui décide d'un ordre boursier. "Le HFR représente le quart du volume sur le marché des changes, selon une étude de Aite Group. Son potentiel est loin d'être épuisé. Même si l'industrie des dérivés est assez nerveuse actuellement (...), certains parlent de 40% du marché des changes dans deux ans". Au moment où tous les gouvernements du monde parlent de régulation du capitalisme et de ses dérives, il est particulièrement symptomatique de constater que la finance crée de nouveaux instruments rendant encore plus difficile son encadrement. En tout cas, avec de tels logiciels, il est fort probable que le prochain krach boursier soit le dernier...


WarrantMarrant - High Frequency Trading
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WarrantMarrant - Pour quelques millisecondes de plus
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mercredi 1 septembre 2010

Les HFT vont tous nous couler...

On nous promettait de moraliser le capitalisme. De faire en sorte que le marché ne fasse plus la pluie et le beau temps dans l'économie réelle. Vaste fumisterie quand on sait que les HFT sont toujours d'actualité dans les bourses mondiales. Savez-vous ce que c'est HFT ? Non ? HFT veut simplement dire High Frequency Trading. Alors qu'auparavant il y avait des intermédiaires qui enregistraient les ordres de bourse, désormais tout est informatisé. Les bourses mondiales ont mis en place des logiciels d'algorithme permettant de démultiplier la vitesse des transactions quels que soient les marchés. Ils représentent près de 80% de toutes les transactions boursières aux USA comme nous l'indique le site Wikipedia. La raison de tels logiciels : économiser de l'argent en supprimant les intermédiaires humains. Bienvenue dans la spéculation outrancière robotisée. Malheureusement comme tout logiciel, ceux-ci peuvent buggés. C'est ce qui est arrivé cet été quand on s'est aperçu que les HFT avaient pété un plomb. Comme l'indique cet article du site Zerohedge, le 26 août, pour une raison connue d'eux seuls, ils avaient décidé de baisser le cours de l'action Core Molding. Cela a si bien fonctionné que le cours est tombé à 0,0001 dollar ! Incroyable succès de la modernité. Ils tournaient en boucle comme l'ordinateur Hal dans le film "2001, l'Odyssée de l'Espace". Surréaliste vraiment ! "Below we show how this algorithm pushed the stock price of Core Molding from its normal price of $4.12 all the way down to $0.0001 in the span of one second, after an HFT program went ballistic, and would have kept on hitting the subpenny $0.0001 bid in perpetuity. It must have been swell to be a CMT holder : one second your stock is worth $4.12, the next, it is worth $0.0001. The insanity of computers, captured below in perpetuity for your viewing pleasure". Autant dire que les actionnaires de Core Molding ont eu des sueurs froides pendant quelques instants. De quoi s'éloigner de ce gigantesque casino pendant quelques temps...

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