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mardi 12 juillet 2011

En attendant l'explosion finale...

Vous avez aimé les subprimes ? Vous allez adorer les CDS ! La grande prêtresse de la banque américaine JP Morgan, Blythe Masters a décidément fait les choses en grand lorsqu'elle a inventé les Credit Default Swaps, ces contrats d'assurances permettant de se couvrir en cas de perte sur l'actif de référence. Alors que la période est pour le moins agitée pour tous les spéculateurs de la terre, le montant de la valorisation des CDS n'a jamais atteint de tels sommets. Et il continue de progresser tel un cancer qui se développe dans tous les rouages de la finance internationale comme le rapporte le Comptroller of the Currency. On y apprend donc que les CDS sont encore en très forte augmentation au premier trimestre 2011 par rapport à leur valorisation au dernier trimestre 2010. 113% d'augmentation, un chiffre en total décalage avec la réalité économique. Autant dire que la spéculation continue de plus belle sur des marchés dont on nous jurait qu'ils seraient encadrés pour ne plus jamais connaitre les affres de l'année 2008 et l'effondrement de la banque Lehman Brothers. Comme le révèle ce papier publié par le site Agoravox, on apprend donc que quatre banques américaines seulement se partagent 243.991 milliards de dollars de produits dérivés. Chiffre à mettre en parallèle avec les 65.000 milliards de dollars du PIB de la planète. "Pire encore, ils ont encore augmenté de 12.810 milliards de dollars au premier trimestre 2011". En résumé, le montant de la bulle spéculative sur les dérivés de crédit correspond désormais à l'équivalent de quatre ans de PIB mondial. Il n'est donc pas besoin de préciser que nous serons tous dans la m... quand celle-ci explosera. Tenons-nous le pour dit...


La crise du crédit / Pourquoi notre futur est... par non-merci
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lundi 9 mai 2011

Pertes records...

Pendant que nos hommes politiques tentent de nous rassurer sur la survie de ce monde en pleine déconfiture, les banques anglaises n'en finissent plus de provisionner des sommes pour couvrir leurs pertes liées entre autres à la situation irlandaise. La première a avoir annoncé les "mauvaises nouvelles" est la Lloyds qui affiche une perte abyssale comme le révèle cette dépêche Reuters reprise par le Nouvel Obs. "Les comptes du premier trimestre de la banque, détenue à 41% par l'état britannique depuis la crise financière, ont de ce fait plongé dans le rouge avec une perte de 3,5 milliards de livres sur les trois premiers mois de l'année contre un bénéfice de 721 millions il y a un an". Vous avez dit reprise ? Mais les concurrents de la Lloyds ne sont pas mieux lotis. Ainsi, on apprend que pour la Royal Bank of Scotland, les pertes se chiffrent à 528 millions de livres comme le révèle cet article publié sur le site de la BBC. Tandis que la Barclay's a provisionné plus d'un milliard de livres pour compenser les pertes liées aux ventes forcées d'assurances comme le note cette dépêche de l'AFP. En effet, les banques anglaises ont imposé pendant des années aux emprunteurs anglais leurs propres assurances-crédit (dites PPI pour Product Payment Insurance, l'équivalent de nos assurances Décès Invalidité et Incapacité de travail) sans leur laisser le choix. La justice anglaise vient donc de casser ce monopole qui permettaient aux banques anglaises de recevoir de juteuses commissions. Décidément chez les Vampires tout est bon pour vous sucer toujours plus. Mais heureusement parfois le vent peut aussi souffler en sens contraire. Il n'empêche que les pertes liées à cette décision de justice pourraient atteindre les neuf milliards de livres. Bref, il existe en ce moment comme un parfum de subprimes...

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jeudi 23 décembre 2010

Fuyez les dettes françaises...

Amis investisseurs qui avez des liquidités, ce conseil est fait pour vous. Comme le souligne ce papier publié par le site Moneyweek, les CDS (Credit Default Swaps) liés à l'endettement de la France sont au plus haut. De quoi donner des crises d'urticaire à Christine Lagarde et consorts. "Selon CMA, société indépendante qui fournit aux marchés les cours de 1.500 CDS (assurance contre le défaut de crédit), les CDS français ont atteint lundi 20 décembre 106,6 points soit leur plus haut niveau historique ! En comparaison, les CDS thaïlandais se négocient à... 96 points". Bref, pour les investisseurs, La France est désormais réputée moins fiable quant au remboursement de ses dettes que la Thaïlande. De plus, sa note correspondante ne devrait plus être AAA mais Baa1 soit sept crans plus bas. Dans la suite logique de ce qui se passe en Picardie... En clair, chaque fois que l'on voudra s'assurer contre le non remboursement de 10 millions d'euros par la France sur une période de dix ans, il en coûtera pour les investisseurs la somme de 106.600 euros de prime annuelle. De quoi faire réfléchir au moment de placer son argent. Autant préciser qu'il convient de se méfier désormais de la valorisation des assurances-vie placées en général en obligations d'état. Remarquez l'omerta médiatique qui règne sur ce genre d'informations en cette période de fêtes : il ne faut surtout pas paniquer le consommateur. Mais à jouer à ce petit jeu, la fève de l'Epiphanie risque de nous rester en travers de la gorge...

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lundi 6 septembre 2010

Certitude grecque...

On a déjà vu tout l'optimisme du Docteur Sinn concernant la situation grecque. Cette fois c'est un papier de Zerohedge titré : "Why Market Is Now More Certain Than Ever That Greece Will Default, And A European Funding Update" qui nous indique toute l'étendue du désastre... Désormais le marché est certain que la Grèce va faire faillite. En effet, le coût pour assurer les crédits faits à la Grèce est plus cher "qu'à la veille de son semi-défaut" en juin dernier. Or si la situation s'était améliorée, logiquement ce coût aurait du baisser. Selon divers interviews donnés par les Allemands la semaine passée, la banqueroute de la Grèce est quasi certaine pour des raisons que l'on ne soupçonnait pas : "Greece will happily borrow from the ESM to avoid having to close its primary deficit (that is, excluding interest payments) too rapidly. Yet if Greece is successful in eliminating its primary deficit, its temptation to default will actually grow, as it can wipe out huge amounts of accumulated debt without any longer needing the financial markets to fund current expenditures". La tentation est grande pour le gouvernement grec de faire défaut sur sa dette pour éviter de trouver d'immenses sommes uniquement pou financer ses dépenses courantes. Autant dire que le plan de renflouement européen n'aura servi à rien du tout si ce n'est à nous endetter encore plus pour le plus grand bien des Grecs...

Goldman Funding Update
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dimanche 25 octobre 2009

65.000 faillites en France sur un an...

La reprise est soi-disant là mais force est de constater que l'organisme de la Coface ne l'a pas encore repéré. Ainsi, comme le souligne cet article du Point reprenant les chiffres du géant de l'assurance-crédit, la France a connu un nombre record de faillites avec le nombre de 65.000 entreprises dissoutes sur un an. Plus important encore : le mois de septembre représente "le deuxième mois le plus noir en France avec 6.598 défaillances d'entreprises, un chiffre en hausse de 12% par rapport au même mois de 2008. Le record historique avait été atteint en mars 2009 avec 6.773 faillites. Sur les 12 derniers mois, ce sont 65.833 défaillances qui ont été recensées contre 53.197 à fin septembre 2008, soit une augmentation de 24%, précise la Coface dans un communiqué".

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lundi 7 septembre 2009

Où va t-on travailler....?

Souvenez-vous : Laurence Parisot, la patronne du MEDEF, avait donné un chiffre "astronomique" d'entreprises ayant des difficultés. Elle parlait de 70.000 PME toutes proches "du mur" (voir par ailleurs). Il semble bien qu'elle avait raison puisque ce chiffre vient d'être confirmé par la société d'assurances-crédit Euler Hermès comme nous l'enseigne cet article publié dans Le Monde. C'est une augmentation de 20% par rapport à l'année dernière. La région la plus mal lotie : la région Rhône-Alpes. C'est la pire récession en France depuis 1945...
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