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mercredi 1 février 2012

Touati tout cela...?

Regardez comme il prend bien la pose notre économiste d'opérette. Et pourtant si j'étais lui, j'irais me cacher de façon à ne plus polluer les antennes de mes inepties. Vous avez très certainement reconnu l'expert des experts, le dénommé Marc Touati. Ce soi-disant spécialiste qui passe en boucle sur toutes les chaînes de télévision pour nous promettre des lendemains qui chantent. J'avais déjà souligné toute sa clairvoyance quand il avait osé affirmer qu'il ne croyait pas un boom du prix de l'or (voir par ailleurs)... Je lui rends à nouveau hommage aujourd'hui pour ses extravagantes prévisions boursières relatives à l'année 2011 communiquées en juin dernier et non oubliées par le site le Mediascope. "Je maintiens l'objectif de 4.000 à 4.500 points pour la fin de l'année 2011"... Ben voyons : le CAC 40 est aujourd'hui même à 3.300 points soit 25% d'écart avec la prévision de ce Monsieur... C'est vous dire comment les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Toujours est-il que heureusement que certains économistes n'ont pas la même boule de cristal que Marc Touati. C'est le cas notamment de Olivier Delamarche. Lui au moins sait de quoi il parle quand il nous évoque l'apocalypse financière pour demain ou après-demain... Dans sa dernière chronique diffusée hier par BFM, il nous confirme ce que l'on savait déjà : le dernier sommet européen n'a servi à rien. Comme d'habitude... En effet, alors que l'on s'occupe de la Grèce, on en oublie le Portugal qui sera le prochain pays en faillite, suivi de l'Espagne. De plus, l'hyperinflation guette... "En deux mois, le bilan de la BCE a explosé. Il est devant celui de la Fed". En d'autres termes, la planche à billets a tourné à plein régime en Europe pour permettre aux banques de pouvoir prêter à l'économie réelle. Mais celles-ci préfèrent jouer sur les marchés et ne remplissent plus leurs obligations. "Le jour où l'argent va commencer à circuler, vous allez voir l'inflation démarrer"... Entre le premier qui nous annonce régulièrement que tout va bien et le second qui nous met en garde semaine après semaine contre le risque d'un effondrement généralisé, mon petit doigt me dit d'écouter plutôt le second. Histoire de me rassurer...?



Olivier Delamarche - Les banques ne prêtent plus... par MinuitMoinsUne
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mardi 17 janvier 2012

Le pouvoir appartient à l'argent...

Depuis que cette crise a commencé il y a maintenant cinq ans, les liquidités commencent à manquer sérieusement de partout. Du coup, ceux qui ont le bonheur d'en posséder ont a juste titre un pouvoir grandissant. C'est le cas notamment de la mafia. Comme nous l'enseigne cet article publié par le site CNBC, le syndicat du crime fait désormais office de prêteurs en dernier ressort dans bien des régions d'Italie. Il faut préciser que les organisations mafieuses ont près de 190 milliards de dollars à blanchir. Une aubaine quand on sait que les banques n'acceptent plus de crédits. La plus active dans cette nouvelle activité est sans conteste la mafia calabraise appelée plus communément la 'Ndrangheta. On y apprend qu'elle prête sans compter des "petites" sommes qui très vite peuvent se transformer en une dette abyssale (un prêt de 2.000 euros devient régulièrement une dette de 25.000 euros...sic !). Autant dire que vues les perspectives économiques pour cette année 2012 en Italie comme ailleurs, il y a fort à parier que ce petit business n'est pas prêt de se tarir...  
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mercredi 26 octobre 2011

En Chine aussi...

Alors que la Zone euro connaît une débâcle financière et économique comme jamais rencontrée auparavant, il est bon de noter que la Chine rencontre elle aussi des tourments du même ordre. Bienvenue dans la ville industrielle de Wenzhou ! On a déjà fait la connaissance de cette ville industrielle sur ce blog suite à un accident de train dont l'enquête fut "remarquablement" menée à l'époque (voir par ailleurs). Elle revient dans l'actualité aujourd'hui alors qu'elle est en pleine crise financière comme nous l'apprend ce papier publié par l'Express. Cité pionnière du développement de l'économie privée en Chine, des dizaines d'entrepreneurs installés dans cette ville se sont tirés sans demander leur reste. La raison : la spéculation comme partout ailleurs. Flashback : en 2009, la Chine connaît un taux de croissance inédit. De quoi faire "chauffer à fond la machine" entraînant par la même un resserrement du crédit par les autorités qui ont peur de l'implosion du système. Elles régulent de fait la distribution de nouveaux prêts par les banques. Qu'à cela ne tienne, la ville de Wenzhou va se spécialiser dans le crédit informel (le crédit de vous à moi...!). "Beaucoup de petits patrons n'ont pas d'autres choix que de se tourner vers le secteur informel pour se financer, malgré des taux d'intérêt astronomiques, car en Chine, les banques, en majorité étatiques, prêtent d'abord aux entreprises d'Etat". Tous ces "prêts entre amis" représentent quand même plus de 12 milliards d'euros. De quoi inquiéter même le Premier ministre Wen Jiabao. "La crise du crédit à Wenzhou pourrait s'étendre à l'ensemble du pays si les affaires des commerçants originaires de la ville, qui ont investi aux quatre coins de la Chine, principalement dans l'immobilier et dans le secteur manufacturier étaient affectées". Comme quoi de l'Occident à l'Orient, la cupidité est la même vis-à-vis de l'argent. Aujourd'hui, dans cette ville, il ne reste plus que des prêts impayés, des entreprises vidées, des magasins fermés, des salariés non payés... Amis Chinois ! Bienvenue dans l'ultra-libéralisme...

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jeudi 13 octobre 2011

Sous LBO...

Quand les sportifs se shootent à l'EPO, les salariés, eux connaissent le LBO. Tout comme l'autre, il s'agit d'une drogue : la drogue de l'endettement par le crédit. Déjà en début d'année, nous mettions en garde nos lecteurs sur ce risque majeur. Celui d'une nouvelle "déflagration économique" (voir par ailleurs). Il semble bien qu'on en soit désormais tout proche comme le soutient le site de l'Agefi. Il faut dire que la dégringolade des marchés boursiers n'arrange pas les affaires des investisseurs en LBO. Les entreprises ont déjà fait toutes les économies nécessaires en réduisant leurs coûts depuis trois ans (avec les "remerciements" de millions de chômeurs en prime). Or, un mur de dettes menace pour les années 2013 et 2014. "Alors que les entreprises les mieux notées ont repoussé les échéances de remboursement grâce à des refinancements en 2010, les autres feraient face à des perspectives sombres pour 2013 et 2014. Le portefeuille de plus de 300 emprunts à effet de levier suivi par Fitch dépasse les 200 milliards d'euros de dettes arrivant à maturité en 2012 et 2013". Eternelle ritournelle de la fable de "la cigale et la fourmi"... Que faisiez vous aux temps chauds ? Je spéculais ne vous déplaise... Vous spéculiez ? Eh bien payez maintenant... Vous voilà à nouveau avertis. Après les élections de 2012, qui que ce soit au pouvoir, nous connaîtrons une période de chômage et d'esclavage fiscal comme jamais nous n'en avions connues. Nous sommes donc en sursis et c'est le dernier moment pour préparer ce qui doit être sauvé. Faute de quoi...


LBO, la financiarisation ou comment casser... par REMAUT
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mardi 4 octobre 2011

Clôture de compte...

Fin de partie pour la Dexia ! La banque franco-belge est donc la première victime d'envergure depuis la chute de la banque d'affaires Lehman Brothers en 2008. Gavée d'emprunts toxiques et d'autres "joyeusetés" du même ordre jusque dans les moindres recoins de son bilan, la banque Dexia tire sa révérence comme le stipule cet article publié par le Figaro. "Confrontée à une crise massive de liquidités (les autres établissements financiers ne lui accordant plus de crédits), la banque franco-belge n'a d'autres choix que de vendre ses bijoux de famille tout en isolant ses portefeuilles et actifs non performants dans une bad bank". Au terme de ce "travail", il ne restera plus rien de l'institution financière. D'autant que ce sont de vrais "spécialistes" qui vont s'occuper de son cas comme nous l'enseigne cet entrefilet publié par les Echos. Les Vampires sont tous là à vouloir se partager la carcasse encore fumante de la victime : Morgan Stanley, Goldman Sachs, JP Morgan, Lazard, Barclays, UBS et autre Rothschild... Excusez du peu... Mais la question qui intéresse tous les contribuables est de savoir ce qu'il va advenir de tous les emprunts commercialisés par la Dexia aux municipalités françaises et qui font l'objet de multiples recours ? Que les maires de ces communes (voir par ailleurs) ne se réjouissent pas trop vite. Tous ces prêts vont être repris par une structure composée de la Caisse des Dépôts et Consignations et de la Banque Postale. Quant au reste des actifs pourris placés dans la bad bank, c'est une histoire qui se répète. Souvenez-vous du Crédit Lyonnais il y a 25 ans : l'addition sera présentée à tous contribuables des pays concernés comme le rappelle ce communiqué de presse de la Commission Européenne publié en février 2010. Bref, vous l'avez compris : les cocus de cette farce sont toujours les mêmes. En l'occurrence nous... On peut dire merci à tous ces enfoirés qui se sont succédés à la tête de cette institution avec une mention spéciale à Axel Miller et à son parachute en or massif...


Dette : la banque Dexia pourrait être demantelée par BFMTV

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mercredi 21 septembre 2011

Tant qu'ils peuvent vous tondre...

Soyez en certains ! Tant qu'il vous restera un peu de laine sur le dos, les Vampires n'hésiteront pas à inventer tous les stratagèmes pour venir vous la tondre. C'est le cas notamment de cette multinationale finlandaise : Ferratum. Vous ne la connaissez pas encore (elle ne distribue pas encore ses produits en France...) mais ne désespérez pas, ce n'est qu'une question de mois comme le révèle leur site internet. C'est quoi cette boite ? Comme le souligne cet article publié par le site belge de la RTBF, elle accorde des micro-prêts par SMS. "On emprunte 50 à 200 euros pour deux semaines à un mois. C'est ultra-flexible mais cette soi-disant souplesse a un coût. On ne compte pas d'intérêt pour ces micro-prêts, mais bien des frais de traitement qui sont prohibitifs. Pour 200 euros empruntés, vous devez rembourser 250 euros le mois suivant". Messieurs les pigeons, comment dit-on usure en finnois ? Comme le reconnait l'Observatoire de l'endettement belge, cette solution destinée aux plus modestes n'aura pour seul effet que de leur mettre la tête sous l'eau un peu plus vite que prévu. A croire que les autorités qui donnent leur agrément à ce type de société n'ont pas encore pris la pleine mesure du mal qui ronge le système. Endetter toujours plus des gens qui habitent dans des villes surendettées à l'intérieur de pays aux abois financièrement, nous n'appelons plus cela une solution mais une fuite en avant. Jusqu'au prochain mur...

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Bâtisseur de ruine...

C'est un sacré pavé dans la mare que vient de lancer ce matin le quotidien Libération. Alors que le monde est en train de s'effondrer sous le poids des dettes cumulées, le journal revient sur les agissements à la limite du frauduleux de la banque Dexia. On a déjà vu sur ce blog de nombreux exemples de communes qui se sont retrouvées surendettées après avoir fait "affaire" avec ces Vampires (voir par ailleurs). Mais pour la première fois, on peut avoir une vision d'ensemble des prêts toxiques détenus par chaque commune de France dans cette banque. Grâce à une information confidentielle, le journal a pu établir une carte de France des mauvaises nouvelles pour les contribuables locaux. Comme le rapporte cet article fort bien documenté, c'est près de 5.000 collectivités locales qui sont menacées d'asphyxie financière suite à des taux d'intérêts exorbitants. En effet, indexés sur le franc suisse, monnaie la plus en vogue en ce moment, les taux ont explosé ces derniers mois. "Cette carte constitue une bonne base pour évaluer le risque collectivité par collectivité mais elle ne clôt pas le débat. Les chiffres datent de 2009 et certains prêts ont été renégociés depuis. De plus, si Dexia (ex Crédit Local de France) est la banque historique des collectivités, elle n'est pas la seule à avoir distribué des emprunts toxiques. Les Caisses d'Epargne, la Société Générale, le Crédit Agricole ont aussi été très actifs sur ce marché". A la lumière de ces données, on ne peut que être satisfait : nous ne sommes pas (encore...?) concernés. Mais nous nous sentons solidaires de tout le monde. Comme quoi nous sommes tous un peu des Grecs en attente...


Des villes en quasi faillite par BFMTV
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mardi 23 août 2011

La Fed loan disclosure...

Vous avez aimé le scandale du "foreclosure gate" (voir par ailleurs), vous allez adorer la "Fed loan disclosure"... C'est quoi encore ces révélations ? Une fraude à la taille des Etats-Unis soit version XXL. On parle de milliers de milliards de dollars partis dans la nature sans aucun contrôle. Souvenez-vous : au mois d'avril dernier, on relatait la décision de la justice américaine d'obliger la Fed à rendre public la destination des fonds qu'elle a généreusement consentis aux banques pendant la période de crise en 2008 (voir par ailleurs). Quatre mois plus tard, c'est le site Bloomberg qui sort un papier au vitriol : le détail de toutes les magouilles provoquées par ces banksters sur le dos des contribuables américains. Les journalistes se sont donc paluchés près de 30.000 documents financiers et comptables afin de retracer l'itinéraire de ces milliards comme le souligne cet excellent papier publié par le site Objectif Eco. "Des dizaines de banques ont pu utiliser des programmes d'emprunts de la Fed entre août 2007 et avril 2010 portant sur des milliers de milliards de dollars afin de se renflouer à bon compte. En clair, il s'agissait de faire payer aux contribuables les erreurs des banques et leur permettre de recommencer. En prenant des risques inconsidérés...". Et aujourd'hui nous en sommes là... On dit merci à qui ? Et dire que nos banques font toujours comme si elles n'avaient aucun problème alors qu'elles sont devenues débitrices des Etats-Unis et de la Fed. "L'anecdote" que l'on préfère concerne une fois n'est pas coutume la Société Générale. On y apprend qu'elle a reçu près de 18 milliards de dollars en avril 2008 soit à peine quatre mois après la découverte de la fraude liée à Jérôme Kerviel portant sur 7 milliards de dollars. L'apocalypse financière est bien en cours...

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Do you, do you Saint-Tropez...?

Ah Saint-Trop'... Toute notre jeunesse ! Saint-Tropez et son port typique mêlant pêcheurs et milliardaires, ses boites de nuit où les VIP du monde viennent danser et claquer leurs thunes, la place des Lices où les boulistes du dimanche peuvent affronter une "vedette" lors d'un tournoi de pétanque, sa gendarmerie rendue célèbre par le maréchal des logis... chef Cruchot, et ses prêts toxiques... Hein ? C'est quoi cette histoire ? C'est un entrefilet publié sur le site News 26 qui nous informe que la fin de la fête est pour bientôt dans la municipalité varoise. La raison : le franc suisse ! En d'autres termes, alors que le dollar et l'euro ne valent plus que le montant du papier destiné à les imprimer, les autres monnaies voient leurs cours s'envoler. Notamment le franc suisse. Or si la ville de Saint-Tropez a des gendarmes, elle ne semble pas disposer de comptables. On apprend ainsi qu'elle a emprunté des sommes dont le taux d'intérêt est fixé en fonction de la cotation de la monnaie suisse. Normal en période de crise, l'air des banques helvètes paraît nettement plus sain que celui des banques françaises. Sauf que la douloureuse va être sévère. Ainsi, l'année prochaine le montant des intérêts à payer sera multiplié par ... 10. "Drames de la spéculation. Un rapport de la Cour des comptes a récemment révélé que des villes comme Saint-Tropez ont des emprunts dont l'intérêt annuel est indexé sur le franc suisse. A moins d'une forte baisse du franc, le taux d'intérêt que vont payer les contribuables tropéziens atteindra près de 30%. Les municipalités françaises ont un total de 10 milliards d'euros d'emprunts à hauts risques dans leurs livres de comptes". De quoi les faire s'interroger si elles aussi do you pay for les banquiers...?

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jeudi 11 août 2011

Au tour d'Angoulême...

Et de trois ! La banque Dexia (celle qui s'engage à nous donner une meilleure vision de notre futur...!) vient de se voir assignée en justice pour la troisième fois et toujours pour la même raison. La mise en place de prêts toxiques auprès de communes françaises plongeant celles-ci dans les pires difficultés budgétaires. Après la petite commune d'Unieux (voir par ailleurs), c'est la préfecture de la Charente qui est dans la tourmente financière. Comme nous le révèle ce papier publié par la Charente Libre, l'actuel maire d'Angoulême, le socialiste Philippe Lavaud ne s'en sort plus avec les "cadavres" laissés par son prédécesseur, l'UMP Philippe Mottet. Ce dernier avait contracté des prêts pourris sur les "bons" conseils de la Dexia. Or qui dit prêt pourri dit taux d'intérêt faramineux. Si faramineux que la ville est toute proche de la faillite. "Si ne nous en sortons pas, la ville sera proche de la cessation de paiement. Je n'assumerai pas une situation organisée par d'autres. Le contribuable angoumoisin non plus. Auquel cas je ferai voter un budget en déséquilibre et l'Etat n'aura qu'à mettre la ville sous tutelle". Du coup, il a demandé à François Fillon une aide exceptionnelle, histoire de faire passer la dette locale en dette nationale. Tout cela nous rappelle furieusement la situation de cette ville à la fin des années 80 quand le maire socialiste de l'époque, Jean-Michel Boucheron, avait laissé une ardoise de 164 millions de francs. Vingt ans après, on ne parle que de 28 millions d'euros (psst : presque 184 millions de francs !). Bref, de gauche à droite ils se shootent à l'endettement pour se reprendre une dose de pouvoir et quand l'overdose survient... Au lieu de se sevrer, ils préfèrent dealer. Amis contribuables vous reprendrez bien une petite ligne... de crédits évidemment ! Dans ce futur de junkie...

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lundi 8 août 2011

Sous tutelle...

Le Quatrième Reich est en route ! Laissons de côté ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique pour regarder la situation européenne. Force est de constater que le plus préoccupant à l'heure actuelle concerne l'économie italienne. Pourquoi ? Parce que l'Allemagne a prévenu que ses contribuables ne payeraient pas pour sauver la patrie de Berlusconi. Comme le révèle ce papier publié par le site Challenges, l'Allemagne a confirmé qu'elle n'était pas disposée à procéder à une rallonge budgétaire concernant le Fond Européen de Stabilité Financière (FESF) ou le Mécanisme Européen de Stabilité (MES). En d'autres termes, l'accord voté en juillet dernier ne sera pas changé d'une virgule. L'argent du fond est nécessaire pour sauver la Grèce ou le Portugal mais sera largement insuffisant pour venir en aide à l'Espagne ou à l'Italie (voir par ailleurs). N'en déplaise à Messieurs Sarkozy, Hollande, Fillon, Baroin, Barroso, Van Rompuy et consorts, Angela Merkel a la volonté de défendre les intérêts du peuple allemand et n'a aucune envie de remettre la main au portefeuille. N'est-ce pas Harry Potter qui déclarait encore ce matin être prêt à augmenter ce fond ? Cela bat aussi en brèche la légende véhiculée dans nos médias comme quoi l'Allemagne fera tout pour sauver l'euro. Elle se moque pas mal de la monnaie unique. Elle la maintient uniquement sur la pression de Washington qui en fut le réel instigateur. Bref, l'Italie doit résoudre ses problèmes par elle même. La BCE a bien décidé de racheter de la dette italienne et espagnole mais à quel prix ? Au prix d'une mise sous tutelle comme le révèle cet article publié par le Monde. La BCE tel un parti de gouvernement a formulé des exigences concrètes pour avancer de l'argent à l'Italie. Moins de rigidité sur les contrats à durée indéterminée, interventions sur l'emploi public, modification du modèle fondé sur l'extrême flexibilité des jeunes et des précaires, privatisation des régies municipales,... un magnifique programme à la sauce ultra-libérale. En d'autres termes, la BCE veut toujours plus de libéralisme, toujours plus de marché, toujours plus de politique de droite. Mais l'Italie a déjà Papounet qui applique cette politique. On a réellement l'impression que le monde tourne en rond et pas rond...



Baroin : "une tension des dettes"

par Europe1fr
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mardi 5 juillet 2011

Le "violon" vide d'Alto...

Cela ressemble de plus en plus à une fuite en avant sans retour possible. Les Etats-Unis sont au bord de la banqueroute et tous les services publics disparaissent comme neige au soleil. Nous avons déjà évoqué dernièrement le cas du Minnesota où plus de 20.000 fonctionnaires ont été priés de rentrer chez eux (voir par ailleurs). D'autres états ne sont pas mieux. A l'image du New Jersey comme nous en informe ce papier publié par Business Insider. Afin de ne pas subir les mêmes conséquences que dans le Minnesota, l'état de la côte est a été obligé de prendre un prêt relais auprès de la banque JP Morgan. Un prêt de plus de deux milliards de dollars au taux de... 9% pour couvrir le montant des factures impayées. Et dire que l'année fiscale commence à peine. Il n'est pas besoin d'être visionnaire pour déjà prévenir que l'année risque d'être bien longue du côté de Trenton. Et que dire de la petite ville d'Alto située au Texas. La municipalité, faute de moyens pour payer sa police, a renvoyé tous ses agents pour les six prochains mois comme nous le révèle cet article publié par le Wall Street Journal. Cette durée peut évidemment être prolongée si les finances municipales ne s'améliorent pas. Autant dire que le "violon" d'Alto n'est pas prêt de se remplir. Mais ne nous alarmons pas si vite, la population locale a déjà prévu de se faire justice elle-même. Du goudron et des plumes pour tous les malfaiteurs du coin...

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jeudi 9 juin 2011

Sus aux débiteurs...

Si vous êtes Américain et que vous avez contracté un prêt étudiant, mieux vaut ne pas être en retard dans le paiement de ses échéances. Faute de quoi vous verrez débarquer le SWAT. C'est quoi le SWAT ? Comme nous l'enseigne Wikipedia, c'est un acronyme pour "Special Weapons and Tactics" (l'unité d'élite de la police ou l'équivalent de notre GIGN). Spécialisée dans les opérations paramilitaires, cette unité intervient normalement dans les grandes villes lors de prises d'assaut contre des criminels lourdement armés. Mais manifestement elle intervient aussi pour des raisons nettement moins avouables. C'est cette mésaventure qui est arrivée à Monsieur Wright et ses enfants. Comme nous en informe ce papier publié par le Daily Mail, ces "cow boy" ont défoncé à six heures du matin la porte d'entrée de sa maison de Stockton. La raison de cette intrusion matinale à grand coups de béliers : ils recherchaient l'ex-femme de cet homme. Elle avait contracté des prêts étudiants et ne remboursait plus ses échéances. C'est le département américain de l'Education qui était à l'origine de cette intervention. Bref, sachez désormais que dans ce pays, un simple débiteur est devenu plus dangereux qu'un criminel chevronné. De mieux en mieux...

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lundi 16 mai 2011

Haut du panier...

Alors que les Américains en sont à compter leurs derniers dollars disponibles, les Anglais ne sont pas vraiment mieux lotis. Surtout les propriétaires. Il faut dire que l'augmentation des taux d'intérêt ajoutée à l'augmentation des impôts et taxes et à la stagnation des salaires imposent à nos amis Anglais une cure d'austérité inégalée. Du coup de plus en plus de Britanniques sont en train de boire la tasse (et ce n'est pas du thé...). Comme nous l'enseigne ce papier publié par le Daily Mail, on compte environ une centaine de propriétaires saisis chaque semaine. Et les chiffres ont tendance à s'affoler au point de sensiblement inquiéter le Council of Mortage Lenders (l'équivalent de notre syndicat des organismes bancaires). "Between January and March 9.100 people lost the battle to keep their home, up 15 per cent on the previous three months and the first rise since 2009. Nearly 250.000 homeowners have fallen behind with their mortgage, with the worst hit suffering arrears equal to more than 10 per cent of the value of their loan". Autant de propriétaires qui peuvent avoir à tout moment la tête sous l'eau et qui risquent de rejoindre la cohorte des SDF anglais. Il n'y a pas à dire, la reprise est bien là... Celle des mauvaises nouvelles...

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dimanche 15 mai 2011

Prophétie réalisée...

Il n'y a pas que Madame Szymoniak et son fils à subir les foudres bancaires (voir par ailleurs). Il y a tous les autres étudiants ou presque. Il y a plus d'un an nous avions déjà anticipé les risques relatifs aux prêts étudiants (voir par ailleurs). Aujourd'hui, nous en avons la preuve et c'est le quotidien USA Today qui nous la révèle. "The number of loan defaults that the Education Department has referred to Justice Department lawyers for possible legal action has risen dramatically since before the recession and nearly doubled from 2009 to last year. There were 918 referrals in 2006, that number rose to 2.596 in 2009, and then to 5.393 last year, Education Department figures show". Bref, le nombre d'étudiants ne pouvant plus rembourser leurs prêts ne cesse d'augmenter. Du coup, les autorités s'en prennent aux parents quand ils sont co-emprunteurs ou cautions. Pas de doute, il va y avoir encore de la saisie immobilière de l'autre côté de l'Atlantique...

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mercredi 11 mai 2011

Le banquier et la stripteaseuse...

Ce n'est pas le titre d'une fable de La Fontaine mais la véritable histoire d'une "bombe atomique" qui vient de faire exploser la tête d'un banquier en mal de sensations fortes. C'est un papier publié sur le site Business Insider qui dévoile cette rocambolesque relation. Ainsi, on apprend qu'un Vampire de la banque suisse Crédit Suisse, tout émoustillé par une stripteaseuse, a accordé à cette dernière un prêt d'un million de dollars pour pouvoir s'acheter un appartement. Le problème est que cette dame n'a même pas remboursé sa première échéance. Du coup, le site publie tous les courriers échangés entre la stripteaseuse, le banquier et la hiérarchie de la banque. Du grand art. La dame en question nous apprend même qu'elle gagne 12.000 dollars par mois et qu'elle souhaite pouvoir rembourser en liquide du fait de son activité. Il n'en demeure pas moins que la SEC vient de diligenter une enquête auprès de la banque pour avoir autorisé le versement d'une telle somme sans demander aucune garantie. De la même façon, l'assureur devant couvrir les impayés du prêt vient lui aussi de se retourner contre le banquier amoureux. Comme le chante les Rita Mitsouko, les histoires d'amour finissent mal... en général... La preuve par l'exemple...

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La tête sous l'eau...

Alors que le chômage fait des ravages de l'autre côté de l'Atlantique, les conséquences continuent de se faire sentir sur le marché immobilier. En effet, tous ces gens ayant perdu leur job peuvent désormais difficilement rembourser leurs prêts immobiliers. C'est en substance ce que dit le courtier Zillow. Comme le révèle cet article publié par le Financial Times, c'est désormais 28% des propriétaires ayant la tête sous l'eau. En hausse de 22% depuis un an. Les prix ont encore chuté de 3% au premier trimestre et de plus de 8% sur un an (soit la plus forte baisse depuis la chute de Lehman Brothers). Mais il n'y a aucune raison de s'affoler puisque l'on ne cesse de nous rabâcher que la reprise est là. En attendant, parions que tous ces emprunteurs vont devoir à un moment ou à un autre se séparer de leur bien au profit de leur banque. Ce qui continuera d'enrichir l'offre et par conséquent d'abaisser les prix. Quitte à mettre d'autres propriétaires dans la m... ! Toute ressemblance avec la crise des subprimes n'est malheureusement pas fortuite...

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vendredi 29 avril 2011

Encore une plainte contre Dexia...

La banque Dexia est à nouveau au coeur d'une affaire judiciaire contre une municipalité. Après la mairie de Saint-Maur des Fossés (voir par ailleurs), c'est au tour du maire d'Unieux de porter les petites magouilles bancaires de la banque franco-belge devant la justice. Comme nous en informe cet entrefilet publié par le Moniteur, le maire, Christophe Faverjon, a décidé de demander au tribunal l'annulation d'un emprunt toxique de quatre millions d'euros souscrit par la précédente équipe municipale. "'Si on respectait les termes du contrat, cela nous coûterait 350.000 euros d'intérêts par an, soit la création de onze emplois ou bien une augmentation d'impôts de 9%' a déclaré l'élu". Evidemment la banque Dexia s'est bien gardée d'informer la municipalité des éventuelles conséquences d'un tel prêt pour les contribuables, qui n'en peuvent plus de sortir leur portefeuille pour engraisser des Vampires toujours plus avides d'argent...

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mercredi 13 avril 2011

David contre Goliath...

Qui n'a jamais été excédé contre son banquier ? Qui n'a jamais eu envie d'intenter un procès à ces Vampires quand ils vous prélèvent des frais démesurés ou ne vous conseillent pas comme ils devraient le faire ? En tout cas, le dénommé David Brash n'a eu aucun scrupule à vouloir se frotter à son prêteur. De quoi s'agit-il ? Comme nous le révèle ce papier publié par le Daily Mail, ce sergent de l'US Army a traîné l'institution financière PHH devant les tribunaux pour harcèlement. Lui reprochant d'être systématiquement en retard dans le paiement des échéances de son prêt immobilier, la société PHH souhaitait pouvoir accélérer la saisie de sa maison. Le problème pour elle est que le montant de sa mensualité était directement prélevé de sa solde de militaire. Autant dire que le tribunal n'a pas aimé cette façon de faire de la banque et l'a condamnée à plus de 21 millions de dollars de dommages et intérêts. De quoi avoir les moyens de solder son crédit définitivement...

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lundi 14 février 2011

Contrepartie...

Pendant que l'on restreint la possession d'or d'un côté de la planète, on l'encourage de l'autre. Paradoxal système financier qui nous emmène droit dans le mur. On a vu que la Banque centrale de Hollande a interdit aux hedge-fund de posséder plus de 3% d'actifs en or (voir par ailleurs). Pourtant, comme le souligne cette dépêche de l'agence de presse Reuters, la banque JP Morgan a averti ses clients comme quoi elle acceptait désormais l'or en garantie de ses prêts. Vous avez dit bizarre ? On dirait que ce qui n'est pas bon pour les verriers d'Amsterdam l'est nettement plus pour les banquiers de New York. A votre avis, qui croire ? Il semble bien qu'on a un réel problème sur les quantités d'or en circulation. Et que nous sommes en train d'assister au plus grand braquage de l'histoire. A s'en faire écrouler de rire le célèbre chroniqueur financier Max Keiser. Et à s'en pleurer toutes les larmes de son corps pour les autres...

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