Il n'y a pas qu'en Grèce ou en Lettonie que la situation financière des banques inquiète les autorités. En Australie aussi... D'ailleurs, comme le stipule ce papier publié par le site Financial Review, les banques du pays ont reçu la recommandation de se préparer au pire. "Le régulateur australien a donné seulement une semaine de délai aux banques pour modéliser l'impact d'un scénario catastrophe qui entraînerait la contraction du PIB, un taux de chômage de 12%, une baisse de 30% des prix des logements, ainsi qu'une baisse de 40% de la valeur des biens commerciaux". Optimisme quand tu nous tiens... Il faut bien se rendre à l'évidence : les Australiens craignent que l'escalade de la crise européenne des dettes souveraines entraîne une récession mondiale et un atterrissage brutal de la Chine. Il faut dire que si ils regardent la chaîne de télévision BFM Business, ils ont de quoi trembler. Le directeur de la rédaction du magazine Challenges, Pierre-Henri de Menthon y a fait une déclaration surprenante qui va à l'encontre du discours de nos politiciens. Il apparaît que les Français, eux aussi, retirent leurs avoirs des banques françaises pour aller les planquer en Suisse. Il pointe notamment le fait que les plus riches retirent en toute discrétion des sommes faramineuses pendant que "chez Pictet et Lombard-Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions affluant tous les jours"... De plus en plus, il apparaît que nous sommes en train de vivre un "sauve qui peut" généralisé où chacun y va de sa méthode pour sauvegarder ce qui peut l'être...
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lundi 19 décembre 2011
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lundi 28 novembre 2011
Les Gibis annoncent l'eurocalypse des Shadoks...

L'euro est mort ! C'est en tout cas en ces termes que les "Gibis annoncent la fin de la planète Shadoks". Ou plus exactement que le Foreign Office britannique prédit l'effondrement de la Zone euro comme le remarque cet article publié par le Telegraph. On y apprend que le Ministère des Affaires Etrangères britannique a prévenu les ambassades de Sa très gracieuse Majesté qu'elles allaient devoir venir en aide à plusieurs dizaines de milliers de "Grands Bretons" (les fameux Gibis...!) qui vont se retrouver piégés par les faillites bancaires. Le Trésor a confirmé plutôt dans le mois qu'un effondrement était en cours... Un ministre de premier plan a même rajouté que l'implosion de l'euro n'était qu'une question de temps. "C'est notre intérêt que les Européens essayent de retarder l'inéluctable. Cela nous donne plus de temps pour nous préparer"... Bigre ! Ils semblent bien pessimistes les Gibis quant à nos affaires. Le pire est même déjà prévu. "Certains analystes pensent que l'effondrement de l'euro réduirait le PIB des pays membres de moitié et amènerait un chômage de masse. Des analystes de l'UBS ont mis en garde il y a quelques mois, que l'éclatement de l'euro pourrait à l'extrême, mettre en danger les droits de propriété les plus élémentaires, ce qui amènerait à des désordres sociaux...". Bref, cela fait plus de deux ans que nous écrivons sur le sujet. Et pourtant... Rien n'est prêt pour affronter un monde sans banques, avec des réseaux de distribution perturbés et la violence dans nos rues... Mais que fera donc la police ? Que dalle ! Elle ne sera plus payée... Dans ces conditions, nous ne donnons pas chers des Shadoks que nous sommes...
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mercredi 23 novembre 2011
Un moment de vérité...

Alors que sous nos contrées, les bien-pensants ne cessent de nous rabâcher les oreilles sur la puissance commerciale de la Chine, sur son taux de croissance, sur son développement à vitesse V,... il apparaît que la réalité n'est peut-être pas aussi "rose" que ce que nos "experts" semblent vouloir dire. C'est en tout cas la position de cet homme : Larry Lang, professeur à la chaire des finances de l'université chinoise de Hong Kong. Il vient de tenir une conférence battant en brèche toute la propagande distillée depuis des lustres quant à la puissance économique de l'Empire du milieu. C'est un papier publié par le site d'informations The Epoch Times traduit par le site Wikstrike qui nous révèle la face cachée du régime de Pékin. En un mot : celui-ci est au bord de la banqueroute... A en croire cet économiste chinois, cinq points expliquent la ruine du pays. En premier lieu, le montant de sa dette. D'après lui, celle-ci se monte à plus de 4.000 milliards d'euros (bien trop importante pour en assurer son refinancement estimé à plus de 234 milliards d'euros par an...!). De plus, le taux d'inflation ne serait pas de 6,2% comme annoncé officiellement mais de près de... 16%. Du coup, les consommateurs chinois limitent leurs dépenses faisant admettre à Larry Lang que l'économie chinoise est désormais en récession. D'ailleurs il critique aussi le mode de calcul du PIB du pays. Annoncé à 9%, il affirme que ce chiffre est gonflé artificiellement du fait de la construction d'infrastructures (autoroutes, voies ferrées,... représentent près de 70% du total de ce chiffre...!). Enfin, le dernier point sur lequel s'appuie Larry Lang pour prouver sa théorie est le montant du taux d'imposition individuelle (qui se monte à plus de 80% des revenus...!). Bref, d'après lui, "lorsque le tsunami économique débutera, le régime perdra sa crédibilité et la Chine deviendra le pays le plus pauvre du monde"... Si parmi nos lecteurs, certains parlent le mandarin, ils pourront toujours écouter ce professeur (quatre heures de chinois... on n'a pas pu...!). Histoire de nous confirmer les dires de Larry...
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lundi 10 octobre 2011
Le diable promet l'enfer...

Pendant que notre monde s'enfonce tous les jours un peu plus dans la crise, les yeux de nos médias n'en ont que pour les primaires socialistes. La belle affaire... Ils en ont même oublié tout le reste. Et si on commençait un peu à reparler des choses sérieuses tel que le krach annoncé par la banque Goldman Sachs. C'est un papier trouvé sur le site la Voix de la Russie qui nous interpelle et qui ne fait que confirmer tout ce que l'on peut voir sur ce blog depuis plus d'un an. On y apprend que les principaux pays européens se dirigent tout droit vers un krach. C'est la conclusion d'une étude de la banque d'investissements Goldman Sachs. Il apparaît que selon cette étude, l'Italie, l'Autriche et la France pourraient voir leur PIB chuter de près de... 40%. Bon, venant d'une banque américaine, il convient de ne pas trop s'affoler. Sauf que pour la première fois, Goldman Sachs estime que la situation outre-Atlantique n'est guère plus reluisante. "Certains indicateurs macroéconomiques indiquent que les Etats-Unis sont entrés dans une phase de récession. Il reste à savoir combien de temps elle va durer". Nous voilà donc prévenus. Préparons nous au grand plongeon ! D'autant que lorsque Goldman Sachs promet quelque chose, c'est à prendre au premier degré. On préfère largement dire que Goldman Sachs a décidé et que nos gouvernements se coucheront pour renflouer tous les trous avec notre pognon... Son PDG Loyd Blankfein n'a t-il pas déclaré qu'il n'était qu'un banquier faisant le travail de Dieu...
vendredi 12 août 2011
Un peu décevant...

Il va lui en falloir des pouvoirs magiques à notre "Harry Potter" du gouvernement pour atteindre les objectifs budgétaires. Il est vrai qu'avec le taux de croissance rendu public aujourd'hui, la France s'achemine tout droit vers la récession. Comme nous le révèle cet article publié par le site TF1 News, la France a annoncé un taux de croissance nul. 0% pour le deuxième trimestre. "Des chiffres un peu décevants pur François Baroin qui confirme que les objectifs fixés pour l'année seront maintenus". Allô François ? Sais-tu qu'au même moment la Chine a une croissance de 10%. Autant dire que ce n'est pas avec un tel chiffre que notre pays stoppera sa dégringolade dans l'échelle de la prospérité mondiale. Le plus confondant est que le ministre de l'Economie feint de ne pas reconnaître qu'un tel chiffre ne permet pas d'absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail. Sachant que le mois de septembre est le plus "violent" sous cet aspect, parions que les chiffres du chômage n'ont pas fini de faire grimpette au cours des prochains mois... Juste un peu décevant ? Nous dirions plutôt fortement préoccupant...
mercredi 1 juin 2011
Une vision catastrophique...

Du grand Olivier Delamarche aujourd'hui ! Le gestionnaire du fond Platinium Gestion n'y va pas par quatre chemins pour nous avertir de la catastrophe à venir. Dans sa chronique diffusée sur BFM "Les points sur les I", il a dans son viseur deux pays : le Japon et la Grèce. Il s'indigne de la hausse continue des marchés actions alors que la situation économique est catastrophique comme si l'un n'avait aucune conséquence sur l'autre. "Les Japonais étaient en récession avant le tsunami. Ils le sont encore plus depuis et tout le monde essaye de nous dire que la reconstruction va relancer la croissance au Japon. Encore faudrait-il avoir de quoi la payer. Ils n'ont pas de quoi la payer. Ils sont déjà à 225% d'endettement, ils vont monter vraisemblablement à 250% d'ici la fin de l'année. On fait quoi avec ça ?". Tout le monde veut nous rassurer alors que le Japon a vu son PIB revenir au niveau de celui de 1991. Bref, cela fait deux ans que les marchés actions sont surcotés par rapport à l'économie réelle. On refuse de voir les choses et les gouvernements n'ont qu'une politique : la fuite en avant. Or c'est la macroéconomie qui influe sur la microéconomie. Et c'est la même chose pour la Grèce. "Il faudrait que nos politiques réfléchissent une fois de temps en temps, cela ferait pas de mal ! Ils essayent à tout prix de retarder le moment où la Grèce sera obligée de restructurer sa dette. De toutes les façons, ils ne peuvent pas payer. Alors que fait-on ? On vend tout ? Il faut revenir les pieds sur terre et se rendre compte que parfois il y a des situations inextricables". En fait, plus personne ne se pose les bonnes questions de peur d'avoir à entendre les réponses qui fâchent. Et à force de ne rien faire, les gens se fâchent et descendent dans la rue. "Les révoltes vont empirer. C'est une évidence". Au moins nous saurons pourquoi nous battre le moment venu...
Olivier Delamarche - 31 mai 2011 - BFM Business... par MinuitMoinsUne
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jeudi 19 mai 2011
Deux mois plus tard...

Alors que l'objectif des caméras est désormais positionné ailleurs dans le monde, la catastrophe nucléaire de Fukushima continue d'inquiéter la terre entière. Pourtant quasiment plus de nouvelles dans nos médias. Que s'y passe t-il ? Toujours deux sons de cloche : l'un venant des autorités indiquant que tout est sous contrôle et l'autre venant des faits et de la population qui constate que tout va de mal en pis. Ainsi, comme le montre cet article publié sur le site Maxisciences, "le gouvernement japonais indique que d'ici six à neuf mois, la centrale nucléaire de Fukushima devrait être stabilisée et fermée. Alors que dans le même temps, deux nouvelles villes ont été évacuées". De la même façon, on apprend dans cet entrefilet publié par Radio Chine International que plus de 100.000 tonnes d'eau ont été contaminées par la radioactivité. Bref, cela semble toujours bel et bien le bordel du côté de ce no man's land. Ce qui ne va pas rassurer les économistes japonais qui ne savent plus comment faire repartir le pays. Ainsi, comme le note cet article publié par Challenges, le Japon est désormais officiellement en récession. Il faut dire que le pays a connu une chute historique de la production en mars avec un recul de 15,3%. "L'impact économique du séisme, du tsunami et de l'accident nucléaire de Fukushima qui s'en est suivi a fait plonger la confiance des investisseurs, les exportations et la consommation intérieure sur fond de tristesse, d'anxiété, de désorganisation et de pénurie d'électricité". Qui dit mieux...
Fukushima, Le drame nucléaire_le monde en face par tchels0o
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mercredi 30 mars 2011
Les marchés et le désert...

Alors que le monde vit des soubresauts pour le moins inquiétants, il en est un qui ne cesse de nous alerter sur leurs conséquences pour les marchés boursiers. Il s'agit d'Olivier Delamarche, le gestionnaire du fond Platinium Gestion. Dans sa chronique "Les points sur les I", il insiste à nouveau sur la cécité des bourses mondiales. Elles agissent comme si elle étaient seules au monde. Rien ne vient les perturber alors que de graves évènements bouleversent le monde. "Certes, les entreprises fonctionnent bien (quoique...) mais combien valent-elles ? Aujourd'hui elles sont valorisées en bourses comme s'il ne se passait rien autour. Or une entreprise appartient à une conjoncture. Aujourd'hui aux Etats-Unis, les sociétés sont cotées comme s'il n'allait rien se passer dans les cinq ans qui viennent. Pourtant aujourd'hui, il y a les révolutions arabes, l'augmentation du prix du pétrole, et le Japon (dont l'économie représente 9% du PIB mondial). Les Japonais vont être en récession pendant un bon bout de temps et bien évidemment cela a des répercussions sur les entreprises. Nous sommes dans un marché de flux. Il faut toujours plus d'argent pour faire tourner la machine. Il y a aura un d'autres quantitative easing sinon le système s'effondrera". Au moins vous savez à quoi vous en tenir si vous avez des actions ou si vous souhaitez boursicoter...
Olivier Delamarche BFM Business 29/03/2011 - 29... par MinuitMoinsUne
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vendredi 25 mars 2011
Le scénario du pire...

Comme on le sait, les agences de notation ont été largement montrées du doigt en 2008 pour n'avoir pas su prévoir la crise. Il faut croire qu'elles ont retenu la leçon tant elles mettent aujourd'hui de l'empressement à dégrader la note des pays en difficulté. Mieux, elles se mettent à publier des prévisions macro-économiques. Chaud devant ! Comme nous l'enseigne cette dépêche de l'AFP, l'agence de notation Standard and Poor's fait planer la menace d'un scénario catastrophe. Présentant son rapport comme une "simulation", elle se demande ce qu'il adviendrait si la crise s'aggravait pour ressembler à celle de 1929. En résumé : trois chiffres, un PIB qui chute de 20%, un chômage qui grimpe à 25% et des bourses qui s'effondrent de 70%. Avec de telles prévisions, on comprend mieux pourquoi elle dégrade plus vite que son ombre... Il n'en reste pas moins que cette agence met en avant les difficultés de la Zone euro sans pour autant se pencher sur l'économie américaine qui est bien plus mal en point. Alors prévisions ou propagande...? Pendant ce temps, la colère monte au sein des pays de la Zone euro comme en témoigne cette manifestation européenne à Bruxelles...
Manifestation à Bruxelles avant le sommet..... par nocommenttv
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mercredi 2 mars 2011
Austérité généralisée...

A quand la reine d'Angleterre obligée de prendre un petit boulot pour survivre ? Une petite pige chez Mac Do ? Ces questions risquent de prochainement se poser tant les budgets anglais ont été passés à l'essoreuse. Comme le note cet article publié par l'Expansion, l'horizon économique s'assombrit au Royaume Uni. Les mauvaises nouvelles s'accumulent notamment la chute du PIB fin 2010 qui s'est révélée pire que celle estimée au départ. "Cette révision est une mauvaise nouvelle supplémentaire pour l'économie britannique, où les voyants n'en finissent plus de passer au rouge, relançant les craintes de voir le pays replonger dans la récession, même si cette hypothèse semble pour l'instant peu probable. Le mouvement de reprise amorcé après la crise financière est déjà fragilisé par le plan d'austérité drastique lancé par le gouvernement de David Cameron, qui va déprimer la consommation et faire grimper le chômage, et menacé par un sévère dérapage des prix qui pourraient forcer la Banque d'Angleterre à relever ses taux d'intérêt plus vite qu'elle ne le voudrait". Sans oublier la hausse du pétrole qui viendra à coup sur déprimer un peu plus les Anglais. Et dire que le Royaume Uni était il y a peu encore l'exemple à suivre à travers l'Europe pour avoir une économie performante. On voit bien où l'ultra libéralisme l'a amené. Des milliers d'emplois supprimés dans l'armée comme le révèle cette dépêche AFP, des classes surchargées (70 élèves parfois par classe !),... bref, on assiste à une pitoyable chute de l'Empire...
L'école au rabais des britanniques
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jeudi 24 février 2011
Etat critique...

Economiquement, la France est dans un état critique. C'est le terrible constat dressé par le très libéral journaliste Eric Le Boucher dans un article publié sur le site Slate reprenant un article des Echos. Pour lui, langueur, manque de compétitivité, impuissance à créer des emplois et comptes publics au bord du gouffre, voilà les "mamelles" de la France. "Une croissance de 1,5% seulement contre 1,7% pour la moyenne en Zone euro. Un déficit extérieur qui replonge à 51,4 milliards d'euros. Un chômage en hausse de 80.000 personnes (+3%) qui touche au total 2,7 millions de personnes (catégorie A). Un déficit budgétaire de près de 150 milliards d'euros (soit 7,7% du PIB). Le bilan de l'économie française est mauvais et franchement très inquiétant". D'autant que l'avenir n'est guère reluisant... Alors que nos gouvernants se targuent que la croissance française soit surtout le fait de la consommation, il va falloir qu'ils nous expliquent comment les gens vont-ils continuer à consommer alors que le prix de l'énergie va s'envoler tout comme celui des produits agricoles. Et que dans le même temps, les budgets permettant de soutenir cette consommation vont fondre comme neige au soleil. Nous serions bien heureux de connaître leur sentiment... Quant aux investissements, tant que les financiers auront du cash pour jouer indéfiniment au casino (et qu'ils pourront mutualiser leurs "éventuelles" pertes sur nous tous !), nous avons du mal à croire qu'ils s'arrêteront. C'est plus facile que d'investir dans une entreprise dont ils savent pertinemment bien que l'avenir est en pointillé... Vue la conjoncture mondiale dont ils sont les premiers responsables... Eric Laurent ne dit d'ailleurs pas autre chose...
Eric Laurent
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jeudi 17 février 2011
Ralentissement...

Encore un mauvais coup porté aux adeptes de la "reprise". Comme nous en informe ce papier du Blog Finance, la production industrielle indienne s'essouffle. Inquiétant pour la croissance mondiale. En effet, alors que nos Vampires comptent sur l'Inde et la Chine pour relancer la demande (donc la consommation, donc le crédit), la production industrielle du sous continent indien n'a augmenté que de 1,6% en 2010, le plus faible rythme de progression de ces vingt derniers mois. En attendant quand on voit les ouvriers indiens dans les usines, cela donne envie de pleurer. Et dire que nos élites rêvent qu'un jour, sous prétexte de lutter contre les coûts, on en soit au même point. Révoltant...
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mardi 15 février 2011
Dépasser la notion de PIB...

Le PIB est mort ! Ou presque... Cette mesure qui fait et défait les politiques économiques de nos gouvernements n'est plus en mesure d'apprécier le développement réel d'une société. Comme le note ce papier publié par le site Slate, l'environnement social et l'environnement naturel sont les deux grandes victimes de la suprématie économique. L'annonce d'une augmentation du PIB semble rendre impatients celles et ceux qui pensent que le devenir de nos sociétés est fondé sur une richesse exclusivement monétaire et économique. Cet indicateur est-il une bonne boussole ? Est-il juste de considérer qu'un pays progresse si les conditions de vie et la solidarité s'y dégradent, si son "capital avenir" est dilapidé ? "Le PIB ne reflète pas la réalité de nos sociétés et l'absence d'indicateurs sociaux et environnementaux contribue à l'aggravation de l'état de notre patrimoine social, culturel et naturel". Bref, il faut de nouveaux outils. Du coup, la Commission Européenne s'est saisie du dossier. Après de multiples réunions, séminaires, colloques, commissions,... et même un film, la Commission de l'environnement a décidé de ne rien changer. Les mythes ont la vie dure... En attendant voilà à nouveau le résultat d'une Commission Européenne toute puissante et d'un Parlement européen dilué dans la démocratie, à savoir une dictature des lobbys de l'oligarchie. Comme le dit si bien François Asselineau, quand les copropriétaires d'un immeuble ne s'entendent pas, c'est le syndic qui décide. Cet exemple en est encore la preuve flagrante...
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dimanche 13 février 2011
Cinq millions de milliards de dollars...

C'est le prix de la Terre ! Comme nous le révèle cet article du Point, un astrophysicien américain a crée une équation qui permettrait, selon lui, de déterminer la valeur des planètes. "Peut-on mettre un prix sur la planète ? Oui, à en croire l'astrophysicien américain Greg Laughlin, qui a crée une étonnante équation visant à déterminer la valeur des planètes. Et à ce petit jeu, la Terre sort vainqueur haut la main avec une cotation estimée à 5 billiards de dollars (ou 5 millions de milliards de dollars), soit à peu près 3,7 billiards d'euros. Une somme rondelette qui représente l'équivalent de cent fois l'addition du PIB de tous les Etats du monde". Un astrophysicien obligé de singer Wall Street ? Dans quel monde vit-on ? Mais ne crions pas trop fort le résultat de ses recherches, des Vampires comme Goldman Sachs pourraient avoir envie de lancer le marché dérive des corps astraux. Un marché d'une valeur identique à la masse monétaire que laissera Ben Bernanke le jour de sa retraite...
Mais combien coûte la Terre ?
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vendredi 11 février 2011
Surnombre...?

Dans l'idéologie ultra-libérale, la cause de tous les maux est symbolisée par le fonctionnaire. Une "espèce" qui coûte à la société et qui ne rapporte rien. Mais qu'en est-il réellement ? Les fonctionnaires sont-ils trop nombreux ? Sont-ils des nantis ? Autant de questions auxquelles l'hebdomadaire l'Expansion tente de répondre. Contrairement aux idées reçues, la France se situe dans la moyenne des pays développés en nombre de fonctionnaire par habitant et en poids des dépenses de rémunération dans le PIB. La preuve en chiffres. "Parce qu'elle est légitime, cette question mérite d'être creusée. Trop de fonctionnaires par rapport à qui ou à quoi ? Aux autres pays développés ? A la population française ? Au budget de l'Etat ? Une enquête exclusive du Centre d'analyse stratégique (organisme rattaché à Matignon) apporte, pour la première fois, des éléments de comparaison dans une perspective internationale. Ce 'tableau de bord de l'emploi public', publié en début de semaine, bouleverse les idées reçues". On apprend donc qu'en France, l'emploi public représente de 20 à 25% du total de l'emploi soit un total de 90 emplois publics pour 1.000 habitants. Un chiffre qui se situe dans la moyenne des pays de l'OCDE. Quant aux rémunérations, elles représentent environ 11% du PIB (contre 3,5% au Japon et 17% au Danemark). Quant au secteur spécifique de l'éducation, il semble bien que le mammouth n'ait plus que la peau sur les os puisqu'on compte 12 enseignants pour 100 élèves. Ainsi, la France affiche des taux d'encadrement dans l'enseignement primaire et supérieur parmi les plus faibles des pays de l'OCDE. Cela méritait d'être écrit afin de tordre le cou à des opinions toutes faites. Il n'en demeure pas moins que cette manie de faire des comparaisons internationales empêche quiconque de penser. La seule chose vraiment importante n'est-elle pas la qualité du service rendu ?
Sarkozy et sa logique comptable...
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lundi 7 février 2011
La moitié de la richesse égyptienne...

Bien que pressé de quitter le pouvoir par la plupart des dirigeants occidentaux, le président Moubarak n'en a cure et a déjà affirmé qu'il mourra sur sa terre natale. Il faut dire que le raïs égyptien représente le système oligarchique dans toute sa splendeur. Bien que l'agence de notation Moody's ait abaissé la note de la dette souveraine du pays comme l'a noté l'hebdomadaire Marianne (ce qui va augmenter le montant des intérêts à payer aux débiteurs), le site ABC News, quant à lui nous apprend que le dictateur possède environ un patrimoine de 70 milliards de dollars. Cette somme représente pas moins de la moitié du PIB égyptien. Mais qui a parlé de corruption ? La grande majorité de ces dollars est déjà partie en Suisse, au Royaume-Uni ou dans de l'immobilier à travers le monde (comment on dit confiance en égyptien ?). Un gigantesque détournement à mettre en parallèle avec un chômage touchant 25% de la population et un salaire moyen de 50 dollars par semaine. Sous cet angle on comprend mieux la révolution qui agite les rues du Caire. Parions que le peuple ne laissera pas Moubarak réaliser ses dernières volontés...
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lundi 31 janvier 2011
Debout la France...

Réveille-toi "ma France" avant qu'il ne soit trop tard. Ce message est tout particulièrement adressé à toutes les multinationales du CAC 40. Qui viennent d'être épinglées par la presse. Comme le rapporte ce tableau publié par le site l'Expansion, on ne peut pas vraiment dire que ces entreprises ont l'esprit patriote. Sur les 38 valeurs du CAC imposées en France, près de la moitié n'ont pas la moyenne quant à leur esprit cocardier mesuré à partir de l'emploi, des impôts, des subventions et des investissements réalisés en France. La meilleure note revient à Bouygues, la pire au géant du luxe PPR. Parmi les pires moyennes on trouve trois banques : Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole. On s'en serait pas douté...
Raphael - Le patriote
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Révision à la baisse...

Le gouvernement va enfin adapter ses prévisions de croissance pour l'année 2012. Alors que nous voyons sur ce blog que la plupart des états européens flirtent désormais avec la récession ou y sont encore (Angleterre, Grèce, Irlande, Espagne, Portugal), notre gouvernement affichait un optimisme "démesuré" quant à notre création de richesses. Comme nous le révèle ce papier publié sur le blog Bercy hébergé par le quotidien le Monde, Christine Lagarde va être amenée début avril , à revoir à la baisse sa prévision de croissance pour 2012. Au sein du ministère de l'économie, on explique, dès à présent, que le chiffre de + 2,5% qui est actuellement affiché, est très improbable et qu'il sera difficile à justifier, compte tenu du contexte économique et de ce que devrait être la progression de l'économie cette année - le gouvernement table sur + 2%, chiffre loin d'être assuré. "Même si il n'a pas parlé stricto sensu d'une révision des perspectives de croissance, le ministre du Budget, François Baroin, l'a laissé entrevoir en indiquant qu'il faudrait plus de rigueur l'an prochain. 'Nous irons au-delà des 3 milliards de réduction des niches fiscales' en 2012 a t-il déclaré le 11 janvier". L'aveuglement idéologique nous conduit à la cécité. Derrière le libre échange "organisé" par l'OMC, les barrières de sécurité se sont effondrées laissant nos "aveugles" du gouvernement nous plonger dans le précipice. Attention à la chute...
Budget : un vote douloureux
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samedi 29 janvier 2011
Une récession en W...?

C'est tellement la reprise sous nos cieux que l'Angleterre vient d'annoncer une rechute de son PIB au quatrième trimestre. Comme le révèle cet article publié par l'Expansion, le Royaume Uni est dans la crainte d'une nouvelle récession. Après la chute de 0,5% du PIB au quatrième trimestre, la presse s'interroge sur l'opportunité du plan de rigueur drastique mis en place? L'inflation et la contraction du niveau de vie font craindre le retour de la récession. "La presse britannique s'est inquiétée du recul totalement inattendu de l'économie fin 2010 relançant les craintes d'un retour du pays à la récession et place la politique d'austérité budgétaire en porte à faux". Totalement inattendu ? Est-ce vraiment sur ? Quand on vire des centaines de milliers de fonctionnaires, qu'on coupe à la hache dans les dépenses sociales et qu'on met des milliers d'étudiants dans les rues, il n'est pas besoin d'être un fin économiste pour penser que de telles mesures vont avoir un impact sur la confiance des britanniques et sur leur portefeuille. Or dans ce modèle libéral à l'anglo-saxon il faut consommer, base de tout développement. Bref en Angleterre, c'est God save the queen et fuck the people...
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lundi 24 janvier 2011
A quand le chacun pour soi...?

La crise est là. Elle est violente et entraîne dans son sillage une guerre des monnaies. Comme nous le rappelle ce papier publié par Paul Jorion sur son blog, c'est le premier pas vers un protectionnisme généralisé. La crise financière de 2008 a amené les états à coordonner leurs efforts autour de plans de relance volontaristes et à travers des organes de décision comme le G20. Cette belle coopération a pris fin en 2010. "Désormais à chaque état son objectif. La Chine doit maintenir sa capacité exportatrice qui représente la majorité de son PIB, le marché intérieur chinois n'étant pas encore en mesure de prendre le relais. Les Etats-Unis souhaitent faire baisser le dollar de façon significative afin de doper leurs exportations et obtenir ainsi un surcroît de croissance indispensable pour relancer leur économie affaiblie". Vous avez dit objectifs inconciliables entre les deux géants ? Du coup, les autres puissances ne veulent pas être en reste : le Brésil vote une taxe sur les obligations achetées par les étrangers, l'Inde interdit aux non-ressortissants de détenir des actions, le Vietnam impose aux étrangers investisseurs de rester au moins un an dans le pays,... Bref, tout le monde y va de sa petite mesure qui mise bout à bout entraîne une sclérose de l'économie marquée par un protectionnisme généralisé. Les actions entreprises par les états sont de plus en plus anti-libérales et viennent en totale contradiction avec le dogme cher aux néolibéraux. Il n'empêche que le protectionnisme généralisé, c'est le chacun pour soi et donc la guerre garantie à moyen terme. Une chose est certaine : l'Union Européenne n'est plus dans le jeu. Même si l'Europe décide un protectionnisme contre les produits chinois qui volent nos emplois, soyez certains qu'il n'y en aura pas pour les capitaux américains qui volent nos entreprises. De là à dire que l'Union Européenne joue la partition des Etats-Unis...
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