Il n'y a pas qu'en Grèce ou en Lettonie que la situation financière des banques inquiète les autorités. En Australie aussi... D'ailleurs, comme le stipule ce papier publié par le site Financial Review, les banques du pays ont reçu la recommandation de se préparer au pire. "Le régulateur australien a donné seulement une semaine de délai aux banques pour modéliser l'impact d'un scénario catastrophe qui entraînerait la contraction du PIB, un taux de chômage de 12%, une baisse de 30% des prix des logements, ainsi qu'une baisse de 40% de la valeur des biens commerciaux". Optimisme quand tu nous tiens... Il faut bien se rendre à l'évidence : les Australiens craignent que l'escalade de la crise européenne des dettes souveraines entraîne une récession mondiale et un atterrissage brutal de la Chine. Il faut dire que si ils regardent la chaîne de télévision BFM Business, ils ont de quoi trembler. Le directeur de la rédaction du magazine Challenges, Pierre-Henri de Menthon y a fait une déclaration surprenante qui va à l'encontre du discours de nos politiciens. Il apparaît que les Français, eux aussi, retirent leurs avoirs des banques françaises pour aller les planquer en Suisse. Il pointe notamment le fait que les plus riches retirent en toute discrétion des sommes faramineuses pendant que "chez Pictet et Lombard-Odier, deux grandes banques privées de Genève, les ouvertures de comptes par les Français se multiplient, des dizaines de millions affluant tous les jours"... De plus en plus, il apparaît que nous sommes en train de vivre un "sauve qui peut" généralisé où chacun y va de sa méthode pour sauvegarder ce qui peut l'être...
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lundi 19 décembre 2011
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samedi 8 octobre 2011
A l'envers...

Que cela fait du bien d'entendre encore des journalistes faire tout simplement leur... travail. N'étant plus très nombreux actuellement, quand on en tient un (plus exactement une...!), nous ne pouvons pas faire autrement que de la mettre en avant. C'est qui donc cette Mathilde Munoz ? Il s'agit d'une journaliste appartenant à la rédaction de France Info. Recevant Jean-François Copé, le patron de l'UMP, ce mercredi, elle a fait honneur à sa corporation en lui posant les "vraies" questions. Les questions que tout le monde se pose. La faillite de la banque Dexia malgré des stress test "réussis" haut la main il y a quelques semaines, les amitiés particulières de l'invité avec le sulfureux Ziad Takieddine (celui la même qui a la particularité de ne payer aucun impôt malgré une fortune estimée à 40 millions d'euros), les soupçons d'espionnage de la compagne de François Hollande,... Autant dire que l'invité se souviendra longtemps de ces neuf minutes au cours desquelles il fût malmené comme jamais par une journaliste. Au point de sortir fou furieux de son entretien et d'accuser cette dernière de faire le jeu de la gauche, voire d'être elle même de ce bord comme nous l'enseigne ce post publié par le blog de la Société des Journalistes de Radio France. Nous ne pouvons que nous réjouir de voir enfin ces "pantins" désarçonnés. Alors que Monsieur Copé se prépare déjà pour la présidentielle de 2017, nous lui conseillons vivement de respecter un peu plus son auditoire ou d'aller faire sa prose habituelle sur une autre chaîne. Quelque chose nous dit que Claire Chazal serait heureuse de l'inviter...
Trierweiler : "Hollande trouve un moyen de... par FranceInfo
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mercredi 5 octobre 2011
De qui se moque t-il...?

Attention Mesdames et Messieurs ! Ils continuent à vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Alors que la banque franco-belge Dexia vit ses derniers instants (voir par ailleurs), il ne vous a sans doute pas échappé que cette dégringolade a été plus que rapide. Souvenez-vous : il y a à peine deux mois, les autorités européennes nous assuraient de la solidité sans faille de toutes les banques de la Zone euro. Même la banque Dexia s'était fendue d'un communiqué pour rassurer ses clients comme se souvient cette dépêche Reuters reprise par le Nouvel Obs. "Dexia a annoncé vendredi soir avoir largement réussi les tests de résistance des banques européennes à des scénarios de dégradations économiques pires que prévu et à une nouvelle crise sur les dettes souveraines". Pour notre part, on adore l'adverbe largement... D'ailleurs, les clients de la Dexia en Belgique ne s'y sont pas trompés et ont apprécié aussi à sa juste valeur le stress test communiqué par la banque en allant retirer plus de 300 millions d'euros de leurs comptes dans la seule journée de hier comme le rapporte cette dépêche AFP. Bref, cela sent maintenant le sapin à plein nez pour le personnel, les actionnaires et les avoirs de la banque. N'en déplaise à Christian Noyer, le patron de la Banque de France qui avec un culot incroyable a osé nous dire ce matin sur l'antenne d'Europe 1 que les banques françaises étaient saines. Il ne serait pas en train de se foutre de notre g... dans les grandes largeurs ? Un doute nous envahit subitement...
Noyer " pas inquiet pour le AAA de la... par Europe1fr
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mercredi 20 juillet 2011
Cocorico...

Haut la main ! A écouter notre "Harry Potter" de Bercy, les banques françaises sont sûres. Au point d'avoir réussi haut la main les tests de stress organisés à travers la Zone euro la semaine dernière. François Baroin ne boude donc pas son plaisir en ayant déclaré "le système bancaire français, et c'est une confirmation est solide. Il faut y voir le fruit d'une gestion rigoureuse des risques de la part des banques françaises et cela vient aussi confirmer la solidité du modèle des banques universelles largement diversifiées". Cocorico amis investisseurs ! Vous ne craignez rien puisqu'on vous le dit... Sauf que cet optimisme est loin d'être partagé par tout le monde à l'image de ce papier publié par le Wall Street Journal. Après les banques espagnoles et italiennes, ce sont les banques françaises qui sont le plus exposées à un défaut de paiement de la part de l'un des PIIGS. "It's four largest banks - BNP Paribas, Crédit Agricole, groupe BPCE et Société Générale - were holding a total of nearly 300 billion euros or about 425 billion dollars, in loans and other debt issued to institutions and individuals in Portugal, Ireland, Italy, Greece and Spain, the countries that are among Europe's most troubled". Autant dire que si la situation ne s'améliore pas dans l'un de ces cinq pays, la résistance louée par notre ministre sera balayée comme un fétu de paille. Et pour enfoncer le clou, les tests menés ne tiennent pas compte de tous les actifs exprimés hors bilan du type CDS... En d'autres termes, l'exposition des banques françaises est nettement plus importante sur les prêts accordés dans ces pays que sur le montant des dettes souveraines détenues. On comprend mieux pourquoi Sarkozy fait tout pour mutualiser les pertes éventuelles sur l'ensemble des banques européennes. Comme dans la chanson, plus on est de fous...
Les banques françaises résisteraient à la crise par BFMTV
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vendredi 1 avril 2011
Elles ont ruiné le pays...

Et les mauvaises nouvelles continuent pour les Irlandais. Déjà victimes d'un plan d'austérité sans précédent (ce qui a conduit un nouveau gouvernement au pouvoir), ils vont devoir à nouveau mettre la main à la poche pour sauver une énième fois les banques du pays comme l'évoque ce papier publié par le Figaro. C'est 24 milliards d'euros à rajouter au 46 milliards déjà versés. "La facture grimpe donc à plus de 70 milliards d'euros, l'équivalent de la moitié de la richesse annuelle du pays". En d'autres termes, un irlandais sur deux travaille à refinancer les banques. Et ce n'est pas terminé : la Anglo Irish Bank, non concernée par ces chiffres et déjà complètement nationalisée vient encore d'annoncer une perte record de près de 18 milliards d'euros pour 2010... Mais le nouveau gouvernement a promis de faire aussi payer les investisseurs étrangers. "Les détenteurs de dettes visés par Dublin sont des grandes banques allemandes, britanniques, belges et françaises". Ou comment refiler la patate chaude à d'autres... Pendant ce temps, l'Irlande continue son dumping fiscal... Cherchez l'erreur...
jeudi 20 janvier 2011
Château de cartes...

Comme toutes les semaines, Olivier Delamarche met les points sur les i. Au sommaire cette semaine : le gag des test de stress bancaires. Accrochez-vous ! Pour le patron du hedge-fund Platinium Gestion, c'est chaud ! Coup de soleil garanti... "Les banques espagnoles ne sont pas chères car elles sont en faillite. Les marchés boursiers ne s'occupent que des entreprises. A un moment il va falloir prendre en compte l'endettement des Etats, car au-dessus de 90% d'endettement, on perd 1% de croissance. En 2010, les Etats-Unis ont mis 2.000 milliards de dollars en "Quantitative Easing", ça n'a rien changé sur le chômage. On nous refait le coup cette année avec 600 milliards : ça ne changera rien du tout". Le pire c'est que l'actualité donne raison à Olivier Delamarche comme nous le montre cette dépêche AFP. Les banques espagnoles ont plus de 105 milliards d'euros d'actifs pourris dans leurs comptes, soit un plus haut depuis 15 ans. Autant d'argent perdu ou presque qu'il va falloir compenser pour éviter l'effondrement du château de cartes...
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mercredi 22 septembre 2010
L'arnaque de Bâle III...

Oyé bonnes gens. Soyez rassurés. La finance est désormais réglementée par les accords dits de Bâle III, augmentant les ratios de fonds propres des banques afin de mieux garantir notre épargne en cas de choc majeur. Elle est tellement bien réglementée que les bonus sont garantis aux banquiers pour les neuf prochaines années comme le souligne ce papier publié sur le site de Zerohedge et titré : "Basel III Will Guarantee Their Bonuses For 9 Years In A Row, As Banks Win Again". Telle est la question : comment les banques gagnent encore ? Elles se sont votées la possibilité d'avoir un capital encore inférieur à ce qu'il était avant et de pouvoir faire jouer un effet de levier jusqu'à 30 fois (des débits supérieurs à 30 fois les crédits), de quoi faire tomber toutes les banques du monde à la Lehman. Le plus amusant, c'est la vision américaine des banques sur cet accord comme nous le montre ce document de Goldman Sachs ci-dessous. Pendant ce temps, la Banque Centrale Européenne (BCE) a reporté d'un mois le stress test pour les banques grecques (sans blague ?) comme nous l'annonce cet article du Figaro. Certainement pour leur donner un peu de temps pour se refaire une "certaine" cerise. Que faisons-nous ? On rigole tout de suite ou on pleure demain ?
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lundi 13 septembre 2010
Conclave de Vampires...

Flashback ! Septembre 2008 : le monde, stupéfait assiste à la chute de la banque Lehman Brothers et prend conscience de toutes les dérives mises en place par le capitalisme financier. Plus jamais ça entonnaient en choeur les gouvernants du monde entier. Vous allez voir ce que vous allez voir en ce qui concerne la régulation du secteur bancaire. Deux ans après et une crise économique d'une ampleur jamais vue, voici les accords de Bâle III, qui ne tuera pas les banques mais qui va en secouer quelque unes. Quoique... pas trop quand même (il ne faut pas abuser !). Ce dimanche, les banquiers centraux de 27 pays réunis en "conclave" sont enfin tombés d'accord comme le note satisfaite cette dépêche de l'agence de presse Reuters. La réserve fractionnelle bancaire pour certains capitaux passera de 5% à 6%, voire à 7%. En d'autres termes, les banques seront tenues d'avoir dans leurs propres coffres 7% du total des montants déposés par les épargnants. Quant à la réserve minima, le Tier 1, celui-ci passera de 4% à 4,5% en 2013 et à 6% en 2019. Auquel on ajoutera 2,5% de réserve spéciale crise appelée : le "conservation buffer". Techniquement, la réserve qui était en gros de 8% pour toutes les banques dirigées par des PDG prudents, a donc une petite augmentation (de 0,5% ! Pas de quoi pavoiser...) Ne vous trompez pas : 2,5% de plus sur des milliers de milliards cela fait toujours des centaines de milliards à trouver pour être en conformité d'ici... 2019 ! Incroyable ! A ce rythme, les spéculateurs de tout poil ont encore de beaux jours devant eux. Ils se sont donnés 9 ans pour amener leurs réserves au minimum syndical... Pourtant, les Vampires continuent de se plaindre : "But banks say the new requirements could reduce the amount of money they have available to lend out to companies, slowing economic growth in Europe and the United States as those regions recover from the credit crisis". Autant dire que toutes ces mesures "contraignantes" vont avoir pour effet de limiter encore plus la distribution de crédits. Si demain on vous refuse un prêt pour acheter votre nouvelle télévision, vous saurez pourquoi...
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Tel est pris qui croyait prendre...

Souvenez-vous la semaine dernière : les banques européennes ont été ridiculisées par la presse américaine quant à la fiabilité de leurs tests de stress (voir par ailleurs). Pourtant, aujourd'hui, ce sont les Américains qui envisagent de baisser les minimas proposés dans la nouvelle réglementation bancaire dite de Bâle III comme nous en informe cet article publié sur le site de CNBC. Et devinez qui a fait cette demande ? L'American Bankers Association ! Un must en ce qui concerne le double langage : on se moque d'abord des banques européennes, avant de refuser les normes plus contraignantes des nouveaux accords de Bâle III. "The American Bankers Association said on Friday it opposes requiring financial institutions to build up their reserves when the economy is going strong so that they can better handle eventual downturns". Et que veulent donc les Vampires de Wall Street ? Un matelas adaptable en épaisseur en fonction de la situation économique du moment. Plus l'économie est morose, moins les normes doivent être sévères. "The proposal for a "counter-cyclical buffer," being considered this week by banking regulators from 27 countries, duplicates existing regulatory powers, the ABA said". Aucun doute : avec de tels agissements, la moralisation du capitalisme promise par tous les gouvernements n'est pas pour demain...
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mercredi 8 septembre 2010
Krach test bancaire...

On avait déjà annoncé ici la façon dont les USA considéraient les tests de stress bancaires réalisés en Europe (voir par ailleurs). Il se trouve que cette vision est plus ou moins partagée par le gestionnaire de hedge-fund Olivier Delamarche qui analyse les marchés boursiers. Il faut dire que la BRI (Banque des Règlements Internationaux) vient en partie lui donner raison si l'on en croit cette dépêche de l'AFP. Ainsi on apprend que les stress test prétendaient que les banques françaises possédaient 4,9 milliards d'euros de dettes portugaises alors que la BRI montre que c'est 15,1 milliards d'euros. Ils prétendaient que les banques françaises possédaient 11,6 milliards d'euros de dettes grecques alors que la BRI comptabilise 20 milliards d'euros. Enfin, ils prétendaient que les banques françaises possédaient 6,6 milliards d'euros de dettes espagnoles alors que la BRI confirme 34,7 milliards d'euros. On peut donc s'apercevoir d'une sacrée différence entre ce qui est déclaré et ce qui est réellement détenu. Pas de doute, si ces chiffres sont réels, un défaut de paiement de l'un de ces pays entraînerait des turbulences certaines dans le petit monde bien feutré des banques françaises.
Olivier Delamarche BFM radio 7/09/2010
envoyé par psychosn4ke. - L'info video en direct.
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mardi 7 septembre 2010
Phase de propagande...

Souvenez-vous des tests de stress que les banques européennes avaient passé au printemps dernier. Les résultats avaient été tout à fait satisfaisants puisque seulement sept banques avaient du se recapitaliser. Sauf qu'aujourd'hui, les Américains contestent la crédibilité de ces tests. Comme nous l'enseigne cet article du Wall Street Journal repris dans le Figaro, les "stress tests" menés par l'Union Européenne ont minimisé les risque pris par certaines institutions. Plusieurs banques n'ont révélé qu'une partie des dettes qu'elles détenaient dans les pays fragiles. Parmi elles : le Crédit Agricole. "Le Crédit Agricole n'a pas comptabilisé la dette publique détenue par sa filiale d'assurances". De plus, le quotidien enfonce le clou en dévoilant que les banques françaises dans leur ensemble ont largement décoté le montant des dettes détenues dans l'état espagnol et grec. "Nos conclusions mettent à mal un but essentiel des tests de résistance, à savoir rassurer les investisseurs et les banquiers dans le monde entier sur la santé du système financier européen". Il n'y a pas à dire : la guerre économique est déclarée. Cela fait d'ailleurs sourire de lire un quotidien américain critiquer ces tests alors que la fiabilité de leurs propres tests réalisés en 2009 étaient pour le moins sujet à caution. En d'autres termes cet article signifie : "Nous sommes les plus forts. Ayez confiance en nous. Eux sont beaucoup plus faibles. Ils mentent". C'est la guerre dans sa phase de propagande, juste avant le grand engagement. On se croirait revenu aux heures les plus sombres de l'Histoire. Sauf que c'est la troisième Guerre Mondiale...
Meredith Whitney - Les banques vont mal
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