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jeudi 12 janvier 2012

Merci les moutons...

Depuis plus de deux ans que nous écrivons sur ce blog, nous avons appris à connaître la face cachée des banques : leur fonctionnement et leurs magouilles. Parmi les plus actives pour couillonner les contribuables que nous sommes, il y en a une qui sort assurément du lot. Il s'agit de la banque franco-belge Dexia. Après avoir été sauvée en 2008, puis à nouveau l'année dernière, les banksters de cet établissement n'en finissent plus de nous cracher à la g... A l'image de cette information dévoilée par la presse belge mais bizarrement omise par les médias bien de chez nous. C'est un papier publié par le site de la RTBF qui nous apprend que pour fêter leurs "mirifiques" résultats, les Vampires de la Dexia se sont bonifiés. Non pas avec le temps mais avec des espèces sonnantes et trébuchantes. "Malgré l'année catastrophique, le soutien de l'Etat et une perte probable de 10 milliards d'euros, le personnel belge de Dexia SA s'est vu octroyer un bonus au titre de l'année 2011. Des cadres supérieurs ont reçu jusqu'à 45.000 euros bruts"... Des bonus à cinq chiffres pour avoir amené leur entreprise dans le mur, cela force le respect pour tous ceux qui travaillent honnêtement. Mais comme si cela ne suffisait pas, l'article nous apprend aussi que le gouvernement Sarkozy est sur le point de nationaliser la partie française de la banque. Celle dont nous évoquions déjà l'avenir sombrement en octobre dernier (voir par ailleurs). Sachant qu'elle est impliquée dans un nombre astronomique de prêts pouvant être reconnus illégaux par la justice, la "douloureuse" qui s'annonce risque de faire très mal au portefeuille du contribuable. Mais que celui-ci ne vienne pas se plaindre, nous sommes tous des contribuables, nous sommes tous des cons. Les moins cons en profitent et nous collaborons. Quoi de plus normal...   

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mardi 20 décembre 2011

Et pour bien finir l'année...

C'était jour de distribution de cadeaux sur l'antenne de BFM à l'occasion de la dernière émission de l'année de notre financier préféré, Olivier Delamarche. Paré d'une cravate de circonstance du plus bel effet, il nous a gâté à l'occasion de sa chronique "Les Points sur les I". Deux choses à retenir de son intervention : des grosse banques européennes sont sur le point de faire faillite et le CAC 40 sera dans un an vraisemblablement aux alentours des 2.000 points (soit une baisse d'environ 30% par rapport à aujourd'hui...sic !)... Mais notre réplique préférée est assurément celle-ci : "la vérité est chez tous les gens qui refusent de se faire tondre systématiquement à longueur de journées. Quand on dit que la BCE ou l'Etat prête de l'argent, ce n'est pas un ectoplasme venu comme cela... Non la BCE, l'Etat c'est nous tous, c'est notre argent". Voilà qui a au moins le mérite de la clarté... Souvenez-vous chers lecteurs : ils sont tout simplement en train de nous mettre collectivement sur la paille pour sauvegarder un système qui a ruiné déjà des millions de gens (votre serviteur compris...!). Pour la première fois dans l'Histoire, il n'existe plus aucun actif sans risque... Faites les bons choix et osez porter un casque... L'avenir s'annonce bien lourd...   


Olivier Delamarche - Des banques feront... par MinuitMoinsUne
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jeudi 15 décembre 2011

Qui parle de bon sens...?

Le Crédit Agricole a bien mal choisi son slogan publicitaire "Le bon sens près de chez vous". A bien y regarder, nous attendons d'apercevoir une once de bon sens dans ce système prêt à s'effondrer. Ainsi, au lendemain de l'annonce d'une "charrette" touchant 2.500 collaborateurs de la banque verte (voir par ailleurs), une autre mauvaise nouvelle s'est faite plus discrète. Comme nous le révèle cet entrefilet publié par le site Challenges, l'agence de notation Fitch a rétrogradé la banque de AA- à A+. Ce qui signifie que cela lui coûte désormais encore plus cher de se refinancer. Décidément, le système financier est en train de partir en "sucettes". La banque réduit ses coûts de fonctionnement pour éviter le même sort que Groupama et dans le même temps, elle voit augmenter le montant de ses garanties. Il n'y a pas à dire : le bon sens est bien loin de la préoccupation des financiers... Sachez vous en souvenir...


Les banques licencient-elles pour rassurer les... par BFMTV
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mercredi 9 novembre 2011

Une franche rigolade...

Alors que la Société Générale vient d'annoncer des résultats en baisse de plus de 30% et le non versement de dividendes pour cette année comme nous l'enseigne cet article publié par les Echos, il en est un qui ne manque pas de s'esclaffer. Il s'agit de notre chroniqueur financier préféré : Olivier Delamarche. Sur l'antenne de BFM dans le cadre de son émission "Les points sur les I", le gestionnaire de fond a une nouvelle fois mis en garde son auditoire sur la façon dont ces Vampires maquillent leurs comptes. Pire que pour une voiture volée... "La Société Générale, tout comme la BNP, utilise les mêmes moyens que les banques américaines, notamment la Bank of America. Elles font des plus-values fictives en dégradant le passif (leurs propres obligations). Ainsi, la Générale a pu sortir un résultat de plus de 620 millions d'euros alors que celui-ci n'aurait pas du dépasser les 80 millions". Bref, contrairement à ce que l'on entend partout, les résultats bancaires sont toujours aussi mauvais... Même si ils sont trafiqués et camouflés pour leur donner provisoirement un meilleur aspect, il n'en demeure pas moins que d'ici quelques semaines, les banques seront nationalisées pour éviter qu'elles ne fassent faillite. "Arrêtons de prendre pour argent comptant tout ce que nous disent les gens qui se foutent de nous à longueur de journée". Notamment tous ces analystes financiers qui ne servent à rien si ce n'est à servir la soupe. N'oublions jamais que une dette c'est une dette. "Malheureusement, il faut les rembourser. Or nous sommes en récession, nous allons y rester et y rester pendant un bon bout de temps". Une fois encore, Olivier Delamarche sort la machine à baffes à l'encontre des deux journalistes du système. Force est de constater que cet homme est indispensable pour répandre un peu de vérité dans ce monde de mensonges...

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jeudi 3 novembre 2011

Un malentendu à 55 milliards d'euros...

Par ici la sortie ! Telle semble être la retranscription de ce panneau pris à l'intérieur de la banque allemande Hypo Real Estate (HRE). A qui s'adresse ce message ? Très certainement à la direction de cette banque... Il faut dire qu'ils ont fait fort à la HRE. On pensait avoir touché le fond en matière de magouille mais la vie nous apprend que l'on peut toujours faire mieux. En effet, cette institution vient de découvrir une erreur de... 55 milliards d'euros. "Une soustraction à la place d'une addition dans le bilan a entraîné un virement de plus de 55 milliards d'euros en faveur de l'Etat". Mais le plus amusant est le ministre allemand des Finances, le dénommé Wolfgang Schaüble. Pour lui, il s'agit d'un "simple malentendu" comme nous le confirme cette dépêche AFP reprise par le Monde. Un bien étrange malentendu en effet... Peut-être lié au fait que cette banque nationalisée dans l'urgence en 2008 (suite à la crise des subprimes) aurait sous-traité certaines tâches comptables à une société privée... Et dire que ce sont les mêmes qui viennent tancer les Grecs comme si ces derniers étaient les rois des escrocs...

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mardi 13 septembre 2011

Bientôt la nationalisation...?

Mamoudou a du souci à se faire concernant sa banque préférée. Alors que la BNP faisait genre de nous intéresser à comment sortir plus fort de la criser dans ses campagnes promotionnelles, il apparaît que la situation de cette établissement financier n'est pas aussi saine que ce qu'on veut bien nous en dire. Comme le montre cet article publié par le Wall Street Journal traduit par le site de l'Institut de Recherches Economiques et Fiscales (IREF), l'auteur met en ligne une conversation qu'il aurait eu avec un des dirigeants de la banque française. Dans celle-ci, le cadre bancaire n'y va pas de main morte pour définir le climat actuel. "Nous ne pouvons plus emprunter des dollars. Les fonds monétaires américains ne nous en prêtent plus. Comme nous n'avons plus accès aux dollars, nous sommes en train de créer un marché en euros. C'est une grande première... Espérons que cela va marcher sinon la spirale sera infernale. On ne se fera plus confiance du tout et on ne se prêtera plus entre nous". Ambiance... Comme de bien entendu, la banque s'est empressée de démentir cette information telle que le stipule ce papier publié par le site Boursier.com. Info ou intox...? Une chose est cependant certaine : peu importe si ces rumeurs sans sources vérifiables soient exactes ou non, ce genre de pratique est interdite. Plus que jamais, les propos de François Mitterrand résonnent à nos oreilles. On a réellement l'impression de nous trouver dans une guerre semi-ouverte des milieux financiers américains contre les économies européennes rendues sans défense par l'euro...

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Horizon 500 points...

Alors que les bourses continuent leur lente descente aux enfers, il en est un qui nous affirme que malheureusement cette situation est loin d'être finie. Son nom : Olivier Delamarche, le gestionnaire de fonds de Platinium Gestion. Après avoir nous avoir gratifié d'une intervention supplémentaire hier dans laquelle il s'en prenait aux politiciens relevant au passage leur incompétence (voir par ailleurs), il revient aujourd'hui dans le cadre de sa chronique hebdomadaire "Les points sur les I" diffusée sur l'antenne de BFM. Pour lui le marché américain continue de faire comme si de rien n'était. Le SP 500 n'a d'ailleurs chuté que de 7% depuis le début de l'année. Alors que le cours moyen des 500 valeurs américaines est encore aujourd'hui à plus de 1.162 points, Olivier Delamarche le voit descendre dans un avenir proche aux alentours de 950 points. Pire encore s'il s'avère que la crise est bien systémique, le SP 500 devrait être proche de... 600 points. Or il nous prévient que si Wall Street commence à réagir à toutes les mauvaises nouvelles, le CAC 40 chutera dans la même proportion... A tous les possesseurs d'actions, de SICAV, de FCP et autres instruments financiers contenant des actions, vous voilà prévenus des risques encourus. Bon après-midi quand même...

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jeudi 18 août 2011

La revanche d'Hugo...(MAJ)

On avait assisté il y a quelques semaines au retour sur la scène politique du président vénézuélien Hugo Chavez suite à ses problèmes de santé (voir par ailleurs). Mais il semble bien qu'il ait vite repris le dessus et qu'il soit désormais en pleine possession de ses moyens intellectuels. La preuve ? Sa dernière décision. Alors que le monde financier basé sur la spéculation à outrance est en train de s'effondrer sous nos yeux, Hugo a décidé de ne pas laisser son peuple couler avec les autres. C'est pourquoi il a tout simplement décidé de nationaliser l'or du pays comme le révèle cet article publié par Radio Canada. "J'ai ici les lois autorisant l'Etat à exploiter l'or et toutes les activités qui y sont liées. Cela signifie que nous allons nationaliser l'or et le convertir, entre autres choses, en réserves internationales parce que la valeur de l'or continue à augmenter". D'après les spécialistes, ces réserves se montent à environ 18 milliards de dollars. On dirait bien que notre ami Hugo ne croit plus trop dans la monnaie de ses meilleurs ennemis. D'autant qu'il a aussi décidé de faire ce qu'avait fait le général De Gaulle en son temps, à savoir rapatrier les réserves d'or se trouvant à l'étranger (environ l'équivalent de 7 milliards de dollars). Fini les coffres en Suisse ou ailleurs ! Hugo Chavez a même décidé de transférer dans des banques chinoises, brésiliennes ou russes la totalité des avoirs vénézuéliens détenus par les banques trop proches de l'Empire comme nous l'apprend cet autre papier publié par le Wall Street Journal. "Le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Nicolas Maduro a déclaré que le système financier mondial basé sur le dollar, était entré dans une crise d'incertitude et que nous prévoyons de construire un nouveau système monétaire international et particulièrement en Amérique du Sud, pour nous protéger de cette situation". Attention Hugo ! Avec de telles déclarations, il se pourrait bien qu'il t'arrive quelques bricoles si tu vois ce que l'on veut dire... Mais au moins tu défends ton peuple. Sache que chez nous, ton homologue, quant à lui, vend nos stocks d'or (déjà plus de 600 tonnes depuis qu'il était ministre du Budget...). Quand toi tu tiens ta revanche, lui nous entraîne dans la décadence. Chacun sa croix...


Hugo Chavez veut récupérer son Or par Super_Resistence

Sarkozy vend l'or de la France par FrenchCarcan
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jeudi 7 avril 2011

Drôle de médiation...

S'appeler Mediator et provoquer autant de difficultés pour la médiation, il faut bien avouer que tout cela pourrait prêter à sourire si les laboratoires Servier ne se foutaient pas ouvertement du monde. Résumons-nous : voilà l'un des plus grands laboratoires pharmaceutiques français qui a commercialisé pendant plusieurs décennies une m... à grand renfort de publicité, en empochant au passage de juteux bénéfices pour le plus grand plaisir des actionnaires. Maintenant que tout cela sent un peu le roussi, le laboratoire ne veut plus rien entendre et refuse d'indemniser les victimes. Devinez qui va le faire ? Nous ! Comme le note ce papier publié par le Figaro, l'Etat (c'est à dire nous les contribuables) va créer un fond d'indemnisation des victimes. Pour l'UMP, c'était la seule chose à faire pour débloquer la situation. Quant au PS, un député propose la nationalisation- sanction et la confiscation des biens de Monsieur Servier comme le révèle cet article de France Soir. En voilà une chose qui semble juste mais parions que cela ne se fera pas. Entendons-nous bien : il est certain que ces gens doivent pouvoir avoir réparation mais en quoi l'état devrait se soustraire à l'entreprise privée responsable ? Quel beau modèle de société où les nantis ne sont jamais responsables de rien et où les modestes contribuables viennent toujours à leurs secours... Encore une fois l'ultra-libéralisme n'a été crée que pour l'exploitation d'une immense majorité par une infime minorité. On ne cessera de le dénoncer....

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vendredi 1 avril 2011

Elles ont ruiné le pays...

Et les mauvaises nouvelles continuent pour les Irlandais. Déjà victimes d'un plan d'austérité sans précédent (ce qui a conduit un nouveau gouvernement au pouvoir), ils vont devoir à nouveau mettre la main à la poche pour sauver une énième fois les banques du pays comme l'évoque ce papier publié par le Figaro. C'est 24 milliards d'euros à rajouter au 46 milliards déjà versés. "La facture grimpe donc à plus de 70 milliards d'euros, l'équivalent de la moitié de la richesse annuelle du pays". En d'autres termes, un irlandais sur deux travaille à refinancer les banques. Et ce n'est pas terminé : la Anglo Irish Bank, non concernée par ces chiffres et déjà complètement nationalisée vient encore d'annoncer une perte record de près de 18 milliards d'euros pour 2010... Mais le nouveau gouvernement a promis de faire aussi payer les investisseurs étrangers. "Les détenteurs de dettes visés par Dublin sont des grandes banques allemandes, britanniques, belges et françaises". Ou comment refiler la patate chaude à d'autres... Pendant ce temps, l'Irlande continue son dumping fiscal... Cherchez l'erreur...

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Et ce n'est même pas un poisson d'avril...

Comme c'est bien l'ultra-libéralisme à la mode anglo-saxonne. C'est toujours gagnant pour quelques uns et perdant pour tous les autres. Souvenez-vous des banques : privatisation des profits et nationalisation des pertes... Mais là, nous risquons de franchir une étape. Comme on le sait, Tepco, le gestionnaire privé de la centrale de Fukishima, ne sait vraiment plus trop quoi faire pour stopper la catastrophe nucléaire en cours. Au point de s'en remettre désormais à ses concurrents étrangers comme Areva ou EDF. Les réparations et la décontamination vont coûter au moins des dizaines de milliards de dollars. Devinez quoi ? Le gouvernement japonais réfléchit à l'idée de nationaliser la société Tepco comme le souligne ce papier du quotidien japonais The Mainichi Daily News. "Japan's top-selling daily Yomiuri said tuesday Tepco would be saddled with several trillion yen, and the government was considering nationalizing the company". Ben voyons ! Hommage à nos amis japonais qui non seulement ont dû quitter leurs maisons, ont leur santé foutue et vont de plus devoir mettre la main à la poche pour rembourser les dégâts... Décidément nous ne pouvons qu'être "admiratif" pour un tel système de spoliation à grande échelle...

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lundi 14 mars 2011

Retour aux habitudes...

La crise est "définitivement terminée" : oyé oyé bonnes gens ramenez-nous des bonus pour que l'on puisse ripailler sur le dos de ces abrutis de contribuables. C'est en substance ce qu'on dut se dire les Vampires de la Royal Bank of Scotland. Comme nous le révèle ce papier publié par le Daily Mail, la banque anglaise pourtant nationalisée à plus de 80% a versé à 300 de ses cadres la "modique" somme de un million de livres sterling au titre des bonus pour l'année 2010. Le record revenant sans conteste au dénommé Stephen Hester, le directeur général, qui a obtenu une rémunération de près de 7,7 millions de livres sterling. Le pire c'est que les résultats de la banque sont restés dans le rouge en 2010 avec une perte de 1,1 milliard de livres sterling. A tous les contribuables anglais qui doivent se serrer la ceinture comme jamais, nous souhaitons une très bonne journée...de réflexion...

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vendredi 18 février 2011

La Côte d'Ivoire nous déclare la guerre...

Comme on le sait, la Côte d'Ivoire a désormais deux présidents : l'ancien, Laurent Gbagbo qui se maintient au pouvoir malgré une "défaite" électorale contre son rival Alassane Ouattara. La France s'est positionnée dès le début de la crise en tant que fervent supporter de Ouattara (après avoir soutenu pendant des années Gbagbo). De quoi rendre ce dernier complètement fou. Aujourd'hui elle fait tout pour lui "couper les vivres" et a demandé à la BNP et à la Société Générale de fermer ses succursales ivoiriennes. Mal leur en a pris puisque comme nous le révèle ce papier publié par 20 Minutes, Gbagbo a décidé de les nationaliser (un petit salut aux actionnaires !). Il faut dire que les Ivoiriens s'étaient rendus en masse aux guichets pour retirer leurs avoirs. Pour Laurent Gbagbo et ses partisans, il s'agit ni plus ni moins qu'une déclaration de guerre... Bref, un pays de plus qui nous déteste... Le plus rigolo dans la déclaration du banquier ivoirien est qu'il pense comme de plus en plus de monde que l'Etat doit reprendre sa souveraineté monétaire. Et rien que pour cette dernière déclaration, nous le soutenons...

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mardi 30 novembre 2010

Nationalisée d'office...

C'est la fuite en avant en Irlande. Le pays est désormais mis sous tutelle de l'Union Européenne comme en témoigne ce papier publié par le Telegraph de Londres. On y append que la Bank Of Ireland a tout simplement été nationalisée sur injonction des autorités européennes. "The European Union is to announce the effective nationalisation of Bank of Ireland within the next 48 hours after a weekend of crisis meetings between finance ministers and angry public demonstrations across Europe". Au point que Jack O'Connor, le président du congrès des syndicats irlandais a déclaré que le pays avait été mis à genoux par le gouvernement et par les banques.
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dimanche 10 octobre 2010

Le cauchemar économique est loin d'être terminé...

La situation ne s'arrange pas en Irlande. De nombreux journaux prédisent "des décennies d'enfer financier". Un constat partagé par le quotidien britannique The Guardian, après la publication des faramineux chiffres du coût du renflouement des banques irlandaises par le gouvernement. Il faut dire que la crise financière a fait dégringoler son revenu national de 17% au cours des trois dernières années (record du monde !). En 2007, il était plus cher de se loger à Dublin qu'à Londres. Aujourd'hui, l'immobilier s'est effondré de 40% (et il continue de couler à pic). A ce rythme, le pays aura bientôt le privilège d'être celui ayant connu le plus monstrueux éclatement de bulle immobilière de l'histoire moderne. Déjà la catastrophe financière irlandaise est bien pire que celle qui a touché l'Islande fin 2008. Pourtant, jusqu'au bout, le gouvernement a promis aux électeurs que les choses s'amélioraient. Les prêts d'urgence consentis aux banques, c'était la bonne solution. Les réductions radicales des dépenses, ça allait marcher. Et c'est cette décision qui cautionnait le système bancaire (sans aucun droit de regard ou presque !) et qui réglerait tout ? Eh bien non, non et encore non : tel un corps balancé du haut d'un gratte-ciel, l'économie irlandaise a continué de plonger. Et avec un irlandais sur six au chômage, tout porte à croire que la dégringolade est loin d'être terminée...

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jeudi 7 octobre 2010

Allez tous vous faire réguler...

Amis contribuables, ceci nous concerne tous. Vous avez aimé le plan de soutien aux banques en 2008, vous allez adorer celui qui se prépare en douce pour 2011. Ce n'est pas un délire personnel mais une recommandation du FMI comme le souligne cet article du Monde. Dans son rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde, publié mardi, le Fonds Monétaire International conseille de maintenir le soutien des Etats au secteur financier mondial, qui reste "le talon d'Achille de la reprise économique". "Comme on l'a constaté à plusieurs occasions ces trois dernières années, la conjoncture que traverse le système financier mondial a maintenant le potentiel de passer très rapidement de propice à un mode de crise souligne le FMI. La situation restant fragile, une partie du soutien public qui a été accordée aux banques ces dernières années devra être maintenu recommande t-il". Au moins le moment venu, on sera au courant. Il n'en reste pas moins que ces déclarations sont tout bonnement stupéfiantes. Les politiciens comme les médias trouvent normal que les contribuables sauvent les banques au lieu de les nationaliser sans reprendre la plupart de leurs dettes. Cela en dit long sur l'assujettissement de certains aux élites financières. Rien n'a changé : on continue de privatiser les profits pour les riches et de socialiser les pertes pour les autres. De toutes les manières, quoique fassent ces messieurs de la finance, le contribuable viendra toujours en secours quitte à se retrouver sans un centime. Pauvre système qui nous tient tous en esclavage...


volo clip réguler
envoyé par NewWorldOpposition. - Clip, interview et concert.
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jeudi 30 septembre 2010

Un sauvetage à 30 milliards d'euros...

Trop grosse pour être abandonnée. Voilà qui résume le pourquoi du monstrueux plan de sauvetage mis à la disposition de la banque irlandaise Anglo Irish Bank. Comme nous l'annonce ce papier du Figaro, l'état va devoir mettre sur la table entre 29 et 34 milliards d'euros pour éviter que sa banque nationalisée fasse faillite. Cette somme considérable a provoqué la colère des Irlandais qui vont être à nouveau mis à contribution alors que leur pays n'en finit plus avec la crise économique. A l'image de cet entrepreneur qui a carrément apporté un camion de ciment devant le Parlement pour exprimer toute son indignation. Le problème pour le pays est déjà son taux d'endettement qui frise les 100%. Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule : le gouvernement va devoir aussi mettre la main à la poche pour le groupe AIB (Allied Irish Bank), obligé de se recapitaliser à hauteur de 7,5 milliards d'euros. Autant dire que la Guiness va couler à flot pour oublier cette satanée semaine...

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Devant ses juges...

Qui est cet homme ? Il s'appelle Geir Haarde et c'est l'ex-Premier ministre islandais. Celui qui était aux manettes du pays au moment de l'effondrement du système financier. Comme nous l'annonce cet article publié dans le Monde, le Parlement islandais vient de voter en faveur de sa poursuite en justice pour "négligence". On lui reproche de ne pas avoir pris la mesure de la crise suffisamment tôt, ce qui avait obligé le gouvernement à nationaliser ses banques, à court de liquidités. Il a aussi soutenu de manière indéfectible la politique de David Oddsson, le gouverneur de la Banque centrale, principal artisan de la libéralisation du secteur financier. "En vertu de la loi islandaise, il risque jusqu'à un an de prison et une amende s'il est reconnu coupable de négligence". Remarquez le choix des mots : là où l'on parle de négligence, certains emploieraient plus volontiers le mot trahison d'autant que le peuple islandais n'a pas fini d'en baver. En tout cas, ce n'est pas en France que l'on verrait ça, quoique...

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lundi 6 septembre 2010

Proche de la liquidation...

Rien ne va plus en Irlande, pays tout désigné pour prendre la suite de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne. Au centre des derniers problèmes : la banque Anglo-Irish Bank qui n'en finit plus d'accumuler les pertes. Comme nous en informe cette dépêche de l'agence Reuters reprise par le site du Nouvel Obs, la faillite de cette dernière entraînerait des conséquences sur la note souveraine du pays et de sa dette. Nationalisée au plus fort de la crise, il semble que la banque irlandaise soit un puits sans fond commençant à provoquer la colère des contribuables. "Mais le maintien en vie de la banque risque de rester en travers la gorge d'une opinion publique déjà écoeurée de devoir s'acquitter d'une facture de 25 milliards d'euros pour renflouer l'établissement alors même que de nouvelles hausses d'impôts et réductions budgétaires devraient être annoncées dans le prochain budget en décembre". Autre solution : la fermeture pure et simple de la banque. Le problème : la liquidation entraînerait un surcoût supplémentaire de 17 milliards d'euros pour le contribuable irlandais. Sans tenir compte de l'impact que cela provoquerait chez les clients (certainement la panique !). Autant dire choisir entre la peste et le choléra. "C'est toute la difficulté pour le Premier Ministre et pour la Commission Européenne, qui aura le dernier mot sur l'avenir d'Anglo Irish...". N'est-ce finalement pas cette dernière info le plus inédit dans cette histoire ? Quelque soit l'option retenue, c'est la Commission Européenne qui aura le dernier mot... La Commission Européenne, ce n'est pas ce machin non élu qui se substitue aux gouvernements démocratiques ?

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Liesse bancaire...

On dirait que certaines visions d'avenir ne soient plus en phase avec l'idée de reprise notamment dans le monde bancaire. Comme nous l'annonce cet article du Guardian, c'est ainsi que la Royal Bank of Scotland a décidé de licencier 3.500 personnes supplémentaires. "The total number of British jobs axed by RBS and Lloyds TSB, both of which were bailed out by the taxpayer and are still part owned by the government, reached almost 45,000 today". Ce qui fait quand même... 45.000 emplois supprimés au total depuis le début de la crise dans cette seule banque ! Mais puisqu'on vous dit que le système bancaire est solide...

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