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jeudi 3 novembre 2011

Un malentendu à 55 milliards d'euros...

Par ici la sortie ! Telle semble être la retranscription de ce panneau pris à l'intérieur de la banque allemande Hypo Real Estate (HRE). A qui s'adresse ce message ? Très certainement à la direction de cette banque... Il faut dire qu'ils ont fait fort à la HRE. On pensait avoir touché le fond en matière de magouille mais la vie nous apprend que l'on peut toujours faire mieux. En effet, cette institution vient de découvrir une erreur de... 55 milliards d'euros. "Une soustraction à la place d'une addition dans le bilan a entraîné un virement de plus de 55 milliards d'euros en faveur de l'Etat". Mais le plus amusant est le ministre allemand des Finances, le dénommé Wolfgang Schaüble. Pour lui, il s'agit d'un "simple malentendu" comme nous le confirme cette dépêche AFP reprise par le Monde. Un bien étrange malentendu en effet... Peut-être lié au fait que cette banque nationalisée dans l'urgence en 2008 (suite à la crise des subprimes) aurait sous-traité certaines tâches comptables à une société privée... Et dire que ce sont les mêmes qui viennent tancer les Grecs comme si ces derniers étaient les rois des escrocs...

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lundi 24 octobre 2011

Poli mais pas polyglotte...

Et dire qu'ils nous annonçaient cette échéance comme étant celle de la dernière chance pour sauver l'euro... Force est de constater qu'une fois encore, le sommet européen qui s'est tenu durant tout ce week end à Bruxelles, a accouché d'une souris. Il faut dire que les antagonismes sont au plus haut entre les Français et les Allemands. Sur la seule question qui vaille : qui va payer l'addition de la faillite grecque et éventuellement celle d'autres pays ? D'un côté Sarkozy souhaite une mutualisation des dettes des pays de la Zone euro et un accroissement considérable du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) tandis que la chancelière allemande y est profondément hostile (en ce sens, elle défend ardemment le portefeuille de ses compatriotes...). De plus, notre "omniprésident sauveur du monde" souhaite limiter les pertes sur la dette grecque à hauteur de 20% du capital engagé alors que Angela Merkel veut lui imposer une décote de plus de 50%. Entraînant par là-même de réelles difficultés pour les banques françaises fortement exposées aux dettes souveraines grecques. Ce qui imposerait une recapitalisation d'autant plus importante et en filigrane la perte de la fameuse note AAA si chère à nos politiciens. Bref, vous l'avez compris : l'avenir politique de Merkel comme celui de Sarkozy se joue dans ce duel à fleurets mouchetés. Au point que la médisance s'est invitée dans les couloirs du sommet comme le souligne cet article publié par le Telegraph de Londres. Et l'un des plus volontiers montré du doigt n'est autre que notre ministre de l'Economie et des Finances, François Baroin. Souvenons-nous de l'attitude de ce dernier lors du dernier remaniement suite à la nomination de Christine Lagarde au FMI : il avait exigé ce portefeuille et l'avait revendiqué haut et fort sinon il menaçait tout son petit monde de démission comme s'en souvient cet article publié çà l'époque par le site Rue 89. Un ego surdimensionné pour une incompétence notoirement révélée à la lecture du papier de Bruno Waterfield... Interpellé par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, le pauvre Baroin s'est fait remettre à sa place par Christine Lagarde herself. Jugé jeune et inexpérimenté, il n'a pas eu la carrure nécessaire pour répondre aux critiques allemandes, lassant à la patronne du FMI le soin de prendre la parole à sa place. Il faut préciser que notre sous-ministre ne parle pas l'anglais ! Incroyable mais vrai... Alors que toute la construction européenne est chapeautée depuis l'origine par la CIA, notre "omniprésident à la vue courte" a réussi à nommer à un poste aussi sensible un pantin qui ne comprend pas ce qui se passe car il ne parle pas la langue utilisée... Avec de tels baltringues, pas étonnant que nous courons à la catastrophe...


la Parisienne Libérée - les banques vont bien par Mediapart
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mercredi 28 septembre 2011

Enchaînés...

On aime bien le peuple allemand sur ce blog. Etant frontaliers avec lui, nous pensons le connaître assez bien. Notamment pour sa franchise. Or, ce que les Allemands n'apprécient guère c'est d'être pris pour des billes... surtout quand il s'agit d'argent ! Un peu comme nous il faut bien le dire. Toujours est-il que tout comme nous, ils sont de plus en plus nombreux à se rendre compte que l'Union Européenne est en train de tous nous amener dans une dictature financière qui ne dit pas son nom. Souvenez-vous du Mécanisme Européen de Stabilité (MES)... Ce fond de plusieurs centaines de milliards d'euros décidé en toute discrétion pour sauver la monnaie européenne. On a déjà insisté sur ce blog sur les conséquences d'un tel plan (voir par ailleurs). Sauf qu'il semble bien que nos Maîtres aient décidé d'accélérer le calendrier comme en témoigne cette dépêche de l'agence Reuters. Contrairement à ce qu'elle laissait entendre, la chancelière Angela Merkel est allé faire allégeance à Washington. Son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, a indiqué que l'Allemagne accepterait une mise en place plus rapide du MES. Sauf que nos amis citoyens allemands ne s'en laisseront pas conter. Surtout quand ils vont, à la différence des Français, au coeur du système que l'on veut à tous nous imposer. Edifiant... En espérant que cela fasse réfléchir nos lecteurs...


MES : le nouveau dictateur européen par Bonzou
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mardi 8 février 2011

Rabotage...

La spéculation effrénée sur tous les métaux entraînent des conséquences inattendues. Ou plutôt d'un autre temps. C'est en Allemagne que cela se passe et c'est le site d'informations Die Welt qui relate cette information. Le gouvernement de Angela a décidé de raboter les nouvelles pièces d'argent émises par la Monnaie allemande. "L'Etat réduit la teneur en argent dans l'alliage le faisant passer de 92,5% à 62,5%, la différence étant remplacée par du cuivre. Dans le même temps, le poids des pièces passera de 18 grammes à 16 grammes". Un peu comme le Canada Dry, elles auront la couleur de l'argent, l'aspect de l'argent mais cela ne sera plus de l'argent. La raison : la hausse des prix du métal. Parions que les acheteurs néophytes n'en seront pas informés. Vous si...

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mardi 18 janvier 2011

Divergence de vue...

Quel sera le prochain pays de la Zone euro à tomber sous les coups de boutoir des spéculateurs ? Personne à en croire le ministre allemand de l'Economie. Comme le rapporte ce papier publié par le Figaro, Wolfgang Schaüble a assuré dans un entretien avec la presse qu'aucun pays n'avait besoin de recourir pour le moment au fonds de secours mis en place par les 17 pays de la Zone euro pour aider les Etats aux abois. "L'influent ministre conservateur ne croit pas que le Portugal, l'Espagne, l'Italie ou la Belgique aient besoin de cette aide actuellement, ni que cela puisse conduire à une désagrégation de l'Europe, selon des propos rapportés au style indirect par le Frankfurter Allgemeine à paraître dimanche". Pourtant dans le même temps, les ministres des Finances de la Zone euro font des pieds et des mains pour augmenter les réserves de ce fonds. Juste une question : pourquoi augmenter un fonds dont on sait qu'on ne va pas en avoir besoin ? Il semble bien que nos gouvernants ne savent plus très bien comment nous rassurer. Du coup chacun y va de son petit couplet aux antipodes de celui du voisin. Il n'empêche que si on regarde ce qui s'est passé la semaine dernière sur les marchés des obligations, les taux d'intérêt sont en hausse pour la Grèce, l'Espagne, le Portugal et l'Italie. Bref, plus les jours passent, plus ces quatre états endettés se surendettent davantage. Quant au Fond Européen de Stabilisation Financière (FESF), il ne dispose d'aucune somme. Même la Commission Européenne n'a pas un sou en caisse. Les montants évoqués sont ceux qu'ils envisagent d'emprunter sur le marché des capitaux. La raison sans aucun doute de la prudence de Madame la Marquise de Lagarde (tout va très bien... !)...


Christine LAGARDE sur Europe 1
envoyé par Economie. - L'info internationale vidéo.
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