C'est une scène incroyable à laquelle nous avons assisté ce week end. Non pas tant la mise à feu de la bannière états-unienne (on en a pris l'habitude partout dans le monde où les Américains veulent soumettre des peuples hostiles à leurs intérêts...!), mais c'est surtout le lieu ou cet incident se produisit... A l'intérieur même de la mairie d'Oakland en Californie. Autant le préciser tout de suite, je n'avais jamais vu d'Américains brûler leur propre drapeau. A croire que les indignés de "We are 99%" ont réellement décidé d'en découdre avec les autorités. Souvenez-vous : on les avait laissés en novembre dernier alors qu'ils avaient décidé d'attaquer des banques (voir par ailleurs). On les retrouve aujourd'hui plus enragés que jamais contre le système. Après avoir été évacués manu militari en fin d'année dernière, ils ont organisé ce samedi leur première "jacquerie" pour l'année 2012. Bilan : 400 d'entre-eux furent interpellés sans ménagement par la police tel que nous le précise cet article publié par le Boston Herald. De quoi inciter nos indignés à en faire autant ? Il y a tout lieu de le craindre... Attention chaud devant...
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lundi 30 janvier 2012
Une première...
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lundi 7 novembre 2011
A l'assaut des banques...

Pendant que certains ont choisi le calme pour faire c... les banques (voir par ailleurs), d'autres ont décidé de montrer à tous ces Vampires que le peuple ne se laissera pas faire. C'est toujours aux Etats-Unis que cela se passe... où aussi incroyable que cela puisse paraître, la profession de banquier est vouée aux gémonies. Ainsi, admirez ce reportage photos réalisé par le site Business Insider nous montrant comment la foule en colère s'en est prise au siège de la banque Goldman Sachs à New York. Il y a un autre Vampire qui ferait bien de se méfier : Jamie Dimon, l'emblématique patron de la banque JP Morgan. En effet, en déplacement à Seattle, les manifestants de cette ville ont pris d'assaut son hôtel pour tenter de le faire sortir et de "l'arrêter de façon citoyenne" comme nous le révèle ce papier toujours publié dans le Business Insider. Mais les pires affrontements eurent lieu en Californie. A Oakland précisément... Là-bas comme partout ailleurs, les manifestants ont organisé un campement du type "Occupy Wall Street" agrémenté de manifestations quotidiennes contre le système (le tout en images se trouve ici...!). Mais la bonne humeur s'est vite transformée en colère. Les protestataires s'en sont pris aux banques. Ils ont d'ailleurs détruit plusieurs agences comme le montre ce reportage photo publié par le San Francisco Chronicle. Mais la police américaine (avec le sens de la mesure qui la caractérise...!) a décidé de faire place nette comme nous le prouve cete autre série de photos tirée du Oakland Tribune. Bref, vous l'avez compris ! Les Etats-Unis semblent être rentrés dans un mouvement de contestation de grande ampleur. Les gens en ont marre de tous ces nantis qui les toisent sournoisement. Et ils le font savoir violemment... N'en déplaise à tous ceux qui pensent que les gens sont désormais prêts à accepter tous les sacrifices. N'est-ce pas Monsieur Fillon ? Parions que ce qui se passe outre-Atlantique va très vite devenir réalité ici en France...
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jeudi 27 octobre 2011
Pire que la Grèce...

Les médias mainstream, fort "bien" intentionnés ne cessent de nous abreuver des difficultés financières rencontrées par la Grèce. Mais pourquoi seulement ce pays est-il mis en exergue ? Il faut savoir qu'il y a actuellement un coin dans le monde où la situation financière et budgétaire est bien pire qu'en Grèce : il s'agit de la Californie. Nous avions déjà abordé sur ce blog le problème de l'endettement de cet état (voir par ailleurs). Mais là on frôle des records comme le note cet article publié par le site Atlantico. Il apparaît que le déficit californien atteint maintenant les 88 milliards de dollars (au lieu des 24 milliards du mois de décembre dernier). De fait, la Californie est ainsi le seul état américain dont la note des dettes est inférieure à celle du pays de la fêta. Autant dire que Terminator n'a pas foutu grand chose quand il était gouverneur. Sauf démultiplier les dépenses liées à la répression (6 milliards de dollars pour 30.000 surveillants de prisons...!). "Si la Californie dépense six milliards pour ses prisons, elle ne consacre que 4,7 milliards à ses universités, qui abritent 33 campus et 670.000 élèves. Ainsi, en 1980, un étudiant californien devait s'acquitter de 776 dollars par an en frais de scolarité. En 2011, il paie 13.218 dollars. Partout, l'avenir de l'Etat à long terme est sacrifié". L'Etat n'ayant plus un rond, les villes californiennes sont elles aussi soumises à une cure drastique d'austérité. A l'image de la ville de San José, dixième ville la plus importante des Etats-Unis, qui n'aura plus le droit qu'à 1.600 fonctionnaires en 2014. Du coup, on comprend mieux la colère des "indignés" qui s'est développée aussi du côté ouest des USA. Mais là bas, point de pitié pour les manifestants. La police est intervenue violemment notamment dans la ville de Oakland pour faire dégager tout ce petit monde à coup de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène comme le souligne cette dépêche Reuters reprise par le Monde. Dans les années 80, les Californiens rigolaient sur la censure existant en Chine. Trente ans plus tard, leur liberté d'expression se résume entre avoir le choix de manger chez Mac Do ou chez Burger King. Quel retournement de l'Histoire...
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