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mardi 1 février 2011

Record mondial...

Il ne fait pas bon être chômeurs en Espagne en ce moment. En effet, vu l'importance de ceux-ci, il faudrait un véritable boom économique pour en faire diminuer le nombre significativement. Et ce n'est pas les derniers chiffres communiqués qui inversent cette tendance. Bien au contraire. Comme le rapporte cette dépêche publiée par l'AFP, le chômage a atteint 20,33% fin 2010, soit son plus haut niveau depuis 13 ans. En prime, il s'agit d'un record parmi les pays industrialisés. "Le nombre de sans emploi atteint 4,697 millions de personnes, soit 370.100 de plus qu'en 2009, selon l'INE. Sur ce chiffre, près de la moitié des personnes (2,049 millions) sont au chômage depuis plus d'un an". Le taux de chômage espagnol est donc arrivé à une moyenne deux fois plus élevée que celle de l'Union Européenne. Et apparemment cela n'est pas encore prêt de se stabiliser d'autant que la croissance n'est toujours pas là. Du coup, aujourd'hui ils sont au coeur du débat européen sur les chances de l'Espagne d'éviter le défaut de paiement sur sa dette souveraine. Mais il ne faut pas rêver, personne ne viendra secourir l'Espagne, ni les autres. Personne ne le peut (c'est la BCE qui détient la photocopieuse) ou ne le veut (les Allemands en tête). Et comme d'un point de vue structurel, l'Espagne est en déflation, la faillite arrivera c'est certain. La seule inconnue est de savoir quand...

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mercredi 24 novembre 2010

Vous avez dit augmentation...

Vous avez l'impression de faire correctement votre travail et pourtant vous n'êtes pas augmenté. Ne vous en faites pas, c'est "normal" si on peut dire. C'est en tout cas la conclusion d'une enquête publiée par l'Expansion et reprise dans une dépêche de l'agence de presse Associated Press. Que nous dit cette étude ? "Plus de six Français sur dix n'ont pas vu leurs revenus augmenter de manière significative depuis 2 ans, selon un sondage BVA publié mercredi dans l'Expansion. Ils sont quatre sur dix à constater une stabilité de leurs revenus depuis plus de cinq ans". A ce rythme et sachant que la croissance française vient essentiellement de la consommation des ménages, on ne sera pas surpris quand on apprendra que nous sommes à nouveau officiellement en récession. Il faudra cependant un jour se poser cette question : où est partie la richesse crée en France durant cette dernière période ? Messieurs les actionnaires, vous devez certainement avoir votre avis. Regardez au fond de votre poche...


Levené déplore "la faiblesse des revenus"
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lundi 8 novembre 2010

Sans précédent...

Tel est le qualificatif qui convient le mieux au budget adopté la semaine dernière par le parlement portugais. Une austérité inégalée ! Comme le souligne ce papier publié sur le site de la RTBF, le pays s'est donné comme priorité de résorber les déficits publics. Du coup, il impose un effort budgétaire qui pèsera lourd sur le budget des ménages. A terme seulement. pour le moment, nous sommes dans un contexte déflationniste (pour mémoire, il s'agit d'une baisse conjointe des prix et des salaires). De plus, le contexte économique rend les gens plus économes ce qui ne favorise pas la consommation. De la même façon, la baisse du dollar engendre une perte de compétitivité pour les entreprises européennes. Elles vont elles aussi chercher à faire baisser leurs coûts (délocalisations, licenciements, baisse des salaires,...). Autant prévoir une nouvelle baisse de la demande. Il n'empêche que les milliards déversés sur les bourses mondiales risquent de favoriser les bulles. Celle sur les matières premières entraînant automatiquement une pression inflationniste. Une hausse de la matière première, c'est une hausse du tarif à la consommation. Tout le monde est touché. Alors déflation ou inflation ? Quoiqu'il arrive, ce sont les peuples qui vont en payer le prix, de là à penser qu'ils vont finir par en avoir assez...


Budget d’austérité sans précédent au Portugal
envoyé par BFMTV. - L'info video en direct.
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jeudi 4 novembre 2010

La planche à billets ne servira à rien...

Si vous suivez régulièrement ce blog, vous savez maintenant que le gestionnaire de fond, Olivier Delamarche, n'a pas sa langue dans la poche pour dénoncer les turpitudes du gouvernement américain. Il vise plus particulièrement Ben Bernanke, le patron de la Fed et sa décision de refaire fonctionner la planche à billets à hauteur de 600 milliards de dollars. "Le quantitative easing ne marche pas pour éviter la déflation". En effet, la planche à billets n'a jamais eu pour but de relancer le crédit. Personne ne le peut. Pour pouvoir emprunter, il faut être solvable. Or la crise actuelle n'est pas une crise de liquidités mais de solvabilité. Du coup, le quantitative easing c'est comme si un pompier arrosait à côté des flammes. Seuls les spéculateurs de tout poil et les gros banquiers vont en profiter. Pour tous les autres...


Olivier Delamarche BFM radio du 2 novembre 2010 - 02/11/2010
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vendredi 22 octobre 2010

La phrase du jour...

Elle est l'oeuvre de Tim Geithner, le Secrétaire d'état américain au Trésor (l'équivalent de Christine Lagarde) qui a déclaré mardi 19 octobre : "les Etats-Unis n'ont pas l'intention de se lancer dans un cycle de dévaluation compétitive, ni de saper la confiance des créanciers de l'Amérique dans le dollar". Ben voyons ! Encore un discours politicien destiné à rassurer le bon peuple. La raison : Ben Bernanke dit "Helicopter Ben", le patron de la Fed qui a annoncé à plusieurs reprises que les Etats-Unis allaient remettre en marche la planche à billets pour soutenir la croissance (ou faire effondrer le système) comme nous le rappelle cet article de Zerohedge. Alors qui dit vrai Monsieur Geithner ? Que de belles histoires, il y a aussi le lapin de Pâques, la petite souris pour les dents et le Père Fouettard du FMI. D'ailleurs, Bernanke a toujours soutenu qu'il n'hésiterait pas à faire baisser le dollar afin d'éviter la déflation et de suivre le même chemin que le Japon pendant sa décennie perdue. Maintenant, la guerre des devises est bien déclarée...
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mercredi 13 octobre 2010

Déjà 25 pays ont fait baisser leurs monnaies...

N'en déplaise à Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor américain, qui a déclaré qu'il n'y avait selon lui "aucun risque de voir le monde se livrer à une guerre des monnaies" comme nous renseigne cette dépêche de l'AFP, force est de constater qu'il est soit incompétent (honnêtement ça m'étonnerait), soit il essaye de nous enfumer pour continuer à nous faire croire que le dollar se porte bien, voire plus que bien. Autant dire que nous sommes en plein dans la désinformation venant du plus haut sommet de l'Etat américain. Déjà Dominique Strauss-Kahn s'était inquiété la semaine dernière d'un conflit entre les devises qui plomberait à coup sur la "reprise" qu'on attend tous (voir par ailleurs). Il semble bien qu'il a de quoi continuer à se faire des cheveux gris comme l'indique cet article publié dans le Financial Times. On y apprend que déjà 25 pays ont agi sur leurs monnaies nationales pour la faire baisser. Cela va des USA et du Royaume-Uni qui ont actionné la planche à billets (le quantitative easing : plus on imprime de l'argent, moins celui-ci vaut cher) à des pays comme la Roumanie, le Chili ou Israël qui ont vendu sur les marchés des quantités impressionnantes de leur propre devise pour la faire baisser. L'enjeu de cette guerre des changes est de pouvoir continuer à exporter (une monnaie dévaluée favorise les exportations d'un pays) et concurrencer ainsi la Chine qui en ce moment fait la pluie et le beau temps sur le marché des devises du fait de son yuan sous-évalué. Les derniers en date à avoir fait baisser leur monnaie sont l'Egypte et l'Inde. Ils sont donc 25 à être intervenus sure le marché des changes en une seule semaine. "Rien de comparable à cela s'était produit auparavant dans l'Histoire du monde". Autant dire qu'il s'agit non pas d'une guerre mais d'un tremblement de terre monétaire mondial. Avec toutes les conséquences négatives s'y rapportant (souvenons-nous de la Grande Dépression de 1929 et la déflation qui s'en suivit. Baisse des prix, baisse des salaires, protectionnisme et guerre). Alors Monsieur Geithner, nous pauvres mortels, qui devons-nous croire ?
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mardi 28 septembre 2010

Le Brésil entre en guerre...

"La guerre des devises a commencé". C'est l'amer constat que vient de faire le ministre des Finances brésilien : Guido Montega. Comme le souligne cet article du Financial Times, il a fait cette déclaration suite aux actions des différentes banques centrales tendant à faire baisser leurs monnaies respectives. "We're in the midst of an international currency war, a general weakening of currency. This threatens us because it takes away our competitiveness". La guerre monétaire est déclaré et le Brésil souhaite ne pas perdre sa compétitivité. En effet, une monnaie qui baisse permet d'augmenter ses exportations, donc d'accroître son taux de croissance. Du coup, tout le monde s'y est mis à travers le monde avec le risque que toutes les monnaies baissent en même temps et de généraliser une déflation au niveau mondial. Bref, on sent bien la "sortie" de crise dans les propos de ce ministre...
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lundi 20 septembre 2010

Il faut bien un responsable...

Il fallait bien que cela arrive. Ou comment certains historiens américains sont en train de réécrire l'histoire. C'est le site nationaliste américain Voxeu qui lance un pavé dans la mare en se demandant si finalement la France n'est pas responsable de la Grande Dépression de 1929. Comme on l'a appris, cette dernière est la résultante de ce qu'on appelle la déflation. Ainsi, une même somme d'argent permettait d'acquérir de plus en plus de biens au fur et à mesure de la chute des prix. Du coup, plus personne n'acheta rien et la consommation s'effondra. Quant aux entreprises, elles préférèrent garder leurs biens sous forme de monnaie plutôt que sous forme d'actifs productifs ce qui fit chuter les investissements. Un destructif cercle vicieux qui durera plusieurs années. Les cours de bourse s'effondrèrent entraînant la ruine de nombreux épargnants, le chômage atteint des niveaux inégalés et entraîna des faillites bancaires par centaines, les gens ne pouvant plus rembourser leurs emprunts. Pour Douglas Irwin, tout n'est pas aussi simple. Certes les USA ont joué un rôle dans cette crise du fait de leur politique monétaire mais celui-ci est largement partagé par la France qui pendant la période allant de 1926 à 1932 augmenta ses réserves d'or de 7 à 27%. "A large body of research has linked the gold standard to the severity of the Great Depression. This column argues that while economic historians have focused on the role of tightened US monetary policy, not enough attention has been given to the role of France, whose share of world gold reserves soared from 7% in 1926 to 27% in 1932. It suggests that France's policies directly account for about half of the 30% deflation experienced in 1930 and 1931". Il n'y a pas à dire : les relations franco-américaines sont au beau fixe...


1929 - Les mécanismes menant à la guerre mondiale - PART 1
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1929 - Les mécanismes menant à la guerre mondiale - PART 2
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lundi 6 septembre 2010

La reprise est morte au Japon...

La reprise japonaise est morte. Seul remède disponible pour le gouvernement : l'argent gratuit appelé autrement planche à billets. Il est vrai que là où il y a du yen, il y a du plaisir. Comme nous l'enseigne cet article du Telegraph de Londres, le gouvernement va imprimer l'équivalent de la modique somme de 220 milliards de dollars. Désormais, le gouvernement japonais peut payer ce qu'il veut avec juste du papier imprimé. En un mot : MAGIQUE ! "Japan has launched a fresh monetary and fiscal boost to shore up its faltering recovery and stem the slide into deflation, becoming the first major country to inject further stimulus since the Great Recession ended". Le Japon devient donc le premier pays majeur à réinjecter des plans de soutien tous azimuts pour éviter l'effondrement généralisé de l'économie et dépasse donc la Fed de Bernanke. Parions que ce dernier saura faire son retard dans les semaines qui viennent...
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vendredi 3 septembre 2010

Vers un scénario à la japonaise...?

Encore une intervention pleine de bon sens d'Olivier Delamarche sur les ondes de BFM. Le responsable du groupe Platinium Gestion n'y va pas de main morte dans ses prévisions reprises par le blog Regards sur l'économie d'Olivier Demeulenaere. Il nous promet tout simplement un scénario à la japonaise, à savoir une déflation c'est à dire une baisse des prix. La pire situation économique. Quand les prix s'installent dans une spirale déflationniste, on pourrait croire que c'est une bonne nouvelle pour les consommateurs. Erreur ! C'est une calamité. Les gens n'achètent plus rien du tout car tout le monde attend la prochaine baisse des prix. Du coup, pour résister les entreprises baissent non seulement plus fortement encore leurs prix mais aussi le salaire de leurs employés. Ce qui nous donne un arrêt de la consommation, une baisse du pouvoir d'achat des salariés et la faillite des sociétés... Le serpent qui se mange la queue. Un véritable cercle vicieux capable d'anéantir toute une économie. C'est ce qui se passe au Japon depuis près de vingt ans...et voici le résultat...


Olivier Delamarche BFM radio 1/09/2010
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dimanche 25 octobre 2009

La méthode Coué de Ben...

Penser à une chose et se dire en boucle que c'est une bonne chose de façon à faire croire qu'elle est effectivement bonne tel est en résumé ce qui caractérise la méthode Coué. Parmi tous ses adeptes, il y a Christine Lagarde qui ne cesse de déclamer que nous sommes sur le chemin de la reprise (alors que le chômage ne cesse d'augmenter) et il y a aussi Ben Bernanke qui parle "d'inflation positive". La hausse des prix n'a jamais été et ne sera jamais positive. Aussi, le site LesJones permet d'étudier le Bernanke dans le texte en publiant une de ses conférences données le 21 novembre 2002 sur la déflation : "Deflation : Making Sure It Doesn't Happen Here". De quoi pouvoir connaître son fonctionnement intellectuel comme l'avait fait en son temps le Docteur Coué...
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