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lundi 14 novembre 2011

Foutage de g...

Ah elle est belle la "mondialisation bienheureuse" chère au sinistre Alain Minc. On aimerait que ce dernier aille à la rencontre des ouvriers de cette usine pour leur expliquer la chance qu'ils ont de faire partie des joies de l'ultra-libéralisme débridé. C'est quoi cette histoire ? Une histoire comme il s'en passe des dizaines tous les jours en France. La fonderie du Poitou est une filiale d'un groupe financier parisien, le groupe Montupet. Cette fonderie produit des pièces en fonte à destination de l'industrie automobile. Son premier client est Renault. Alors que le groupe Montupet dégage des bénéfices en forte progression et que son PDG touche une rémunération de près d'un million d'euros comme nous l'enseigne le rapport annuel des comptes 2010, il a ordonné une baisse des rémunérations de 25% aux ouvriers de la fonderie au titre de la compétitivité. S'en suivit une grève de deux mois et un placement de la filiale en redressement judiciaire comme nous le confirme cet article publié par l'Humanité. Une méthode certes "musclée" mais payante. Le plan de compétitivité fut retiré par la direction. Mais cette dernière se vengea d'une façon pour le moins mesquine. Ainsi, tel que nous l'apprend cette brève publiée par le site RTL, les salariés grévistes viennent de toucher un salaire de... 2,58 euros ! Elle est comment la mondialisation...?

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Peines planchers...

Elle n'en revient pas ! Cette victime de l'arnaque Madoff a bien raison de manifester son désappointement. Elle vient comme nous d'apprendre que ceux qui ont laissé faire cela s'en sortent les "mains propres" ou presque... En effet, comme nous l'indique cet article publié par le site CNBC, le "gendarme" de Wall Street (la fameuse Securities and Exchange Commission ou SEC) vient donc de sanctionner les huit agents qui ont fermé les yeux sur les agissements frauduleux de l'escroc new yorkais pendant ses années fastes. Résultat : aucun licenciement... Juste quelques mises à pied et baisses de salaire. Pas cher payé pour une fraude portant sur 50 milliards de dollars. Il est vrai que dans le monde ultra-libéral, rares sont ceux qui subissent les foudres de la justice pour leur incompétence. C'est vrai pour les agences de notation, c'est aussi vrai pour la SEC... Désolant...

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mercredi 9 novembre 2011

Honni soit qui mal y pense...

Quand il s'agit de "serrer la ceinture des Français", nos politiciens ne se font en général pas prier. Mais quand ces économies doivent passer par leur propre portefeuille, il n'y a évidemment plus personne (ou presque...!). C'est en substance ce qu'a pu constater le député des Alpes Maritimes, Lionnel Luca. Bien que nous n'ayons aucune accointance avec ce Monsieur, force est de constater que sa dernière proposition de loi est pleine de bon sens (surtout en période de rigueur). En effet, elle part d'une problématique simple, à savoir comment imposer au peuple de faire des sacrifices financiers si ceux-ci ne sont pas partagés par tous à commencer par ceux qui le représente ? En voilà une bonne question qui mérité assurément d'être posée... Pour y répondre, le député Luca souhaite diminuer l'indemnité de tous les députés de 10% comme le révèle cet article publié par le Parisien. Le seul hic, c'est que la plupart de ses collègues sont contre. De gauche comme de droite, il est hors de question pour nos parlementaires de voir leur indemnités rabotées. Il est vrai qu'avec une somme de 5.200 euros par mois (sans tenir compte des autres indemnités engrangées grâce au cumul des mandats, ni des remboursements de frais...), ces derniers sont toujours à compter et à recompter pour joindre les deux bouts.... Une chose est cependant certaine : la patience du peuple risque d'atteindre très vite ses limites. Il suffit de lire tout ce que les internautes ont publié une fois qu'ils ont eu vent de cette information. Ces très chers politiciens feraient bien de faire la même chose faute de quoi ils risquent très vite de tomber de leur piédestal... Quant à Lionnel Luca, une fois n'est pas coutume, nous le remercions d'avoir fait avancer le débat. Même si il doit être honni pour avoir mal pensé...


Faut-il réduire le salaire des parlementaires ? par LCP
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samedi 15 octobre 2011

Illusions collectives...

Elle en fait une tête la chancelière allemande... Est-ce la proximité de notre "omniprésident" qui sirote sa bouteille d'eau sans sourciller ? Ou est-ce le contrecoup qu'elle éprouve quand elle s'aperçoit que "son" peuple ne la suit plus dans ses dérives budgétaires ? Toujours est-il que le fameux "miracle" économique allemand" qui n'en finit plus de faire les choux gras de nos médias et de nos hommes politiques n'est plus aussi solide que ce que veut bien nous faire croire nos élites. Une fois n'est pas coutume, c'est le très libéral site Atlantico qui nous explique "l'envers du décor" du modèle allemand. Au point de poser la question qui fâche : l'Allemagne est-elle en mesure d'être une donneuse de leçons ? Pourtant, "depuis l'unification et les problèmes économique subséquents, le taux de chômage n'a jamais été aussi bas, et il continue à reculer. Comment expliquer cet indéniable succès ? On peut apporter plusieurs réponses à cette question qui intrigue les Français". C'est tout d'abord la réforme dite "Hartz IV". Ainsi, les Allemands ont fusionné l'assistance chômage et l'aide sociale. Première conséquence : tous les chômeurs sont au régime de l'équivalent de notre RSA après un an. Cette mesure permet une flexibilité accrue du travail. De peur de se retrouver au minimum social, les Allemands s'empressent d'accepter tout et n'importe quoi comme job. De plus, les statistiques allemandes liés aux demandeurs d'emplois ne sont pas "sincères". Elles excluent du nombre total de chômeurs les seniors et les travailleurs précaires. Enfin l'Allemagne connaît une inadéquation entre l'offre et la demande ce qui provoque une certaine pénurie de main d'oeuvre dans certains secteurs, renforcée par une démographie parmi les plus faibles du monde. Bref, à tous ceux qui estiment que l'Allemagne doit être un modèle qu'il nous faut suivre, il n'est pas inopportun de rappeler que ce pays a supprimé le SMIC, a allongé la durée du travail, a reculé l'âge de la retraite, a diminué et réduit tous les services publics, a privatisé le secteur national, a rendu les études payantes, a déremboursé un grand nombre de soins, a diminué la surface des logements, a réduit le pouvoir d'achat des employés,... Un bilan si mirifique que Sarkozy voudrait bien nous l'importer en France en 2012. Avant la mondialisation, le progrès consistait exactement dans le contraire : mieux payer ses salariés, mieux les former, mieux les protéger... Qu'est ce qu'ils ont en a foutre les Allemands d'être plus compétitifs si leur niveau de vie commence à ressembler à celui des pays du tiers monde ? La réponse est évidente : rien ! Pour eux comme pour nous...


XERFI : L’Allemagne peut-elle servir d’exemple... par GroupeXerfi
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lundi 19 septembre 2011

Inquiétante disparition...

Quand l'effondrement du système aura eu lieu, il ne restera plus rien. Même l'or des états se sera volatilisé. Surtout si nos hommes politiques à la solde des Vampires continuent à le faire disparaître comme ils le font. Le premier à avoir demandé des comptes est le sénateur américain Ron Paul en affirmant bien haut que Fort Knox n'avait quasiment plus un lingot (voir par ailleurs). Et que dire de notre omniprésident qui à peine nommé ministre des Finances en 2004 fit voter une loi qui vit la Banque de France se délester de plusieurs centaines de tonnes d'or comme s'en est étouffé à l'époque le député de la Loire Jean-Louis Gagnaire. Au point de l'interroger tout à fait officiellement comme le stipule son blog. Aujourd'hui, ce sont les Hollandais qui sont à la recherche de leur or perdu. Comme l'a souligné ce papier publié par Zerohedge, un député batave s'est rendu compte que l'or du pays s'était évanoui. Sur les 1.700 tonnes soi-disant en stock il n'en restait plus que 600. A qui ont été vendus les 1.100 tonnes manquantes ? Entre Sarkozy l'Américain et les Pays-Bas qui sont un satellite des Etats-Unis, on en a bien une petite idée...


Vente de l'Or Français par Sarkozy par JaneBurgermeister
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jeudi 7 juillet 2011

Les salauds de Salop...

Toujours en Angleterre, nous avons le plaisir de vous présenter le comté de Shropshire. Comme le note Wikipedia, il est aussi appelé Salop. Un nom prédestiné pour qualifier les autorités régionales. Comme le rapporte cet article publié par le Daily Mail, ce comté de l'Ouest de l'Angleterre n'a pas hésité à licencier la totalité de ses 6.500 fonctionnaires avant de leur proposer "une offre immédiate d'embauche" avec un salaire amputé de 5,4% et des aménagements sur leurs congés payés et sur leur mutuelle. Ceux qui refuseraient cette nouvelle offre seront renvoyés sans indemnités le 30 septembre prochain. Il faut préciser que cette région (l'une des plus rurales de Grande Bretagne) est à la recherche d'une somme de 76 millions de livres sterling correspondant au montant des restrictions budgétaires imposées par le gouvernement Cameron aux collectivités locales. Le porte-parole du comté s'est justifié en déclarant : "nous ne sommes pas les seuls à faire cela. Nous sommes seulement un peu en avance par rapport à d'autres". Nous ne pouvons conseiller à ce monsieur de recommencer l'opération plusieurs fois. Cela permettrait de faire des économies considérables et de créer un ordre idéal avec d'un côté des riches (faits pour être très riches) et de l'autre la majorité des gueux que nous sommes. On en finirait une fois pour toutes avec ces débats stériles sur la richesse, le partage des fruits du travail, la redistribution,... des sujets ô combien ennuyeux pour ces salauds d'ultra-libéraux qui nous gouvernent...

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mercredi 22 juin 2011

Dédicace aux Indignés...

Enorme ! Spéciale dédicace aux Indignés de la Puerta del Sol de la part du FMI. Alors que les Grecs viennent tout juste de voter les nouvelles mesures d'austérité réclamées par la BCE, le FMI et l'Union Européenne (il va encore falloir que le peuple les acceptent et ne cassent pas tout...!), c'est au tour des Espagnols d'être dans l'oeil du cyclone. Comme le rapporte ce papier publié dans le quotidien le Monde, le FMI publie un rapport alarmant sur l'économie de l'Espagne. Celle-ci n'aurait pas retrouvé son dynamisme ni sa productivité, ce qui ne permet pas de faire reculer le chômage. Du coup, les marchés risquent de réitérer leurs attaques spéculatives contre le pays. Pas de problème, le FMI a la solution : "il est nécessaire de rendre plus flexible la négociation collective, de renoncer à l'indexation des salaires sur l'inflation et de diminuer les indemnités de licenciements". Amis salariés de toute l'Europe, un grand merci au FMI, cette institution mise en place par l'oligarchie afin de se "payer" les richesses des pays gratuitement... C'est aux peuples à dire non sinon nous y passerons tous les uns après les autres selon un processus déjà bien entamé... Pour vous y convaincre, vous pouvez toujours écouter Philippe Dessertine nous rappeler dans quel piège les Européens sont tombés...


Philippe Dessertine sur la crise obligataire... par MinuitMoinsUne
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mardi 21 juin 2011

Un neuneu qui s'ignore...

Il a une bonne tête de premier de la classe ce député britannique... Son nom : Philip Davies. C'est un équivalent anglais de notre Jean-François Copé. Bref, un bon politicien appartenant à la droite décomplexée la plus rude. Comme le rappelle Wikipedia, il s'était déjà distingué par le passé pour avoir voulu la disparition du SMIC anglais. Il revient aujourd'hui en grande forme. Comme nous l'enseigne ce papier publié par le Telegraph de Londres, il veut désormais payer moins que le salaire minimum les travailleurs handicapés sous prétexte qu'ils seraient moins productifs. D'après lui, la présence d'handicapés sur le marché du travail empêcherait les gens sans qualification de trouver leur premier job. En résumé, les Français ont le droit à la démagogie de l'UMP sur le RSA, les Anglais ont le droit à cette "charmante" personne et on en a tous ensemble marre de ces néolibéraux qui ne pensent qu'à détruire tous les acquis sociaux les uns après les autres. Sur l'autel d'une idéologie qui nous amène directement au désastre...

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jeudi 9 juin 2011

Pour ceux qui gagnent le SMIC...

Quand on vous dit que l'Union Européenne sera notre "tombeau" ou plus exactement celui de tous nos acquis sociaux. Figurez-vous que le SMIC est trop élevé en France. Ce n'est pas nous qui le disons mais la Commission Européenne comme nous l'enseigne ce papier publié par le site de RMC. "La Commission constate que le salaire minimum français est l'un des plus élevés d'Europe, et que c'est l'une des raisons expliquant le manque de compétitivité des entreprises françaises". Ben voyons il faudra en parler aux personnes qui n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois même en touchant ces 1.000 euros mensuels. Décidément cette Europe nous conduit tous directement dans le mur de la pauvreté absolue. Elle ne préconise que la clochardisation généralisée. Quel beau programme pour la génération de gueux à venir. A moins que ceux-ci deviennent députés européens puisque ces derniers viennent de se voter une substantielle augmentation de 3.000 euros par mois comme nous l'indique cet entrefilet publié sur le site de France 3. Il n'empêche que tout cela ne nous surprend finalement pas. Tous ceux qui ont pris connaissance du traité de Lisbonne le savent bien. En premier lieu François Asselineau qui ne cesse de dénoncer cette dictature ultra-libérale. Plus que jamais, il est temps de se ressaisir et de rejoindre l'UPR pour sortir de cette Europe qui nous conduira tous à l'esclavage...


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jeudi 12 mai 2011

Laissés pour compte...

Il n'y a pas qu'en Grèce où l'on manifestait hier contre l'austérité. En Angleterre aussi. Ainsi, comme le révèle cet article publié par The Independent, des milliers d'handicapés ont défilé hier à travers tout le pays. La raison : un projet de loi proposé par le gouvernement Cameron qui instaure une amputation de 20% de leurs pensions. Et force est de constater qu'ils sont remontés. D'après l'actrice Jane Asher, présidente de différentes associations liées au handicap, "c'est le plus grand rassemblement qu'il m'est été donné de voir et j'en suis fière". Il faut préciser que David Cameron avait pourtant juré que les économies budgétaires ne toucheraient pas les personnes les plus vulnérables. Il faut croire qu'au Royaume Uni être handicapé n'est pas considéré comme être vulnérable. Pauvre monde...







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mercredi 11 mai 2011

Question de priorité...

Les Etats-Unis ne savent plus comment endiguer le fléau du chômage. Les chiffres se suivent semaine après semaine et démontrent si besoin est qu'il n'y a pas l'ombre d'une reprise. De plus, les déficits astronomiques étant ce qu'ils sont, les élus taillent dans le vif. Après l'Utah et le Michigan, c'est au tour de la Floride de couper les allocations des chômeurs comme nous le révèle ce papier publié par le quotidien Miami Herald. L'objectif est de ramener la durée d'indemnisation à 20 semaines au lieu des 26 semaines actuellement. Pour se faire, les autorités ont inventé une échelle dégressive : les chômeurs seront indemnisés sur 12 semaines si le taux de chômage est de 5%. En revanche si le taux est de 10,5% ou plus, le nombre de semaines d'indemnisation sera ramené à 23 semaines. D'après le gouverneur républicain Rick Scott, signataire de cette loi, cette mesure va permettre aux gens de se "motiver pour retrouver un travail". Mais le plus écoeurant dans cette mesure, c'est que l'argent économisé ne sera pas affecté à la réduction des déficits de l'état mais à la baisse de l'impôt sur les sociétés (qui est déjà l'un des plus faibles des USA). Un véritable "don de l'année" pour la communauté d'affaires selon l'initiateur de cette loi. On croit rêver...

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jeudi 5 mai 2011

Ils osent tout...

Vous n'êtes pas satisfait de votre salaire ? Vous avez des revendications ? Oubliez tout cela, ce n'est plus d'actualité ! Ce n'est pas nous qui le disons mais le Conseil d'Analyse Economique (CAE). C'est quoi le CAE ? Selon Wikipedia, c'est une instance chargée de conseiller le gouvernement en matière économique. Elle avait d'ailleurs publié l'année dernière le fruit de ses réflexions sous la forme d'un rapport titré "Refonder le droit social". L'original dont vous trouverez ici copie, sorti en février 2010, préconisait plus de flexisécurité dans le droit du travail en favorisant les accords d'entreprises sur les conventions collectives. Il n'y avait déjà pas de quoi réjouir les salariés mais dans sa mise à jour, il y a vraiment de quoi les dégoûter. Comme le révèle ce papier publié par l'Expansion, il préconise d'autoriser des modifications temporaires du contrat de travail afin d'absorber les chocs d'activité et de préserver l'emploi. Cela veut dire quoi en langage courant ? Il s'agit d'autoriser une entreprise à baisser temporairement les salaires en cas de difficultés passagères. Il s'agit pour les auteurs d'aligner la France sur l'Allemagne où cette faculté est possible. "Ce texte préciserait les éléments du contrat de travail susceptibles d'être temporairement modifiés par un accord d'entreprise (durée du travail et salaires par exemple). Il fixerait les conditions pour y recourir (baisse durable de l'activité ou menace de faillite), l'ampleur et la durée des concessions et bien sur les contreparties (embauche et/ou maintien de l'emploi). Transposé dans le Code du travail, cet accord interprofessionnel s'appliquerait à chaque salarié. Il entrerait ensuite en vigueur via un accord entre l'entreprise et les représentants syndicaux majoritaires". Pas besoin de dire que le MEDEF s'est félicité de cette innovation tandis que les syndicats sont partagés... En résumé : les ouvriers et employés se font tondre quand la bise arrive pour offrir leur laine à leurs patrons qui se fera un plaisir de les ignorer au moment du retour des beaux jours. Mais de qui se moque t-on ? Une chose est bien certaine : tout cela finira mal...

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dimanche 1 mai 2011

Des bleus au portefeuille...

C'est encore pour notre gueule ! On savait que la Sécurité sociale n'avait plus un rond mais là c'est à ne plus rien comprendre. Déjà en septembre dernier, on prévoyait l'instauration en France d'une médecine à deux vitesses (voir par ailleurs). Elle se précise aujourd'hui (plutôt demain...) avec la diminution du remboursement des médicaments comme nous le rappelle cette dépêche de l'AFP. "La baisse de 35% à 30% du taux de remboursement par l'assurance maladie des médicaments à vignette bleue entre en vigueur lundi 2 mai, en application d'une mesure annoncée il y a plusieurs mois dans le cadre du budget 2011 de la Sécurité sociale". Bref, le gouvernement veut renflouer les caisses de la Sécu et nous fait banquer. Comment vont faire les gens qui n'arrivent déjà pas à joindre les deux bouts ? C'est quand même 219 médicaments concernés dont les fameux Voltarène ou Advil. De la même façon, le remboursement des dispositifs médicaux (les pansements, les seringues, les prothèses, les implants,...) baissent aussi de 65% à 60%. Il paraît que l'objectif du gouvernement est de faire des économies estimées à 95 millions d'euros. De quoi apporter de l'eau au moulin à ceux qui dénoncent le budget exorbitant de l'Aide Médicale d'Etat fixé à près de 550 millions d'euros selon Wikipedia. En d'autres termes, un salarié qui paie ses cotisations mais qui n'a pas de mutuelle complémentaire dispose d'une plus faible couverture médicale qu'un clandestin, pourtant un délinquant vis à vis des lois sur l'immigration. Pas étonnant que le Front National tutoie les sommets...

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vendredi 22 avril 2011

Si ce n'est toi...

C'est donc ton frère... nous enseigne la fable de La Fontaine. Quand on parle du FMI, on pense DSK mais dans l'ombre de celui-ci il y a un autre "français" qui fait de bien belles déclarations trop injustement ignorées par les médias. Son nom : Olivier Blanchard. Selon sa biographie Wikipedia, voilà le type d'hommes contre lesquels ce blog se bat. Economiste auprès du FMI, il a adopté la culture américaine depuis qu'il a étudié au MIT (Massachusetts Institute of Technology). Mondialiste reconnu, européiste convaincu, il est partisan d'une alliance transatlantique. Pourquoi le mettre en avant aujourd'hui ? Non seulement, il prévoit de graves difficultés pour les Etats-Unis (on ne s'en serait pas douté...) mais il a un plan pour la Zone euro comme le note ce papier publié par la Tribune. "Olivier Blanchard estime que les pays de la Zone euro en difficulté devraient songer à baisser les salaires ou/et à améliorer leur productivité". En résumé, ce monsieur qui se dit proche du Parti socialiste (mais qui a voté Sarkozy en 2007... allez comprendre !) veut continuer à mettre la tête sous l'eau à des peuples qui l'ont déjà... Bien belle idée quand l'inflation n'a jamais été aussi haute. Parions qu'avec de telles lubies, la révolution est pour demain...


IMF's Blanchard Says U.S. Debt Ceiling Will Be... par Bloomberg
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mardi 12 avril 2011

Retour aux sources...

Les Grecs ont de la ressource et s'en retournent même aux sources... de l'existence. C'est en substance ce que nous apprend ce papier publié par le site Courrier International. Alors que l'Union Européenne, la BCE et le FMI ont mis à genoux le pays, de plus en plus de personnes quittent leur vie citadine et s'en retournent travailler la terre. Une tendance qui concerne toutes les générations. En effet, les Grecs viennent d'apprendre à leurs dépens que le plus important n'est pas d'avoir de l'argent pour acheter à manger mais des aliments pour pouvoir se nourrir. Quand vous cultivez vous même votre terre, peu importe que les salaires ou les retraites baissent, vous aurez toujours de quoi vous alimenter... Pour ceux qui sont restés dans les villes, c'est la grande débrouille avec le retour du troc comme facteur d'échanges. On le voit bien : les Grecs ne font qu'entamer cette grande cure d'austérité qui risque de durer fort longtemps tant elle va être généralisée aux autres pays du monde entier. En quelque sorte, c'est toute l'idéologie néolibérale qui vient de s'effondrer dans l'adoption d'un mode de vie où le mot respirer signifie beaucoup plus que celui de consommer...

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lundi 11 avril 2011

La faim justifie les moyens...

Les Etats-Unis n'ont plus rien à voir avec le pays de la prospérité acquise pour tout le monde. L'American dream est définitivement mort, notamment pour les enfants comme en témoigne cet incroyable papier publié par le site mexicain la Jornada repris et traduit par le site canadien Mondialisation.ca. "Ici des millions de gens souffrent de la faim. Nous ne parlons pas d'Haïti, ni de pays africains ou asiatiques, ni des favelas sud-américaines mais du fait extraordinaire que dans le pays le plus riche du monde, avec le secteur agricole le plus productif, des millions de gens souffrent de ce qui s'appelle 'l'insécurité alimentaire'. Ou comment ne pas savoir d'où proviendra la prochaine nourriture". On compte actuellement plus de 16 millions de mineurs vivant sous le seuil de pauvreté, soit deux millions de plus qu'avant la crise. Près d'un Américain sur six souffre d'insécurité alimentaire depuis 2009. Or que fait le gouvernement ? Il joue la provocation au point de proposer de réduire l'assistance alimentaire aux plus nécessiteux, de provoquer des coupes sombres dans les dépenses sociales et de réduire le taux d'imposition des millionnaires comme en témoigne cet article publié par le Figaro. Apparemment la faim n'est pas la priorité de la classe politique ou économique dirigeante du pays. L'insécurité alimentaire ne fait pas partie des sujets relatifs à la sécurité nationale. Grave erreur...

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lundi 4 avril 2011

Vacances j'oublie tout...

"Vacances j'oublie tout"... Vous vous souvenez très certainement de ce tube des années 80 chantée à l'époque par le groupe Elegance. Une époque où une majorité d'entre-nous pouvait partir en vacances. Trente ans plus tard, on est malheureusement de plus en plus nombreux à ne devoir rien oublier. Comme le rapporte cette étude réalisée par Protourisme reprise par le site l'Echo touristique, nous seront 34% de la population (nous y compris...) à ne pas partir en vacances cette année. C'est un total de trois millions de gens supplémentaires par rapport à 2010 qui vont renoncer à ces repos mérités. Quant à ceux qui ont la chance de partir, leur budget est en baisse de près de 7% et la durée moyenne du séjour est en diminution de cinq jours. Bref, tout va pour le mieux dans cette France qui est sortie de la crise comme on veut nous le faire croire...

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mercredi 30 mars 2011

Les pauvres coûtent trop chers...

En voilà un qui a perdu une occasion de se taire. Son nom : Hans-Jörg Rudloff. Son job : patron de Barclay's Capital. Bref, un Vampire supplémentaire qui s'est quand même versé près de 600.000 livres sterling de bonus au titre des résultats de 2010. Pourquoi parlons-nous d'un tel bankster ? Car il pourrait faire ami ami avec le sénateur Dassault tant ils ont les mêmes "idées" pour relancer l'économie. Quand ce dernier dénonce les 35 heures (voir par ailleurs), Rudloff montre du doigt les bénéficiaires des minimas sociaux. Comme le relate ce papier publié par le site Business Insider, il expose ses idées pour faire redémarrer la machine. D'après lui il suffit de réduire de 50% toutes les prestations sociales et mettre tout le monde au travail. "People have to work more, longer hours, longer years" ou faire travailler les gens plus longtemps par jour et plus longtemps par an. Tout en assurant la promotion de l'immigration afin de rendre l'Europe plus forte... Monsieur Rudloff serait bien inspiré de nous rappeler combien sa banque a touché de milliards des contribuables pour s'autoriser à sortir de telles âneries. Si aujourd'hui les déficits sont ce qu'ils sont, c'est bien parce que les banques ont été sauvées par les états, la Barclay's Bank comme les autres. Tout cela nous montre une fois de plus que la véritable bataille qui s'engagera sera celle qui verra s'affronter les mondialistes apatrides et privilégiés contre les peuples aux racines bien ancrées et non fortunés...

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samedi 5 mars 2011

Tous Neet...

Il y a trois semaines, nous vous avions informé sur une nouvelle catégorie de Japonais : les freeters, des jeunes n'ayant pas les moyens de pouvoir mener une vie sociale établie (voir par ailleurs). Aujourd'hui, nous vous présentons une autre catégorie de Nippons. Ceux qui partagent la philosophie du Neet (et non du net !). C'est quoi le Neet ? Selon Wikipedia, Neet est un acronyme à l'origine anglais qui veut dire "Not in Education, Employment or Training" que l'on peut traduire par ni employé, ni étudiant, ni stagiaire. C'est devenu le nom d'un mouvement politique alternatif qui revendique la marginalité, la vie en dehors des modèles institutionnels, milite contre la consommation et pour la décroissance. Comme le montre ce documentaire, au Japon certains refusent désormais de devenir agent des télécommunications, policier ou réalisateur. Ils ont choisi de ne pas perdre leur vie à la gagner. Une véritable provocation dans le deuxième pays le plus riche du monde où le travail est considéré comme une religion. Une véritable libération pour nous qui considérons que le travail est une aliénation entretenue par la consommation... Alors demain tous Neet ?


Neet, une jeunesse japonaise - Tracks (Arte)
envoyé par mentawai2007. - Regardez les vidéos des stars du web.
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mercredi 23 février 2011

Disparition annoncée...

Les classes moyennes ont le blues ! Elles savent bien que la période qui s'annonce va leur porter un coup terrible. Au point de devenir une espèce en voie de disparition ? Selon Thierry Pech, directeur de la rédaction Alternatives Economiques, cela fait deux cents ans qu'on dresse régulièrement leur acte de décès (Marx les condamnait déjà au milieu du XIXème siècle). Elles sont encore là aujourd'hui mais pour combien de temps ? Il faut préciser que le mot les définissant le mieux en ces temps difficiles est le mot "pessimisme" comme nous le rappelle l'auteur dans une interview publiée par le quotidien le Monde. Mais en aucun cas elles disparaîtront. Pourquoi ? Car elles représentent tout simplement le ciment de la démocratie. Elles mettent en cause les classes dirigeantes tout en tirant vers le haut les "classes laborieuses". Si demain, il n'y avait plus de classes moyennes, il n'y aurait plus de société. Nos industriels ne pourraient plus vendre leur camelote si plus personne ne peut l'acheter. Il n'empêche que nous n'avons déjà plus d'industriels mais uniquement des financiers. Et ces Vampires représentent pour le coup un vrai danger. C'est d'ailleurs ce qu'il y a de plus délirant dans ce système : il s'auto-détruit depuis une trentaine d'années. En détruisant l'emploi, il détruit la consommation alors qu'elle représente sa base. Quelle va être la réaction de nos hommes politiques ? Attirés qu'ils sont par le monde du bling bling, parions qu'au delà des promesses de circonstance, rien ne sera fait pour les classes moyennes d'autant que les restrictions de budget vont les toucher de plein fouet. Une bien mauvaise idée tant les révoltes que nous connaissons à travers le monde sont l'oeuvre de gens appartenant à cette catégorie. De quoi faire réfléchir...


Le blues de la classe moyenne à Lawrence, Kansas
envoyé par Mediapart. - L'actualité du moment en vidéo.
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