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vendredi 9 septembre 2011

Les Maîtres du monde...

Vous vous souvenez très certainement de Monsieur Sylvestre nous annonçant la Wold Compagny dans "les Guignols de l'info" durant les années 90 ? Nous avons le regret de vous faire savoir que vingt ans après, c'est fait ! Comme le rapporte le site Bastamag reprenant une étude suisse publiée cet été, le capitalisme mondial est contrôlé par moins de 800 personnes. "80% de la valeur de l'ensemble des 43.000 multinationales étudiées est contrôlé par 737 "entités" : des banques, des compagnies d'assurances ou des grands groupes industriels". De la même façon, cette étude nous apprend que 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes entre elles, possèdent 40% de la valeur économique et financière de toutes les multinationales du monde entier. Si vous souhaitez vous aussi tirer des conclusions de cette étude, vous pouvez la télécharger ici en version anglaise ou la retrouver traduite dans son intégralité sur le blog de Paul Jorion. Bref, vous l'avez compris : la main invisible du marché possède 147 doigts... qu'il faudra bien sectionner un jour ou l'autre pour recouvrer notre liberté...

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lundi 21 mars 2011

A l'agonie...

On le pressentait depuis que l'on tient ce blog, Paul Jorion vient de le confirmer. Le capitalisme est bien à l'agonie. Comme vous le savez certainement si vous suivez ce blog régulièrement, nous partageons un bon nombre d'idées avec ce chercheur belge. Il nous apparaît comme étant un des seuls économistes analysant la situation de manière cohérente. Alors que le mois dernier, il faisait un parallèle entre gouvernants et cost killer (voir par ailleurs), il nous revient aujourd'hui avec la sortie de son tout dernier livre "Le capitalisme à l'agonie". C'est le quotidien la Tribune qui recueille ses premières impressions. "Vingt ans après la chute du mur de Berlin, l'essayiste Paul Jorion prononce l'oraison funèbre du capitalisme. Dans son nouveau livre, il analyse les causes de sa mort prochaine et donne des pistes pour l'avenir". En résumé, il prévoit une prochaine "nuit du 4 août" pour les PDG du CAC 40. La révolution est en marche...


Paul Jorion - Le temps qu'il fait, le 11 mars... par PaulJorion
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mercredi 16 février 2011

Cost killer...

Avez-vous remarqué comment les adeptes du mondialisme utilisent des expressions en langue anglaise ? Dans le monde du capitalisme et de l'entreprise, c'est même monnaie courante. Brainstorming, marketing, profit and loss,... bref autant de mots qui font moderne. Permettez-nous de vous en proposer un autre : cost killer (le tueur de coûts). Celui qui épluche tous les services d'une boite pour y dégoter les économies à réaliser, celui qui met en place les plans sociaux pour raison de compétitivité. En résumé : des managers rompus à l'exercice qui consiste à faire tomber des têtes (sauf la leur...faut pas pousser !) se forgeant ainsi une flatteuse mais usurpée réputation d'excellent gestionnaire. Pourquoi parler de ces chacals ? Parce que le parallèle peut être fait avec nos gouvernants. Ils procèdent de la même façon selon ce papier publié sur le blog de Paul Jorion. Comme les cost killers, la seule solution pour eux en temps de crise, c'est la réduction budgétaire... "Ils s'accrochent néanmoins à une ligne de conduite, dont ils ne dérogent pas. Celle de régler avec l'argent public l'addition présentée par un système financier dont la chute libre a été stoppée, mais pas son dérapage qui plus sournoisement se poursuit. Ayant malencontreusement oublié combien les déficits budgétaires contre lesquels ils montent à l'assaut avec tant de vaillance doivent à une crise financière évacuée, passée aux profits des uns et aux pertes des autres". Et tous les exemples de nos voisins européens vont dans le même sens. Bref, ils sont en train dessiner les contours d'une nouvelle société où non seulement les inégalités sociales ne sont pas combattues, mais pire, leur développement est à nouveau encouragé... Il n'empêche que quand l'économie se sera écroulée, à défaut de cost killer, on aura des personnages falots armés d'un pistolet en plastique. Quant à nos hommes politiques, on s'apercevra que ce sont des types insignifiants payés par le cartel bancaire mondial. Tous ces gugusses de pacotille tirent leur pouvoir de l'argent papier imprimé par les banques, imposé à leur cours légal par leur trahison. Ils accompagneront leur "papier peint" garanti par rien dans les poubelles de l'Histoire...

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dimanche 30 janvier 2011

Une dette abyssale...

Les Etats-Unis sont au plus mal. On le savait. Paul Jorion vient de nous le confirmer. Comme il vient de le publier sur son blog, le célèbre économiste (un des seuls à avoir vu la crise des subprimes) considère la dette publique américaine comme étant ingérable à moyen terme. D'après lui, au train où vont les choses, en 2020, les rentrées fiscales aux Etats-Unis ne représenteront plus qu'un quart des dépenses de l'Etat fédéral. En 2025, les recettes ne permettront plus de couvrir qu'un seul poste budgétaire : le service de la dette soit le versement des intérêts sur la dette publique. "Une telle situation étant ingérable, il faudra bien entendu prendre des mesures drastiques bien avant. Une échéance interviendra d'ailleurs d'ici deux à trois mois : avec un déficit près de 10 fois plus élevé que celui de la France (1.300 milliards de dollars en 2010 contre environ 100 milliards d'euros), la dette publique américaine atteindra le plafond de 14.300 milliards de dollars fixé par le Congrès, en avril ou au plus tard début mai 2011. Les démocrates s'efforceront de faire voter une hausse de ce seuil, les républicains ont promis de s'y opposer. Si un accord ne peut pas être obtenu, les Etats-Unis feront défaut sur leur dette". Rongé par les dettes, le système est en train de s'auto-détruire. Mais nous connaissons bien les Américains. Ils sont en général plein de ressources pour se sortir du pétrin. Ils peuvent réhausser le plafond de leur dette (c'est le monde entier qui "régale" puisqu'il est obligé d'acheter des dollars imprimés gratuitement par la planche à billet américaine). Ils peuvent aussi déclencher des guerres pour relancer l'industrie (ils savent bien faire cela aussi) Quoique Américains n'est pas le bon mot. Il faut différencier le peuple endoctriné par la bannière de l'oncle Sam et les élites qui, au contraire savent très bien où elles veulent aller et ce qu'elles veulent faire : diriger la planète. Si pour y parvenir il faut une troisième guerre mondiale, parions que ce "détail" ne sera pas un obstacle pour elles. Et pour vous ?


Paul Jorion - Le temps qu'il fait, le 28 janvier 2011
envoyé par PaulJorion. - L'actualité du moment en vidéo.
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lundi 24 janvier 2011

A quand le chacun pour soi...?

La crise est là. Elle est violente et entraîne dans son sillage une guerre des monnaies. Comme nous le rappelle ce papier publié par Paul Jorion sur son blog, c'est le premier pas vers un protectionnisme généralisé. La crise financière de 2008 a amené les états à coordonner leurs efforts autour de plans de relance volontaristes et à travers des organes de décision comme le G20. Cette belle coopération a pris fin en 2010. "Désormais à chaque état son objectif. La Chine doit maintenir sa capacité exportatrice qui représente la majorité de son PIB, le marché intérieur chinois n'étant pas encore en mesure de prendre le relais. Les Etats-Unis souhaitent faire baisser le dollar de façon significative afin de doper leurs exportations et obtenir ainsi un surcroît de croissance indispensable pour relancer leur économie affaiblie". Vous avez dit objectifs inconciliables entre les deux géants ? Du coup, les autres puissances ne veulent pas être en reste : le Brésil vote une taxe sur les obligations achetées par les étrangers, l'Inde interdit aux non-ressortissants de détenir des actions, le Vietnam impose aux étrangers investisseurs de rester au moins un an dans le pays,... Bref, tout le monde y va de sa petite mesure qui mise bout à bout entraîne une sclérose de l'économie marquée par un protectionnisme généralisé. Les actions entreprises par les états sont de plus en plus anti-libérales et viennent en totale contradiction avec le dogme cher aux néolibéraux. Il n'empêche que le protectionnisme généralisé, c'est le chacun pour soi et donc la guerre garantie à moyen terme. Une chose est certaine : l'Union Européenne n'est plus dans le jeu. Même si l'Europe décide un protectionnisme contre les produits chinois qui volent nos emplois, soyez certains qu'il n'y en aura pas pour les capitaux américains qui volent nos entreprises. De là à dire que l'Union Européenne joue la partition des Etats-Unis...

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samedi 22 janvier 2011

Dubitative Angela...

Elle n'a pas l'air de trop savoir quoi faire Angela Merkel. Alors qu'une majorité d'Allemands souhaite l'abandon de la monnaie européenne, elle s'engage pour un euro stable comme nous le confirme ce papier de la Tribune. "Elle a également déclaré qu'il n'y aura pas de retour au deutsche mark. Elle a ajouté que l'Allemagne est engagée envers l'euro et 'continuera de faire le nécessaire pour garantir un euro stable'". Même si les paroles de politiciens sont loin d'être d'évangiles, on peut raisonnablement penser que si l'Allemagne ne sort pas de l'euro, c'est les pays Club Med qui le feront (Grèce, Espagne, Portugal, Italie). D'ailleurs pour Paul Jorion, le sauvetage de l'euro n'a pas eu lieu comme il dit si bien dans un papier publié sur son site. Bref, on le voit : deux points de vue s'affrontent en ce moment même et bien malin, celui qui pourra dire dans quel état seront nous tous dans un an. Heureusement ce blog a pour vocation de décrypter les thèses économiques et les décisions politiques...

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lundi 3 janvier 2011

Avant l'heure...

Croire ou pas, telle est la question que la plupart d'entre nous nous posons. Il en est ainsi par exemple pour le site Wikileaks. Est-ce que les informations données par ce site sont-elles si dérangeantes pour les Etats ? N'est-ce pas finalement l'arbre qui cache la forêt ? Un moyen de détourner le regard des gens de l'essentiel ? Il n'en demeure pas moins que certaines informations évoquées par Julian Assange en sont à tomber à la renverse. Comme le souligne cette dépêche de l'agence de presse Novopress, Wikileaks nous révèle dans sa dernière fournée que les banques étaient insolvables déjà six mois avant le démarrage de la crise. "Dès mars 2008, soit six mois avant la crise, le gouverneur de la Banque d'Angleterre savait que les banques étaient en situation d'insolvabilité. Pour remédier à cette insolvabilité, il prônait deux actions conjointes : tout cacher aux yeux du public et faire financer les banques par les Etats". Bingo ! C'est exactement ce qui s'est passé... Vous avez dit manipulation ? Heureusement que certains économistes, à l'image de Paul Jorion ose s'exprimer de la façon suivante : "...on ne rétablira pas la confiance en mentant, on rétablira la confiance en disant la vérité". Bien dit Monsieur Jorion mais nous ne sommes pas certains que nos hommes politiques accèdent à vos suppliques...


Paul Jorion - Le temps qu'il fait, le 31 décembre 2010
envoyé par PaulJorion. - L'actualité du moment en vidéo.
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mercredi 29 décembre 2010

Tout est rentré dans l'ordre...

Il paraît que tout est rentré dans l'ordre. Il n'y a plus aucune raison de s'inquiéter, tout est redevenu pareil qu'avant. C'est d'ailleurs cela qui est le plus inquiétant. Notamment le fait que le gouvernement chinois a confirmé qu'il pourrait acheter des obligations émises par les états en difficulté de la Zone euro comme nous l'explique ce papier publié dans l'Expansion. "Il faut dire que la Chine en a les moyens : ses réserves de change qui s'élèvent à 2.648 milliards de dollars, sont les premières mondiales. Si elle place traditionnellement la majorité de son excédent en dollars, elle cherche de plus en plus à diversifier son portefeuille afin de s'assurer contre une chute du billet vert. 26% de ses réserves seraient ainsi déjà en euros, seln Bei Xu, économiste à Natixis". On apprend notamment que les Chinois ont déjà acquis pour quelques centaines de millions de dollars de dettes grecques et espagnoles et envisagent de venir secourir les Portugais en achetant 4 à 5 milliards d'euros de dettes souveraines au premier semestre 2011. Mais ne croyons pas que la Chine fait cela pour la douceur de vivre à l'européenne. Elle a bien sur un intérêt stratégique. En premier lieu, elle ne souhaite pas se retrouver seule face aux USA, elle a donc intérêt à avoir une zone euro pouvant contrebalancer la puissance de la monnaie américaine. Ensuite, l'Union Européenne est le deuxième partenaire commercial de la Chine et cette dernière n'a absolument aucun intérêt que le vieux continent tombe en récession. Enfin, Pékin souhaite faire de l'Europe une alliée dans les conférences internationales. Il n'empêche que d'après les analystes, cette aide providentielle ne saurait dissimuler les carences de la Zone euro qui la conduira inévitablement vers son éclatement. Bref, comme le souligne Paul Jorion, tout va bien puisqu'ils continuent de nous vendre aux Chinois pour garder le pouvoir. On range simplement les dominos qui un jour ou l'autre tomberont quand même...


Paul Jorion - Le temps qu'il fait, le 24 décembre 2010
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mercredi 8 décembre 2010

Le jour d'après...

Voilà c'est fini... On pourrait prendre les premiers mots de la chanson de Jean-Louis Aubert pour commencer ce post sur l'opération initiée par Eric Cantona et relayée par le site interne bankrun2010. Comme on le sait, les principaux médias se réjouissent ce matin de l'échec d'une telle manifestation mais ils ne devraient pas crier trop vite victoire. D'une part, cette opération continue et on sait qu'il faut environ une semaine pour pouvoir retirer tout son argent d'une banque mais elle a surtout eu le mérite d'ouvrir les yeux de toute une partie de la population qui ne savait pas comment les réserves fractionnelles bancaires fonctionnaient. Les voilà désormais informés et ne préjugeons pas du futur d'autant que l'on a pu voir à l'occasion des différents débats relatifs à cette opération que les "portes-paroles" du système en place en ont encore des sueurs froides. Le plus bel exemple est ce débat qui eut lieu sur le plateau de France 3 dans l'émission "Ce soir ou jamais" mettant face à face Paul Jorion et Catherine Lubochinsky. En tout état de cause, l'idée de Cantona s'est répandue comme une traînée de poudre annonçant sans aucun doute la révolution à venir


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