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mercredi 2 février 2011

Opposition...

A gauche, vous avez David Cameron l'anglais ; à droite, vous avez Tim Geithner, le yankee. A priori, ils ont l'air de bien s'entendre d'autant qu'ils partagent tous les deux cette folie de l'ultra-libéralisme débridé sans aucune régulation. Et pourtant... Comme nous le révèle cette dépêche AFP reprise par le site 20 Minutes, ils s'opposent aux remèdes à utiliser pour sortir de la crise. C'est à l'occasion du forum de Davos que les économistes et journalistes présents n'en ont pas cru leurs oreilles. "Alors que Monsieur Cameron estimait ainsi qu'on pouvait gérer un déficit de manière ferme tout en créant de la croissance, le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner est intervenu peu après pour défendre une thèse pratiquement inverse". Autant se rassurer tout de suite et pour ceux qui pensent que Sarkozy va pouvoir changer quelque chose à l'occasion du G20, vous voilà au parfum. En tout cas, tout ça nous montre bien que les génies présents à Davos ont complètement perdu le contrôle de la situation, ils sont complètement dépassés par la situation. C'est comme qui dirait le début de la fin...


Cameron: 2011 is a 'make or break year'
envoyé par itnnews. - L'actualité du moment en vidéo.
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dimanche 30 janvier 2011

Une semaine en Europe...

Les centristes, partisans d'une Europe fédérale et libérale vont pouvoir se réjouir. La semaine a été riche en évènements marquant cette orientation. C'est un papier publié par le blog la Lettre Volée qui en fait le récapitulatif. Nous avons d'abord eu une nouvelle directive pour les services selon ce papier du Financial Times (l'Union Européenne ne veut plus de professions réglementées. Du Bolkenstein puissance 10 !). Ensuite, on a entendu parler d'Euroactiv, institution travaillant en toute discrétion à un nouvel euro. Ah bon ? Un nouvel Euro ? Mais quel euro ? Celui de l'article en version française ou celui de la version anglaise (le comité secret travaille en fonction de l'agenda allemand avec comme mission de faire payer aux états membres de la zone euro toutes les garanties que l'Allemagne pourrait être amenée à payer). Dans cet ordre d'idées et pour plaire aux Allemands, sachez que la retraite à 65 ans c'est déjà fini. Selon Jean Quatremer, le journaliste en général bien informé, demain c'est la retraite à 67 ans pour tout le monde. A terme, "la Zone euro ressemblera à la grande Allemagne". On le remercie de nous éclairer sur l'Europe qu'on nous prépare. Comme si cela ne suffisait pas, on a eu aussi la volonté des Irlandais de voir le taux de leurs prêts baisser mais la BCE a refusé selon ce papier du Financial Times (on voit où sont la priorité de l'oligarchie). Enfin il y a l'intervention de Jamie Dimon, le patron de la banque JP Morgan, au forum de Davos qui a déclaré que l'Union Européenne était la meilleure réalisation humaine de tous les temps. car l'harmonisation nécessaire ne peut se faire que par le bas comme le révèle cette dépêche AFP. Bref quelle est la vision qui se dégage de tous ces faits ? Pendant que l'on se gausse sur la prochaine élection, des technocrates européens planifient la suppression des acquis sociaux pour rassurer les marchés financiers. Implacable mécanique européenne qui doit cesser...


Les 12 impasses de la construction européenne
envoyé par fermetabush. - L'info internationale vidéo.
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samedi 29 janvier 2011

Raout d'hiver...

Janvier marque comme chaque année l'ouverture du forum économique de Davos. Haut lieu suisse où nos oligarques s'exposent à la face du monde pour nous vanter les mérites de la mondialisation et du libre échange. Néanmoins l'année 2011 semble être un peu différente tant les sujets de controverse semblent être nombreux. Comme le note cette dépêche de l'agence de presse Reuters, chefs d'Etat et patrons se retrouvent au chevet d'un monde épuisé. Dette souveraine européenne, hausse de l'inflation, spectre de la guerre, volatilité des prix sur les matières premières,... autant de sujets de crises à évoquer pour les participants. "Le président du Forum, Klaus Schwab, a estimé que les pays souffraient du syndrome de 'burn out' (épuisement) et étaient trop fragiles pour s'attaquer aux menaces auxquels sont actuellement confrontés les entreprises et les gouvernements". Mais est-vraiment le monde qui est épuisé ? Ou leur connerie ? Ils restent pantois devant la crise qu'ils ont eux-mêmes créée. A quelles fins ? Personne ne le sait mais à écouter la jeune artiste Melissmell, la lutte finale devra bientôt commencer pour que le peuple reprenne le pouvoir...

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vendredi 28 janvier 2011

Refonte ou pas...?

Alors que le forum économique de Davos s'ouvre, notre omni-président est parti en Suisse pour annoncer le programme des réjouissances lors des prochains sommets des G8 et G20 pour lesquels il est le patron. N'oublions pas qu'en 2008, au paroxysme de la crise économique et financière, le chef de l'Etat français avait tapé du poing sur la table et plaidé pour l'organisation d'un nouveau Bretton Woods pour refonder un système monétaire international inadapté au monde actuel. Comme nous le rappelle ce papier publié par les Echos, l'an dernier, au G20 de Séoul, les pays émergents, Brésil en tête, dénoncèrent le risque de guerre des changes, accusant les Etats-Unis de conduire délibérément une politique d'affaiblissement du dollar. Du coup, la refonte du système monétaire international, qui est basé sur le dollar tout puissant, pouvait s'opérer. Mais par quoi le remplacer ? Quelle est la monnaie qui soit suffisamment internationale pour le suppléer ? "Il existe aujourd'hui aucune alternative crédible au billet vert, en tant que devise globale. Pour qu'une monnaie soit une devise de réserve, elle doit d'abord inspirer confiance. Cette dernière repose sur un pouvoir politique fort. Il faut ensuite un marché financier suffisamment large pour que les banques centrales internationales puissent placer leurs réserves dans des actifs rentables (essentiellement des bons du Trésor). Enfin, et surtout, elle doit être convertible. Quelle devise aujourd'hui rassemble ces trois éléments fondamentaux ? Aucune, exception faite du dollar". Bref, tout le monde d'accord pour changer de monnaie mais rien pour la remplacer. Autant préciser que lors des prochains sommets, cela sera du chacun pour soi et que malheureusement Sarkozy ne pourra rien y faire. "Il est donc probable qu'un ensemble de propositions seront faites en fonction des intérêts de chacun. C'est là le risque principal. Une refonte totale du système ne pourrait se faire que dans l'urgence. Lors d'une crise encore plus grave que la crise actuelle". Il n'empêche qu'il est nullement nécessaire d'avoir un pouvoir monétaire mondialiste et centralisé pour avoir une monnaie. Croire cela c'est céder à la propagande oligarchique. Ceci étant, il ne faut pas omettre que la monnaie papier est manipulable à volonté et elle n'est garantie par rien si ce n'est par la probité du banquier qui l'imprime. Tout le monde le sait tant que Alan Greenspan (le patron de la Fed) s'est cru autorisé à prôner un retour de l'étalon or (voir par ailleurs), que les Chinois tout en confiance achètent à tour de bras les stocks d'or et d'argent du monde (voir par ailleurs) et que même Richard Russel, le trader américain demande à ses clients de sortir du dollar. Au fait, c'est pour quand le grand feu d'artifice ? Tant que les frigos seront pleins...


Sarkozy pour une meilleure gouvernance mondiale
envoyé par BFMTV. - L'info video en direct.
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mercredi 26 janvier 2011

Obama est une p...

Marc Faber en a marre et il le fait savoir. Il en a assez des mensonges, de l'hypocrisie et de la malhonnêteté de l'administration américaine et l'a clairement exprimé dans une interview donnée à la chaîne Bloomberg. C'est le compte-rendu de celle-ci qui nous est révélé par le site Zerohedge. Le célèbre financier suisse n'y va pas de main morte. Particulièrement avec le président Obama. Il estime qu'il a fait un travail horrible et qu'il est tout simplement malhonnête. Rien que cela. Il lui reproche notamment d'avoir voulu tout changer lors de son accession au pouvoir en 2008 mais qu'au contraire il n'a fait qu'empirer les choses. Au point que les étrangers sont morts de rire devant son inefficacité. Bref, il estime que Bush a été un bien meilleur président car il ne se couchait pas comme une pute devant Wall Street. Chaud devant ! Pour Marc Faber, la situation n'est plus rattrapable et les Etats-Unis se dirigent tout droit vers des moments dramatiques. Autant dire que les participants au raout annuel de Davos qui commence aujourd'hui vont pouvoir en discuter d'autant que l'économiste ne les épargne pas non plus. Il estime que ce n'est qu'une caste de menteurs allant de pair avec le système et perpétuant la fraude et les abus de toute sorte dans la finance. Enfin la parole se libère : les dirigeants ne sont que les marionnettes des banquiers. Aux yeux de tous, ils passent pour ce qu'ils ont toujours été, des charlatans dépourvus de la plus simple moralité...

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