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vendredi 25 novembre 2011

Grève générale au Portugal...

Les Portugais sont en colère. Très en colère... Et ils ne cessent de le montrer semaine après semaine. Passées les manifestations monstres du début du mois (voir par ailleurs), voilà que le pays s'est "offert" une nouvelle grève générale comme le rapporte cette dépêche AFP reprise par le quotidien Libération. Un an jour pour jour après la précédente. Pourtant, le gouvernement a changé entre ces deux dates. Les socialistes ont laissé leur place à des "centristes" (à droite quand même...!). Or, la politique est et doit rester la même. Une politique d'austérité implacable qui met la tête des Portugais sous l'eau... Pourtant ces derniers ne sont pas Grecs (ils n'ont pas maquillé leurs comptes...!); ils ne sont même pas Espagnols (ils n'ont pas été reconnus comme les maîtres du "gaspillage"). On les considérait comme des élèves modèles de la Zone euro il y a peu encore... La conclusion qui s'impose : objectif Chine pour tout le monde...

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mardi 15 novembre 2011

Tous dans la rue...

On parle beaucoup de la colère des Grecs et des Italiens mais ce ne sont pas les seuls à arpenter le pavé contre les mesures d'austérité prises à leur encontre. Les Portugais aussi sont dans la rue. Plus particulièrement les fonctionnaires qui doivent payer un lourd tribut aux mesures d'économie comme nous l'apprend cette dépêche AFP reprise par le site canadien La Presse. Aux fonctionnaires se sont même adjoints certains cadres de l'armée. "'L'application aveugle des mesures d'austérité porte préjudice à l'institut militaire. L'armée ne peut pas être traitée ainsi' a expliqué Antonio Lima Coelho, responsable de l'Association des officiers". Il est vrai que le gel des salaires et le blocage des carrières n'ont pas de quoi réjouir les troufions portugais. Mais ce n'est malheureusement que le prix à payer pour avoir reçu l'aide du FMI. D'ailleurs les manifestants l'ont bien ressenti quand ils ont repris en choeur des slogans hostiles à l'institution mondialiste de Washington. Quant aux anciens cadres de l'armée, ces derniers ont rêvé même d'aller plus loin en appelant au renversement du gouvernement... Comme au bon vieux temps des oeillets...


Le Portugal en récession économique par euronews-fr
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mardi 12 juillet 2011

La grande débandade...

Sauve qui peut ! Tous aux abris ! Les marchés continuent de plus belle à spéculer contre la Zone euro. Alors que la Grèce fait d'ores et déjà partie du "rayon" pertes et profits (le pays ne pourra jamais rembourser ses dettes et désormais tout le monde le sait sans pour autant le reconnaître officiellement...), les Vampires visent maintenant plus gros en s'attaquant au Portugal, à l'Espagne et même à l'Italie. En d'autres termes, ces pays doivent payer des intérêts toujours plus élevés pour avoir accès au crédit afin de financer leurs déficits, les prêteurs ne leur faisant plus confiance comme le résume ce papier publié par l'hebdomadaire Marianne. Mais qui dit hausse des taux d'intérêts dit risque d'impayés. Or le Portugal est en train de battre tous ses records. Comme le souligne cet article publié par le site The Portugal News, la dette impayée continue de croître du côté de Lisbonne. Selon la banque du Portugal, c'est désormais une entreprise sur cinq qui a du retard sur ses échéances et qui coûte pour le moment six milliards d'euros. Quant aux particuliers, ce n'est guère mieux. Près de 15% des Portugais sont dans l'impossibilité de rembourser leurs prêts. De quoi relativiser la sortie du président Anibal Cavaco Silva estimant que les agences de notation représentent une menace pour la stabilité européenne, vexé qu'il est d'avoir vu les bons du trésor portugais relayés au rang de junk bonds par l'agence Moody's...


Haro sur les agences de notations américaines au... par euronews-fr
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mercredi 25 mai 2011

Dégradations en série...

Pendant que le monde entier a les yeux braqués sur le nuage islandais en se demandant si les avions vont pouvoir décoller, la vie des affaires se poursuit. Les agences de notation continuent de dégrader les notes des intervenants économiques rendant leur accès aux marchés toujours plus cher. Ainsi on apprend qu'un nouveau pays est "dans les petits papiers" des représentants des Vampires : la Belgique. Comme le révèle ce papier publié sur le site belge 7 sur 7, l'agence de notation Fitch vient d'abaisser la note sur la dette souveraine des Belges. On leur reproche leur absence de gouvernement, ce qui paraît incroyable quand on sait que ce pays n'a jamais aussi bien fonctionné depuis un an. Mais les Vampires ne sont pas des adeptes de la "cogestion" ou de "l'autogestion". Il est un autre pays qui doit commencer à se sentir visé : l'Italie. Comme le révèle cette dépêche de l'agence de presse Reuters, c'est l'agence de notation Standard and Poor's qui décide de dégrader la note italienne. On reproche aux Italiens une croissance trop faible et de ne pas faire les efforts nécessaires pour l'améliorer. Bref, on leur demande des "réformes structurelles majeures". En langage vampirien décodé, cela signifie gel des salaires, licenciements de fonctionnaires, privatisations, ... et autres joyeusetés du même genre. On comprend pourquoi Silvio Berlusconi préfère faire du bunga bunga plutôt que de s'engager sur un tel chemin. Il en est un qui s'est engagé sur la route de l'austérité. C'est le Premier ministre britannique David Cameron. Le peuple anglais souffre mais cela ne sert pas à grand chose apparemment. On apprend dans cet article publié dans la Tribune que l'agence Moody's envisage d'abaisser la note de 14 banques britanniques dont la Royal Bank of Scotland. "L'agence Moody's se prépare donc à évaluer 'l'acceptabilité du point de vue politique d'un nouveau soutien du contribuable au système bancaire' et l'aptitude du gouvernement de Grande Bretagne à 'prendre à son compte de nouveaux engagements en cas d'urgence'". Au moins vous savez... Les agences se demandent donc si nous sommes toujours d'accord pour payer et si les gouvernements sont toujours d'accord pour que nos enfants payent... Quant aux pays (et aux populations) déjà pris dans la "nasse de ces prédateurs", les chiffres indiquent qu'ils sont en train de battre tous les records. Le Portugal emprunte désormais à 10 ans au taux de 9,76%. L'Irlande fait même mieux : le taux à 10 ans est de 10,93%. Plus les peuples acceptent de la souffrance, plus les banquiers se font de l'argent. Et que dire des Grecs qui sont au sommet de la prédation... Ils empruntent à 10 ans au taux de 16,82% comme l'évoque cette dépêche AFP. Vous avez dit taux Cofinoga ? Pas étonnant que tout le business se fasse désormais au noir. Bref, un monde qui tourne ainsi totalement à l'envers ne peut malheureusement aller bien loin. Ce blog en est la preuve. Malheureusement...

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lundi 23 mai 2011

Et maintenant que vais-je faire...?

Maintenant que DSK est "out" pour le FMI, toute la question est de savoir qui va le remplacer. Les concurrents ont jusqu'au 10 juin prochain pour se déclarer. Si en France on parle de Christine Lagarde, en Angleterre, c'est l'ancien Premier ministre Gordon Brown qui se propose. Or comment se positionner pour un tel poste si ce n'est en apparaissant comme une espèce de messie. C'est en tout cas ce qu'a tenté de faire l'ancien résident du Downing Street en mettant en garde le monde contre les effets pervers de la mondialisation. Comme le révèle cette tribune publiée par le magazine américain Newsweek, Gordon Brown a déclaré que malheureusement rien n'a changé depuis trois ans. Les banques continuent à faire ce qu'elles veulent. Du coup, il prédit une succession de crises majeures pour les années qui viennent, qui fera passer celle de 2008 pour une "aimable distraction" et qui renverra la mondialisation aux oubliettes de l'Histoire. Incroyable changement de discours de la part d'un des principaux acteurs de la mondialisation ultra-libérale quand il était au pouvoir. "But if the world continues on its current path, the historians of the future will say that the great financial collapse of three years ago was simply the trailer for a succession of avoidable crises that eroded popular consent for globalization itself". Quand la réalité explose à la face d'un mondialiste averti, il bien avouer que cela nous fait extrêmement plaisir... En attendant la nomination du successeur de Strauss-Kahn, la vie continue au FMI. Les affaires se succèdent et les problèmes de la Zone euro persistent. Au point de devenir alarmants pour l'organisation internationale. C'est le délégué à l'Europe, Antonio Borges, qui fait ce terrible constat dans un papier publié par le Daily Mail. "Selon le FMI, la tourmente connue par la Grèce, l'Irlande et le Portugal pourrait entraîner la disparition de toute la Zone euro malgré les milliards d'euros déjà dépensés". Bref, d'après lui, un choc de confiance pourrait se propager dans toute l'Europe. A ce que nous voyons en Espagne et entendons en France, parions que c'est déjà fait...

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jeudi 19 mai 2011

On coupe...

A la lecture de ce post (on ne sait jamais !), il risque très certainement de perdre le sourire Timo ! Mais qui est Timo ? Nous vous présentons Timo Soini. Le grand vainqueur des dernières élections finlandaises. Pourtant, il a refusé de participer au gouvernement. La raison : un désaccord trop profond avec les autres partis du pays sur le plan d'aide de l'Union Européenne au Portugal comme nous le rappelle cette dépêche suisse publiée par le site Romandie. En résumé, Timo veut pas payer pour sauver d'autres pays de la faillite. Il faut dire que Timo s'est fait élire en disant m... à l'Europe. "Nous ne participons pas à la formation d'un gouvernement qui emmène l'Union Européenne vers une fédération d'Etats et qui soutient des mécanismes qui ne fonctionnent pas". Nous ne pouvons que souscrire à cette vision des choses... En bon Nordique bien élevé, il a expliqué ses arguments et sa façon de penser aux élites européennes en transmettant une lettre au Wall Street Journal, qui l'a publiée en "intégralité"... Mais c'était sans compter sur le site Zerohedge pour lever le loup. Le Wall Street Journal a simplement joué au révisionniste en caviardant tous les passages qui n'étaient pas dans la tendance actuelle de la mondialisation bienheureuse et qui critiquaient l'Union Européenne dans son fonctionnement... Edifiant ! Si même les quotidiens sérieux commencent à remettre leur déontologie au placard, cela prouve que la situation est bien plus grave que ce qu'ils veulent bien nous dire...

WSJ Revisionism
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mercredi 18 mai 2011

Angela et les fainéants...

Angela en a marre et elle le fait savoir haut et fort. Alors que la Zone euro est sur le point d'imploser avec la prochaine faillite de la Grèce, la chancelière allemande vient de dégainer contre les PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne). Achtung c'est du lourd et cela prouve que tous les signaux virent au rouge. Comme nous le révèle ce papier publié par l'agence de presse Ria Novosti, elle a exhorté les pays du Sud à travailler plus. En résumé : la fainéantise ça suffit ! Nous n'allons plus payer pour ses profiteurs. "Il ne s'agit pas de ne pas contracter de dettes. Il faut tout simplement que les ressortissants de certains pays, notamment de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal, ne prennent pas leur retraite plus tôt que les Allemands et fassent les mêmes efforts". Dans son viseur, il n'y a pas que les retraites de ces "nantis", il y a aussi les vacances. "Une telle situation est inadmissible : nous avons une monnaie commune, mais les vacances de certains Européens sont très longues tandis que celles de certains autres sont très courtes. Cela ne peut pas durer longtemps ainsi". Bref, cette déclaration ahurissante et pleine de haine de Angela Merkel nous laisse à penser que la monnaie unique européenne n'en a vraiment plus pour longtemps. On peut toujours conseiller à la chancelière d'augmenter le nombre de jours de congés et d'abaisser l'âge de la retraite pour les Allemands... En attendant l'effondrement final...

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mardi 3 mai 2011

Pour vingt milliards supplémentaires...

Le Portugal va de mal en pis. Alors que tout le monde pressentait la semaine dernière que l'aide apportée au pays serait de l'ordre d'environ 80 milliards d'euro comme le montre cet article publié par Marianne, il apparaît aujourd'hui que celle-ci sera de l'ordre de 100 milliards comme le note ce papier publié par la Tribune. "L'enveloppe comprendrait notamment jusqu'à 10 milliards d'euros pour les banques lusitaniennes". Ben voyons... Les Portugais n'étant plus solvables, c'est désormais aux Européens d'aligner la monnaie. Rien n'a changé depuis 2008. Amis contribuables, nous continuons à devoir sauver les banques avec le fruit de notre travail. Pour combien de temps encore ? Imaginez 100 milliards pour le Portugal, cela donne combien pour l'Espagne ? Le pire c'est que la Commission Européenne reconnaît le caractère antidémocratique de toutes ces décisions. Alors que les Portugais sont convoqués devant les urnes le 5 juin prochain pour choisir leur destin suite à la démission du gouvernement Socrates, la Commission Européenne fait fi de toutes ces considérations. "'La légitimité démocratique ? Ce n'est pas nécessaire... On ne peut simplement plus se permettre d'attendre'. Amadeu Altafaj précise même que le plan d'austérité à négocier avec Bruxelles sera 'contraignant' pour le futur gouvernement, qui ne pourra pas en changer les termes. Et pour que tout soit clair, le porte-parole martèle : 'ce n'est plus leur programme. C'est le nôtre'". D'un coup, on comprend mieux pourquoi le peuple rejette de plus en plus ces institutions tournées uniquement vers les milieux financiers. Comment dit-on fascisme en portugais...?

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dimanche 1 mai 2011

Au plus haut...

Les PIGS (Portugal, Irlande et Grèce) vont de plus en plus mal. Ils ne possèdent plus aucune confiance de la part des marchés. Au point que dorénavant emprunter pour ces pays relève du sacerdoce. Ainsi, comme le relève le site Bloomberg, les taux d'intérêts appliqués à l'emprunt de ces états frisent l'usure. Pour l'Irlande, le bon du trésor à 10 ans est rémunéré à hauteur de 10,57%. Pour le Portugal, la situation n'est pas meilleure puisque le taux d'intérêt appliqué aux emprunts à 10 ans est aujourd'hui de 9,64%. Ne parlons même pas de la Grèce pour qui le taux des obligations à 10 ans est de 15,66%. Bref, il est maintenant de plus en plus évident que ces pays ne pourront pas faire face à leurs prochaines échéances ce qui a emmené le "Titanic Zone euro" droit dans l'iceberg. L'eau s'engouffre maintenant de toutes parts. Le naufrage suit son cours. L'orchestre continue de jouer, le barman continue de servir des drinks. Tout baigne... avant que tout coule...

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mercredi 27 avril 2011

En attendant l'implosion...

Tout le monde sait que ces quatre pays européens sont en grand danger de faillite. La raison : des taux d'intérêts sur leurs emprunts se rapprochant dangereusement des taux d'usure notamment pour la Grèce. Comment ces pays vont-ils arriver à rembourser ? Personne ne le sait ! En attendant les marchés ne leur font plus confiance et les font payer à des niveaux inégalés jusqu'alors. Ainsi, comme le montre ces graphiques publiés par le site Bloomberg, la Grèce emprunte désormais à 10 ans au taux de 15,48%. Le Portugal emprunte à 10 ans au taux de 9,60%. L'Irlande emprunte à 10 ans au taux de 10,46%. Les taux espagnols, quant a eux se détendent un peu à 5,50%. Nous ne parlons pas ici des emprunts plus courts dans le temps pour lesquels les taux s'affolent (24,54% pour les Grecs). Bref, des taux Cofinoga pour tout le monde qui amèneront ces pays a vivre ce que vivent bon nombre de pays africains : le salaire de la dette... "Dans les années 80, pris au piège de la dette, les gouvernements du tiers monde se sont vus obligés de rembourser leurs emprunts avec des taux d'intérêts cinq à six fois supérieurs à ceux pratiqués sur les marchés financiers. Les plans d'ajustements structurels imposés par le FMI ont entraîné privatisation des services publics et exportation massive des ressources, avec des conséquences désastreuses pour le développement de ces états... Et dans leur sillage, l'installation durable de la corruption et le jeu subtil des réseaux". Toute ressemblance avec des situations déjà connues ne serait pas fortuite...


le salaire de la dette 1/3 par tchels0o

le salaire de la dette 2/3 par tchels0o

le salaire de la dette 3/3 par tchels0o
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mercredi 13 avril 2011

La grande casse sociale va commencer...

Au tour des Portugais de passer entre les dents de la fourchette de notre grand manitou du FMI. Comme on le sait, le Portugal, toujours sans gouvernement s'est résolu à demander de l'aide à l'Union Européenne pour pouvoir éviter la faillite pure et simple. Coût de cette opération : 80 milliards d'euros. Bref, le pays est au pied du mur et l'addition va être salée pour toute la population portugaise comme en témoigne l'économiste Ricardo Paes Mamede dans une interview publiée par le quotidien Libération. Après plusieurs plans d'austérité, nos amis portugais vont devoir s'en prendre un autre bien plus sévère ce qui provoquera un écroulement social. "Le FMI n'a qu'un seul objectif : faire en sorte que l'état portugais puisse payer ses dettes et satisfaire ainsi les puissants intérêts espagnols, français et surtout allemands, financièrement exposés dans notre dette souveraine". Comme on le voit ici, les contribuables européens sont encore mis à l'épreuve pour éviter que les banques implosent. Quitte à rendre la vie des Portugais infernale pendant des années... ou à les amener à se révolter. Nous parions plus sur la deuxième solution...


Le sauvetage portugais évitera peut-être la... par euronews-fr
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jeudi 7 avril 2011

Crépuscule portugais...

Elles sont de moins en moins fringantes les couleurs portugaises. Il faut dire que "l'impossible" vient de se produire. N'ayant plus un rond depuis fort longtemps mais faisant comme si, le pays s'est résolu à demander une aide d'urgence à l'Union Européenne. Pourtant le gouvernement a maintenu jusqu'au bout que le Portugal était capable de rembourser ses emprunts comme le rappelle cette dépêche AFP reprise par le Point. Hélas, six heures plus tard il faisait la manche auprès de la Commission Européenne comme le note cette dépêche d'Associated Press reprise par le site Boursorama. La raison : des taux d'intérêts qui se sont envolés comme le montre cette météo des taux trouvée sur le blog Les Crises. Imaginez qu'en deux ans, vos emprunts soient passés d'un taux de 4% environ à plus de 8%... Bref, les Portugais vont devoir se serrer la ceinture de façon encore plus sévère pour espérer 80 milliards d'euros d'aide financière. L'Union Européenne, la BCE et le FMI vont venir leur "mitonner" une rigueur aux petits oignons qui n'amènera que colère et révolte. En tout cas, les dominos continuent à tomber les uns après les autres : Grèce, Irlande, Portugal... Et maintenant l'Espagne est en point de mire. Olé...


80 milliards d'euros pour le Portugal par euronews-fr
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lundi 28 mars 2011

Les taux s'envolent...

En ce moment, mieux vaut être Français que habitants de l'un des PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce ou Espagne). Ces pays sont, comme on le sait, confrontés à des difficultés maximales de financement de leurs dettes. En résumé, à chaque fois qu'ils empruntent de l'argent sur les marchés, cela leur coûte de plus en plus cher. C'est le site Bloomberg qui nous donne la tendance. Ainsi, quand l'Italie émet une obligation à 10 ans, elle doit payer un intérêt à ses créanciers de 4,758% ; quand l'Espagne émet la même obligation, son taux est de 5,173% ; quand le Portugal emprunte à 10 ans, c'est désormais avec un taux d'intérêt de 7,786% ; l'Irlande, c'est au taux de 10,119% ; et la Grèce emprunte au taux de 12,576%... Le Portugal et l'Irlande battant même des records. Jamais ils n'ont emprunté à un taux aussi haut. Des taux dignes des agences Cofinoga. De quoi augmenter toujours plus les déficits, d'imposer aux citoyens toujours plus d'austérité et de semer les germes d'une révolution à venir...

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vendredi 25 mars 2011

La fin de l'euro n'est pas impensable...

Alors que nos gouvernants ne savent plus trop quoi faire pour nous rassurer quant à l'avenir de l'euro, il en est certains qui n'ont pas les mêmes "précautions orales". Nous ne voulons parler ni de Marine le Pen, ni de Nicolas Dupont-Aignan mais de Warren Buffett. Car il s'agit bien du milliardaire américain qui ne croit plus trop en la survie de la monnaie européenne. A l'occasion d'une visite en Inde, il a eu cette sortie : "Si la pression autour de l'euro augmente, il n'est pas impensable qu'il puisse s'effondrer" comme le révèle cette dépêche de l'agence de presse Reuters. Voilà qui a le mérite d'être clair d'autant que les pressions vont aller crescendo. Le Portugal ne pourra bientôt plus faire face à ses échéances et toutes les agences de notation ont dégradé sa note au point de la ramener toute proche des "obligations pourries" (les fameux junk bonds) comme le note cette dépêche de Reuters reprise par le site Challenges. Quant au Conseil européen réuni à Bruxelles, ce n'est pas moins de 75 milliards de dollars à trouver pour stabiliser l'économie portugaise. Devinez où il va les prendre ? Dans nos poches... bravo ! Mais celles-ci risquent de bientôt sonner le creux car les dirigeants de l'euro on validé un pacte dans lequel "ils s'engagent à réformer leur économie, à limiter leur dette publique et à pratiquer la modération salariale" comme nous en informe ce papier de Challenges. Bref, nous voilà donc au courant de nos conditions de vie pour les mois qui viennent. Avec des prix qui ne cessent de flamber et des salaires qui seront modérés, pas besoin d'être un devin pour présager que le FN ressortira grand gagnant de cette politique suicidaire...












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jeudi 24 mars 2011

Le plan de trop...

A quoi peut bien penser le Premier ministre portugais José Socrates ? A sa prochaine partie de pêche très certainement. Car désormais il va avoir du temps libre depuis qu'il a décidé de démissionner. Il faut dire qu'il est de plus en plus seul depuis que l'ensemble des partis (la droite votant de concert avec l'extrême-gauche...!) ont décidé de refuser son quatrième plan d'austérité en moins d'un an comme le révèle ce papier publié par le Figaro. Comme on le sait, les Portugais se refusent de demander de l'aide à l'Union Européenne ou au FMI pour se renflouer. A juste titre, ils veulent continuer à être souverain chez eux. Du coup, la réduction des déficits passe par des coupes sombres dans toutes les dépenses publiques (baisse des retraites, baisse des salaires, augmentation des impôts et des taxes,...). Mais là trop c'est trop. Et l'ensemble des parlementaires ont dit basta ! Plus de gouvernement, des taux d'intérêts dépassant les 7% sur les emprunts à dix ans, un peuple qui souffre et plus un rond dans les caisses, tout cela à la veille d'un sommet européen. Bref, nous pouvons nous préparer à une nouvelle phase dans la crise des dettes européennes...


Le gouvernement portugais sur la sellette par euronews-fr
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jeudi 10 mars 2011

Fin de partie pour le Portugal...?

Le tour du Portugal semble être arrivé. Comme le rapporte ce papier publié par les Echos, la Grèce est passée sous la "lame" du FMI et du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) au mois de mai 2010, l'Irlande au mois de novembre 2010. Et le Portugal ? Apparemment incessamment sous peu. Le Premier ministre portugais José Socrates s'est rendu cette semaine à Berlin pour discuter avec la "banquière" de l'Europe, Angela Merkel, des modalités de son prochain plan de sauvetage par le FMI et le FESF. "Qui va acheter des bons du trésor quand la BCE va arrêter de prêter au gouvernement portugais ? Les investisseurs étrangers ont demandé le remboursement d'une grande partie de leurs avoirs en bons du trésor portugais en 2010, ils ont été remplacés par des financements des institutions financières portugaises". D'après le journaliste, une dette supérieure à 80% du PIB signifie moins de croissance à long terme, des taux qui peuvent monter très vite et un recours inévitable au FMI. Mais le Portugal n'est qu'un domino d'un jeu de massacre total. Viendront certainement ensuite l'Italie, la France et les Etats-Unis. En résumé, nous avons d'un côté de plus en plus de pays ne pouvant plus honorer leurs échéances et de l'autre l'Allemagne qui voit s'envoler la quantité d'argent prêtée par la Banque d'Allemagne aux autres Banques centrales. Nous en sommes déjà à presque 340 milliards d'euros soit plus que le total du bilan de la Bundesbank d'avant la crise. Et ça continue d'augmenter. L'Allemagne va être contraindre de stopper cette fuite en avant ce qui découplera la valeur de l'euro allemand de celui des autres pays... et ce sera la fin de l'euro en tant que monnaie commune européenne... On prend les paris...?


Infographie : La dette en Europe par lesechos
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mardi 8 mars 2011

Charrette européenne...

Et voilà encore le géant mondial de la pharmacie qui fait des siennes. Il va finir par s'affirmer comme étant le groupe qui dégraisse plus vite que son ombre. Après avoir licencié plusieurs milliers de personnes aux Etats-Unis et en France, c'est au tour du reste de l'Europe de subir les foudres des DRH en folie. Résultat : 700 licenciements. Comme le révèle ce papier publié par le site la Tribune, Sanofi Aventis regroupe ces filiales en plate-formes régionales. Terminé les réseaux dans tous les pays d'Europe. "Au totale, le laboratoire comptera plus que dix filiales européennes au lieu d'une trentaine jusqu'ici". C'est le Portugal qui va payer le plus lourd tribut à cette restructuration en perdant 50% de ses salariés (140 personnes sur 280). Le but inavouable est de transformer le laboratoire pharmaceutique en entreprise de santé capable de nous vendre des médicaments traditionnels, des génériques et des produits sans ordonnance. Quant aux tâches administratives, elles vont faire l'objet d'une délocalisation en Roumanie. Un grand merci à l'Union Européenne...

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jeudi 24 février 2011

Cheval de Troie...

De plus en plus d'observateurs se demandent dans quelle mesure les Chinois sont-ils en train de s'offrir l'Union Européenne. Considérée comme bienfaitrice suite à la crise de la dette souveraine européenne, la Chine accroît de plus en plus son contrôle sur l'économie de la Zone euro, bénéficiant par ailleurs d'un euro fort lui garantissant la compétitivité de ses exportations. Bref, elle se pose désormais comme un acteur incontournable de notre "développement". C'est en substance ce que nous révèle ce papier publié par Marianne qui s'interroge sur les conséquences à long terme d'une telle coopération. "Jusqu'à quel point la Chine s'est-elle déjà engagée en Europe ? Cela est un secret bien gardé. On parle de 7% de la dette publique, soit 630 milliards d'euros. Elle s'efforce ainsi de transformer une partie de ses réserves, aujourd'hui majoritairement en dollars, en d'autres monnaies, principalement l'euro". En résumé, les Chinois savent désormais que le dollar est devenu une monnaie de singe et veulent s'en débarrasser. Nous assistons en direct à une véritable guerre monétaire à mort. C'est la cours pour faire mourir le dollar et l'euro est l'instrument de cette mise à mort. Il n'en reste pas moins que les Etats-Unis ne se laisseront pas faire quitte à conduire le monde à sa perte. On le voit déjà du côté des pays arabes... Finalement l'ultra-libéralisme n'est qu'une partie géante de Monopoly où l'on s'achète et l'on se vend tout et n'importe quoi, êtres humains compris. Il est plus qu'urgent de remettre l'Homme au milieu des préoccupations économiques. Sinon...


La Grèce ou le cheval de Troie chinois
envoyé par LCP. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
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lundi 21 février 2011

Le Portugal est en train de couler...

Après la Grèce et l'Irlande, le Portugal est vraisemblablement le troisième pays de l'Union Européenne qui va se déclarer en cessation de paiement. Comme le souligne ce papier publié par la Tribune, les Etats membres sont même persuadés que Lisbonne sera obligé de demander une aide internationale avant la fin du premier trimestre pour faire face aux échéances de sa dette. Il faut dire que les Portugais sont obligés de payer un taux d'intérêt de près de 7,5% sur un emprunt à 10 ans comme nous le montre ce graphique publié par Bloomberg. Intenable... Du coup, le pays s'achemine vers une nouvelle récession. "'Le Portugal est en train de couler. Il ne tiendra pas le coup jusqu'à fin mars'. Voilà comment une source jugée digne de foi par la très sérieuse agence Reuters présente la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui les dirigeants portugais. 'C'est désormais intégré pas seulement par les marchés mais aussi par les ministres des Finances'". Même le patron de la Commission Européenne José Manuel Barroso, pourtant portugais, a compris que cela serait un suicide pour son pays d'aller sur les marchés emprunter à un tel taux. Il est vrai que pour un "leader national", le fait d'avoir son pays sous tutelle est un sacré pied de nez quant à son "efficacité". A quand les Portugais dans la rue pour se révolter contre une dette qui va les étouffer ? Chaud, chaud, chaud, le printemps risque d'être chaud...


Crise obligataire: vers une nouvelle recession au Portugal?
envoyé par MinuitMoinsUne. - L'info video en direct.
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jeudi 3 février 2011

Le pire est-il derrière nous...?

Alors que la plupart des observateurs prédisaient un début d'année extrêmement difficile pour la monnaie européenne, force est de constater que ce ne fut pas le cas. Comme le note ce papier publié par les Echos, même le Portugal et l'Espagne, à qui on prédisait les pires maux pour se financer, n'ont finalement pas eu pour le moment trop de problèmes. "Des marchés qui refusent, parce qu'ils n'ont pas confiance, de leur prêter de l'argent à des taux d'intérêt supportables. C'est ce que l'on entendait, c'est ce qui se répétait, ce que titrait la presse (notamment anglo-saxonne). Nous sommes le 31 janvier, et force est de constater que ce n'est pas ce qui s'est produit. Chez les gouvernements européens, dans les capitales, commence à courir l'idée, l'agréable idée, que le plus dur est peut-être derrière nous". Il n'en reste pas moins que nous ne partageons pas tout à fait l'optimisme du journaliste des Echos. Rien n'a vraiment changé concernant les fondamentaux de l'économie européenne : désindustrialisation, logements vides en Espagne, dettes abyssales, chômage de masse, hausse du prix des matières premières,... sont toujours bien présents. On a un peu l'impression que la mer s'est retiré comme avant un...tsunami. L'optimisme sera de rigueur quand les politiques autoriseront la BCE à relever ses taux d'intérêt ce qui n'est vraiment pas à l'ordre du jour...
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