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lundi 6 décembre 2010

Le prisonnier espagnol...

L'Espagne pourrait être le prochain pays à tomber sous les coups de boutoir des spéculateurs. Contrairement aux Irlandais et aux Grecs, bien trop peu nombreux, la faillite espagnole entraînerait certainement une remise en cause des perspectives européennes. Surtout en y rajoutant le Portugal. Comme le souligne l'ancien prix Nobel d'économie, Paul Krugman, dans sa chronique reprise par le site RTBF, "si les autres pays étaient des tapas, l'Espagne est assurément le plat principal". Il note que la situation espagnole ressemble étrangement à celles des Etats-Unis. A l'origine, on a une énorme bulle immobilière et une énorme hausse des dettes privées Quand cette bulle éclata, les deux pays tombèrent en récession et connurent une brusque montée du chômage. Du coup, les déficits explosèrent suite à la baisse des rentrées fiscales. "Mais, contrairement à l'Amérique, l'Espagne est au bord d'une crise de la dette. Le gouvernement américain n'a aucun mal à financer le déficit, avec des taux d'intérêt sur la dette fédérale à long terme inférieurs à 3%. L'Espagne, au contraire, a vu le coût de son emprunt monter en flèche ces dernières semaines, reflétant des craintes grandissantes d'un possible défaut de paiement". En fait, l'Espagne est prisonnière de l'euro. A l'époque, la monnaie unique lui permit de se développer plus rapidement grâce à l'affluence des capitaux qui alimentèrent les dépenses du secteur privé. Du coup, les prix et les salaires augmentèrent plus vite que dans le reste de l'Europe. Mais quand la bulle éclata, le pays n'était plus compétitif par rapport à ses concurrents. Or l'Espagne n'est plus maître de sa monnaie. Elle ne peut plus la dévaluer pour être à nouveau compétitive. Autant dire des années de m... qui se profilent à l'horizon. Pour les Etats-Unis, en revanche, le fait de pouvoir contrôler le dollar permet toutes les "fantaisies". Sauf à compter avec l'opposition politique républicaine qui ne cesse d'exiger de la Fed qu'elle cesse toute relance budgétaire. Il n'y a pas à dire : l'Espagne et les USA sont dans le même bateau. Plus que jamais, le problème est de sauver l'économie réelle, celle produisant des biens permettant aux gens de vivre lorsque l'économie sera complètement désorganisée et que les importations cesseront. En cas de pénurie grave, les magasins sont vides et tout l'or du monde ne pourra pas les remplir. Soyez propriétaire d'une maison à la campagne chauffée au bois, avec un verger, un potager, un puits, un troupeau de chèvre et une basse cour, quelques fusils avec des munitions pour chasser et vous voilà parés pour résister à l'Apocalypse financière qui nous guette...tous...
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lundi 29 novembre 2010

Bain de sang...

C'est la prévision réalisée par l'ancien prix Nobel d'économie Paul Krugman. Il voit arriver un bain de sang pour le mois d'avril prochain quand il s'agira pour le Congrès de voter un accroissement du déficit américain. Comme le souligne son papier publié par le New York Times, il met en avant la difficile mission qui a été confiée à l'ancien sénateur Alan Simpson par Barack Obama. D'ailleurs le très sérieux Simpson a déclaré : "j'ai hâte d'assister au bain de sang en avril...Quand la limite de la dette sera atteinte, ils vont regarder autour d'eux et ils vont se dire 'bon sang, et maintenant qu'est-ce qu'on fait ?' On a des gens qui n'approuveront pas l'extension de la limite de la dette que si on leur donne de la chair fraîche (c'est-à-dire une réduction des coûts). Et bigre, ça va être un bain de sang inouï". En d'autres termes, il y a une limité légale à la dette américaine qui doit être relevée périodiquement. Mais les Républicains vont prendre en otage le gouvernement à l'occasion de ce relèvement de plafond. Tant leurs programmes économiques est différent de celui du parti Démocrate d'Obama. Voire même à l'opposé comme sur la politique fiscale. Du coup le pays sera ingouvernable. "Il est difficile de voir comment cette situation se réglera sans une crise majeure. Je ne sais pas si Simpson aura en avril le bain de sang qu'il appelle de ses voeux mais il va y avoir du sang un jour ou l'autre. Et on ne peut qu'espérer qu'on se reconnaîtra encore dans le pays qui en émergera". De toutes les façons, tout est prêt aux USA. 600 camps de concentration ont été créés dans d'anciennes bases et la FEMA a stocké des centaines de milliers de cercueil au cas où...Bref, du fait des lois d'exception votées après le 11 Septembre, l'armée américaine a le droit d'intervenir sur son propre sol. L'avenir nous le dira...


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lundi 20 septembre 2010

La révolte des plus riches...

Cela chauffe en ce moment aux USA. Tout le monde y va de son couplet anti-Obama. Il y a d'abord toutes les victimes de la crise qui le rendent responsable de leurs déboires. Mais le plus choquant, ce sont les riches qui sont vent debout contre le président américain. La raison : Obama a décidé de ne pas reconduire les réductions d'impôts décidées par le gouvernement Bush comme l'analyse le prix nobel de l'économie Paul Krugman dans le New York Times. Aveuglés par la rage, certains n'hésitent plus à comparer l'impôt à l'invasion de la Pologne par les nazis et l'on peut lire dans certains hebdomadaires conservateurs que Obama "le kényan" rêve d'une revanche anti-colonialiste sur les USA. D'après Krugman, leur influence est telle qu'ils peuvent bien réussir à bloquer cette mesure avant de réclamer ensuite d'autres sacrifices pour les autres, au nom de l'indispensable austérité. Rappelons toutefois que 1% des Américains les plus fortunés possèdent 21% de l'ensemble des revenus. Allez amis américains, encore un petit effort...et vous vous dirigez tout droit vers une révolution...
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