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mardi 25 octobre 2011

Deux poids, deux mesures...

A force de nous faire monter la température, ils vont finir par nous faire exploser de... colère ! Souvenez-vous : notre "omniprésident à la grande g... et aux petits actes" se vante partout de ne pas avoir été élu pour augmenter les impôts des Français. Quelle noblesse d'âme ! Merci Monsieur le Président ! Sauf qu'en douce il y va gaiement comme en témoigne la discussion se tenant actuellement à l'Assemblée Nationale sur le vote du budget de la Sécurité Sociale. On le sait bien : ce budget est systématiquement déficitaire en fin d'année. Or la France n'a plus le doit de faire des déficits (maman Moody's veille au grain sur la fameuse notre AAA de notre beau pays...!). Du coup, c'est branle bas de combat au sein de la majorité pour chercher des ressources supplémentaires. Et devinez qui va faire les frais de cette politique sociale de rigueur ? Les cliniques privées ? Les laboratoires pharmaceutiques ? Pas du tout ! On ne peut pas faire ça à des amis ! C'est nous qui allons de nouveau sortir le portefeuille comme nous l'enseigne ce papier publié par le blog Votre Argent hébergé par l'Express. Au programme : augmentation de la CSG et de la CRDS pour tous les salariés, une nouvelle augmentation de 6% du tabac au premier semestre 2012, une augmentation de 10% du droit de consommation sur les alcools (à partir de 18° au lieu de 25° actuellement...!), mise en place des cotisations sociales sur les indemnités de licenciement (allez hop les chômeurs... vous aussi aidez-nous à combler les déficits...!). Mais celle qu'on préfère car elle est la plus sournoise, c'est la nouvelle façon de calculer les indemnités journalières de maladie. Alors que le gouvernement fait mine de nous dire que c'est pour des facilités comptables, il en profite pour changer la formule de calcul : 50% du salaire brut actuellement contre 60% du salaire net demain. Coût pour chacun d'entre nous : 40 euros/ mois pour un smicard, 75 euros/mois pour un cadre... Allez hop les malades ! A votre tour de raquer. Vous êtes d'ailleurs les premiers à voir votre indemnité baissée depuis la création de la Sécu en 1945. On dit merci qui... Pendant que nous sommes ponctionnés de toutes parts, il y en a certains qui continuent de ponctionner la Sécu comme si c'était une vache à lait. A l'image de ce papier révoltant trouvé dans le Canard Enchaîné titré "l'hôpital saigné par les cliniques". On y apprend par la Cour des Comptes que le secteur privé hospitalier vampirise le public. Quelques exemples : "Le centre hospitalier de Loudun gère l'arrivée des malades, établit le diagnostic, se tape les formalités administratives, autant de tâches ingrates et peu lucratives. Puis les patients sont aiguillés vers les cliniques de la région, qui font alors chauffer la machine de tarification à l'activité. De la même façon, au pôle public-privé de Saint-Tropez, les endoscopies des patients hospitalisés dans le secteur public sont effectuées par la clinique. Celle-ci perçoit le tarif complet lié à cet acte technique sans assumer la prise en charge en amont (préparation du patient) ou en aval (postopératoire en médecine)". La juridiction va même plus loin en affirmant que "les conventions passées pour financer des équipements communs (ce qu'on appelle les plateaux techniques...) tournent au quasi-subventionnement des cliniques tant la contribution qui a été gentiment fixée, sous l'oeil impassible des autorités sanitaires, semble loin du compte". Edifiant non...? Allez on s'en reverse un ! A votre santé...

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jeudi 3 mars 2011

Lutte des classes...

Alors que notre omniprésident souhaite réformer notre fiscalité en supprimant l'ISF, le citoyen moyen va être heureux d'apprendre que les cent plus gros contribuables de notre pays se partagent la "modique" somme de trois milliards d'euros par an. C'est une enquête détaillée publiée par l'hebdomadaire Marianne qui nous en dit plus sur les inégalités criantes de revenus existant en France. On apprend ainsi que le ministère de l'Economie a adressé une note confidentielle à vingt parlementaires de la majorité triés sur le volet, afin de préparer la réforme fiscale. L'ensemble des revenus des cent foyers les plus riches dépasse le budget du ministère de la Culture. 91% de ces revenus sont issus de cessions de valeurs mobilières comme les actions. L'objectif est clair : les convaincre d'abandonner l'ISF. Il n'y a rien à dire : "ça plane pour ces bienheureux à mille kilomètres au dessus de la tête des Français de base. En 2008, le revenu fiscal de référence moyen de l'ensemble des contribuables plafonnait à 22.202 euros. Chacun de ces 100 très riches gagnait donc en un an ce qu'un Français gagnerait en presque 1,3 millénaire, ou 300 vies de labeur à raison de la nouvelle durée légale de 42 ans de travail...". N'oublions pas que pendant ce temps là, Jean-Claude Trichet, le patron de la BCE pense qu'une augmentation des salaires serait la pire des choses à faire. Pour notre part, nous ne voyons qu'une chose à faire : les "baisés", comptez-vous...


Les salaires des Français n'augmentent pas
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