lundi 22 août 2011

Opération sirène...

L'Opération Sirène est déclenchée. Les rebelles du CNT sont entrés dans Tripoli et font feu sur tout ce qui bouge. Comme le souligne cet article publié dans le quotidien le Monde, ils affirment même contrôler toute la capitale sauf le palais présidentiel de Kadhafi. Plus que jamais, les heures du "guide" semblent être comptées. D'autant que deux de ses fils sont désormais aux mains des assaillants comme le note cette dépêche de l'agence suisse ATS. Bref, tout semble bien terminé pour le colonel et son régime de terreur. Sauf que les voix discordantes commencent à se faire entendre dans ce concert de louanges à destination de la rébellion. Ainsi, comme nous avons déjà pu le voir sur ce blog, le journaliste Thierry Meyssan est présent à Tripoli et il s'adresse à ceux qui ne prennent pas tout ce flux d'informations pour argent comptant (voir par ailleurs). Présent comme l'ensemble de la presse internationale à l'hôtel Rixos, il nous donne régulièrement les nouvelles de Tripoli dans un papier publié sur son site Voltairenet.org. Ses dernières retranscriptions remontent à cette nuit dans une vidéo mise en ligne ci-dessous. On y apprend que "l'OTAN est en train d'effectuer un véritable carnage à Tripoli. On peut estimer le nombre de morts à plus de 1.300 personnes ainsi que plus de 5.000 blessés. Les hôpitaux sont débordés. Les forces spéciales de l'OTAN et ses mercenaires d'Al Qaïda ont investi plusieurs quartiers. Ils tirent sur tout ce qui bouge. C'est un véritable débarquement". Ce n'est d'ailleurs pas le seul à émettre de sérieuses réserves sur la propagande médiatique en cours. Les journalistes de la télévision Russia Today ne disent pas autre chose. Comme le souligne cet article publié sur le site de la télévision russe, il apparaît que tous les communiqués émis par le CNT sont au mieux optimistes, au pire mensongers. "Le point principal de l'attaque de Tripoli est de briser le moral et de semer la panique. Les médias, présents à l'hôtel où je loge exercent une véritable campagne de désinformation. Ils nourrissent la panique pour faire effondrer le régime". Alors qui croire ? Quoi croire ? A t-on affaire à une ville mise à feu et à sang par des dizaines de milliers de rebelles voulant la chute du pouvoir de Kadhafi ? Ou à une ville pilonnée par les bombardements de l'OTAN entraînant des morts par milliers dans la population et des scènes de liesse manipulées ? Personne ne peut le dire mais parions que les heures qui viennent nous apporteront un semblant de réponse...




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