
Que se passe t-il réellement au Japon ? Personne ne peut vraiment le savoir tant les autorités de l'archipel dévoilent les informations au compte-goutte. Il n'empêche que les informations trouvées ces derniers jours sur la toile nous laissent comme un goût vraiment amer. La première est toute fraîche et date de ce matin : à coup de grandes excuses, la société Tepco, celle qui gère le site nucléaire de Fukushima, vient de nous avertir qu'elle a été obligée de délester plus de 11.000 tonnes d'eau radioactive dans l'océan comme le révèle ce papier publié par Radio Canada. Rien de moins. Heureusement qu'ils n'arrêtent pas de nous dire que la situation est stabilisée... En fait, à chaque jour qui passe, on a vraiment l'impression que tout cela empire. Et ce n'est pas les moyens humains mis en alerte qui risquent de modifier rapidement les choses. Comme en atteste ce papier publié par l'Express, les personnes chargées de faire le nécessaire sur le site (celles qu'on appelle les liquidateurs) ne se bousculent pas au portillon. Il faut préciser qu'on les surnomme "les gitans du nucléaire". Ceci expliquant cela. Il faut préciser que ces gens qui doivent donner leur vie pour le libéralisme le font pour 10.000 yens par jour soit 83 euros... Du coup, la vie quotidienne devient de plus en plus difficile aux abords de la centrale et même au delà. Ainsi, à Minami Soma, ville en partie détruite par le tsunami, le maire, rompant avec la tradition japonaise, vient de livrer un cri de colère contre les autorités japonaises comme le révèle ce papier de Zerohedge. Il réclame de l'aide d'urgence sinon la population risque de mourir de faim... Et dire que tout ceci se passe dans la troisième économie mondiale. De quoi se sentir plein d'amertume contre un système où l'individu n'est que quantité négligeable...