Le torchon brûle entre les Russes et les Américains. Les premiers reprochant aux seconds leur volonté de main mise sur le monde. Quelle perspicacité... Toujours est-il que le bouclier anti-missiles souhaité par l'OTAN à l'intérieur même des frontières de l'Europe a le don d'agacer sérieusement Vladimir Poutine et son état-major. C'est certainement pour cette raison qu'il a donné son autorisation à la construction d'un nouveau missile balistique de plus de 100 tonnes capable d'atteindre les Etats-Unis comme le rapporte cette dépêche de l'agence de presse Ria Novosti. "La décision a été prise de mettre au point un nouveau système de silos équipé d'un missile lourd à combustible liquide, possédant des possibilités accrues de percer la future DCA américaine a indiqué le commandant des Troupes balistiques stratégiques russes". Pour la petite histoire, il remplacera le missile connu en Occident sous le nom de "Satan"... Un nom pourtant prédestiné en période apocalyptique...
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dimanche 18 décembre 2011
jeudi 24 novembre 2011
Les masques tombent...

Alors que la France est sur le pont pour mener une nouvelle opération militaire au Moyen Orient (contre la Syrie désormais...!), notre "ministre des Affaires étrangères" à la chemise immaculée est revenu ce week end sur ses motivations à intervenir en Libye. Comme le rapporte cet article publié par le site de RTL, Bernard-Henri Levy a déclaré dimanche que c'est le fait d'être juif qui l'a conduit à mener cette "croisade". Invité à une convention nationale organisée par le CRIF (le Conseil représentatif des Institutions Juives de France...!), il s'est lâché comme jamais le philosophe de Saint-Germain des Prés. "Ce que j'ai fait pendant ces quelques mois, je l'ai fait pour des raisons multiples. D'abord comme Français. J'étais fier de contribuer à ce que mon pays soit à la pointe du soutien à une insurrection populaire débarrassant le monde d'une de ses pires tyrannies. Il m'est arrivé parfois d'être fier d'être français". On aime tout particulièrement le "parfois"... Il est vrai que BHL avait aussi d'autres visées en tête comme il l'a confirmé ce même jour. "Il y a une autre raison dont on a peu parlé, mais sur laquelle je me suis pourtant beaucoup étendu : cette raison impérieuse, qui ne m'a jamais lâché, c'est que j'étais juif. C'est en tant que juif que j'ai participé à cette aventure politique, que j'ai contribué à définir des fronts militants, que j'ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques. Je ne l'aurais pas fait si je n'avais pas été juif"... Jusque quand le peuple acceptera l'infiltration de ces sionistes intégristes à l'intérieur même de l'appareil d'Etat ? Car c'est bien de cela qu'il s'agit quand on entend ce sinistre personnage conclure son exposé par une phrase qui résume à elle toute seule sa pensée. "J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom, ma volonté d'illustrer ce nom et ma fidélité au sionisme et à Israël"... Dire que ces gens là sont capables d'aller faire la guerre au nom de la France, en se servant des moyens militaires de la France et en laissant bien sur la charge des opérations aux contribuables français... Scandaleux...
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lundi 3 octobre 2011
Une guerre sans limites...

Comme on a déjà pu le voir à de multiples reprises sur ce blog, les Etats-Unis et la Chine sont en ce moment même en train de se mener une guerre sans merci. C'est un documentaire diffusé par la chaîne France 5 qui nous explique les enjeux stratégiques et géopolitiques de ce conflit qui ne dit pas son nom mais qui éclaire le XXIème siècle d'un jour nouveau. Quant à l'Union Européenne, elle est absente de la scène internationale. Sa diplomatie n'existe plus par elle même, elle ne fait que suivre l'Oncle Sam. Bref, l'Europe est devenue le champ de bataille des ambitions chinoises et américaines. N'en déplaisent à ceux qui nous rabâchent à longueur de journée que l'Union Européenne est un réel contrepoids aux expansions de l'un ou de l'autre...
Usa, Chine "Une guerre sans limite" - Documentaire par MinuitMoinsUne
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mardi 12 avril 2011
Tel est pris...

Tout cela pour ça... Telle est l'opinion qui nous vient à l'esprit quand on regarde le gâchis de chez Renault. On avait laissé sur ce blog Carlos Ghosn venir nous expliquer comment il avait licencié trois cadres soupçonnés d'espionnage industrielle (voir par ailleurs). Une manipulation et des tonnes d'excuses plus tard, on sait aujourd'hui qu'il n'y avait rien contre ces pauvres ingénieurs comme nous le remémore cette chronologie établie par l'agence de presse Reuters. Tout l'état-major du constructeur est désormais décridibilisé. Pourtant, personne à la direction n'a envisagé de démissionner. Monsieur Ghosn est toujours là et son second est recasé le temps que l'affaire se tasse. Mais de qui se moque t-on quand on connait les salaires de ces gens là ? Et dire qu'une caissière de supermarché peut se faire virer pour un bon d'achat mal encaissé. Incroyable système qui broie toujours les mêmes pendant que les profiteurs ne risquent rien. Et pourtant l'hebdomadaire l'Express publie un compte-rendu d'audition de l'un des ingénieurs licenciés. On sent toute la violence de cette société et tous le mépris pour ses salariés. Il ne manquait plus que la "gégène". Bref, comment nous autres pouvons continuer à tolérer l'intolérable dans un système qui ne pense qu'à nous exploiter ou à nous expulser. Plus que jamais il est temps de s'indigner...
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lundi 11 avril 2011
L'Aura... l'aura pas...?
Nous le voyons de plus en plus souvent sur ce blog : les pays ont une fâcheuse tendance à vouloir se réarmer. Le dernier en date : l'Inde. Comme le révèle cette dépêche de l'agence de presse Ria Novosti, l'Inde met actuellement la paquet pour mettre au point un drone capable de larguer bombes et missiles. Baptisé Aura (Autonomous Unmanned Research Aircraft), les drones indiens ressembleront à des ailes volantes plutôt que de prendre la forme d'un avion. Le but de ce développement est de pouvoir éviter à l'avenir d'utiliser des drones israéliens. On dirait bien que l'Inde se positionne sur l'échiquier géostratégique mondial en tant que future grande puissance militaire indépendante de l'Empire anglo-saxon...
samedi 9 avril 2011
Indignation...

Alors que les autorités françaises ont déployé nos soldats en Côte d'Ivoire pour venir en aide au nouveau président Ouattara et déloger Laurant Gbagbo, il en est un qui vient ouvertement de remettre en cause cette stratégie. Et pas n'importe qui puisqu'il s'agit de l'ex porte-parole de l'UMP, Dominique Paillé. Interrogé sur la situation ivoirienne lors de l'émission la Matinale de Canal Plus, ce dernier a déclaré s'interroger sur le choix du soutien de la France. Il a annoncé que le fils de l'un de ses amis avait été torturé par les troupes d'Alassane Ouattara et qu'il a eu les deux bras coupés. Il n'en reste pas moins que nous sommes heureux de constater que Monsieur Paillé sait désormais que la guerre est immonde surtout que ce n'est pas la notre. Jamais nous aurions du prendre position car personne ne peut dire quel est le bon camp. Au lieu de cela notre Napoléon d'opérette a voulu faire certainement rentrer l'Africain dans l'Histoire. C'est désormais chose faite pour le meilleur comme pour le pire...
mardi 22 février 2011
En apesanteur...

Comme tous les mois, l'essayiste Hervé Juvin nous donne sa vision géopolitique du monde sur le site Realpolitik. Celle-ci peut se résumer en deux mots : radicalisation et misère politique. Pourtant il va nous falloir répondre à des questions fondamentales : qu'est-ce qui nous unit ? Qu'est-ce qui nous sépare ? C'est à nous d'inventer une société qui pour la première fois depuis 6.000 ans ne fera plus référence au divin. N'attendez rien des hommes politiques qui ne font qu'exprimer le "vide sidéral" de leur idéologie. Or, dans une société, quand il n'y a plus de débat, il ne reste qu'une chose : la violence. Le résultat de notre apesanteur politique...
Radicalisation et misère politique
envoyé par realpolitiktv. - L'info internationale vidéo.
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mercredi 9 février 2011
Une autre voie est possible...

En voilà un qui vient de lancer un sacré pavé dans la mare. Il s'agit de Jean-Bernard Pinatel Qui est-il ? Ce général est un expert reconnu des questions géopolitiques et d'intelligence économique. Pour la première fois, un ex-cadre de la grande muette nous informe que la stratégie d'alliance de la France avec les Etats-Unis n'est peut-être pas la meilleure pour notre pays. Il se désespère que le gouvernement ne regarde pas plus vers l'est et la Russie. Comme le rappelle ce papier publié par le blog Theatrum Belli, les grandes inflexions dans le système international peuvent être perçues, bien avant qu'elles ne se produisent, par les observateurs qui disposent d'une grille de lecture et qui fondent leurs réflexions sur les faits, en se débarrassant de tout a priori idéologique ou sentiment partisan. Ainsi, cet essai soutient des thèses et fourni une analyse des évènements internationaux, qui sont éloignés de la pensée dominante actuelle, d'inspiration essentiellement américaine. "Cet essai vise ainsi à éclairer d'un jour nouveau les intérêts permanents de l'Europe et de la Russie, dans la gestion des menaces et des crises qui se développent à leurs frontières. Il soutient que l'insécurité qui règne à nos frontières sert directement les intérêts du complexe militaro-industriel américain, au point de faire penser que les crises qui s'y enracinent ne sont pas le résultat d'erreurs stratégiques des dirigeants américains, mais proviennent d'options mûrement pesées par des conseillers qui en sont issus. Tout se passe en effet, comme si la politique américaine visait à maintenir une insécurité permanente dans la région du Moyen Orient et de la Caspienne. Elle viserait ainsi à freiner le développement économique de nos proches voisins tout en s'appropriant leurs ressources et, par contrecoup, à pénaliser la croissance de l'Europe et de la Russie en les privant de débouchés pour leurs produits et, enfin, à empêcher, par tous les moyens, la création d'une alliance stratégique de Dunkerque à l'Oural, qui constituerait un troisième acteur du système international capable de s'opposer à leurs ambitions". Bref, il est intéressant et nouveau que quelqu'un proche des milieux du renseignement désigne clairement les Etats-Unis comme "l'ennemi". Un peu comme le fait François Asselineau en politique qui nous démontre que les Etats-Unis sont les réels maîtres de l'Europe. Et si on changeait cet état de fait ?
"C'est peut être un salopard , mais c'est notre salopard !"
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lundi 7 février 2011
Stagflation généralisée...?

Alors que l'Egypte s'enfonce doucement dans ce qui ressemble de plus en plus à une guerre civile, les économistes de tous bords s'inquiètent désormais de la répercussion de ces évènements sur le prix du pétrole. C'est le mage Nouriel Roubini qui est le premier à nous donner sa vision du futur dans ce papier publié par le Financial Times. Pour lui, cette explosion de la rue va amener une stagflation généralisée. C'est quoi la stagflation ? C'est la combinaison des termes stagnation économique et inflation. Une économie en panne et une hausse des prix généralisée. Il est vrai que le bouleversement tunisien et maintenant égyptien a d'importantes conséquences économiques et financières. Environ les deux tiers des réserves mondiales de pétrole prouvées et près de la moitié de ses réserves de gaz sont au Moyen Orient. Le risque géopolitique dans la région est donc une source de forte hausse des prix du pétrole qui aura des conséquences mondiales. Toutes les récessions sont issues d'une forte spéculation sur le prix du baril. "Les prix du pétrole étaient aussi significatifs dans la récession mondiale la plus récente. Les Etats-Unis sont entrés en récession en décembre 2007, après l'éclatement de la bulle des subprimes, mais elle n'est devenue mondiale qu'à l'automne 2008. Cette récession mondiale n'a donc pas été déclenchée uniquement à cause de la faillite de la banque Lehman Brothers". Il y a un risque que les régimes suivants ceux des autocrates déchus soient pires que ceux qu'ils sont sensés remplacer. Du coup, les USA ne veulent surtout pas se faire doubler par les Frères Musulmans. Ils veulent prendre les devants pour choisir un nouvel héraut chantant les louanges de la mondialisation et de la paix au Moyen Orient. Quitte à jeter Moubarak qui fut pourtant leur toutou au cours de ces trente dernières années et à organiser une pénurie d'essence...
Les Echos de l'Eco : Jean-Louis Schilansky (Ufip)
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Une seule solution...

Et de deux supplémentaires ! En voilà encore deux qui nous prédisent la révolution à court terme. La première à s'être rangée à cette évidence est Marie-France Garaud. Il est vrai que l'ex conseillère de Jacques Chirac n'a pas sa langue dans sa poche quand il s'agit d'asséner des vérités qui dérangent. C'est une des premières à avoir soutenu que la France avait perdu son indépendance sous le "règne" de Nicolas Sarkozy (voir par ailleurs). Elle revient aujourd'hui avec la même détermination et un nouveau livre "Impostures politiques". De quoi est-il question ? Les Français sont de plus en plus inquiets quant à leur avenir au point d'avoir le sentiment que nos dirigeants n'anticipent plus aucun grand enjeu politique ou stratégique. En résumé, il n'y a plus d'hommes politiques, seulement des imposteurs qui n'ont aucune vision de l'avenir si ce n'est de mettre la France à la remorque de l'Allemagne. Comme elle le dit dans cette interview publiée par Paris Match, "les Russes sont champions du monde d'échecs. Les Chinois jouent au mah-jong, les Américains au poker, les Anglais au bridge. Et nous, simplement à la belote. Un jeu qui n'implique pas une stratégie à 200 coups d'avance ! Nous avons cessé d'anticiper". En d'autres termes, le redressement de la France passera nécessairement par la vision d'un homme providentiel qui dépassera le carcan politique droite et gauche et qui saura "réveiller l'esprit d'un peuple abandonné". Chose d'autant plus aisée que la France n'a plus d'état, plus de justice et plus de monnaie et que la situation géopolitique est proche de celle de la chute de l'Empire romain. Il en est un autre qui s'inscrit dans les mêmes conclusions. Il s'agit d'Alain Soral qui défend une thèse identique dans son nouveau livre "Comprendre l'empire : demain la gouvernance globale ou la révolte des nations ?". Pour lui, la révolution est inévitable. Bref, deux livres, deux auteurs, deux consciences politiques fort différentes et pourtant une même conclusion : le futur nous appartient... Et si et homme providentiel était François Asselineau ?
Marie-France Garaud
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Comprendre l'Empire - Interview Soral
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jeudi 27 janvier 2011
Priorité à l'éolien off-shore...

C'est fait ! La France s'est enfin positionnée quant à sa stratégie énergétique de demain. Comme nous le révèle ce papier publié dans le Figaro, Nicolas Sarkozy a annoncé le lancement d'un appel à projets portant sur cinq sites côtiers pour un investissement de 10 milliards d'euros. Du coup, industriels français et étrangers sont mobilisés pour cette compétition. Parmi ceux-ci : le suédois Vattenfall, l'allemand EON ou les français GDF Suez, EDF Energies Nouvelles ou Alstom. Il n'en demeure pas moins que les acteurs de la défense de l'environnement sont fortement opposés à ce projet et entendent se mobiliser afin de le dénoncer. "Jean-Louis Butré, président de la Fédération Environnement Durable (FED) qui regroupe quelque 735 associations et collectifs opposés aux turbines à vent, dénonce 'un marché économique complètement faussé, qui ne vit que grâce aux subventions'. 'Enfin, assure Jean-Louis Butré, nous assistons d'ores et déjà à des débats pas très sains qui vont conduire certains édiles à mobiliser toutes leurs forces pour éviter à leur région d'être concernée par ces éoliennes off-shore'. Allusion notamment à Philippe de Villiers qui a obtenu de l'Elysée d'écarter l'île vendéenne de Noirmoutier de la liste des sites. Les ennemis de l'éolien dénoncent généralement le coût de cette énergie intermittente". Comme on le voit, le sujet divise les Français. D'un côté, il nous faut reprendre une certaine indépendance énergétique (le prix du pétrole va atteindre des sommets dans les années qui viennent) sans pour autant défigurer le paysage. Le problème de notre omniprésident est le toujours trop. D'un coup, c'est 600 éoliennes alors que l'on sait bien que l'énergie produite coûtera bien plus chère au consommateur. Est-il seulement d'accord ou en a t-il les moyens ? De la même façon, on aurait pu installer un mini parc au démarrage de façon à analyser les forces et faiblesses d'une telle énergie. Mais là non ! Tout doit être grand tout de suite. Espérons pour Sarkozy que les éoliennes de Bretagne ne se retrouveront pas à Strasbourg en cas de tempête du siècle comme celle de 1999.
Nicolas Sarkozy à Saint Nazaire
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mercredi 26 janvier 2011
Vous avez dit pessimisme...

Comme vous le savez, on a l'habitude sur ce blog de suivre les interventions géopolitiques de l'économiste Hervé Juvin qu'il livre mensuellement sur le site Realpolitik. Sa dernière sortie date du mois de décembre dans laquelle il revient sur le pessimisme voulu ou subi des Européens. En résumé, le monde moderne nous assomme quotidiennement d'injonctions contradictoires pour nous faire con...sommer (produits, services,...). Bref, on crée artificiellement des besoins car l'offre crée la demande. C'est ce système qui est un mal profond, qui nous revient à la surface en ce moment et qui entraîne ce que l'on peut appeler le pessimisme européen...
Un pessimisme européen ?
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dimanche 23 janvier 2011
Il était temps...

Enfin... pourrait-on dire. Il a enfin parlé. Qui ? Carlos Ghosn, l'emblématique patron de Renault. Il a accordé une interview au JDD dans laquelle il revient sur cinq mois troubles au sein du constructeur français. "Surpris et choqué", tels sont les deux adjectifs qu'il emploie pour résumer ce qu'il pense de l'affaire d'espionnage ayant secoué la firme. Au courant dès août dernier, il a quand même mis cinq mois à prévenir la police. Faut croire que dans les milieux feutrés du CAC 40, on fait d'abord appel à des officines privées pour recueillir des preuves. Les renseignements volés ne sont pas technologiques mais seraient d'ordre stratégiques mais Carlos Ghosn refuse d'y voir (pour l'instant) un complot d'origine chinoise. Pendant ce temps, les trois cadres mis en cause ont été licenciés et vont porter plainte pour dénonciation calomnieuse. Il conviendrait cependant de pouvoir en savoir plus sur cette agence spécialisée dans le renseignement économique, qui grâce à une bouchée de pain peur avoir accès à tous les fichiers des comptes présents au Liechtenstien et en Suisse...
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jeudi 13 janvier 2011
Vers une guerre des monnaies...

Comme le précédent article l'a montré, nous nous dirigeons tout droit vers une guerre des monnaies. C'est aussi l'appréciation de l'économiste spécialisé en géopolitique Hervé Juvin. Comme il nous le confirme dans son émission mensuelle Comment va le monde diffusée sur le site Realpolitik, nous plongeons dans un désordre monétaire et financier mondial dont personne ne connait l'issue. Sauf qu'il pense que l'euro s'en sortira. Il est bien optimiste Hervé Juvin. Il semble croire que l'on fera survivre l'euro en ajoutant de la dette à de la dette. Bref, il suffirait juste de rajouter un étage supplémentaire à la pyramide de Ponzi. Puis, on pourrait inventer les bons transatlantiques (un jumelage usa, canada et euroland), puis les world bonds dirigés par Attali de Jérusalem, puis les sun bonds (rattachés directement au système solaire), puis les star bonds pour aller plus loin dans l'endettement de la galaxie. Au secours, ils deviennent fous...
Vers une guerre des monnaies ?
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Stratégie d'investissements...

Comme on le sait, l'économie mondiale est menacée par l'accumulation des dettes qu'elles soient publiques ou privées. Du coup, il est intéressant de regarder comment les gourous de la finance investissent leur argent pour éviter le pire. Comme nous en informe le site Moneyweek, Warren Buffett évitent les obligations à taux fixe et les actions liées à des institutions financières. "Que conclure de tout cela ? Berkshire Hathaway se prépare à affronter des mois difficiles pour le secteur financier et le marché obligataire. Et nous ne pouvons que lui donner raison. Vous connaissez déjà les raisons qui nous font craindre un krach obligataire (rapidement : politique de surliquidité aux Etats-Unis, déficits chroniques des Etats des deux côtés de l'Atlantique) ou un nouveau krach financier (bilans des banques pas assainis, stress test trop complaisant, exposition importante au risque souverain, crise de l'immobilier)". Autre placement à éviter : les muni-bonds (ces obligations émises par les municipalités ou les états). Il est vrai que les maires se sont souvent pris pour des traders. "Les Etats américains et les municipalités sont maintenant confrontés à des montagnes de dettes qu'ils ne peuvent pas rembourser". Bref, les muni-bonds sont dangereux à plus d'un titre. Notamment parce qu'un nombre grandissant d'Etats et de villes sont au bord de la banqueroute. "La liste des Etats en grande difficulté financière s'allonge chaque jour. Le déficit cumulé des Etats de New-York, de l'Illinois, du New Jersey, de la Caroline du Sud et du Nevada atteint les 140 milliards de dollars". De plus, le taux de chômage américain est toujours au plus haut. "Le déficit de l'Etat fédéral atteint des sommets et le taux des T-bonds est en hausse... ce qui est mauvais signe pour les muni-bonds qui risquent de prendre le même chemin". Du coup, la célèbre Meredith Whitney, l'oracle de Wall Street n'est guère optimiste pour l'avenir. "Meredith Whitney estime les pertes de ce marché à plusieurs centaines de milliards de dollars, ce qui serait le coup de grâce pour les banques zombies. Elle s'attend à un nombre de faillites bancaires compris entre 50 et 100". Au moins, on sait désormais à quoi s'en tenir pour cette année 2011 qui commence...
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mardi 21 décembre 2010
Stratégie du choc...

Les chefs d'état ou de gouvernement de l'Union Européenne se sont donc rencontrés le week-end dernier à Bruxelles pour finaliser le sauvetage de l'euro. Bonne nouvelle ? Pas si sur à en croire ce papier publié par le blog les Dessous de Bruxelles. Lors du sommet européen, les 27 dirigeants ont décidé de finaliser un accord politique visant à modifier le traité de Lisbonne sur la base d'un rapport préparé par le très "charismatique" Herman Van Rompuy. Cette réforme est censée préparer la pérennisation du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) qui a déjà sévi en Irlande et en Grèce et dont a garantie s'étend jusqu'en juin 2013. A l'origine partant d'une noble idée (celle de sauver un voisin dans la panade), "tout se passe comme si les crises grecques et irlandaises étaient l'occasion pour les élites financières et les technocraties européennes de mettre en oeuvre la 'stratégie du choc', en profitant d'une situation exceptionnelle pour approfondir l'agenda néolibéral... Alors même que la crise est le fait des politiques menées ces vingt dernières années, dont la réforme annoncée du traité de Lisbonne apparaît comme la radicalisation". Ouah ! La "stratégie du choc" chère à Naomi Klein est donc en voie d'exécution sur le Vieux Continent (voir par ailleurs). Regardons cela de plus près : pour que le FESF ait des chances de continuer au delà de 2013, il faut certes l'encadrer (afin de ne pas déplaire aux contribuables allemands... les premiers à mettre la main à la poche en cas de refinancement d'un état membre) mais en limitant ses contraintes pour ne pas affoler les marchés (caractère non automatique, cadre juridique flou, encadrement par la Commission Européenne dont on connait la virulence contre la finance,...). En échange de cette intolérable atteinte à la liberté de plumer son prochain, la proposition franco-allemande suggère une réforme profonde de la gouvernance de la Zone euro. Au programme : discipline, contrôles et sanctions. Bref, de l'austérité sévère pour les décennies qui viennent, non pas pour les marchés mais pour les populations (qui vont continuer à payer pour les errements de la finance). Désormais, les budgets publics vont passer sous le contrôle des marchés. Drôle de façon de concevoir une démocratie... Pour aller plus loin, parions que cette réforme sera adoptée sans la consultation du peuple alors que toute modification du traité de Lisbonne doit faire l'objet d'un aval de celui-ci dans les 27 pays concernés... N'oublions pas que pendant ce temps là, un pays soi disant trop petit pour être viable et faire face à la mondialisation, qui se gouverne grâce à une coalition de tous les partis, qui est un exemple de démocratie grâce au référendum d'initiative populaire, qui connait un développement remarquable et dont le niveau de vie de la population augmente chaque année, bref un petit pays qui ne connaît pas la crise et qui n'est pas dans l'Union Européenne : la Suisse... A nous de nous poser les bonnes questions...
Sommet de l'UE sur la crise en zone euro
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La zone euro va créer un Fonds de secours
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mercredi 1 décembre 2010
Pékin et Moscou alliés de circonstance...

Et ce sont les Américains qui vont en faire les frais. Comme le souligne cet article publié sur le site Tout sur la Chine, la Chine et la Russie ont convenu de ne plus utiliser le dollar dans leurs échanges commerciaux mais leur propre devise. Coup dur pour les Etats-Unis car ces deux pays n'achèteront plus de dollar pour financer leurs échanges. Autant dire que la valeur du billet vert va continuer à baisser renchérissant au passage l'achat de toutes les matières premières et plus particulièrement le pétrole. Derrière cette décision se cache aussi des considérations géopolitiques. La stratégie russe consiste à se rapprocher de la Chine et de l'Europe de l'Ouest (notamment l'Allemagne). Cela lui permet d'éviter "l'encerclement américain" (la stratégie mise au point par Brzezinski - voir par ailleurs) et d'attaquer le dollar (la clé du pouvoir américain depuis la fin de la Seconde guerre mondiale). Bref, Poutine et Medvedev sont comme ils sont mais ils sont intelligents et rusés. La Russie veut exister par elle-même tandis que les Etats-Unis n'en finissent plus de sombrer...
mercredi 10 novembre 2010
Produit stratégique...

Chacun son produit stratégique. On a vu que pour la Chine, c'était les métaux rares. Pour le Venezuela c'est le cacao. Comme le souligne cette dépêche publiée par l'agence de presse russe Ria Novosti, Hugo Chavez a déclaré ce produit priorité nationale. Il a dit à ses compatriotes : "nous devons faire du Venezuela le premier producteur mondial de cacao. Ce produit doit devenir la base de notre nouveau modèle économique". Et l'agence Ria de commenter : "selon les experts, la déclaration du président vénézuélien est provoquée par la situation sur le marché mondial du cacao. Le prix de ce produit est en hausse depuis l'année 2008, suite à la réduction des exportations par la Côte d'Ivoire et le Ghana (plus de 55% de la production mondiale). Les prix du cacao en bourse ont récemment atteint un record de 23 ans. Un contrat à terme à New York coûte 2.689 dollars par tonne, la tonne cotant 2.896 dollars à Londres". Comme quoi le chocolat est au moins aussi important que l'essence dans nos économies d'Occidentaux. Demandez donc à Madame...
lundi 1 novembre 2010
Le déclin d'un empire...

Petit retour en arrière pour s'apercevoir comment certains ont compris la marche du monde bien avant tous les autres. C'est le cas d'Emmanuel Todd qui publiait en 2002 un essai intitulé : "Après l'Empire : essai sur la décomposition du système américain". Qui est Emmanuel Todd ? Comme le souligne Wikipedia, c'est un politologue et démographe français qui tente d'analyser l'évolution et le fonctionnement des sociétés. A l'occasion d'une interview qu'il donna à Olivier Demorand, on peut comprendre comment ce livre est prophétique tant il évoque les bouleversements que nous sommes en train de vivre. Emmanuel Todd prédit le déclin de la puissance des USA, leur effondrement économique et stratégique, leur impuissance à s'affirmer comme seule superpuissance du monde. Cet essai est l'occasion pour l'auteur d'anticiper une crise financière majeure. "Qu'est-ce que c'est que cette économie dans laquelle les services financiers, l'assurance et l'immobilier ont progressé deux fois plus vite que l'industrie entre 1994 et 2000 ?" et d'en arriver à la conclusion suivante : "Nous ne savons pas encore comment, et à quel rythme, les investisseurs européens, japonais et autres seront plumés, mais ils le seront. Le plus vraisemblable est une panique boursière d'une ampleur jamais vue suivie d'un effondrement du dollar, enchaînement qui aurait pour effet de mettre un terme au statut économique 'impérial' des Etats-Unis". Vous avez dit visionnaire ?
1 Emmanuel Todd Etats Unis Un Empire
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samedi 30 octobre 2010
La stratégie du choc...

Connaissez-vous Naomi Klein ? Comme le souligne sa biographie sur Wikipedia, cette charmante jeune femme est une journaliste canadienne fortement impliquée dans l'altermondialisme. Elle est surtout l'auteur de plusieurs best-sellers comme le livre "No Logo" et surtout "La stratégie du choc : la montée du capitalisme du désastre". Dans ce dernier livre, elle commence par nous informer d'une expérience conduite sous l'autorité de la CIA qui a permis la rédaction d'un manuel de torture "The Kubark CounterIntelligence Interrogation handbook". En résumé : un individu soumis à un choc psychologique intense peut très vite être ramené à un stade infantile. Elle dresse un parallèle entre cette expérience et les chocs sociaux, économiques et politiques (désastres naturels, guerres, attaques terroristes, coup d'Etat, crises économiques,...). Ces derniers pourraient être intentionnellement utilisés pour permettre la mise en oeuvre de réformes économique néolibérales majeures qui seraient impossibles en temps normal. Elle affirme que l'économiste Milton Friedman (le maître à penser de tous les libéraux du monde) appelait à l'utilisation de ces chocs pour permettre ces réformes. Naomi Klein en a adapté un film pour le cinéma que je vous propose de visionner ci-dessous. Une chose est sûre : plus la crise se développe, plus les gouvernements nous mettent la tête sous l'eau. Jusqu'à ce qu'on ne puisse plus respirer ?
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