Fermeture définitive... Comme quoi les Teutons ont aussi leurs problèmes. Alors que nos politiciens ont de "l'Allemagne plein la bouche" en terme de productivité, de flexibilité et autres conneries de ce genre, la situation allemande n'est guère plus enviable que la notre. A force d'avoir abaissé les salaires depuis une dizaine d'années, la consommation a chuté entraînant avec elle un mastodonte de la distribution. Comme nous l'apprend cet article publié par le Figaro, l'enseigne de droguerie Schlecker est officiellement en faillite. "Pas moins de 47.000 employés, 7.000 magasins en Europe, plus de six milliards d'euros de CA, le dépôt de bilan de Schlecker, 'première chaîne de droguerie du monde', est un choc en Allemagne"... En Allemagne aussi, il faut choisir entre "bouffer ou nettoyer"... Bref, il ne fait plus aucun doute que ce type de nouvelles va s'intensifier au cours de ces prochains mois tant ce monde a vécu...
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lundi 23 janvier 2012
Schluss...
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lundi 19 décembre 2011
Liquide virtuelle...
De mieux en mieux... Les marchands du temple sont en train de parvenir à la recette miracle du roi Midas, à savoir "transformer le sable en or". Version XXIème siècle, cela donne nous vendre de l'argent virtuel contre de l'argent bien réel... C'est quoi cette histoire ? On avait déjà parlé de cette nouvelle mode Facebook consistant à nous permettre de jouer en ligne. Ainsi, peut-être que vous aussi vous êtes adeptes des jeux tel que Cityville, Castleville ou encore Garden of Times (pour notre part, nous le confessons bien volontiers, nous en sommes friands...!). Afin de rendre des gens comme nous encore plus accros (enfin nous pas tant que cela... on n'a pas de pognon...!), les développeurs ont inventé une monnaie virtuelle permettant d'accélérer son avancement dans le jeu (voir par ailleurs). Lancée il y a un an aux Etats-Unis, le site Gizmodo nous apprend que la FNAC va commercialiser des cartes de recharge de cette monnaie virtuelle (à l'image des cartes de rechargement téléphonique)... Sachant qu'un gamin peut ouvrir un compte dès l'âge de 13 ans sur le réseau social, amis parents nous sommes de tout coeur avec vous quand vous vous rendrez compte où part l'argent de poche de vos rejetons...
Et ça valse encore et encore...
Plus un jour sans que les mots "faillite", "pertes", "plan social", "licenciements" et autres joyeusetés viennent nous rappeler que nous vivons désormais en pleine récession économique. Au moment même où vous êtes très certainement affairés à préparer votre réveillon (cela dit on vous comprend aisément...!), des milliers de personnes viennent de voir leur avenir s'assombrir d'un coup. Après les "charrettes" annoncées la semaine dernière dans des secteurs soi-disant porteurs (voir par ailleurs), que dire de ces autres plans sociaux touchant de plein fouet le secteur des services. A l'image de la SSII Logica qui va dégraisser à concurrence de 1.300 salariés comme le rapporte cet article publié par le site Challenges. Pour l'instant, la multinationale n'est pas capable de dire si l'un des 9.000 salariés de la filiale française est concerné... En tout état de cause, ce flou n'atteindra pas les salariés de Technicolor. 600 d'entre-eux viennent d'apprendre que l'année 2012 sera synonyme de chômage comme le rapporte ce papier publié par le Parisien. Notamment les salariés de l'usine d'Angers qui sont clairement dans l'oeil du viseur... Mais que ces entreprises se rassurent : un plan social est un moindre mal par les temps qui courent. Elles pourraient tout aussi bien se retrouver au bord du dépôt de bilan. A l'image du quotidien la Tribune qui vient de se placer sous le régime du redressement judiciaire comme le rapporte cette dépêche Reuters reprise par le Figaro. Ou de la célèbre enseigne de magasins de lingerie la Senza qui a annoncé une restructuration de grande ampleur comme nous l'enseigne cet article publié par le Financial Times. Pour ceux qui ne connaissent pas cette marque mais qui apprécient les belles choses, nous vous conseillons la vidéo que nous laissons à la fin de l'article... Il y en a d'autres pour qui la situation est encore pire. C'est le cas de Saab, la célèbre marque d'automobile d'origine suédoise. Cela sent même le sapin puisqu'elle vient de demander à être placée tout simplement en faillite comme le relève ce papier publié par les Echos. Cet exemple est d'ailleurs symptomatique du combat qui est le notre sur ce blog... Voilà une entreprise suédoise vieille de 74 ans qui développe des berlines familiales de très bonne facture. Ayant voulu grossir plus que de raison, elle s'associa au géant américain Général Motors qui devint l'actionnaire majoritaire. Or, les géants américains de l'automobile s'effondrèrent en 2009. GM se sépara de cette marque mais refuse aujourd'hui qu'elle passe sous pavillon chinois... En d'autres termes, les 3.400 personnes travaillant encore au siège suédois de Trollhaettan seront heureux d'apprendre que grâce à l'Union Européenne, ils viennent de perdre leur job parce que les Américains en avaient décidé ainsi... Et ce n'est pas le directeur général de la marque qui pourra nous dire le contraire... Lui qui, à l'heure qu'il est vient aussi d'annonce à sa famille qu'il est chômeur...
Les Echos de l'éco : Philippe Van Der Meulen... par lesechos
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jeudi 1 septembre 2011
Le Vampire et le voleur...

Quand on a faim, on est prêt à faire n'importe quoi. Notamment à aller se servir là où il y a à manger. Dans ce cas précis, quoi de plus pratique que d'être le voisin d'une supérette. C'est en tout cas ce qui s'est passé à Montbéliard dans le Doubs comme le rapporte cet article publié par le quotidien local le Pays. On y apprend qu'un jeune de la ville s'est fait arrêter par la police car il avait cambriolé le magasin à 100 mètres de chez lui. La raison donnée aux forces de l'ordre : il était affamé... Bon il avait aussi un peu bu... De quoi se donner du courage très certainement. Pour notre part, nous pensons aux gérants. Eux qui se font déjà "voler" par leur enseigne, où sévit le triste sire Jean-Charles Naouri, le père de la déréglementation financière sous l'ère Bérégovoy... Qu'ils n'attendent aucun geste de ce dernier trop habitué qu'il est à bouffer la laine sur le dos des gens. Du coup, entre ce Vampire de la pire espèce et ce petit jeune déboussolé, nous hésitons sur lequel des deux est vraiment le plus à blâmer ?
Enquête sur les Petit Casino: interview d'une... par rue89
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vendredi 19 août 2011
L'habit ne fait pas le moine...

Vous connaissez très certainement cette marque espagnole de vêtements féminins ? Appartenant à la multinationale Inditex (un des leaders mondiaux de la confection textile), cette dernière s'est fait connaître du grand public par sa stratégie industrielle. Sa solution gagnante : la rapidité, la réactivité et la flexibilité ! A savoir pouvoir renouveler son assortiment deux fois par mois quand ses concurrents ont des délais bien plus longs (...) à force de délocaliser leurs productions à l'autre bout du monde ! Mais ne nous y méprenons pas ! Ce n'est pas parce qu'elle produit plus localement que d'autres que cette boite est plus vertueuse pour autant. Bien au contraire à en croire cette dépêche Reuters reprise par l'Expansion. Ainsi, on y apprend donc que la filiale brésilienne de Zara est tout simplement accusée de travail forcé. En France on dit même esclavage. "La marque espagnole de vêtements Zara est accusée d'employer des travailleurs dans des conditions proches de celles de l'esclavage dans l'état de Sao Paulo et fait l'objet d'une enquête. A Americana, 52 Boliviens qui travaillaient au noir dans des conditions insalubres ont été trouvés". Evidemment et comme toujours, la société mère s'est défaussée sur la direction de sa filiale brésilienne qui faisait appel à des sous-traitants locaux. C'est fou comme ces multinationales ne savent jamais ce qui se passe dans leurs établissements secondaires et laissent faire les choses tant qu'elles ne sont "prises la main dans le sac". Pour notre part, nous ne pouvons qu'encourager nos lectrices de se passer désormais d'aller faire leurs achats dans cette enseigne. Histoire de montrer à ces esclavagistes des temps nouveaux que maintenant et plus que jamais, l'habit ne fait plus le moine...
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samedi 13 août 2011
Amnésie collective...

Regardez comme ils sont beaux et élégants ces jeunes hommes issus des couches aisées de la société britannique. Surtout les numéros 2 et 8. Leur point commun : ils appartiennent tous au Bollington Club. C'est quoi le Bollington Club ? Une espèce de cercle très fermé à la réputation sulfureuse dépendant de l'université d'Oxford comme nous le rappelle l'encyclopédie Wikipedia. Se réunissant dans le plus grand secret, il a des coutumes pour le moins étranges. A l'issue de leurs soirées arrosées, les membres estiment qu'il est de leur devoir de tout casser. Au point que les restaurants britanniques ne veulent plus les accueillir dans leurs locaux. Comme quoi la violence émeutière est bien plus enracinée dans toute la société anglaise que ce que veulent bien nous dire les médias. Il n'empêche que si les manifestations de rue se sont calmées depuis 48 heures en Angleterre, le Premier ministre David Cameron continue sa diatribe revancharde. Il lui faut des coupables et il les aura. Du coup, leur traque s'intensifie. Plusieurs moyens de les retrouver ont été développés par la police : diffusion sur écran géant de la photo des émeutiers, mise en ligne de sites de dénonciation, création de pages Facebook,... Une bien étrange façon de mener des enquêtes quand la délation est ainsi mise en avant. Mais rien n'arrête Cameron et sa clique. Il menace même de mettre à la rue les familles des émeutiers résidant en logement social comme le laisse entendre cet entrefilet publié par le site d'Europe 1. "Evidemment cela veut dire qu'il faut les loger autre part. Ils devront se trouver in logement dans le secteur privé, et cela sera plus dur pour eux. Mais ils auraient dû y penser avant de commencer à voler". En voilà un qui ne se mouche pas du coude comme on dit par chez nous. Oser sortir de tels propos alors qu'il a fait la même chose il y a une vingtaine d'années nous laisse pantois. En effet, David Cameron est membre du club très sélect Bollington comme l'a révélé cet article publié dans le quotidien italien Il Manifesto. Il n'est d'ailleurs pas le seul. Outre Cameron (le numéro 2), on distingue sur la photo Boris Johnson (le numéro 8), actuel maire de Londres. On peut y rajouter aussi George Osborne, l'actuel chancelier de l'Echiquier (l'équivalent de notre ministre de l'Economie). En d'autres termes, ces soi-disant gens biens sous tous rapports, formant aujourd'hui l'élite de la nation britannique, ne sont que des anciens petits délinquants gavés de livres sterling par papa et maman. A nos yeux, ils sont tout aussi décérébrés que les casseurs arrêtés ces derniers jours. Amis Britanniques, réveillez-vous...
David Cameron déploie la manière forte en... par euronews-fr
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mardi 9 août 2011
A bas le système...

Toute la Grande Bretagne vit des évènements inédits depuis plusieurs dizaines d'années. Après Londres (voir par ailleurs), la contestation s'est déplacée dans d'autres grandes villes anglaises : Birmingham, Liverpool et Bristol. Emeutes, violence, affrontements contre la police, casses, pillages,... n'en jetez plus. Bref, d'un simple fait divers au départ, toute la jeunesse britannique s'est unie pour se battre contre le système. Toute la presse anglaise revient sur ces révoltes tout en images comme le montre ce dossier spécial du site National Post ou celui-ci publié par le Daily Mail. Le chaos est tel que le Premier ministre David Cameron a tout simplement décidé d'écourter ses vacances. Quant à la police, elle a déployé des blindés dans le nord de Londres où un entrepôt Sony était la proie des flammes. Déjà plus de 300 manifestants ont été arrêtés. Si vous voulez voir ces débordements en direct ou les localiser, c'est plus bas sur cette page. Une chose est cependant certaine, c'est que les plans d'austérité pris par le gouvernement ne sont pas étrangers à ces tensions. Reste à savoir si elles vont s'intensifier et s'exporter dans d'autres pays...
Afficher London riots / UK riots: verified areas sur une carte plus grande
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mardi 2 août 2011
Certifié conforme...(MAJ)

On le regrette depuis longtemps sur ce blog mais la Chine se croit de plus en plus tout permis. Passée maître dans la contrefaçon qu'elle exporte sur toute la planète et dans la copie qu'elle exploite sur son immense marché intérieur, elle vient de franchir un cap. Elle vient en effet de copier intégralement un magasin Ikea comme le révèle ce papier publié par le site China Daily. Même code couleur (bleu et jaune), même labyrinthe orchestré à l'intérieur du point de vente, même crayons de papier en bois brut,... Rien ne manque comme le montre ce reportage photographique publié par l'agence de presse Reuters. Et si vous aussi vous souhaitez vous meubler en "Ikea version canard laqué", vous pouvez vous rendre sur le site de 11 Furniture, le nom commercial de ce magasin de 1.000 m² situé à Kunming. Après la copie des produits, les Chinois s'attaquent donc à la copie des services. L'histoire ne nous dit pas si il y a une cafétéria avec du saumon suédois ou du porc à la pékinoise...
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dimanche 31 juillet 2011
Beurk...
On ne peut plus faire confiance à personne ! Même à son épicier de quartier. Vous connaissez certainement l'enseigne de grande distribution Spar ? Cette multinationale hollandaise développe des magasins à surface réduite partout dans le monde comme le note Wikipedia. En France, c'est la logistique des supermarchés Casino qui s'occupent d'approvisionner ces points de vente. Parions que ces derniers ne seront pas heureux de lire la mésaventure arrivée aux clients du magasin Spar de Sète. C'est un article publié dans le Midi Libre qui révèle cette escroquerie. Suite à une descente des autorités sanitaires, celles-ci ont découvert plus de 300 kilos de produits avariés. En pleine période estivale. "Des dizaines et des dizaines de morceaux de viande et des plats préparés sans aucune étiquette, ni traçabilité, dégageant des odeurs pestilentielles et des colorations anormales, aux dates limites de consommation parfois dépassées de plusieurs semaines voire de plusieurs mois... Des tomates et poivrons baignant dans un jus verdâtre étaient farcis avec de la viande avariée qui était également recyclée en chair à saucisse ! Des choux-fleurs et des oignons moisis étaient retaillés et brossés avant d'être remis en vente...". Pour couronner le tout, quatre salariés étaient employés au noir... Bref, c'est la crise ! Imaginez ce qu'une épicerie est capable de faire pour ne pas faire chuter ses profits... Alors pensez donc dans une multinationale... Pour notre part nous allons boycotter cette enseigne. Et ce n'est pas les campagnes de publicité (qui soi-dit en passant révèlent bien les comportements de la marque) qui nous fera changer d'avis. Contrairement à leur slogan, "Spar n'est plus à mon goût"...
Pub Spar par princeofmisti
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jeudi 7 juillet 2011
Du melon à la révocation...

On savait que l'enseigne Monoprix se foutait pas mal de ses salariés (voir par ailleurs). On a la preuve qu'en plus elle les méprise. C'est quoi cette histoire ? Comme nous l'enseigne cet article publié sur le site d'Europe 1, la chaîne de distribution vient de mettre à pied à titre conservatoire un de ses collaborateurs parce qu'il avait eu l'audace de récupérer six melons et deux salades dans une poubelle d'un magasin de Marseille. Agé de 59 ans et père de six enfants, ce dernier travaillait pourtant depuis huit ans dans le point de vente. Payerait-il le fait d'avoir été gréviste lors du conflit social en octobre dernier ? Bref, dans notre bas-monde, il vaut mieux être banquier, énarque ou élu pour pouvoir piquer en toute discrétion dans les caisses de l'état sans risquer un quelconque licenciement. De quoi nous donner la nausée...
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mercredi 6 juillet 2011
La grande saignée du commerce britannique...

Le gouvernement britannique a mis la tête des Anglais sous l'eau avec son plan d'austérité. Gel des salaires, augmentation des impôts, recul de l'âge de départ à la retraite... tout y est pour que la population manifeste en grand nombre. C'est d'ailleurs ce qui s'est produit il y a quelques jours avec la plus imposante manifestation de fonctionnaires depuis fort longtemps comme le révèle ce papier publié par l'Express. D'autant que les Rosbeef ne sont pas réputés pour être des pros de la grève. Mais derrière ces troubles sociaux, il y a aussi la réalité économique. A force de taper dans leur pouvoir d'achat, les consommateurs restent désormais chez eux et ne fréquentent plus les magasins. Après l'enseigne de meubles Habitat (voir par ailleurs), c'est au tour de la chaîne de prêt-à-porter Jane Norman de connaître les pires difficultés. Comme nous l'enseigne cet article publié par le Telegraph de Londres, l'enseigne est au bord de la liquidation pure et simple entraînant le licenciement de 1600 salariés et la fermeture de 90 magasins. Malheureusement, c'est loin d'être la seule. On peut y rajouter les magasins du chocolatier Thorntons, les vêtements TJ Hughes et autre Homeform, le cuisiniste. Une véritable boucherie sévit de l'autre côté de la Manche comme l'évoque cet article publié par le Daily Mail listant l'inventaire. On estime à près de 10.000 personnes dont l'emploi est directement menacé en ce moment. Et les prévisions ne sont guère optimistes. D'après les analystes, la période actuelle est tout aussi mauvaise que celle ayant précédé la disparition de la chaîne Woolworths, l'une des pires depuis la fin de la guerre. Comment dit-on le mot "reprise" dans la langue de Shakespeare...?
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lundi 6 juin 2011
La sarabande des neuneus...

A quoi reconnaît-on un neuneu ? Si c'est aux heures passées devant un magasin en faisant la queue pour en attendre l'ouverture, il n'y a pas à dire : Lyon est une ville qui en compte un sacré nombre. Comme nous en fait part ce papier publié par le Progrès, ils étaient déjà là à quatre heures du matin pour pouvoir être sur d'y être. Où ? A l'Apple store qui vient d'ouvrir ses portes au centre commercial de la Part Dieu. "On n'est pas à Disneyland mais presque. Dans la foule, les plus frénétiques lèvent haut leur téléphone gravé de la pomme comme un signe de reconnaissance tandis que les clients du centre commercial observent la scène avec stupéfaction". Au moment où les indignés de France tentent de faire vivre leur mouvement remettant en cause le grand capital et les multinationales, on assiste au spectacle affligeant de la société de consommation en pleine action. Steve Jobs est comme un gourou qui ouvre des sanctuaires à travers le monde où les adeptes viennent vénérer un nouveau dieu : la pomme. Il n'y a pas à dire : Michel Drac a vu juste quand il a qualifié Apple de "Mac Society" qui produit des neuneus... Ridicule et dangereux...
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mardi 31 mai 2011
Sens de la mesure...

Revoilà la "poissonnière" de Toul ! Cela faisait longtemps et cela nous manquait. Qu'a t-elle fait cette fois ? Une virée shopping qui s'est mal terminée pour une des vendeuses qui a eu le malheur de croiser son chemin. Il est vrai qu'on la connait susceptible sur son auguste personne et ne tolérant aucune critique. Que dire alors de ce qui s'est passé au mois d'avril au "Printemps" de Nancy ? Comme nous le révèle ce papier publié par le site Rue 89, Nadine Morano, mécontente d'une remarque entendue lors de sa présence à titre privée dans ce grand magasin, a tout simplement provoqué le licenciement pour faute grave de son auteure malgré les excuses de celle-ci. Evidemment ses propos ont été à la mesure de sa réaction : hautains et dédaigneux. "J'en ai rien à foutre Mademoiselle ! Vous n'aviez qu'à mesurer vos propos. Si j'avais été votre employeur, vous auriez été licenciée sur le champ". On ne se refait pas... En attendant il y a une jeune femme qui vient de perdre son job pour avoir osé exprimer son opinion à une de ses collègues sur une ministre du gouvernement comme le reconnait sa lettre de licenciement. Il est vrai que la liberté d'expression au pays des droits de l'Homme n'est plus qu'un lointain souvenir surtout quand on croise Nadine Morano. Et dire qu'elle affirmait il y a encore quelques jours sur les ondes de BFM : "Quand vous êtes victime du chômage, Monsieur Bourdin, vous croyez que ce n'est pas une source d'angoisse...". La ministre s'était déjà illustrée au début du mois de mai. Alors qu'elle voulait visiter le Louvre, elle avait exigé de pouvoir avoir dans l'heure une "visite privée". Bref, une visite VIP à 500 euros comme nous en faisait part le Canard Enchaîné dans son édition du 18 mai. Pendant ce temps là, les indignés continuent de se rassembler pour changer le monde. Bon courage...
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mardi 19 avril 2011
Contagion africaine...

Alors que les yeux du monde sont rivés sur les révolutions en cours dans les pays arabes (Libye, Bahreïn, Syrie), on apprend que la colère est fortement contagieuse en Afrique. Au point qu'elle a désormais atteinte l'Afrique noire, Ouganda et Burkina Faso en tête. Comme nous le révèle cette dépêche de l'AFP, l'Ouganda est depuis plusieurs jours la scène d'émeutes de la part d'étudiants se révoltant contre l'augmentation des frais de scolarité et de citoyens en colère contre la cherté de la vie. Tandis qu'au Burkina Faso, les populations en colère souhaitent une répartition plus équitable des richesses disponibles dans le pays qui pour l'instant profitent surtout à un certain nombre de privilégiés proches du pouvoir comme nous en informe ce papier publié par le site Afrik.com. Bref, on le voit depuis de nombreux mois : la colère mondiale est en train de se propager comme une traînée de poudre à travers tous les pays pauvres. Les pouvoirs en place vacillent de toutes parts au point qu'il n'est plus rare que les autorités ordonnent des répressions parfois violentes. Des morts et des blessés sont le lot quotidien de ces pays mais curieusement on entend beaucoup moins notre "philosophe télévisuel", le gourou de l'Elysée : BHL... Pourquoi donc ce silence ?
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lundi 7 mars 2011
La peseta est de retour...

Cela fait neuf ans que l'euro a remplacé la peseta en tant que monnaie officielle d'Espagne. Pourtant, la situation économique du pays (au bord de la faillite !) a forcé la population à faire preuve d'inventivité. C'est ce qu'elle a fait dans la petite ville de Mugardos au nord du pays. Comme le révèle ce papier publié sur le site de la BBC, cette ville a tout simplement décidé de redonner vie à l'ancienne monnaie espagnole. "More than 60 shops in Mugardos, a small fishing town in Galicia on Spain's northern coast, are accepting the peseta again for all purchases, alongside the euro". Sceptiques au départ, les commerçants estiment désormais que cette mesure est un grand succès. Voilà qui a le mérite d'être souligné...
lundi 21 février 2011
Merde in France...

Le "made in France" souffre de mille maux. On a déjà vu sur ce site les difficultés rencontrées par la faïencerie HB Henriot concurrencée par des usines chinoises (voir par ailleurs). Aujourd'hui c'est une autre entreprise adepte du "made in France" qui quitte la scène du commerce : Clayeux. Comme le signale ce papier publié par le blog Hexaconso, la dernière marque de mode enfantine produisant sous nos contrées est en liquidation. "L'orage semblait être passé avec notamment une augmentation de capital et un contrat de distribution prévoyant l'ouverture de 30 boutiques en Chine. Il y a deux mois et demi, le chiffre d'affaires publié était même de nouveau en hausse de 11% (sur le premier semestre de l'exercice). Mais cela n'aura pas suffit à assurer la pérennité de l'entreprise". L'entreprise cherche un repreneur. Parions que si elle en trouve un, ce dernier gardera la marque pour délocaliser la production dans un pays à bas coûts. Et dire que la mention "fabriqué en France" est désormais interdite par l'Union Européenne car elle serait discriminatoire, protectionniste et de nature à fausser la concurrence. Comme on le voit, l'Europe chargé au départ de nous protéger est en train de nous détruire. Depuis 35 ans, nos politiques adeptes du libre échange ont tué notre industrie manufacturière. Et maintenant il nous reste à regarder nos "miettes" avec consternation... Le "made in France" est devenu le "merde in France"...
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mardi 14 décembre 2010
La carte qui dépense toute seule...

Il fallait le faire, ils l'ont fait. Les banksters n'ont décidément plus aucun scrupule à venir ponctionner votre compte sans que vous puissiez même vous y opposer. Comme nous le signale ce papier du Daily Mail, les premiers à tirer sont les espagnols de la banque Santander. Gestionnaire des cartes privatives de différentes enseignes anglaises (House of Fraser, Debenhams, Laura Ashley,...), la banque a tout simplement décidé de prélever dix livres sterling sur toutes les cartes qui ne fonctionnaient pas. Amis anglais, vous voilà donc avertis : soit vous n'utilisez pas votre carte et on vous met une pénalité, soit vous l'utilisez et vous payez des intérêts pouvant aller jusqu'à 30%. Finalement le mieux est de refuser toutes ces cartes...
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jeudi 2 décembre 2010
Black Friday...

Au lendemain de Thanksgiving, les Américains se sont rués dans les boutiques pour l'ouverture des ventes de fin d'année. Certains magasins ont ouvert la nuit avec des rabais de 75%. Un phénomène typiquement américain mais qui cette année n'a pas eu les effets escomptés comme le note ce papier publié dans le Figaro. Certes la fréquentation était à la hausse mais pas les dépenses (on s'en serait douté...!). Bref, les cons...ommateurs consomment donc tout va bien dans le meilleur des mondes. Quelle joie de pousser un caddy et de se mêler à la foule. Un fantasme de l'homme moderne écervelé...
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jeudi 7 octobre 2010
Elle va exploser et ça va décoiffer...

Attention Mesdames et Messieurs ! Dans quelques mois, ça va exploser ! Accrochez-vous à votre fauteuil en attendant ! Ce n'est pas les paroles de la célèbre chanson de Michel Fugain qui vont être reproduites dans ce post, mais comme on peut le lire, elles sont adaptées. Adaptées à quoi ? A l'éclatement prochain de la bulle de l'immobilier commercial aux USA. Comme nous l'apprend le site Naked Capitalism, l'effondrement de ce marché n'est qu'une question de temps. Quelques chiffres pour se rendre compte de l'ampleur du désastre à venir : il y a 105.000 centres commerciaux aux USA alors qu'ils ne sont que 5.700 en Europe pour une population comparable. Il y a 1,2 million de magasins aux USA alors que la population cesse de consommer pour commencer à rembourser ses dettes. Il y a 127,8 milliards de m² d'espace commercial aux USA ce qui représente 4,2 m²/habitant soit le double qu'en Angleterre. Le pire c'est que les promoteurs continuent d'ouvrir des magasins en dépit de la récession et des 500 milliards de dollars d'achats en moins par les consommateurs. Et comme si cette surcapacité ne suffisait pas, il y a eu aussi une envolée des prix puisque le prix de l'immobilier commercial a augmenté de 90% entre 2001 et 2007. Tous les ingrédients sont donc réunis pour l'explosion de cette bulle qui fera mal puisque 3.500 milliards de dollars d'en cours sont actuellement dans le circuit des prêts commerciaux. Autant dire que l'on n'est pas prêt de voir la fin des faillites bancaires outre-Atlantique...
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vendredi 24 septembre 2010
The end...

Un géant du cinéma s'en est allé. C'est avec une infinie tristesse que nous vous annonçons le "décès" du plus grand loueur vidéo des Etats-Unis : Blockbuster. Comme nous le révèle cette dépêche de l'AFP, le groupe texan ne pouvait plus honorer ses échéances et a donc décidé de se placer sous administration judiciaire (Chapitre 11). Les actionnaires et les titulaires de dettes non garanties viennent de prendre le bouillon. Quant aux possesseurs de dettes garanties, ils vont devoir échanger leurs créances contre des actions et surtout prier pour que cette solution soit viable. En attendant, le groupe va subir une cure amaigrissante drastique : on parle de la fermeture de plus de 1.000 magasins sur les 3.000 appartenant à la société. Dans le pire des cas, si Blockbuster n'arrive pas à repartir, c'est 48.000 personnes qui iront rejoindre la cohorte de chômeurs américains. Il est vrai que la reprise est tellement présente que les gens n'ont même plus le temps de se louer un bon DVD...
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