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vendredi 23 décembre 2011

Les bobards de la Marine...

On a abordé ce matin le rôle de la presse dans une démocratie digne de ce nom. On a pointé du doigt soit ses carences, soit ses mensonges... Et pour faire bonne mesure, on pourrait tout aussi bien rajouter sa paresse. En effet, depuis le lancement de la campagne électorale, on ne cesse d'entendre nos médias mainstream affirmer péremptoirement que le Front National et sa cheftaine Marine Le Pen sont pour une sortie de l'euro et de l'Union Européenne. Un bien beau programme capable de faire adhérer des millions de Français désabusés par le système qu'ils ont là sous les yeux. Sauf que toutes ces belles promesses ne résistent aucunement à l'analyse. C'est un papier publié sur le site Agoravox qui décrypte les fausses promesses et les vrais mensonges de la candidate de l'extrême droite. "A force d'entendre les partisans de Madame Le Pen, mais aussi tous les médias et partis installés, prétendre que le Front National propose la sortie de l'Union Européenne - ce que nous savons faux - nous avons voulu proposer une vérification approfondie à partir des textes officiels de ce parti... En examinant attentivement la prose du FN le lecteur constatera que ce parti n'a aucune intention de sortir de l'Union Européenne et n'a même pas véritablement l'intention de sortir de l'euro". D'ailleurs la dernière interview d'un cadre du parti chez Bourdin il y a quelques jours ne laisse pas l'ombre d'un doute (petit clin d'oeil à un fidèle lecteur qui se reconnaîtra...!).  Il est quand même stupéfiant qu'aucun journaliste digne de ce nom n'ait pas fait ce simple travail de bon sens. Et après ils vont nous faire croire qu'ils nous informent. Mais de qui se moque le monde ? Plus que jamais si tout comme nous, vous vous sentez en plein décalage par rapport à ce que vous lisez, à ce que vous entendez ou à ce que vous vivez, il est temps de venir nous rejoindre. La résistance a commencé...


Bourdin 2012 : Louis Aliot par BFMTV
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vendredi 21 octobre 2011

Un réveil difficile...

On aime bien Etienne Chouard sur ce blog. On vous l'avait déjà présenté il y a quelques mois à l'occasion de l'une de ses interventions vidéo intitulée "les 10 raisons pour sortir de l'Union Européenne" (voir par ailleurs). A cette occasion, nous nous étions rendus compte que nous étions de plus en plus nombreux à penser de façon identique à François Asselineau au sein de son parti, l'UPR. Il nous revient aujourd'hui en dénonçant lui aussi ce que nous appelons la plus grande escroquerie du siècle, à savoir la création monétaire. Ceux qui suivent ce blog régulièrement savent que nous sommes tous prisonniers de ces Vampires de la finance internationale qui doucement mais surement sont en train de transformer nos démocraties souveraines en une espèce de glacis géopolitique informe. Avec la complicité de nos politiciens qui s'écharpent à nous faire croire qu'il y a des programmes de gauche ou de droite alors qu'en réalité, ils n'ont plus aucune prise sur notre destin commun depuis qu'ils ont signé cette satanée loi du 3 janvier 1973. Prenons donc l'exemple de l'impôt sur le revenu. Comme nous l'enseigne le site Wikipedia, la charge de la dette (à savoir uniquement le paiement des intérêts de celle-ci) représente désormais plus que l'impôt sur le revenu. Ce qui signifie qu'une partie (toujours croissante...!) du fruit de notre travail est directement prélevé de nos poches pour aller enrichir quelques banquiers et actionnaires privés. Avouez qu'il y a de quoi se révolter... Et bien c'est cette supercherie qui semble avoir aussi tournée la tête de ce brave Etienne. Comme le stipule si bien le blog Gold Up, "la prochaine fois que vous établirez votre chèque auprès du Trésor Public, vous pourrez avoir une pensée émue sur le fait que cet argent durement gagné va se faire dorer la pilule à votre place dans un paradis fiscal ou sur le pont d'un yacht". Il n'est jamais trop tard pour se rendre compte que l'on nous prend pour des c... D'ailleurs, Etienne Chouard fait lui même son mea culpa alors qu'il est professeur d'économie et de droit ! Comme quoi, vous aussi, venez nous rejoindre avant que le réveil ne soit douloureux pour tout le monde...


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mercredi 19 octobre 2011

A tous les économistes en herbe...(MAJ)

Si vous aussi vous vous sentez l'âme d'un économiste en herbe et que vous souhaitez gagner beaucoup d'argent rapidement, n'attendez plus et répondez au grand concours organisé par cet homme. Mais qui c'est celui-là ? Selon le site Wikipedia, ce "Monsieur" est un lord britannique répondant au nom de Lord Simon Wolfson. Ou plus exactement Baron Wolfson de Aspley Guise, directeur général de l'enseigne de confection Next. Sa grande hantise : que le système s'effondre en ne laissant derrière lui que du sang et des larmes. Du coup, il a eu cette idée originale : organiser un concours où le vainqueur pourrait recevoir un prix de 250.000 livres sterling comme le stipule cet article publié par le site suisse le Matin. L'objet de cette épreuve est de répondre au problème suivant : "comment gérer une sortie ordonnée d'un ou de plusieurs Etats membres de l'Union monétaire européenne"... Vous avez jusqu'au 31 janvier prochain pour vous faire connaître avec votre solution... Il semble bien que ce lord ne soit pas très au fait de la problématique de la Zone euro. Même si ses interrogations sont non seulement légitimes mais aussi anciennes dans le temps comme le montre ce débat organisé en mai dernier auquel il participait... Si il lisait notre blog plus souvent, il aurait visionné cette petite vidéo de Jacques Attali et il aurait su que c'est tout à fait impossible de sortir de l'euro sans être dans l'illégalité. La seule possibilité légitime pour mettre fin à ce calvaire est d'utiliser l'article 50 du traité de Lisbonne prévoyant la sortie ordonnée de l'Union Européenne et par voie de conséquence de la Zone euro. C'est d'ailleurs cet unique objectif que nous visons à l'UPR... Allez Simon ! Fais nous parvenir le chèque ! On en a bien besoin...




Jacques Attali à propos du Traité de Maastricht... par UPR-TV
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mardi 11 octobre 2011

Montrez nous la voie... bis...

Et ils continuent encore et encore... Nos Maîtres font vraiment feu de tout bois pour tenter d'installer le fédéralisme européen le plus rapidement possible. Eventuellement sans en référer aux peuples, cela serait même mieux. Après notre Premier "sinistre" (voir par ailleurs), après les "zozos" du Prix Nobel d'économie (voir par ailleurs), c'est au tour de certains patrons français, allemands et italiens (ceux représentant les... multinationales !) d'exiger un nouveau traité permettant de surmonter les déficiences actuelles de la Zone euro. Comme nous le révèle cet article publié par le Monde, les syndicats MEDEF (pour la France), BDI (pour l'Allemagne) et la Cofindustria (pour l'Italie) ont édité un texte réclamant des finances publiques solides, des économies compétitives, un engagement politique et une Europe plus forte. "Afin que puissent être établies les fondations d'une Europe du XXIème siècle prospère et politiquement forte, nous demandons à l'Union Européenne de lancer le chantier d'un nouveau Traité qui constituera une étape nouvelle vers une Union politique et économique plus étroite". Remarquez que la très européiste Laurence Parisot et ses collègues demandent à l'UE et pas aux peuples... Sournoise comme une hyène, elle n'est que la représentante du lobby des multinationales du CAC 40 qui ont déjà mis en place l'OMC, le libre échange, la financiarisation de l'économie, la titrisation, la marchandisation et la mondialisation de l'économie. Ce sont elles qui ont ruiné l'économie française et elles viennent en redemander encore. Qu'elles commencent déjà par régler leurs impôts conformément à la législation en vigueur dans leur pays d'origine et cessent de fricoter avec les paradis fiscaux. Alors faites nous plaisir. Taisez-vous Parisot et écoutez...

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mercredi 13 juillet 2011

Hécatombe afghane...

Le carnage continue en Afghanistan ! Pour son retour en France après avoir été rendre hommage au 64ème soldat français tué là-bas, notre "omniprésident à la gâchette facile" doit faire face à l'opinion avec cinq nouveaux morts et quelques blessés graves sur les bras. Comme nous l'enseigne cet article publié par le Figaro, les militaires français ont été victimes d'un attentat-suicide dans la province de Kapisa. "Un terroriste a déclenché sa bombe à proximité des soldats a précisé l'Elysée dans un communiqué". Terroriste vraiment ? Une fois encore, les mots ont un sens. Des gens qui se battent dans leur pays contre une force d'occupation ne s'appellent pas des terroristes mais des résistants. Soyons clairs : nous n'avons aucune sympathie pour les talibans directement issus des périodes moyenâgeuses. Mais nous en avons encore moins pour ces hommes politiques qui déclenchent des guerres en fonction de leurs envies, de leurs intérêts ou de leur avenir. N'oublions pas que cette guerre a été la conséquence directe des attentats du 11 Septembre 2001. Or, aujourd'hui encore les nombreuses zones d'ombre relatives à ce tragique évènement perdurent. Sans que nous soyons certains des responsables à incriminer. Aussi, nous utilisons ce blog pour exiger de Nicolas Sarkozy le retour sans délai de notre armée, le retrait de la France de l'OTAN en dénonçant l'article 42 du traité de Lisbonne et l'abandon de cette politique extérieure calquée comme son ombre sur celle des Etats-Unis qui nous conduit vers toujours plus de guerre. Ceci n'est pas et ne sera jamais la vocation émancipatrice de nos idéaux issus de la Révolution française et de la Déclaration des droits de l'Homme... Nous ne faisons que relayer l'idée générale de l'opinion publique matérialisée dans ce document confidentiel qui nous montre que près de sept Français sur 10 sont contre toute forme d'intervention, celle-ci plus particulièrement. Les familles des victimes, à qui nous pensons en ce moment, apprécieront sans aucun doute de savoir que nous sommes (presque tous !) avec eux en ces moments difficiles...


Visite de Nicolas Sarkozy en Afghanistan - no... par nocommenttv
20110704_DR_DICOD_2358 - Etat de l'Opinion Sur 194
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Paris vaut bien un MES...

Merci François ! Amis contribuables, nous pouvons dire un grand merci à notre nouveau ministre de l'Economie et des Finances pour avoir autorisé notre endettement futur. En effet, comme le révèle cet article publié par le site Euractiv, François Baroin a apposé sa signature sur le traité lié au Mécanisme Européen de Stabilité (MES). C'est quoi le MES ? Il s'agit de "l'instrument d'aide aux états les plus endettés après 2013". En résumé, il s'agit d'un fonds européen d'un montant de 700 milliards d'euros permettant de remettre à flot des pays comme la Grèce ou l'Irlande. Autant dire de la dette supplémentaire à rajouter à un amas de dettes déjà existantes... Par cette signature, la France accepte donc sa future part de contribution. N'oublions pas qu'au moment où nous écrivons ces mots, chacun d'entre nous doit déjà 24.000 euros. Un MES de requiem pour nos finances sans aucun doute...


Crise : l’UE renforce le Fonds de secours par BFMTV
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lundi 9 mai 2011

A la tienne Etienne...

En voilà un qui mérite assurément de rejoindre les rangs de l'UPR cher à François Asselineau. Son nom ? Etienne Chouard. Selon le site Wikipedia, il s'est fait connaître de la blogosphère en 2005 en devenant l'un des blogueurs les plus influents de la toile en faveur du non au traité de Lisbonne. Au point que même Dominique Strauss-Kahn avait du s'employer pour tenter de déligitimer sa vision des choses. On sait que cela ne fut pas suffisant, le traité européen a été dans un premier temps rejeté par les Français lors du référendum puis voté en douce lors de l'accession de Sarkozy à la plus haute marche de l'état. Depuis cette date, il ne cesse de faire le forcing pour informer nos compatriotes sur les raisons du danger de rester dans l'Union Européenne. Evidemment, à l'instar de François Asselineau, il ne passe pas dans les médias mais son discours ressemble en tout point à celui de l'UPR. Et dire qu'en 2007, il a soutenu José Bové qui aujourd'hui se révèle plus européiste que les européistes convaincus. Allez un petit effort Etienne et venez nous rejoindre, histoire que l'on trinque ensemble à la disparition de cette entité supra-nationale responsable de tous nos maux. A la tienne Etienne...


Étienne Chouard - Sortir de l'UE - partie 1/3 par culture-libre

Étienne Chouard - Sortir de l'UE - partie 2/3 par culture-libre

Etienne Chouard - Sortir de l'UE - 3/3 par culture-libre
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mercredi 16 février 2011

Accablant...

Les élections présidentielles approchent (dans 16 mois quand même !) et tous se préparent à mener la grande bataille. Parmi eux : François Hollande qui est dans les starting block de la primaire socialiste. Nouveau look, nouvelle assurance,... il a modifié son allure pour faire plus président. C'est à l'occasion d'un meeting public qu'on lui a posé la question qui tue : êtes-vous prêt si vous êtes élu président de la République à remettre en cause l'article 123 du traité de Lisbonne obligeant les états de la Zone euro à se financer avec intérêts auprès des banques privées alors qu'ils pourraient le faire gratuitement auprès de la BCE. La réponse est édifiante. Ce monsieur, qui se voit aussi ministres des Finances de Strauss Kahn au cas où cela se passe mal pour lui, vient nous expliquer le plus tranquillement possible que certes c'est ce qu'il faudrait faire mais comme nous sommes dans l'Union Européenne, le mieux est de lancer des emprunts européens qui seraient souscrits à des taux défiant toute concurrence. Sachez Monsieur le Président ou Monsieur le ministre des Finances ou Monsieur le rien du tout (si beaucoup de gens prennent conscience de vos âneries !) que les gens vivent endettés dans des villes endettées appartenant à des pays surendettés mais d'après vous la solution est de les endetter encore plus. Bravo pour cet aveu de cupidité et/ou d'imbécilité. Et dire que "Flamby" s'y voit déjà... Accablant !


Francois Hollande et la dette publique ! Accablant !
envoyé par bankster2008. - L'info internationale vidéo.
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dimanche 30 janvier 2011

Premier ministre devant la justice...

En voilà un qui ne doit pas bien dormir en ce moment. Il s'agit du Premier ministre danois : Lars Lokke Rasmussen du parti libéral (un pote à Copé et consorts...on s'en serait douté). Comme nous en informe ce papier de l'agence de presse Presseurop, il doit comparaître devant la justice pour avoir ratifié le traité de Lisbonne. Le peuple lui reproche d'avoir ratifié le traité de Lisbonne par un vote parlementaire plutôt que par un référendum. Un peu comme ce qui s'est passé en France. Et si on envoyait Sarkozy devant les juges ?


Le produit Europe - Appel au référendum
envoyé par basicobasic. - L'actualité du moment en vidéo.
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dimanche 19 décembre 2010

Entente "cordiale"...

On nous avait vendu l'Europe comme étant la panacée en matière de cordiale entente. Un pour tous, tous pour un (comme l'était la devise des Mousquetaires). Il faut croire que les plaies béantes au portefeuille ont vite fait de ramener cet idéal au rayon des souvenirs. Comme le souligne cette dépêche de l'agence de presse Reuters, les dirigeants européens se sont réunis à la fin de la semaine à Bruxelles afin de se mettre d'accord sur une réforme limitée du traité européen pour créer un mécanisme permanent de crise. Mais le chemin risque d'être long tant les divergences sont présentes entre l'Allemagne et les autres pays. D'ores et déjà, les 27 pays ont accepté de modifier l'article 136 du traité de Lisbonne qui dit "les états membres dont la monnaie est l'euro peuvent établir un mécanisme de stabilité pour sauvegarder la stabilité de la Zone euro dans son ensemble. L'octroi d'une assistance financière via ce mécanisme devra être sujette à de strictes conditionnalités". Il n'en demeure pas moins que Angela Merkel souhaite le recours à ce mécanisme en cas d'ultime ratio. C'est quoi l'ultime ratio ? Personne ne peut le dire. Du coup, les marchés risquent de le chercher eux-même. Bref, chaque mot est pesé, chaque terme choisi avec soin pour ne pas froisser les uns ou les autres. Il faut préciser que l'enjeu est de taille. C'est d'ailleurs ce qui explique le refus catégorique des Allemands de laisser se créer des eurobonds (obligations européennes). Pour ces derniers, le fait d'accepter que la Zone euro émette ses propres emprunts incitera les PIIGS à continuer de vivre comme des cigales sur le dos des contribuables allemands. Mais d'un autre côté, le fait de laisser tomber un des pays de la Zone euro aurait des répercussions dramatiques pour les banques allemandes, principales contributrices des déficits de ces mêmes pays. Comme quoi pour la chancelière se profile un choix cornélien entre la peste ou le choléra. "Lors d'un discours devant le Bundestag, la chancelière Angela Merkel a réaffirmé mercredi que 'personne en Europe ne serait abandonné'. 'L'euro est notre destin commun et l'Europe est notre avenir commun... Il s'agit ici de creuser l'intégration politique et, en relation avec l'euro, avant tout une intégration plus profonde en matière de politique économique' a t-elle dit". Bref l'Allemagne acceptera d'ouvrir les cordons de la bourse le jour où l'Europe sera un véritable état fédéral. Autant dire que ce n'est pas demain la veille...

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dimanche 5 décembre 2010

Un modèle à oublier...

Les Irlandais se sont réveillés avec la gueule de bois. Alors que le monde ne tarissait pas d'éloges sur le modèle du "tigre celtique", ce dernier s'est effondré comme un vulgaire château de cartes. Du coup, l'implosion de l'économie irlandaise a propagé une onde de choc qui menace désormais l'euro. Les démineurs européens sont à l'oeuvre pour tenter de circonscrire le cataclysme et éviter qu'il n'ébranle le Portugal et l'Espagne, puis tout le système. Et, surprise, le voile se déchire, les brumes se dissipent, et l'on découvre brusquement les fragilités du "miracle" irlandais. Comme en atteste ce papier publié par le Point, le "tigre celtique" tangue après des années de boom. La fin d'un exemple a sonné. Pourtant l'Irlande est un pays qui a adopté toutes les recettes ultra-libérales de l'Union Européenne favorisant soi-disant la prospérité économique : assouplissement du Code du travail, diminution de la fiscalité des entreprises, privatisation de nombreux services publics, suppression de tous les droits de douane, déréglementation de toutes les professions, adoption de l'euro, immigration tiers-mondiste, instauration du doit du sol, vote du traité constitutionnel pourtant refusé deux ans auparavant, aide massive au système bancaire pour éviter la crise systémique,... Bref, avec autant de mesures destinées à enrichir les Irlandais, il est incompréhensible qu'ils en soient arrivés là...sauf à considérer que Bruxelles et sa politique soient néfastes au développement harmonieux d'une société...

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lundi 8 novembre 2010

Faire-part de naissance...

La Commission Européenne est heureuse de vous faire-part de la naissance d'un nouveau système politique en Europe : le fédéralisme. Et presque personne n'en parle. Tout cela s'est passé en catimini lors du dernier sommet des chefs d'état à Bruxelles. Alors que les médias relataient les exigences de tel ou tel, personne ou presque n'a mentionné le pas décisif de l'Europe vers l'avènement d'un super état. Personne sauf le site Presseurop reprenant un article publié dans le quotidien britannique the Times et titré : "Softly, softly, a federal Europe draws nearer". En effet, lors de ce funeste week-end, les états ont accepté de transférer leurs politiques budgétaires et fiscales au niveau fédéral. "Le fait qu'une des décisions les plus controversées de l'histoire européenne moderne ait été prise dans une telle discrétion et presque sans débat n'est que la marque du style hiérarchique adopté par les élites politiques européennes" . Tout commença pendant la crise grecque : les élites européennes ont compris que la faillite de la Grèce entraînerait la faillite des banques du pays mais aussi celles du Portugal, d'Espagne et d'Europe centrale. Les euros de ces banques ne vaudraient plus que quelques centimes de l'euro allemand. Et la monnaie commune aurait de fait cessé d'exister. L'urgence de la situation poussa le gouvernement allemand à accepter un plan de soutien européen malgré "la clause de non renflouement" adoptée avec le traité de Lisbonne. "Tout aussi incroyable, le Trésor britannique a accepté de participer au programme de crédit européen afin de contrôler les projets budgétaires depuis Bruxelles, créant de fait un budget fédéral européen". Tous les ingrédients sont donc réunis pour le transfert des compétences budgétaires d'autant que l'Allemagne a accepté qu'aucun pays ne pouvait être contraint de sortir de la Zone euro pour défaut de paiement. "La création d'un budget fédéral nécessite un certain degré de centralisation politique qui paraît peut-être encore difficile à imaginer mais semble de plus en plus inévitable". Ce qui a d'ailleurs déjà commencé sinon comment imaginer que le report de l'âge de la retraite soit le même dans toute l'Europe. "D'un point de vue strictement économique, la convergence de l'âge de la retraite à 67 ans en Europe est donc l'une des conséquences les plus bienvenues de la crise financière". Pour ma part, je ne crois pas à la création d'un état fédéral mais à la désignation d'un syndic de liquidation. Il s'agit de faire rendre gorge aux états créanciers de l'Allemagne, d'imposer des coupes encore plus sombres dans les budgets des services publics et dans les retraites, d'accélérer la liquidation des actifs, d'obliger les parlements à voter des lois de déclassification des collections publiques des musées,... Cette décision est le signe du pillage... Ville ouverte !
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lundi 13 septembre 2010

La rentrée de Nigel...

Nigel Farage vient d'effectuer sa grande rentrée. Très en forme, il s'en est pris à Manuel Barroso lorsque celui-ci prononça son discours sur l'état de l'Union, à l'instar de ce que fait Barack Obama chaque année aux USA. Autant dire que la charge est violente mais si justement énoncée. L'Union Européenne est comme un bateau ivre dans laquelle de moins en moins de gens se reconnaissent. Ce qui fait dire au député britannique qu'il n'y a aucune union. D'autant que les peuples ont refusé cette Europe là. "Monsieur Barroso, les gens ne vous respectent pas, parce que vous avez triché avec le passage en force du traité de Lisbonne". Les Etats, les médias, les institutions européennes sont en train de jouer aux apprentis sorciers avec le sort des populations, sans rien comprendre à la volonté des peuples. Cela risque un jour ou l'autre de leur péter au visage. En France nous n'avons hélas pas de Nigel Farage mais celui qui s'en rapproche le plus et qui prône ouvertement la sortie de l'Union Européenne est François Asselineau, le fondateur du parti UPR... A quand une tribune pour cet homme politique ?


Nigel Farage sur l'état de l'UE
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