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mardi 8 novembre 2011

Oeil pour oeil...

On le sait : les hackers n'aiment pas l'UMP. Tous les geeks de notre beau pays ont décidé de faire payer au parti présidentiel les lois Hadopi et les lois Loppsi. Du coup, ils n'ont pas hésité à pirater le fichier des cadres du parti et de le rendre public sur internet comme nous l'annonce cet article publié par le site Rue 89. A date, c'est près de 1.000 personnes qui sont concernées... Il faut préciser que d'après les spécialistes, c'est la base de données propre à l'UMP qui a été piratée. D'ailleurs, le site Dox UMP (dox signifie données personnelles en langage activiste en informatique...!) a été mis en ligne et revendique cette nouvelle forme de résistance sous le titre "le lobbying à portée de tous". "Pour les finir en beauté, ils seront doxés. Tous ces corrompus, minables et vendus. En hommage à CopWatchIDF censuré, à tous les gardés-à-vue, aux banlieues karcherisées, aux manifestants battus, aux journalistes espionnés, aux demandeurs d'asile ignorés et matraqués, aux Roms stigmatisés, traqués et expulsés, à toutes les victimes de l'UMP...nous vous livrons leurs coordonnées"... Bref, si vous aussi, vous voulez tout savoir sur l'un de vos élus UMP préféré, vous pouvez toujours consulter sa fiche ici. Celle que l'on préfère appartient au député Eric Ciotti. Dans la rubrique particularités, on peut y lire "complètement obsédé par la sécurité, mais n'hésite pas à bidonner des reportages en complicité avec TF1 et n'hésite pas non plus à insulter la justice, les journalistes qui tournent un peu trop près de ses amis corrompus. Complexé par sa petite taille et sa voix de merde, ils adorent taper sur les faibles et sans défense. Grand artisan des lois Loppsi"... Comme quoi, leur fiche sert bien à confirmer nos impressions... La résistance est en marche...


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jeudi 27 octobre 2011

Les réacs à la manoeuvre...

Est-ce un baroud d'honneur avant leur sortie de scène l'année prochaine ? On voudrait le croire... Toujours est-il que les députés les plus réacs (devinez de quel parti ?) font feu de tout bois pour museler internet en général et les réseaux sociaux en particulier. Déjà, au mois d'août dernier, un de ces grands "défenseurs de la liberté" souhaitait le contrôle de Facebook (voir par ailleurs). Il vient d'être rejoint dans son combat par un député du Rhône, le dénommé Philippe Meunier. Comme nous le révèle ce papier publié par le site de Numerama, il souhaite lui aussi que Hadopi surveille Facebook. "Le député UMP Philippe Meunier souhaite savoir s'il est possible d'étendre les missions de l'Hadopi à une surveillance des réseaux sociaux, afin de contrer l'utilisation par certains groupuscules, de ces espaces comme outils de propagande". Appartenant à la Droite populaire (ce groupuscule tendance facho faisant partie de la majorité parlementaire), il s'est déjà mis en valeur à de multiples reprises ce député lyonnais comme le note sa biographie Wikipedia. La dernière en date étant l'organisation de l'apéro saucisson vin rouge le 14 juillet dernier afin de ne pas laisser ce type d'opérations aux seules mains du Front National. En d'autres termes, si on comprend bien sa proposition de loi, Monsieur Meunier veut interdire Facebook à tous les gens qui ne pensent pas comme lui. Dès fois que ces derniers puissent en attirer d'autres à leurs convictions. Imaginez une société où tout ce qui ne correspond pas à l'idéologie du parti dominant (UMP of course...!) s'appellerait groupuscule et serait à éradiquer. Une chose est cependant certaine : avec des gens comme Monsieur Meunier, les pays arabes seraient encore dominés par leurs dictateurs respectifs... Il paraît que que son engagement politique a été motivé par le mot liberté. Vues ses propositions aujourd'hui, il est vraiment temps pour lui (comme pour ses collègues...) de se désengager...


Philippe Meunier, député UMP du Rhône par LCP
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mercredi 21 septembre 2011

A l'abordage...

Coup de semonce dans le ciel politique allemand... Il fallait s'y attendre : de plus en plus de citoyens se désintéressent des partis politiques dits "traditionnels" pour s'orienter vers des organisations dites alternatives. C'est ce qui s'est passé ce week end à Berlin. A l'occasion des élections régionales, le grand vainqueur des urnes fut le "Piraten Partei" (le Parti Pirate). C'est quoi ce parti ? Comme le note le site Wikipedia, ce parti a été créé en 2006 en Suède. Il milite pour la réforme du droit d'auteur, la libre circulation des savoirs, la neutralité du net et la protection des libertés individuelles. Alors que les gens ressentent tous les jours plus de pression (voire d'oppression...), il n'est pas anodin qu'ils se rapprochent d'une organisation militant avant tout pour la liberté. En tout état de cause, cela a l'air de bien fonctionner comme nous l'enseigne cet article publié par le site Atlantico. "En remportant 15 sièges sur 130 au parlement, il fait son entrée dans la vie politique berlinoise, comme l'ont fait les Verts allemands il y a trente ans". En dehors de l'aspect factuel de cette information, nous ne pouvons que nous réjouir de lire que des partis venant de nulle part, n'étant absolument pas médiatisés, ni fortunés puissent venir faire la nique à tous les partis du système. Un exemple propre à donner du courage aux militants de l'UPR... le seul parti qui dénonce tout haut ce que les citoyens ressentent en silence...


Le Parti Pirate Allemand à l'abordage de Berlin... par partipirate
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lundi 29 août 2011

Question de gravité...

Aujourd'hui c'est la rentrée ! Les plages sont loin, les vacances ne sont plus que de vieux souvenirs et les occupations nous rappellent... Pendant ce temps là, nos enfants ont encore une semaine devant eux avant de reprendre le collier. Que vont-ils faire pour occuper leurs journées ? Peut-être télécharger le dernier clip de Lady Gaga ou partager le dernier épisode de Dr House... Sauf que vous n'êtes pas censés ignorer que désormais Hadopi veille. Filtrage du web, repérage des internautes "indélicats", sanctions administratives... et parfois même saisie de la justice par un producteur à l'encontre d'un contrevenant. C'est un papier publié par le site Numerama qui nous donne l'échelle des peines auxquelles peuvent être condamnées un "pirate". Sachez que le fait de partager de la musique ou un film sur internet est puni comme une contrefaçon (3 ans d'emprisonnement et 300.000 euros d'amendes). Quand on compare cette peine aux sanctions des autres délits, il y a de quoi s'interroger sur le bon fonctionnement de notre société. Sachez que le fait d'échanger fichier est condamné plus sévèrement que l'exhibition sexuelle, le harcèlement (moral ou sexuel), l'usurpation d'identité, la profanation d'un cimetière, les cruautés envers les animaux ou encore la violation du secret de la correspondance... Bref, cela nous montre à quel point nos législateurs n'ont fait que répondre à des intérêts corporatistes en pondant cette loi et les peines qui vont avec. "Il ne peut y avoir d'échelle morale respectable et donc respectée dans une société qui fait de l'échange d'oeuvres culturelles un délit pénal aussi grave que le vol ou l'agression physique. Il est temps de remettre sur la table la hiérarchie des crimes et des délits, pour redonner de la légitimité aux pouvoirs policiers et judiciaires". Que les candidats à la prochaine élection présidentielle se le disent...

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jeudi 25 août 2011

La Chine en point de mire...

En voilà encore un pour qui le mot "liberté" prend une connotation obscène. Il s'agit du député (UMP bien sur...!) de la Marne, le dénommé Bruno Bourg-Broc. Son dada : internet. Ou plus exactement le contrôle d'internet et surtout des réseaux sociaux du type Facebook ou Twitter. Aussi, comme nous le révèle cet article publié sur le site Numerama, il a proposé au gouvernement que l'Hadopi, dont le rôle est pourtant circonscrit à la lutte anti-piratage, remplisse une nouvelle mission de surveillance des réseaux sociaux. "On constate le peu de prévention faite quant aux dangers de ces réseaux sociaux, qui détruisent la vie de certaines personnes, qui peuvent inciter à la violence et à certains conflits qui se finissent parfois dans la rue". C'est la première fois qu'un élu suggère une surveillance généralisée du web. Un peu comme le pratique la censure chinoise. Bref, à écouter ce grand défenseur de nos libertés, Facebook serait pire pour la santé qu'un morceau de crack. Et dire que ces vieux réacs prennent des positions sur des technologies qu'ils ne maîtrisent même pas (s'agissant de ce monsieur, il s'est fait élire la première fois alors que Steve Jobs était encore un étudiant pas très brillant qui ne savait pas ce qu'il allait faire dans la vie...). C'est vous dire si on est bien gouverné... D'ailleurs concernant ce député, ne disait-il pas il y a deux ans : "aujourd'hui, internet c'est l'outil qui permet aux hommes de se joindre entre eux. C'est l'outil qui permet d'introduire davantage de connaissances mutuelles, davantage de citoyenneté aussi pourquoi ne pas le dire"... Pour notre part, nous préférerons toujours n'importe lequel des réseaux sociaux plutôt qu'un politicien incapable de garder un cap dans ses idées...


Bruno Bourg-Broc, Président de la FMVM par VillesInternet
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dimanche 17 juillet 2011

Tous coupables...

Il y a un mois environ, nous vous parlions de la nouvelle autorité mise en place par la loi Hadopi et de sa volonté d'éduquer les internautes par une campagne publicitaire dont le web se souvient encore (voir par ailleurs). Mais l'heure de la prévention est désormais révolue. Place à la répression ! Et les premières affaires traitées ne manquent vraiment pas de sel. A l'image des désagréments survenus à ce professeur d'économie habitant dans la Loire. Comme le stipule ce papier publié par le site du Parisien, l'un des premiers abonnés à internet à avoir reçu une convocation de l'Hadopi pour trois téléchargements illégaux successifs est très amer et ne comprend pas ce qui lui arrive. Apparemment la "riposte graduée" n'est pas aussi claire que l'Hadopi veut bien le laisser croire. On reproche à ce brave homme d'avoir téléchargé un titre de David Guetta et un autre de Rihanna ainsi que le film "Iron Man 2". Un programme ô combien éclectique pour un homme de... 54 ans. En d'autres termes, Monsieur Tollot s'est fait pirater sa ligne. Mais malgré ses explications, rien n'y fait. Pour l'Hadopi, il est considéré comme un "escroc de haut vol" car il n'aurait pas fait sécuriser sa ligne. "Une négligence caractérisée" dans le langage hadopien... Il encourt une amende de 1.500 euros et la suspension de sa ligne internet. De quoi nous mettre en alerte et prévenir nos concitoyens de la façon dont cette autorité administrative a vite fait de nous cataloguer et de nous faire cracher au bassinet. Mais cette histoire n'est que le simple reflet de ce qui se passe aux Etats-Unis. Cela se passe en ce moment même et nous indique bien dans quelle zone de non droit est tombé ce pays. Comme l'évoque cet article publié par le San Francisco Chronicle, une mamy âgée de 70 ans vient de tomber dans les griffes de l'Hadopi local. On lui reproche d'avoir abusé sur le téléchargement de films porno... On y apprend qu'une firme de Chicago est fort occupée à envoyer à n'importe qui des mises en demeure. Jane, la petite veuve à la retraite a donc eu le choix : soit payer immédiatement 3.400 dollars ou aller en justice défendre ses droits sachant que les propriétaires de fichiers téléchargés réclament 150.000 dollars par fichiers. Autant dire que la petite dame n'a jamais vu un porno de sa vie. Quant à en télécharger... Au moment où même le Pentagone se fait hacker, il va falloir expliquer au peuple comment peut-il faire pour éviter de l'être ? Décidément le monde est en train de tourner à l'envers. Irrémédiablement...







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lundi 20 juin 2011

Une culture m...

Si certains d'entre-vous souhaitent voir à quoi va ressembler notre monde tel que l'envisage l'oligarchie, c'est ici que cela se passe. De quoi s'agit-il ? De la loi Hadopi. Cette loi votée en toute hâte il y a deux ans pour combattre soi-disant le téléchargement illégal. Alors que même chez les députés UMP, on s'interroge sur l'efficacité d'une telle loi comme le rapportait à l'époque le Figaro, l'autorité Hadopi a cru bien faire en se payant une campagne publicitaire. Parmi les spots proposés : celui relatant les envies d'Emma Leprince, la petite chanteuse qui doit faire se lever les foules en 2022. Autant dire qu'Emma aurait mieux fait de faire autre chose ce jour là, tant depuis elle est raillée par la communauté internet. Elle est devenue la risée du web. Même un site internet a été développé à sa "gloire". Du coup l'administration Hadopi a été obligé de limiter ses passages comme l'évoque ce papier publié par le site Numerama. Les internautes reprochent à l'Hadopi de mettre à jour les véritables enjeux de cette loi : protéger les oeuvres mondialisées proposées par les majors au détriment de la création culturelle dans sa diversité. Pour notre part, nous pouvons demander tout simplement à Hadopi de nous protéger de telles daubes...


Hadopi - spot TV 1 par Numerama


Pub Hadopi : les meilleurs détournements ! par lezappingduweb
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mardi 15 février 2011

Bartolone fait des émules...

Apparemment quand il s'agit de chasser le Vampire financier, il y a un consensus politique. En tout cas, on peut dire que la démarche de Claude Bartolone (voir par ailleurs) fait des émules à travers la France. Comme le souligne ce papier publié par le site CBanque, le maire de la ville de Saint-Maur des Fossés a décidé de poursuivre en justice cinq banques qui ont inondé la municipalité de prêts toxiques. "Ces emprunts vont progressivement voir leur taux se relever, exposant la ville à un risque financier majeur et à une augmentation très forte des frais financiers au cours des exercices à venir". Il faut dire que la ville de Saint-Maur est l'une des plus endettées de France. Et elle voit son trou augmenter année après année d'environ 13% ce qui place sa dette à quasiment 250 millions d'euros. Les Saint-Mauriens apprécieront certainement que les petites magouilles de la Caisse d'Epargne, du Crédit Agricole, de la Depfa Bank, de Dexia et de la Société Générale augmentent sensiblement leurs impôts locaux. Quant au maire, espérons qu'il maîtrise mieux ce sujet que celui sur la loi Hadopi...

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