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jeudi 3 novembre 2011

Dégraissages en série...

La récession est de retour ! Les plans sociaux aussi... On sait sur ce blog que la crise ne s'est jamais vraiment estompée depuis 2008 n'en déplaise à tous ces politiciens qui tentaient de nous faire croire le contraire... Ainsi, le fabricant d'électro-ménager Whirlpool vient d'annoncer un énième plan social. Après avoir déjà délocalisé en masse en août 2009 (voir par ailleurs), la multinationale remet cela en cette fin d'année. Elle vient d'annoncer le licenciement de 5.000 travailleurs supplémentaires comme nous l'enseigne cet article publié par le site Bloomberg. Il faut préciser que les prévisions du géant de l'électronique sont au plus bas depuis... 1987 ! Il est vrai que vendre des frigos à des gens qui n'ont plus de logement relève de la gageure... Dans les banques aussi, la "saignée" continue. C'est tout d'abord le Crédit Suisse qui vient d'annoncer une "charrette" de 1.500 conseillers comme nous le révèle ce papier publié par la Tribune. Une "charrette" d'autant plus surprenante qu'elle fait suite à celle rendue publique en juillet seulement (voir par ailleurs). Mais ne croyez pas que ces mesures vont épargner la France. Notamment la plus importante banque du pays. Ainsi, comme nous l'apprend cette dépêche AFP reprise par le quotidien le Monde, la BNP Paribas a elle aussi décidé de sabrer dans ses effectifs. Des centaines de postes vont être supprimés selon l'annonce faite aujourd'hui même par le patron de la banque. Il est vrai que le bénéfice de ces Vampires est en chute de 71%... Et si on commençait par supprimer le poste de Baudouin Prot (le PDG de la BNP... qui a touché en 2010 plus de 2,6 millions d'euros...) et la rémunération qui va avec, on peut être certain que cela sauverait plusieurs dizaines de salariés qui pourraient continuer à faire vivre ainsi leur famille... Une chose est cependant certaine : les DRH du monde vont réapprendre à faire "valser" lors des prochains mois. A tous les futurs candidats, il est bon de se remémorer les points indispensables à savoir afin d'éviter d'être couillonnés...


Trois conseils pour ... "Réussir" son licenciement par newzy-fr
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mercredi 27 juillet 2011

Dehors les handicapés...

Toujours dans le domaine du social et dans la rubrique "si je peux virer mes salariés sans que cela me coûte une thune", nous vous présentons, une fois n'est pas coutume, un cabinet d'avocats. Oh pas n'importe lequel... l'un des plus prestigieux et l'un des plus puissants de France : le cabinet Gide-Loyrette & Nouel. Celui là même où le "pauvre" Copé a pantouflé pendant deux ans le temps de prendre l'UMP à son principal ennemi Xavier Bertrand. Un cabinet qui vit à fond la mondialisation de par ses activités mais qui manifestement a oublié qu'il y avait aussi un droit du travail en France. C'est quoi cette histoire ? Comme le rapporte cet article publié par le Figaro, il s'est mis en évidence dernièrement en licenciant deux salariés. Jusque là rien qui mérite d'être sur ce blog. Sauf que ces personnes ont été licenciées pour une cause totalement absurde. Ils se voient reprocher le fait d'avoir pioché dans le buffet. Suite à une réception donnée par leurs Maîtres, ils ont eu le malheur de finir les canapés avec l'autorisation du maître d'hôtel. Comme le résume leur avocat (qui n'est pas Copé on vous rassure...), "leur crime, à ces manants, est d'avoir osé manger les restes de nourriture de l'aristocratie des avocats". Circonstance aggravante pour ce cabinet : ces deux salariés sont tous les deux handicapés. Vraiment ils se croient tout permis ces salariés. Où allons-nous si les dirigeants n'ont plus le droit de gaspiller les restes d'un buffet auquel les salariés n'ont pas été invités. Déjà qu'ils sont obligés de les rémunérer. C'est la porte ouverte à tous les abus... Au fait Copé et ses potes de l'UMP ont vidé les caisses de la France et ils sont toujours là. Rien à redire...?

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Cela fait cher le poireau...

Il ne fait vraiment pas bon travailler dans la grande distribution par les temps qui courent. On se souvient de cet employé licencié (puis réintégré...) par la chaîne Monoprix pour avoir récupéré quelques melons dans une poubelle (voir par ailleurs). C'est à peu près la même histoire qui vient de se passer dans le Nord de la France. Nous vous présentons Peggy Gérard. Employée depuis six ans dans un supermarché Ed (l'enseigne hard discount de la multinationale Carrefour), elle vient de se faire jeter comme une malpropre pour avoir osé récupérer quelques poireaux et salades défraîchis afin de nourrir ses lapins comme l'évoque cet article publié par la Voix du Nord. D'après elle, la direction s'est servie de ce prétexte pour déguise un licenciement d'autant que depuis une quinzaine de jours, elle continue à disposer des clés du magasin. Evidemment la direction n'est pas de cet avis et maintient le licenciement pour vol de son employée. Rendez-vous donc devant les prud'hommes... Quant à ce magasin situé rue d'Armentières à Nieppe, pas besoin de lui préciser que ce genre de publicité dans une région sinistrée par la crise ne va pas lui favoriser un développement de ses parts de marché. Quant à Peggy, l'attestation de sa collègue en sa faveur et la violation de sa propriété privée (sa voiture) va lui permettre de faire cracher son employeur. Un juste retour des choses mais qui rend cher le poireau à moitié pourri...

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lundi 27 juin 2011

A vos portefeuilles...

Il y a tout juste huit mois, Jacques Attali remettait son rapport à Nicolas Sarkozy sur la libération de la croissance. Ce dernier préconisait de réduire les déficits en faisant plus de 75 milliards d'euros d'économies comme le rappelle cet article publié sur le site France Info. Bref, une bonne cure d'austérité pour relancer l'économie. Cris d'orfraie de tous nos sous-ministres qui sont venus nous expliquer qu'on ne parlait là ni d'austérité ni de rigueur mais de bon sens... Huit mois plus tard, les trous budgétaires subsistent et les mesures destinées à toujours nous faire payer plus se mettent en place de façon insidieuse sans faire la une des médias. Deux exemples pris tout dernièrement nous prouvent cette façon de faire... La première concerne la justice : à partir du 1er octobre prochain, la gratuité de la justice c'est terminé comme nous l'apprend cet article publié sur le site Rue 89. "L'acquittement de cette contribution, sous forme de droit de timbre fixé à 35 euros, deviendra une condition de recevabilité du dossier". En d'autres termes, chaque personne qui décidera de saisir la justice devra au préalable acheter un timbre fiscal. Cela concerne tout le monde sauf les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle et les victimes d'infractions pénales. Quant à la seconde mesure, elle avait été en son temps proposée par Attali. Elle vient de faire son retour et est particulièrement choquante comme nous l'indique cet entrefilet publié par le site News Assurances. On y apprend que l'hypertension artérielle ne sera plus prise en charge à 100% par la Sécurité sociale l'année prochaine car cette pathologie sort de la liste des Affections de Longue Durée (ALD). Révoltant... Depuis 1973, la France s'est obligée à emprunter sur les marchés privés. Au final, nous voilà contraints à payer 120 millions d'euros par jour d'intérêts à des banques privées. Avec pour résultat une dette qui enfle et qui nous amène au suicide économique. Maintenant, il faut faire des économies : on dérembourse les médicaments, on supprime des postes un peu partout, on rabote les aides aux plus démunis, on instaures des forfaits médicaux et des forfaits justice... Quelle honte...!

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samedi 5 février 2011

Faites des cadeaux...

"Charité bien ordonnée commence par soi-même" dit le dicton. Pas certain que le directeur de ce supermarché Tati à Noyelles-Godault (dans le Nord) l'ait vraiment intégré à ses valeurs. Comme nous le révèle ce papier publié par le Point, cinq employées de ce magasin on été licenciées (pour faute grave) pour avoir "offert" leur bon d'achat d'une valeur de 50 euros à des proches. Un moyen comme un autre pour pouvoir dégraisser à la petite semaine. Bref, le libéralisme à visage humain ! Sachez le quand vous irez faire vos courses chez Tati, Fabio Lucci, France Arno, Gémo, Heyraud, Taneo ou Eram...les enseignes les plus connues appartenant à ces négriers !



Cinq salariées licenciées pour des bons d’achats
envoyé par BFMTV. - L'actualité du moment en vidéo.
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dimanche 21 novembre 2010

Votre patron se régale avec Facebook...

On ne le dira jamais assez. Méfiez vous de ce que vous êtes susceptible d'écrire sur le site de socialisation Facebook. Notamment quand vous souhaitez vous en prendre à votre patron. C'est cette ignorance qui a provoqué la mésaventure arrivée à trois salariés de la société informatique Alten. Comme nous le rappelle cette dépêche publiée par l'AFP, le conseil des Prud'hommes de Paris a jugé valable le licenciement de ces salariés qui avaient dénigré leur hiérarchie sur leur page Facebook. Pour les juges, cette façon de se comporter est une "incitation à la rébellion" et constitue une faute grave. Mazette ! A ce point... Le mieux pour éviter ce genre de souci est de ne pas accepter n'importe qui comme amis ou de ne pas avoir de patron...


Dénigrement sur Facebook : licenciement fondé
envoyé par BFMTV. - L'info internationale vidéo.
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mercredi 10 novembre 2010

La "drôle" politique salariale de chez Carrefour...

La guerre est déclarée entre le monde du travail et celui du capital. Les dernières manifestations n'ont fait que confirmer un sentiment de révolte parmi la population. Et ce n'est pas cette dernière information qui va calmer les ardeurs des salariés à vouloir se défendre. Comme le signale cette entrefilet publié par le Monde, le groupe Carrefour (vous savez... la Promolibre, l'équipe de France de foot, la caissière habillée en vert et bleu,...) prenait ses aises avec le Code du travail. La multinationale avait trouvé une combine pour défalquer les périodes de pause du salaire du personnel. Du coup, celui-ci pour sa grande majorité, gagnait moins que le SMIC. Chapeau Monsieur Carrefour ! Heureusement, la justice est intervenue pour condamner l'enseigne à verser les arriérés de salaire. Comme ce fut déjà le cas à Lyon en 2008...


Carrefour : salaires sous le SMIC
envoyé par Ptite_Mule. - L'info video en direct.
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jeudi 4 novembre 2010

Licenciés par SMS...

Dans la rubrique patron voyou, on pensait avoir déjà tout vu. On se trompait à en croire cet article publié par le quotidien France Soir. Tout se passe en Indre et Loire. La société Telima Nancy, filiale d'Energy 30 et sous-traitante pour ERDF a embauché en juillet dernier une vingtaine de chômeurs de longue durée pour installer 100.000 nouveaux compteurs d'électricité Linky. Alors que la moyenne de pose est de 7 compteurs quotidiens, la société demande à ses salariés la pose d'une vingtaine de compteurs par jour. "Nous avons un engagement avec ERDF et des délais à respecter. Je suis conscient que c'est dur, mais on ne leur demande rien d'impossible, certains y arrivent". Stakhanovisme réinventé ! Bref, la situation s'envenime entre la société Telima et 13 de ses nouveaux employés jusqu'à ce qu'ils reçoivent la semaine dernière un SMS sibyllin : "Rendez-vous demain 16 heures à l'entrepôt". Une fois sur place, on leur annonce qu'ils sont licenciés en tentant de leur remettre des convocations antidatées. Vous avez dit brutal ? Tout ce beau monde va se retrouver devant les prud'hommes. On comprend mieux pourquoi les Français sont les champions du monde pour la prise d'antidépresseurs...


Des poseurs de compteurs licenciés par texto (Tours)
envoyé par tvtours. - L'actualité du moment en vidéo.
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Décodé...

En voilà un pour qui le dialogue social ressemble à un dialogue de sourds. Comme le signale le site internet Mediapart, le PDG de Canal +, Bertrand Meheut, a convoqué un délégué syndical pour un entretien préalable à un licenciement. Que lui reproche t-il ? D'être une "taupe" et de divulguer à des journalistes du site d'informations des éléments confidentiels liés à la stratégie de l'entreprise. Compte tenu de la tournure prise par les évènements, le journaliste de Mediapart a décidé de venir en aide au syndicaliste en lançant un pavé dans la mare. "Compte tenu de ces circonstances invraisemblables, nous nous sentons dans l'obligation de contrevenir à titre exceptionnel à nos règles déontologiques de protection des sources et de dire, pour rétablir la vérité, qu'elle a été cette source qui nous a parlé : c'est...le PDG de Canal + en personne". Bref Bertrand Meheut ne se serait donc pas contenté de laisser accuser un innocent, il aurait en plus fait désigner un bouc-émissaire et faire ainsi d'une pierre deux coups en se débarrassant au passage d'un syndicaliste. Il nous revient à l'esprit ce slogan : c'est sur Canal + et nulle part ailleurs. Chapeau Monsieur Meheut. En ce jour anniversaire de sa naissance, l'esprit Canal est décidément bien mort...


Canal plus 1990
envoyé par cdipre. - Découvrez plus de vidéos créatives.
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dimanche 26 septembre 2010

Facebook et la vie privée...

Attention à ce que vous écrivez sur le site de socialisation Facebook. Un jour cela pourra se retourner contre vous. Comme nous l'apprend cet article publié sur le site de France Info, c'est la mésaventure qui est arrivée à trois travailleuse sociales de Périgueux. Elles avaient eu la malencontreuse idée de critiquer ouvertement leur employeur. La sanction fut immédiate : licenciement pour faute lourde. Quant aux salariées, elles viennent de porter plainte pour interception illicite de communications. Autant dire que cette affaire va faire un peu de bruit dans les semaines qui viennent car c'est la première fois en France que des salariés sont licenciés pour avoir insulté leur patron sur Facebook. Le plus amusant c'est de penser que ces salariées travaillaient pour une association venant en aide aux femmes victimes de violence. Est-ce que ce licenciement peut être considéré comme une violence ?

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