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mardi 26 juillet 2011

Les mauvais comptes du questeur...

Après avoir "cloué au pilori" la sénatrice verte Alima Boumediene-Thiery pour avoir pleuré misère auprès de Luc Chatel (voir par ailleurs), nous avons le plaisir de vous présenter un autre sénateur qui ne se mouche pas du coude avec la morale publique. Son nom : Jean-Marc Pastor. Sa fonction : questeur au Sénat. Pour ceux qui l'ignorent, le questeur est chargé de gérer le budget de la Haute Assemblée. Son problème : il est étourdi. Autant dire que le mois de juillet qu'il vient de passer va lui remettre la tête en place. Tout commence au début du mois où l'on apprend que ce distrait a confondu la caisse du Sénat avec son portefeuille personnel. Il s'est "emmêlé les pinceaux" au moment de payer l'addition au restaurant. Coût de cette étourderie : 2.492 euros pour le contribuable. Pire le restaurant en question où l'on mange pour si cher appartient aussi à sa fille. Démasqué, il s'est offusqué en vilipendant le journaliste et en le menaçant de porter plainte contre lui, le tout avec la bénédiction du président du Sénat, Gérard Larcher. Manque de bol, le communiqué établi au nom de Larcher est un faux grossier réalisé par le même Pastor comme l'avait révélé cet article publié dans le Parisien. Convoqué devant la présidence du Sénat, il promit qu'il allait rembourser cette somme et se confondit en mille excuses. On pensait naïvement que c'en était terminé avec les magouilles de ce sénateur socialiste du Tarn. On s'est trompé. Quand on triche, c'est tout le temps et avec tout le monde. Comme le rapporte ce papier publié par le site Mediapart, on apprend aujourd'hui qu'il était atteint de "Tibérite" aiguë. Il est accusé d'avoir fait voter dans son village toute une palanquée d'électeurs fictifs, d'avoir inscrit sur les listes électorales les membres de sa famille et même d'avoir voté à leur place. Pourquoi se gêner ? Ne dit-on pas que là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir. Evidemment même si il reconnait sa signature prouvant que c'est bien lui qui a émargé les listes électorales, il nie tout en bloc ne sachant pas pourquoi elle se trouve là. Un étourdi on vous dit. Et après nos politiciens viennent se plaindre du taux d'abstention. Il faudra bien qu'un jour quelqu'un remette de l'ordre chez ces élus qui ont un peu trop tendance à confondre mandat électif avec propriété inaliénable. Les électeurs peut-être...


Affaire Pastor: le questeur décidé à lever "le... par publicsenat
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mardi 16 novembre 2010

Tout savoir sur les "robots"...

Le scandale des saisies immobilières frauduleuses n'en finit plus de faire des vagues de l'autre côté de l'Atlantique. Comme on a pu le voir à de multiples reprises, devant le nombre de maisons à saisir, les banques ne prenaient plus aucune pincette pour y arriver. Au point d'utiliser des "robots" qui augmentaient considérablement la cadence (voir par ailleurs). Mais qui étaient réellement ces "robots" ? C'est ce papier publié dans le Huffington Post qui nous révèle les dessous des "signatures à la chaîne". Ces "robosigners" étaient comme vous ou moi. Coiffeur pour chiens, femme de ménage,... ces gens étaient instantanément propulsés vice-présidents de grandes banques, sans aucune expérience, sans même savoir ce qu'ils étaient obligés de faire. Sauf une chose ; signer les demandes de saisies. Pour certains, c'est près de 5.000 demandes par jour qui ont été mises en application. Incroyable monde alors que les juges acceptent et continuent d'accepter tous ces faux dossiers. A croire que les banques vivent au dessus des lois pour réaliser ces faux et accepter ces usages de faux. "The employees admit they didn't read the thousands of documents they signed daily, and they betray ignorance of key aspects of the mortgage industry". Bref, regardez ces témoignages des fameux "robots" et vous comprendrez pourquoi les banques risquent d'avoir besoin d'une forte assistance juridique...








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vendredi 8 octobre 2010

Le scandale des expropriations prend de l'ampleur...

A coup sur, on va en entendre parler pendant des semaines. Souvenez-vous du scandale en cours aux USA où les banques pour se dépêcher de saisir les maisons des gens insolvables n'ont pas hésité à se transformer en faussaires (voir par ailleurs). Aujourd'hui ce scandale prend de l'ampleur au point que même Obama s'en ait emparé. Comme nous l'indique cet article du New York Times, les législateurs de Washington ont demandé une enquête fédérale. Autant dire que les banques (pardon les Vampires !) sont dans le collimateur. "Il est temps que les banques soient tenues pour responsables de leurs pratiques". Voilà qui a le mérite d'être clair. D'autant que les excuses formulées par les institutions financières ne sont pas prises au sérieux par les législateurs. Désormais, il y a 23 états qui ont imposé aux organismes de prêt (banques et autres) de cesser toutes saisies. De plus, on apprend dans cet article que des dizaines de milliers d'actes ayant servi à justifier les expropriations sont tout simplement des faux ! Incroyable ! Comment ces banques ont pu oser se passer de tout notaire pour légaliser ces actes ? On apprend qu'au Texas, le procureur général a annoncé que tous les actes qui avaient été signés par le fameux robot seraient considérés comme illégaux et que les saisies/ventes en résultant seraient invalides. Préparez-vous à voir le cours de ces banques plonger en flèche dans les prochaines semaines tellement elles sont exposées à ce scandale : GMAC, JP Morgan, Bank of America, Wells Fargo, Citigroup, HSBC et National City. D'ailleurs le député républicain qui avait déposé un projet de loi demandant que les règles d'un état en la matière soit appliquées par les autres, vient purement et simplement d'être refusé à la signature par Obama...

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lundi 4 octobre 2010

Les banquiers sont des voleurs...

Scoop ! Pas possible ? Ce n'est pas moi qui le dit mais l'un des hommes politiques les plus influents du Congrès : Alan Grayson. Autant dire que cette déclaration va faire grand bruit. Mais il faut bien avouer qu'elle est complètement fondée si on se réfère aux derniers développements du "foreclosure-gate" (voir par ailleurs). Résumons-nous : des banques américaines (et pas des plus petites : la Bank of America, la JP Morgan par exemple) ont fabriqué toute une série de faux documents afin de pouvoir saisir des maisons alors qu'elles ignoraient qui en étaient les réels propriétaires comme le note cet article du Huffington Post. Tout y est passé : faux documents de saisie, faux commandements de payer, PV antidatés, fausses signatures... Il y avait même un robot qui signait des centaines de documents pour gagner du temps. "We have had thousands, maybe hundreds of thousands of foreclosures around the country by entities that did not have the right to foreclose" plaide un des avocats de victime. Des centaines de milliers de maisons saisies sans la possibilité légale de le faire. Qui dit mieux ? Du coup, la JP Morgan et la Bank of America ont décidé de stopper ces expulsions le temps d'y voir un peu clair dans toutes ces magouilles. Cela commence à sentir le roussi de l'autre côté de l'Atlantique...

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