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vendredi 9 décembre 2011

Encombrant soutien...

Quand le "candidat" Sarkozy doit faire avec les soupçons de corruption entachant la mise en chantier du Pentagone à la française (voir par ailleurs), son rival socialiste s'affiche avec de "drôles" de soutiens. A l'image de cet homme portant le micro. Son nom : Jean-Pierre Kucheida, le député-maire de Liévin dans le Pas-de-Calais. C'est quoi cette histoire ? Tout juste remis de l'affaire Guérini à Marseille, le PS doit faire face à une nouvelle affaire de corruption touchant l'une des ses plus importantes fédérations. Comme de bien entendu, c'est le "chevalier blanc" du parti, Arnaud Montebourg, qui a pris l'initiative d'interpeller officiellement Martine Aubry comme le rapporte cet article publié par le Monde. Le quotidien publie même la lettre envoyée à la première secrétaire ainsi que la réponse venant de celle-ci. A en prendre connaissance, il n'y a pas à dire : il doit y avoir de l'ambiance rue de Solférino en ces temps de grand déballage. Extrait : Arnaud Montebourg demande donc à Martine Aubry "d'agir en personne cette fois dûment avertie des risques encourues, contrairement à ta gestion calamiteuse du dossier des Bouches-du-Rhône dans lequel tu as préféré ne rien voir et ne pas agir dans une affaire grave et honteuse"... Affligeant spectacle à 150 jours des présidentielles ! UMP, PS,... Ils vont donc tous à la gamelle en coeur. Que reste t-il ? Le FN ? Cela fait trente ans que les partis traditionnels nous racontent des salades. A force de continuer, ils sont en train d'ouvrir une voie royale à Marine le Pen. Dans le Pas-de-Calais comme dans le reste de la France...

La lettre de Montebourg à Aubry
La réponse de Lamy à Montebourg
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mercredi 5 octobre 2011

Caprice royal...

Vous l'avez peut-être suivi la semaine dernière : notre omniprésident a joué les chefs de gare à Tanger au Maroc. Il est vrai qu'en tant que "VRP en chef" de la qualité "made in France", c'était un devoir pour Nicolas Sarkozy d'assister au lancement du chantier du TGV devant relier les villes de Tanger à Casablanca. Alors que nos médias ne se sont pas éternisés sur cette visite, les journaux du Maghreb se sont épanchés, quant à eux, sur cette information en dénonçant un caprice royal du roi Mohamed VI. Il n'empêche que nos journalistes auraient été bien inspirés de lire ce qu'ont écrit leurs confrères arabes, à l'image de ce papier publié par le site d'informations le Quotidien d'Oran. On y apprend que ce caprice royal a un coût et que celui-ci va être en partie supporté par les contribuables français. "Les officiels marocains ont loué les conditions avantageuses de financement du projet dont le coût global est estimé à 1,8 milliard d'euros, avec des financements français et arabes. La moitié de la facture sera financée par un prêt de 920 millions d'euros de la France, appuyé à un contrat de 400 millions d'euros pour la fabrication des rames confiées à Alstom qui peine à trouver des marchés en Europe. Un don de 75 millions d'euros de la France au Maroc et un prêt à long terme de 200 millions d'euros de l'Association française du Développement (AFD) s'ajoutent à ceux du Fonds arabe pour le Développement économique et social". Toutes ces sommes font suite au milliard d'euros déjà alloué par le "petit père des peuples" à l'occasion des révolutions tunisiennes et égyptiennes comme s'en souvient cette dépêche AFP. Ben voyons... Alors qu'un Français sur 3 ne se soignent plus faute de moyens comme le stipule cet article publié par le site Actualités Santé, notre omniprésident fait chauffer la carte bleue de la maison France de l'autre côté de la Méditerranée. De plus, pour bien montrer qu'il en a, il a tout simplement négocié ce contrat en dehors de tout appel d'offres au grand dam des Allemands qui n'en sont toujours pas revenus. Et après cela, ils vont venir nous donner des leçons de citoyenneté européenne. On croit rêver... Bref, vous l'avez compris : la campagne de 2012 a commencé. Il va falloir la financer. Quoi de mieux que de faire payer par le contribuable français les commandes accordées à des sociétés privées de façon à pouvoir récupérer quelques valises bien bourrées. Le tout rimant avec énervé...

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mardi 20 septembre 2011

Les liaisons dangereuses...

Le monde politique est gangrené par la corruption. A tous les échelons. On pensait pourtant avoir tout vu avec la saga Servier. Comme le rapporte ce papier publié par le Point, le laboratoire pharmaceutique est accusé d'avoir agi dans l'ombre pour faire accepter son médicament si décrié aujourd'hui : le Médiator. Il est vrai que c'est certainement plus facile quand le PDG de la boite est un ami intime de notre omniprésident qu'il l'a fait officier de la légion d'honneur. Sauf que les centaines de victimes présentes ou à venir n'en ont rien à faire des considérations économiques et ont décidé de le clamer haut et fort. Du coup, l'Assemblée Nationale a été obligée de créer une commission d'enquête pour savoir ce qui s'était passé et remettre de l'ordre dans les instances décidant la mise sur le marché d'un médicament. Enfin une instance indépendante qui agirait pour le bien public et contre les intérêts financiers de quelques uns. Vraiment ? Pas si certain ! Connaissez-vous le Club Hippocrate ? Non ? Un bien beau "bidule" qui mérite assurément que l'on s'y intéresse. Comme le souligne cet article publié par Agoravox, il s'agit d'un club de parlementaires ayant un goût particulier avec la santé. Un club tout ce qu'il y a de plus officiel sponsorisé par... la firme britannique GlaxoSmithKline ! En d'autres termes, ce bidule chargé de réfléchir aux problèmes de santé est financé par un marchand de médicaments. On croit rêver... Evidemment GSK n'est qu'un simple mécène et n'a aucune influence sur le contenu des réflexions qu'il finance. On est prié de les croire sur parole... Quant aux élus qui trempent dans cette drôle de marmelade, il y en a pour tout le monde. Ils sont 99. Celui que nous "préférons" est le socialiste Jean-Louis Touraine. Présent dans cette liste, il ose pourtant venir nous faire un speech sur les conflits d'intérêts. On recroit rêver... Quand est-ce que tous ces "guignols" seront-ils obligés de rendre public leurs conflits d'intérêts ? On en sortirait tous grandi ! La démocratie aussi...


Mediator, pharmacovigilance et conflits... par groupepsrhonealpes
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jeudi 31 mars 2011

Circulez il n'y a rien à voir...

Il y a une dizaine de jours, nous vous renseignions sur les drôles de manies de certains de nos députés européens, acceptant des pots-de-vin de lobbyistes en échange de dépôts d'amendements favorables (voir par ailleurs). Aux trois déjà pris en flagrant délit vient de s'ajouter un quatrième eurodéputé : Pablo Zalba, un député espagnol de même tendance que l'UMP comme le rappelle cette dépêche AFP reprise par le Figaro. Mais le pire n'est même pas que ces gens aient été démasqués (la nature humaine est de toutes les manières corruptible... malheureusement !), le pire vient du fait que le Parlement Européen empêche la justice de faire son enquête en refusant de la laisser perquisitionner les bureaux des personnes corrompues comme le révèle cet article du Financial Times. Bref, encore un exemple admirable de ce que deviennent les instances européennes : un nid grouillant de gens plus ou moins fréquentables, agissant pour leur propre compte sans se soucier de l'intérêt collectif, le tout sous l'autorité bienveillante de ceux censés en combattre les excès... En résumé un repaire de brigands au service de brigands...


Corruption au Parlement européen par BFMTV
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mercredi 16 mars 2011

Secret Elysée...

Ici la voix... Il y a quelques jours je vous avais promis de vous donner un indice de la plus haute importance sur le secret de l'un des habitants de la maison. Cet indice concerne le "clown" de l'Elysée. Comme nous le révèle ce papier publié par le site Euronews, Sarkozy aurait accepté des largesses de Kadhafi pour financer sa campagne électorale de 2007. "Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l'on demande à ce clown, c'est de rendre l'argent au peuple libyen... Nous avons tous les détails. Nous révélerons tout prochainement". C'est à l'occasion d'une interview donnée par le fils du Guide que ces sombres manoeuvres viennent d'être dévoilées mais immédiatement réfutées par l'Elysée. Après le financement Bettencourt, le financement Kadhafi... Décidément en Sarkozye, l'argent n'a pas d'odeur...

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lundi 17 janvier 2011

La régente de Carthage...

Alors que les Tunisiens ont pris leur destin en mains et ont renversé la dictature Ben Ali, il est un livre qui vient à point nommé pour nous faire comprendre comment une famille a fait main basse sur les richesses tunisiennes. Comme nous le dévoile ce papier publié sur le Blog Finance, les auteurs nous expliquent comment la famille de la présidente (les dénommés Trabelsi) a réussi à faire main basse sur des pans entiers de l'économie. "Où tous les signaux politiques, économiques et sociaux passent progressivement au rouge, tandis que le président et son entourage se préoccupent surtout de s'enrichir et de réprimer toute contestation". Il est à noter que Leïla Trabelsi, la femme de Ben Ali a bien tenté de faire interdire ce livre en France mais sans succès. Il était par contre toujours interdit à la vente en Tunisie. Il faut dire que tout y passe pour expliquer ce système mafieux : passe-droit, népotisme, corruption, conspiration, petits arrangements entre membres de la famille,... Au point de préciser que "la révolte serait-elle également celle de certains notables exaspérés par la main basse opérée par les familles Ben Ali et Trabelsi sur les plus grosses entreprises de Tunisie". Et ce n'est pas cette dernière nouvelle révélée par le quotidien le Monde nous apprenant que ces familles ont fait main basse sur l'or du pays avant de s'enfuir à l'étranger qui ramènera le calme de l'autre côté de la Méditerranée...

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mercredi 29 septembre 2010

Scandale des fonds de pension...

Le capitalisme financier entraîne un lot de dérives toutes plus insupportables les unes que les autres. On avait déjà eu l'affaire Madoff, voilà celle Hevesi. Alan G. Hevesi est l'un des hauts fonctionnaires d'Obama les plus puissants. Malheureusement pour lui, il vient de tomber dans une sombre affaire de corruption touchant les fonds de pension comme nous le révèle cet article du New York Times. En résumé, en tant que directeur des investissements, il supervisait le placement des sommes mis au pot par l'Etat dans la retraite des fonctionnaires. Il touchait de l'argent pour "faciliter" ces investissements auprès de tel ou tel hedge-fund. On apprend notamment qu'en décembre dernier, il a reçu un pot-de-vin de un million de dollars d'un hedge-fund californien en échange d'un placement de 250 millions de dollars du fonds de pension. De la même façon, il recevait pour lui et sa famille toute une série d'avantages en nature (voyages en première classe en Israël, hôtels luxueux,...). Comme quoi moralité et capitalisme sont deux concepts totalement antagonistes. Au moment où l'on parle beaucoup de retraite en France et où certains font tout pour mettre en avant la retraite par capitalisation, il n'est pas inutile de prendre connaissance de ces faits...

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lundi 28 septembre 2009

Combien coûte un ministre africain...?

En voilà une bonne question qu'il faut poser au patron de Mabey and Johnson. Comme nous l'apprend ce papier du Guardian, la société anglaise qui fabrique des ponts en acier remportait ses marchés en versant non plus des pots-de-vin mais des jarres-de-vin. Ainsi, "The firm, owned by one of Britain's richest families, paid bribes totalling £1m to foreign politicians and officials... The Mabey family built up a fortune of more than £200m by selling steel bridges internationally. The company also broke UN sanctions by illegally paying £363,000 to Saddam Hussein's government from 2001 – 2002". Par exemple :

  • Ghana : Ato Qarshie (ministre des transports) a reçu 55.000 livres sterling ; Saddique Bonniface (ministre des travaux) a reçu 25.500 livres sterling ; Amadu Seidu (ministre des routes) a reçu 10.000 livres sterling. Edward Lord-Attivor (responsable transports) a reçu 10.000 livres sterling ; Dr George Sepah-Yankey (ministre de la santé) a reçu 15.000 livres sterling.
  • Madagascar : Zina Andrianarivelo-Razafy (représentant à l'ONU) a reçu 5.000 livres sterling ; le Lieutenant-Colonel Jean Tsaranasy (ministre des travaux) a reçu 33.000 livres sterling.
  • Jamaïque : Joseph Uriah Hibbert (ministre des travaux) a reçu 100.000 livres sterling.
  • Angola : Antonio Gois (directeur des ponts) a reçu 1.200.000 livres sterling ; Joao Fucungo (directeur des ponts) a reçu 13.000 livres sterling.
  • Mozambique : Carlos Fragoso (patron des routes et ponts) a reçu 286.000 livres sterling.
Comme c'est beau d'entendre après cela les chantres du capitalisme et du néo-libéralisme nous jouait la sérénade "de la concurrence libre et non faussée". La prochaine enquête vise le marchand d'armes anglais BAE, un concurrent d'EADS notamment au Moyen-Orient, mais nul doute que cette liste de corrompus ne paraîtra pas dans le presse.

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