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mardi 14 décembre 2010

Tempête sur les comités d'entreprise...

Après le scandale sur la gestion "dispendieuse" du Comité d'entreprise d'EDF, il semblerait que la plupart des multinationales soient dans le viseur de la justice pour des pratiques plus que douteuses au sein des assemblées représentatives du personnel. Bref, c'est un pilier de nos entreprises qui vacille. La Cour des comptes enquête sur les CE de la SNCF et de la RATP, la brigade financière sur celui d'Air France. Comme le souligne ce papier publié par le Figaro, "c'est la fin d'une époque. La plupart de ces comités d'entreprise ont financé les syndicats et ont été pour les grands groupes un moyen d'acheter la paix sociale". Il n'en demeure pas moins qu'on a crée des monstres qui font tout pour les salariés sur le dos du client ou du contribuable. "Le changement relève pourtant de l'impossible pour des entreprises qui ont souvent inscrit ces accords sociaux dans le marbre et qui n'ont aucun droit de regard sur la gestion des oeuvres sociales par leurs syndicats. Il faut donc attendre des enquêtes officielles pour constater l'étendue des dégâts". Il apparaissait en effet urgent de remettre un peu d'ordre au sein des comités d'entreprise de ces grandes sociétés. Toutefois on a un peu l'impression que le but de ces enquêtes est de les supprimer tout simplement et de confisquer leur budget. Pour augmenter les dividendes des actionnaires ? Depuis la privatisation d'EDF, le tarif a augmenté de plus de 30% pour les "clients" et ce n'est pas le budget du CE qui en est la cause. Si c'est pour enrichir encore plus les actionnaires, autant laisser les colonies de vacances mal gérées...

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dimanche 14 novembre 2010

Une commission et après rien...

Il est des expressions dans la langue française dont on peut parfaitement dater la première utilisation. C'est le cas pour ce qu'on appelle "le comité Théodule". D'origine gaullienne, cette expression qualifie tout simplement un comité (ou une commission) qui n'a d'autre utilité que d'enterrer tranquillement une affaire selon Wikipedia. Elle fut employée par le général de Gaulle lors d'une visite à Orange en 1963. Presque cinquante ans plus tard, on s'y connait en commission et autres "machins" divers et variés qui coûtent chers et qui ne servent à rien. Comme le dénombre ce papier publié dans le Figaro, on en compterait presque 700 en France. Alors que les administrations sont soumises à la rigueur, ces structures aux missions parfois cocasses, coûtent près de 25 millions d'euros. "Pour enterrer un problème, nommez une commission" disait déjà Clemenceau. Depuis, les gouvernements ont au gré de l'actualité, créé de nouveaux "comités Théodule", sans jamais ou presque en supprimer. En 2010, on en compte pas moins de 697, sans compter les quelque 600 opérateurs de l'état (la Halde, Hadopi,...). "La liste tient de l'inventaire à la Prévert. Il y a ce Comité de la prévention et de la précaution (on n'est jamais trop prudent !), qui affiche un budget de 80.000 euros en 2009, pour dix réunions. Plus exotique, le Comité national de l'initiative française pour les récifs coralliens se réunit, lui, tous les deux ans. Il compte 38 membres et coûte 150.000 euros. On découvre également, entre le Comité des finances locales, la Commission nationale d'indemnisation des dégâts de gibiers ou le Comité stratégique du calcul intensif... le Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels maritimes et du bien-être des gens de la mer, ou encore la Commission spécialisée de terminologie et de néologie en matière juridique (chargée d'enrichir la langue française)".... Pour appréhender le phénomène dans toute sa complexité, il faudrait peut-être créer un observatoire des comités puis un comité de réflexion...
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